QCM : Sources et application du droit (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment le droit français se caractérise-t-il principalement quant à la forme de ses règles et à ses sources ?

C’est principalement un système de droit écrit dont les sources sont hiérarchisées.
C’est principalement un système de droit coutumier dont les sources sont hiérarchisées.
C’est un système de droit écrit dont les sources ne sont pas hiérarchisées.
C’est un système de droit écrit dont les sources viennent principalement du Parlement.

C’est principalement un système de droit écrit dont les sources sont hiérarchisées.

Explication

Le droit français est principalement un système de droit écrit, et ses sources sont hiérarchisées selon leur nature et l’autorité qui les adopte ou les formule. Le droit coutumier confond la forme dominante des règles, l’absence de hiérarchie nie leur organisation, et la référence au seul Parlement restreint à tort la diversité des autorités.

2. Un règlement contredit une disposition législative qui lui est supérieure dans la hiérarchie des normes. Quel principe permet de conclure que le règlement pose problème ?

Le règlement doit reprendre exactement le contenu de la loi.
Le règlement doit respecter la loi qui lui est supérieure.
La loi doit respecter le règlement qui lui est supérieur.
La loi doit respecter la Constitution, mais pas le règlement.

Le règlement doit respecter la loi qui lui est supérieure.

Explication

Une norme située à un niveau inférieur doit respecter les normes qui lui sont supérieures ; le règlement ne peut donc contredire la loi qui le domine. Inverser la hiérarchie place à tort le règlement au-dessus de la loi, exiger un contenu identique confond respect et reproduction, et écarter toute contrainte liée à la loi méconnaît son rang supérieur au règlement.

3. Pour déterminer si une règle constitue une loi au sens formel ou matériel, quels éléments faut-il comparer ?

Les matières dans lesquelles elle intervient et son rang dans la hiérarchie.
Son rang dans la hiérarchie et l’autorité qui l’édicte.
L’autorité qui l’édicte et les matières dans lesquelles elle intervient.
L’autorité qui l’édicte et le mode de publication du texte.

L’autorité qui l’édicte et les matières dans lesquelles elle intervient.

Explication

Le critère formel concerne l’autorité qui édicte la loi, tandis que le critère matériel porte sur les matières dans lesquelles elle intervient. Le rang hiérarchique ne remplace pas le critère matériel, et le domaine constitutionnel ne définit pas à lui seul le critère formel.

4. Une matière n’est pas réservée à la loi par l’article 34. Selon la répartition établie par la Constitution de 1958, quel domaine s’applique en principe ?

Le domaine réglementaire, parce que l’article 34 le définit directement.
Le domaine réglementaire, puisque la matière n’est pas réservée à la loi.
Le domaine législatif, puisque toute matière relève du Parlement.
Aucun domaine de compétence, puisque la matière n’est pas énumérée.

Le domaine réglementaire, puisque la matière n’est pas réservée à la loi.

Explication

La Constitution de 1958 réserve certaines matières à la loi et laisse les autres au pouvoir réglementaire. Attribuer toute matière non énumérée au Parlement inverse cette répartition, l’article 34 délimite le domaine de la loi, et l’absence de réservation n’entraîne pas une absence de compétence.

5. Un juriste doit identifier l’article constitutionnel concernant le domaine réglementaire, qui comprend en principe les matières ne relevant pas du domaine de la loi. Lequel doit-il consulter ?

L’article 39.
L’article 37.
L’article 34.
L’article 38.

L’article 37.

Explication

L’article 37 concerne le domaine réglementaire, comprenant en principe les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi. L’article 34 délimite le domaine législatif, tandis que les articles 38 et 39 ne désignent pas le domaine réglementaire décrit ici.

6. Un texte législatif est proposé par le Gouvernement plutôt que par des parlementaires. Comment ce texte est-il désigné ?

Un vote définitif
Un amendement
Un projet de loi
Une proposition de loi

Un projet de loi

Explication

L’initiative gouvernementale donne lieu à un projet de loi, tandis que l’initiative parlementaire donne lieu à une proposition de loi. La proposition de loi correspond à l’initiative parlementaire, l’amendement à une modification du texte et le vote définitif à une étape ultérieure.

7. Après l’examen d’un texte par l’Assemblée nationale et le Sénat, les deux assemblées s’accordent sur une rédaction commune et le texte est voté définitivement. Quelles formalités restent ensuite nécessaires avant son application ?

La promulgation puis la publication au Journal officiel
La recherche d’un texte commun puis l’initiative gouvernementale
La publication au Journal officiel puis un nouveau vote définitif
Un nouvel examen par les deux assemblées puis un amendement

La promulgation puis la publication au Journal officiel

Explication

Le processus législatif comprend le vote définitif, puis la promulgation et la publication au Journal officiel avant l’application de la loi. Un nouvel examen ou la recherche d’un texte commun relèvent des étapes parlementaires antérieures, et la publication ne précède pas le vote définitif.

8. Dans la hiérarchie des textes, quelle place occupe la Constitution de 1958 et quelle fonction essentielle remplit-elle ?

Sous les traités, elle fixe les règles applicables aux relations entre États
Au sommet, elle définit les règles élaborées par les organes de l’Union
Au sommet, elle réglemente l’organisation des pouvoirs de l’État
Sous les lois, elle organise l’exécution des textes législatifs

Au sommet, elle réglemente l’organisation des pouvoirs de l’État

Explication

La Constitution de 1958 se situe au sommet de la hiérarchie des textes et réglemente l’organisation des pouvoirs de l’État. Placer les traités au-dessus inverse leur rapport avec la Constitution, tandis que les relations entre États relèvent notamment des traités et que l’exécution des lois relève des règlements d’application.

9. Deux États concluent un accord qui fixe des règles concernant leurs relations et les citoyens concernés. De quel type de texte s’agit-il ?

Un traité international
Un règlement d’application
Une règle de droit dérivé de l’Union européenne
Une disposition constitutionnelle

Un traité international

Explication

Un traité international est un accord négocié et conclu entre des États, qui fixe des règles applicables à leurs relations ou aux citoyens de ces États. Un règlement d’application exécute une loi, la Constitution organise les pouvoirs de l’État et le droit dérivé est élaboré par les organes de l’Union européenne.

10. Un traité a été régulièrement ratifié et publié, mais une de ses dispositions est contraire à la Constitution. Quelle règle s’applique à ce traité ?

Il doit être conforme à la Constitution, même s’il est supérieur aux lois
Il prévaut sur la Constitution dès qu’il est publié
Il peut écarter la Constitution si sa ratification est régulière
Il est inférieur aux lois dès qu’une disposition contredit la Constitution

Il doit être conforme à la Constitution, même s’il est supérieur aux lois

Explication

Selon l’article 55, un traité régulièrement ratifié et publié a une autorité supérieure à celle des lois, mais il doit être conforme à la Constitution. La supériorité sur les lois ne place donc pas le traité au-dessus de la Constitution et sa ratification ne supprime pas cette exigence.

11. Dans un litige interne, une loi nationale entre en conflit avec une règle directement applicable du droit de l’Union européenne. Quelle règle prévaut sur la loi ?

La loi nationale en conflit
Le décret pris pour exécuter la loi
Le règlement national d’application de la loi
La règle du droit de l’Union européenne

La règle du droit de l’Union européenne

Explication

Le droit de l’Union européenne est directement applicable dans l’ordre interne et prévaut sur la loi. Un règlement national ou un décret d’application est une source inférieure à la loi, tandis que faire primer la loi méconnaît la primauté du droit de l’Union.

12. Une loi est contestée au motif qu’elle contredirait la Constitution. Quelle institution est compétente pour contrôler cette conformité ?

Le Parlement
Le Conseil constitutionnel
Les juridictions ordinaires
Le président de la République

Le Conseil constitutionnel

Explication

Le Conseil constitutionnel est compétent pour contrôler la conformité des lois à la Constitution et compte neuf membres. Les juridictions ordinaires interviennent dans le contrôle de conventionnalité, tandis que le Parlement et le président de la République ne sont pas désignés comme compétents pour ce contrôle.

13. Une loi déjà entrée en vigueur fait l’objet d’un examen de constitutionnalité par une question prioritaire de constitutionnalité. De quel type de contrôle s’agit-il ?

Un contrôle de conventionnalité
Un contrôle a posteriori
Un contrôle a priori
Un contrôle préalable à la promulgation

Un contrôle a posteriori

Explication

Le contrôle a posteriori intervient après l’entrée en vigueur de la loi et prend la forme d’une QPC. Le contrôle a priori a lieu avant la publication et l’entrée en vigueur, tandis que la conventionnalité porte sur les engagements internationaux.

14. Un juge vérifie si une règle de droit respecte un traité international. Quel contrôle exerce-t-il ?

Un contrôle de publication
Un contrôle de conventionnalité
Un contrôle de promulgation
Un contrôle de constitutionnalité

Un contrôle de conventionnalité

Explication

Le contrôle de conventionnalité vérifie la conformité d’une règle de droit aux engagements internationaux, notamment aux traités et conventions. Le contrôle de constitutionnalité confronte la loi à la Constitution; la promulgation et la publication sont des formalités distinctes.

15. Après l’adoption définitive d’une loi, le président de la République prend un décret qui l’authentifie et la rend exécutoire. Quelle formalité accomplit-il ?

L’adoption définitive
La promulgation
L’entrée en vigueur
La publication

La promulgation

Explication

La promulgation est une compétence propre du président de la République, exercée par décret; elle authentifie la loi et la rend exécutoire. La publication porte le texte à la connaissance des citoyens et le rend obligatoire pour eux.

16. Une loi a été promulguée, puis publiée afin d’être portée à la connaissance des citoyens. Quel effet juridique la publication produit-elle pour eux ?

Elle rend la loi exécutoire par décret
Elle authentifie le vote définitif du Parlement
Elle fixe nécessairement l’entrée en vigueur au jour même
Elle rend la loi obligatoire pour les citoyens

Elle rend la loi obligatoire pour les citoyens

Explication

La publication porte la loi à la connaissance des citoyens et la rend obligatoire pour eux. La promulgation l’authentifie et la rend exécutoire; la date d’entrée en vigueur peut être différente de celle de la publication.

17. Une loi est publiée le 10 avril et ne prévoit aucune date particulière d’entrée en vigueur. À quelle date entre-t-elle en vigueur ?

Le 11 avril
Le 10 avril
Le 25 avril
Le 12 avril

Le 11 avril

Explication

Selon l’article 1er du Code civil, en l’absence de date prévue par la loi, celle-ci entre en vigueur le lendemain de sa publication; publiée le 10 avril, elle entre donc en vigueur le 11 avril. Le 10 avril correspond à la publication, et le délai de quinze jours concerne la promulgation.

18. Une autorité compétente retire un texte juridique en vigueur, sans remettre en cause les effets qu’il a déjà produits. Quelle notion décrit ce retrait ?

La non-rétroactivité, qui supprime le texte pour l’avenir
L’abrogation, qui supprime le texte pour l’avenir
La suspension, qui supprime le texte pour l’avenir
L’annulation, qui supprime le texte pour l’avenir

L’abrogation, qui supprime le texte pour l’avenir

Explication

L’abrogation met fin à l’application du texte pour l’avenir, sans être la règle de non-rétroactivité, qui concerne l’application temporelle d’une loi nouvelle. La suspension reporte l’application et l’annulation renvoie à une suppression rétroactive.

19. Le gouvernement souhaite supprimer un décret pris par le pouvoir exécutif. Quelle autorité peut procéder à cette abrogation ?

Une juridiction administrative
Le pouvoir exécutif
Le Parlement
Une juridiction judiciaire

Le pouvoir exécutif

Explication

Les textes pris par le pouvoir exécutif ne peuvent être abrogés que par le pouvoir exécutif. Le Parlement abroge les lois qu’il a votées, tandis qu’une juridiction de contrôle n’est pas l’autorité compétente selon cette règle.

20. Une loi nouvelle énonce expressément que certains articles d’une loi antérieure sont supprimés. De quel type d’abrogation s’agit-il ?

Une abrogation expresse
Une abrogation tacite
Une suspension législative
Une modification législative

Une abrogation expresse

Explication

L’abrogation est expresse lorsque la loi nouvelle désigne les dispositions antérieures qu’elle supprime. L’abrogation tacite découle plutôt d’une incompatibilité, tandis qu’une modification ou une suspension ne correspond pas à cette désignation explicite.

21. Une loi nouvelle entre en vigueur et prétend régir des faits déjà accomplis. Quel principe général s’y oppose ?

La non-rétroactivité de la loi
La survie de la loi ancienne
L’application immédiate de la loi
La publication préalable de la loi

La non-rétroactivité de la loi

Explication

L’article 2 du Code civil pose que la loi ne dispose que pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif. L’application immédiate concerne les effets relevant de la loi nouvelle à partir de son entrée en vigueur, et non la régulation de faits passés.

22. Une loi nouvelle entre en vigueur alors qu’un contrat est en cours ; certaines obligations ont déjà été exécutées. Quel traitement la non-rétroactivité réserve-t-elle à ces effets déjà produits ?

Ils ne sont pas remis en cause par la loi nouvelle
Ils sont régis par la loi nouvelle dès son entrée en vigueur
Ils sont annulés au moment de l’entrée en vigueur
Ils sont suspendus jusqu’à la fin du contrat

Ils ne sont pas remis en cause par la loi nouvelle

Explication

La non-rétroactivité empêche la loi nouvelle de régir les effets produits avant son entrée en vigueur, y compris dans une situation en cours. L’application immédiate concerne certains effets futurs, et l’entrée en vigueur n’annule ni ne suspend les effets passés.

23. Une situation juridique se forme après l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle. Quelle loi s’applique à cette situation ?

La loi ancienne, si elle régissait une situation comparable
La loi nouvelle, dès son entrée en vigueur
La loi ancienne, jusqu’à la fin de l’année
La loi choisie par les parties à la situation

La loi nouvelle, dès son entrée en vigueur

Explication

Les situations juridiques qui se créent après l’entrée en vigueur relèvent de la loi nouvelle, en application de son effet immédiat. La loi ancienne ne survit en principe aux effets futurs que pour les situations contractuelles déjà constituées.

24. Après l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle, des effets futurs restent à produire dans deux situations déjà engagées : une situation légale et un contrat. Quelle règle distingue leur traitement ?

La loi ancienne régit les effets futurs des deux situations
La loi ancienne régit les effets futurs de la situation légale, tandis que la loi nouvelle régit ceux du contrat
La loi nouvelle régit les effets futurs des deux situations
La loi nouvelle régit les effets futurs de la situation légale, tandis que la loi ancienne régit en principe ceux du contrat

La loi nouvelle régit les effets futurs de la situation légale, tandis que la loi ancienne régit en principe ceux du contrat

Explication

Pour une situation légale en cours, la loi nouvelle s’applique aux effets futurs ; pour un contrat, la loi ancienne survit en principe à ces effets. Inverser ces régimes ou appliquer la même règle aux deux situations méconnaît cette distinction.

25. Une loi votée par le Parlement ne prévoit aucune limitation territoriale particulière. Quel est son champ d’application de principe ?

Les seules régions métropolitaines
Les seules collectivités d’outre-mer
L’ensemble du territoire français
Les seules parties du territoire sans droit local

L’ensemble du territoire français

Explication

En principe, les lois votées par le Parlement s’appliquent sur l’ensemble du territoire français. La référence aux seules régions métropolitaines restreint à tort ce principe, les collectivités d’outre-mer ne sont pas le seul territoire concerné, et l’absence de droit local ne définit pas le champ général de la loi.

26. Une loi métropolitaine doit s’appliquer à une collectivité d’outre-mer dont le régime juridique est particulier. Quelle condition vaut généralement pour son application ?

Une application de principe comme en métropole
Une règle de droit local comparable à celle d’Alsace
Une disposition expresse prévoyant son application
Une adaptation liée aux particularités du territoire

Une disposition expresse prévoyant son application

Explication

Dans les collectivités d’outre-mer, les régimes juridiques sont variés et les lois métropolitaines ne s’appliquent généralement qu’en vertu d’une disposition expresse. L’application de principe avec adaptation concerne les départements et régions d’outre-mer, tandis que le droit local cité concerne l’Alsace et la Lorraine.

27. Quelle caractéristique définit la coutume comme source de droit ?

Une pratique de milieu qui ne peut pas devenir une règle de droit
Une règle issue des faits et de la pratique, hors intervention législative
Une règle adoptée par le législateur après examen des pratiques
Une opinion juridique formulée par un spécialiste du droit

Une règle issue des faits et de la pratique, hors intervention législative

Explication

La coutume est une règle de droit qui se forme à partir des faits et de la pratique, en dehors de toute intervention du législateur. La règle législative provient du législateur, l’opinion du spécialiste relève de la doctrine, et une pratique sans portée juridique ne suffit pas à définir la coutume.

28. Dans une profession, un comportement se répète depuis longtemps, mais les membres le considèrent comme une simple habitude et non comme obligatoire. Quel élément constitutif de la coutume fait défaut ?

L’intervention du législateur
L’élément matériel
L’élément psychologique
La répétition du comportement

L’élément psychologique

Explication

La coutume exige une croyance générale dans le caractère obligatoire du comportement : c’est l’élément psychologique. La répétition constitue l’élément matériel; l’intervention du législateur n’est pas requise, et la répétition est présente dans la situation.

29. Une loi ne règle pas une situation donnée et une pratique coutumière vient combler cette lacune. De quel type de coutume s’agit-il ?

La coutume secundum legem
La coutume contra legem
Un usage professionnel
La coutume praeter legem

La coutume praeter legem

Explication

La coutume praeter legem intervient dans le silence de la loi pour combler une lacune. La coutume secundum legem répond à un renvoi de la loi, tandis que la coutume contra legem s’y oppose; un usage professionnel ne désigne pas cette fonction de comblement.

30. Une coutume contredit une loi impérative dans un litige. Quelle règle doit prévaloir ?

La volonté des intéressés
La coutume contra legem
La coutume praeter legem
La loi impérative

La loi impérative

Explication

Lorsqu’une coutume contra legem s’oppose à une loi impérative, la loi prime. La coutume contraire ne l’emporte pas sur cette loi, la volonté des intéressés peut compter face à une loi supplétive, et la coutume praeter legem comble le silence de la loi.

31. Dans une étude du droit, que peut désigner l’expression « jurisprudence » ?

L’habitude de juger des litiges semblables dans le même sens, l’ensemble des décisions ou celles d’une juridiction donnée
Les analyses des juristes, leurs commentaires des lois ou les propositions de réforme
L’ensemble des lois applicables, les règles votées par le Parlement ou celles d’un domaine donné
Les décisions d’une juridiction suprême, ses avis consultatifs ou les décisions d’un tribunal donné

L’habitude de juger des litiges semblables dans le même sens, l’ensemble des décisions ou celles d’une juridiction donnée

Explication

La jurisprudence peut désigner une pratique de décision constante, l’ensemble des décisions de justice ou celles d’une juridiction particulière. La réponse sur les lois confond jurisprudence et législation, celle sur les analyses vise la doctrine, et celle qui la réduit aux juridictions suprêmes restreint excessivement la notion.

32. Une règle est ambiguë, une situation nouvelle n’est prévue par aucun texte et une loi paraît dépassée par l’évolution de la société. Quelles fonctions de la jurisprudence correspondent à ces trois situations ?

Interpréter la règle, suppléer l’absence de loi et adapter la loi à l’évolution des faits et de la société
Interpréter la règle, suppléer l’absence de loi et remplacer la loi dépassée par une nouvelle loi
Interpréter la règle, adapter l’absence de loi et suppléer l’évolution des faits et de la société
Suppléer la règle, adapter l’absence de loi et interpréter l’évolution des faits et de la société

Interpréter la règle, suppléer l’absence de loi et adapter la loi à l’évolution des faits et de la société

Explication

Les fonctions principales sont l’interprétation de la règle, la suppléance en l’absence de loi et l’adaptation de la loi à l’évolution sociale. La réponse qui intervertit ces fonctions confond leurs objets, celle qui attribue la suppléance au législateur méconnaît le rôle de la jurisprudence, et remplacer la loi par une nouvelle loi relève du législateur.

33. Un décret porte sur une matière que la Constitution ne réserve pas à la loi et n’a pas pour objet de mettre en œuvre une loi particulière. Quelle qualification et quelle place hiérarchique lui correspondent ?

Un décret d’application, inférieur aux lois
Un décret autonome, inférieur aux lois
Un décret d’application, supérieur aux lois
Un décret autonome, de même niveau que les lois

Un décret autonome, inférieur aux lois

Explication

Le décret autonome intervient dans les matières non réservées à la loi et se situe à un niveau inférieur à celui des lois. Le décret d’application précise une loi, tandis que le rang égal aux lois attribué au décret autonome et la supériorité du décret d’application sont des confusions hiérarchiques.

34. Une administration examine le régime applicable en Alsace et dans un département d’outre-mer. Quelle distinction doit-elle retenir ?

Lois nationales appliquées sans adaptation en Alsace ; droit local en outre-mer
Droit local dans les deux territoires, selon leurs particularités propres
Lois nationales adaptées en Alsace ; lois nationales sans adaptation outre-mer
Droit local en Alsace ; lois nationales applicables en principe outre-mer, avec adaptations possibles

Droit local en Alsace ; lois nationales applicables en principe outre-mer, avec adaptations possibles

Explication

L’Alsace connaît des règles de droit local, alors que les lois et règlements nationaux s’appliquent en principe dans les départements et régions d’outre-mer, avec des adaptations possibles. L’extension du droit local à l’outre-mer, l’exclusion des lois nationales et l’inversion des régimes confondent ces deux situations.

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Quel type de droit caractérise principalement le système juridique français ?

Un système de droit écrit.

Que détermine la nature et l’autorité d’adoption d’une source du droit français ?

Sa place dans la hiérarchie des sources.

Que doit respecter une norme située à un niveau inférieur ?

Les normes qui lui sont supérieures.

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