📌 Le droit réel porte directement sur une chose, tandis que le droit personnel permet à un créancier d’exiger une prestation d’un débiteur.
Le droit réel porte sur une chose ; le droit personnel relie créancier et débiteur.
★ À maîtriser
📌 L’acte juridique unilatéral procède de la volonté d’une seule personne, tandis que le contrat repose sur l’accord de deux ou plusieurs personnes.
Compléments
📌 Un contrat unilatéral fait naître des obligations à la charge d’une seule partie, alors qu’un acte juridique unilatéral procède de la volonté d’une seule personne.
📌 En cas d’inexécution contractuelle, le créancier peut demander au tribunal judiciaire l’exécution forcée ou une sanction de l’inexécution.
★ À maîtriser
📌 Pour une obligation de résultat, le créancier établit l’inexécution par l’absence du résultat, tandis que pour une obligation de moyens, il doit prouver que le débiteur n’a pas déployé les moyens nécessaires.
Compléments
L’ancien Code civil distinguait les obligations de donner, de faire et de ne pas faire, classification abandonnée par la réforme de 2016.
Le médecin est tenu de soigner son patient au titre d’une obligation de moyens, sans promettre de le guérir.
Moyens : prouver les diligences ; résultat : constater que le résultat manque.
La réforme de 2016 vise à moderniser, simplifier et rendre plus lisible le droit des contrats, ainsi qu’à renforcer son attractivité.
La réforme a supprimé la cause comme condition générale de validité du contrat et a intégré dans le Code civil des solutions jurisprudentielles selon une codification à droit constant.
★ À maîtriser
L’article 1102 du Code civil consacre la liberté contractuelle, reconnue par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 13 juin 2013.
La liberté contractuelle comprend : la liberté de contracter ou de ne pas contracter, la liberté de choisir son cocontractant, la liberté de déterminer le contenu et la forme du contrat
📌 Selon l’article 1102, alinéa 2, la liberté contractuelle ne permet pas de déroger aux règles qui intéressent l’ordre public.
Compléments
📌 La rupture des négociations et le refus de conclure ne constituent pas en eux-mêmes une faute, sous réserve du respect de la bonne foi et des obligations légales particulières.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1103 du Code civil, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.
📌 La théorie de l’autonomie de la volonté rattache la force obligatoire à la volonté des parties, tandis que le positivisme la rattache à la reconnaissance de cette volonté par la loi.
Compléments
📌 Une conception fondée sur la seule volonté limite le rôle du juge au respect du contrat, tandis que la prise en compte de la justice permet au juge d’écarter des dispositions injustes ou inutiles.
Autonomie : le contrat oblige par la volonté ; positivisme : il oblige parce que la loi le reconnaît.
★ À maîtriser
Selon l’article 1104 du Code civil, les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi, et cette disposition est d’ordre public.
Le caractère d’ordre public de la bonne foi empêche les parties d’en exclure ou d’en atténuer conventionnellement l’exigence.
Lors de l’exécution du contrat, la mauvaise foi peut sanctionner l’usage déloyal d’une prérogative contractuelle, mais elle est indifférente à la substance des droits et obligations légalement convenus.
Compléments
★ À maîtriser
Le contrat nommé est soumis à des règles qui lui sont propres, tandis que le contrat innommé relève de la théorie générale des contrats faute de réglementation particulière.
Selon l’article 1105, les règles générales du droit des contrats s’appliquent sous réserve des règles particulières propres à un contrat.
Le contrat synallagmatique fait naître des obligations réciproques à la charge des parties, tandis que le contrat unilatéral ne crée des obligations qu’à la charge d’une seule partie.
Le contrat à titre onéreux procure à chaque partie un avantage en contrepartie de celui qu’elle fournit, tandis que le contrat à titre gratuit procure un avantage sans contrepartie.
Le contrat commutatif fixe les prestations de chaque partie dès sa conclusion, tandis que le contrat aléatoire fait dépendre l’existence ou l’étendue d’une prestation d’un événement incertain.
Le contrat consensuel se forme par le seul échange des consentements, le contrat solennel exige une formalité et le contrat réel suppose la remise d’une chose.
Le contrat de gré à gré est négocié par les parties, tandis que le contrat d’adhésion comporte des stipulations fixées à l’avance par l’une d’elles et auxquelles l’autre adhère.
Le contrat-cadre fixe les caractéristiques générales d’une relation future, tandis que les contrats d’application concrétisent cette relation par les opérations prévues.
Compléments
Le contrat synallagmatique est notamment soumis à : l’exception d’inexécution, la résolution pour inexécution, certaines règles relatives à la théorie des risques
Les contrats d’adhésion sont soumis à des règles particulières d’interprétation et à des mécanismes correcteurs, notamment contre les clauses abusives.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1112 du Code civil, l’initiative, le déroulement et la rupture des négociations précontractuelles sont libres, mais doivent satisfaire aux exigences de bonne foi.
📌 L’article 1112 exclut que l’indemnisation de la faute dans les négociations compense la perte des avantages attendus du contrat non conclu.
Compléments
📌 La responsabilité engagée pour une faute commise pendant les négociations est extracontractuelle, car elle intervient durant la période précontractuelle.
Entrée en pourparlers → déroulement → rupture : la faute peut apparaître à chaque étape.
★ À maîtriser
Selon l’article 1112-1 du Code civil, celui qui connaît une information déterminante pour le consentement de l’autre doit la lui communiquer, quelle que soit sa position dans le contrat.
Le devoir général d’information ne porte pas sur l’estimation de la valeur de la prestation, que chaque partie doit évaluer elle-même.
Le devoir d’information de l’article 1112-1 est d’ordre public et les parties ne peuvent ni le limiter ni l’exclure.
Le manquement au devoir d’information peut entraîner l’annulation du contrat si l’absence d’information a vicié le consentement.
Selon l’article 1112-2 du Code civil, celui qui utilise ou divulgue une information confidentielle obtenue pendant les négociations engage sa responsabilité dans les conditions du droit commun.
Compléments
📌 Une information est déterminante lorsqu’elle présente un lien direct et nécessaire avec le contenu du contrat ou la qualité des parties.
Celui qui prétend qu’une information lui était due doit le prouver, puis le débiteur de l’information doit prouver qu’il l’a fournie.
Sont notamment des informations confidentielles :
L’information sur la valeur de la prestation n’est pas due ; l’information déterminante liée au contrat l’est.
★ À maîtriser
Selon l’article 1113 du Code civil, le contrat est formé par la rencontre d’une offre et d’une acceptation.
L’offre doit être suffisamment précise et ferme pour distinguer une proposition de contracter d’une simple invitation à négocier.
Selon l’article 1116 du Code civil, une offre reçue ne peut être rétractée avant l’expiration du délai fixé par son auteur ou, à défaut, d’un délai raisonnable.
Selon l’article 1117 du Code civil, l’offre devient caduque à l’expiration du délai fixé ou du délai raisonnable, ainsi qu’en cas d’incapacité ou de décès de son auteur.
Compléments
📌 Une offre qui n’a pas atteint son destinataire peut être librement rétractée.
📌 La rétractation est le retrait anticipé d’une offre, tandis que la caducité est sa disparition à l’échéance ou à la suite d’un événement prévu par la loi.
★ À maîtriser
📌 Une acceptation assortie de conditions est une contre-proposition qui vaut refus de l’offre initiale et proposition d’une nouvelle offre.
📌 Selon l’article 1120 du Code civil, le silence ne vaut pas acceptation, car il est équivoque, sauf exception.
Compléments
Un « oui mais » est une contre-proposition, tandis qu’un « oui » sans réserve accepte l’offre.
Distinctions entre catégories de contrats
| Distinction | Première catégorie | Seconde catégorie |
|---|---|---|
| Obligations | Moyens : diligence sans résultat garanti | Résultat : résultat précis promis |
| Obligations des parties | Synallagmatique : obligations réciproques | Unilatéral : obligations à la charge d’une seule partie |
| Contrepartie | Onéreux : avantage réciproque | Gratuit : avantage sans contrepartie |
| Prestations | Commutatif : prestations fixées | Aléatoire : prestation dépendante d’un aléa |
| Formation | Consensuel : échange des consentements | Solennel : formalité ; réel : remise d’une chose |
| Négociation | Gré à gré : contenu négocié | Adhésion : stipulations fixées par une partie |
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Qu’est-ce qu’une obligation, ou droit personnel ?
Un rapport juridique où un créancier peut exiger une prestation ou une abstention d’un débiteur.
Sur quoi porte directement le droit réel ?
Sur une chose.
Que permet le droit personnel à un créancier ?
D’exiger une prestation d’un débiteur.
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