QCM : Droit romain et jurisprudence (52 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle place le droit romain occupe-t-il dans la tradition juridique occidentale et française ?

Il a exercé une influence marginale sur la culture juridique occidentale et le droit français contemporain.
Il est une source du droit français, mais reste extérieur à la culture juridique occidentale.
Il est un fondement de la culture juridique occidentale et influence le droit français contemporain.
Il a fondé la culture juridique occidentale, sans influence notable sur le droit français contemporain.

Il est un fondement de la culture juridique occidentale et influence le droit français contemporain.

Explication

Le droit romain constitue l’un des fondements de la culture juridique occidentale et exerce une influence importante sur le droit français contemporain. L’origine exclusivement française, l’absence d’influence contemporaine et le rôle marginal contredisent ces deux aspects.

2. Une chronologie présente les régimes politiques romains et indique qu’en 100 av. J.-C., Rome se trouve sous la République. Quelle période politique correspond à cette date ?

La Royauté, de 753 à 509 av. J.-C.
L’Empire, de 27 av. J.-C. à 476 apr. J.-C. en Occident.
La République, de 509 à 27 av. J.-C.
Le droit classique, de 150 av. J.-C. à 284 apr. J.-C.

La République, de 509 à 27 av. J.-C.

Explication

La République s’étend de 509 à 27 av. J.-C., ce qui inclut l’année 100 av. J.-C. La Royauté s’achève en 509, l’Empire commence en 27, et le droit classique est une période juridique plutôt qu’un régime politique.

3. Un historien situe un fait en 100 apr. J.-C. et veut distinguer la période juridique de la période politique correspondantes. Quelle combinaison convient ?

Droit post-classique et Empire.
Droit classique et République.
Droit classique et Empire.
Droit post-classique et République.

Droit classique et Empire.

Explication

En 100 apr. J.-C., Rome est dans la période du droit classique, qui va de 150 av. J.-C. à 284 apr. J.-C., et dans l’Empire, commencé en 27 av. J.-C. Confondre les bornes juridiques et politiques conduit à classer incorrectement les périodes.

4. Quelle date la tradition romaine associe-t-elle à la fondation de Rome par Romulus ?

27 av. J.-C.
509 av. J.-C.
150 av. J.-C.
753 av. J.-C.

753 av. J.-C.

Explication

Selon la tradition, Romulus fonde Rome en 753 av. J.-C. Les dates 509 et 27 av. J.-C. marquent des transitions politiques ultérieures, tandis que 150 av. J.-C. est une borne juridique.

5. Quel roi figure en dernier dans la succession traditionnelle des sept rois de Rome ?

Romulus.
Numa Pompilius.
Tarquin le Superbe.
Tarquin l’Ancien.

Tarquin le Superbe.

Explication

La tradition retient Tarquin le Superbe comme septième et dernier roi de Rome. Romulus est le fondateur, Numa Pompilius est associé à l’organisation religieuse, et Tarquin l’Ancien précède Servius Tullius.

6. Dans une cité romaine, une autorité reçoit le pouvoir de commander sur les plans politique et militaire. Quel terme désigne ce pouvoir ?

Le Sénat.
La Royauté.
L’organisation des cultes.
L’imperium.

L’imperium.

Explication

L’imperium désigne le pouvoir de commandement exercé par certaines autorités romaines, notamment dans les domaines politique et militaire. Le Sénat est une institution, l’organisation des cultes relève du domaine religieux, et la Royauté désigne un régime.

7. Après le renversement des rois, une cité romaine présente le pouvoir comme une affaire publique plutôt que comme l’attribut personnel d’un souverain. Quelle transformation cela illustre-t-il ?

Le pouvoir reste associé à la personne du roi, malgré le changement de régime.
Le pouvoir devient progressivement une affaire publique plutôt que personnelle.
Le pouvoir est transféré aux institutions religieuses plutôt qu’aux autorités politiques.
Toute autorité publique disparaît avec la fin de la Royauté.

Le pouvoir devient progressivement une affaire publique plutôt que personnelle.

Explication

Le passage à la République transforme la conception du pouvoir : celui-ci cesse d’être associé à la personne du roi et devient progressivement une affaire publique. Le maintien du pouvoir personnel royal, le transfert aux institutions religieuses et la disparition de toute autorité ne décrivent pas cette évolution.

8. Que signifie l’expression latine « res publica » et quelle idée politique exprime-t-elle ?

« Autorité royale », le souverain conservant la conduite de la cité
« Chose publique », le gouvernement devenant une affaire de la cité
« Pouvoir des magistrats », les fonctions publiques étant réunies
« Biens communs », les richesses de la cité étant partagées

« Chose publique », le gouvernement devenant une affaire de la cité

Explication

« Res publica » signifie littéralement « chose publique » et marque le fait que le gouvernement de la cité n’est plus l’affaire exclusivement personnelle du souverain. L’idée de biens partagés confond chose publique et propriété collective, tandis que l’autorité royale rétablit le pouvoir personnel que la notion écarte.

9. Quel régime politique est caractérisé par l’exercice principal du pouvoir par un nombre restreint de personnes ?

Une assemblée populaire
Une démocratie
Une oligarchie
Une monarchie

Une oligarchie

Explication

Une oligarchie est un régime où le pouvoir est principalement exercé par un nombre restreint de personnes. La monarchie concentre le pouvoir autour d’un souverain, tandis que la démocratie et l’assemblée populaire renvoient à une participation citoyenne plus large.

10. À Rome, des citoyens participent au gouvernement, notamment en votant des lois, tandis que les grandes familles aristocratiques gardent une influence considérable. Quelle caractérisation convient le mieux à ce régime ?

Un régime populaire, puisque le vote écarte le poids des élites
Une monarchie, puisque les familles aristocratiques gardent de l’influence
Une démocratie contemporaine, puisque les citoyens prennent part au vote
Une république largement oligarchique, sans être une démocratie contemporaine

Une république largement oligarchique, sans être une démocratie contemporaine

Explication

La participation citoyenne ne fait pas de Rome une démocratie au sens contemporain : le fonctionnement demeure largement oligarchique et les grandes familles aristocratiques conservent une forte influence. La démocratie contemporaine confond vote citoyen et égalité politique, tandis que la monarchie confond influence aristocratique et pouvoir royal.

11. Un historien situe une guerre entre Rome et Carthage en 200 av. J.-C. Cette date se trouve-t-elle dans la période des guerres puniques ?

Oui, car les guerres se déroulent de 264 à 146 av. J.-C.
Non, car les guerres se déroulent de 509 à 264 av. J.-C.
Non, car les guerres se déroulent de 146 à 44 av. J.-C.
Oui, car les guerres se déroulent de 146 à 264 apr. J.-C.

Oui, car les guerres se déroulent de 264 à 146 av. J.-C.

Explication

Les guerres puniques opposent Rome à Carthage de 264 à 146 av. J.-C., donc l’année 200 av. J.-C. appartient à cette période. La borne de 146 av. J.-C. est la fin des conflits, tandis que 509 av. J.-C. marque traditionnellement le début de la République.

12. Quels sont les trois éléments sur lesquels repose principalement le fonctionnement de la République romaine ?

Les magistrats, le Sénat et le peuple
Les consuls, l’armée et le peuple
Le Sénat, les aristocrates et les plébéiens
Les magistrats, les prêtres et les légions

Les magistrats, le Sénat et le peuple

Explication

Les institutions principales sont les magistrats, le Sénat et le peuple. Les consuls ne remplacent pas l’ensemble des magistrats, et l’armée ou les groupes sociaux ne constituent pas les trois éléments institutionnels indiqués.

13. Dans une cité romaine, deux titulaires exercent pour un an des responsabilités politiques et militaires et disposent de l’imperium. De quelle magistrature s’agit-il ?

De la censure
Du consulat
De la questure
De la dictature

Du consulat

Explication

Les consuls sont normalement au nombre de deux, exercent d’importantes fonctions politiques et militaires, occupent leur charge en principe pour un an et disposent de l’imperium. La censure concerne le recensement et les mœurs, la dictature est exceptionnelle, et la questure est principalement financière.

14. Un péril militaire particulièrement grave menace la République romaine. Quelle magistrature peut alors être instituée, avec des pouvoirs exceptionnels limités dans le temps ?

Le consulat
La censure
Le tribunat de la plèbe
La dictature

La dictature

Explication

La dictature peut être instituée lorsqu’une situation particulièrement grave, notamment un péril militaire, menace la République ; le dictateur reçoit des pouvoirs exceptionnels pour une durée limitée. Le consulat est une magistrature ordinaire, la censure porte sur le recensement et les mœurs, et le tribun protège les intérêts des plébéiens.

15. Un magistrat prend une décision à laquelle un tribun de la plèbe s’oppose pour protéger les intérêts des plébéiens. Quel pouvoir permet au tribun de s’y opposer ?

Le contrôle des mœurs
La gestion financière
L’imperium
Le pouvoir d’intercession

Le pouvoir d’intercession

Explication

Le pouvoir d’intercession permet au tribun de la plèbe de s’opposer à certaines décisions d’autres magistrats et contribue ainsi à protéger les plébéiens. L’imperium est associé notamment aux consuls, le contrôle des mœurs au censeur et la gestion financière au questeur.

16. Quel rôle caractérise les pontifes dans les institutions religieuses romaines ?

Organiser la religion et préserver la connaissance du droit ancien
Gérer les ressources financières de la République
Commander les magistrats au nom du Sénat
Interpréter les signes annonçant la volonté des dieux

Organiser la religion et préserver la connaissance du droit ancien

Explication

Les pontifes jouent un rôle majeur dans l’organisation religieuse et la connaissance du droit ancien. L’interprétation des signes relève des augures, le commandement ne définit pas leur fonction et la gestion financière est attribuée à d’autres charges.

17. Lors d’une cérémonie, un responsable examine des signes pour déterminer la volonté des dieux : quelle fonction exerce-t-il ?

La fonction de tribun de la plèbe
La fonction de questeur
La fonction de pontife
La fonction d’augure

La fonction d’augure

Explication

Les augures interprètent les signes permettant de connaître la volonté des dieux. Les pontifes sont associés à l’organisation religieuse et au droit ancien, tandis que les questeurs et les tribuns exercent des fonctions politiques différentes.

18. Une institution romaine initialement dominée par les grandes familles patriciennes accueille graduellement des membres de la plèbe : quelle évolution cela décrit-il ?

Le maintien du Sénat dans une composition patricienne inchangée
Le remplacement des patriciens par des magistrats plébéiens
L’ouverture progressive du Sénat à la plèbe
L’élection progressive des sénateurs par les comices

L’ouverture progressive du Sénat à la plèbe

Explication

Le Sénat est d’abord principalement composé de membres des grandes familles patriciennes, puis s’ouvre progressivement à la plèbe. L’idée d’une composition inchangée néglige cette évolution, et l’élection par les comices ou le remplacement des patriciens ne correspondent pas au fait visé.

19. Un dirigeant est reconnu pour son prestige et son influence, sans que l’on parle de son pouvoir de commandement : quelle notion décrit cette autorité ?

La compétence judiciaire des assemblées
La fonction financière du Sénat
L’imperium
L’auctoritas

L’auctoritas

Explication

L’auctoritas repose sur le prestige, la reconnaissance et l’influence. L’imperium désigne le pouvoir de commandement, tandis que les compétences judiciaires des assemblées et les affaires financières du Sénat sont d’autres notions.

20. Un magistrat sollicite le Sénat pour obtenir des conseils, et celui-ci examine aussi des questions financières et des relations extérieures : quel rôle institutionnel est illustré ?

Le Sénat interprète les signes divins et organise les cultes
Le Sénat commande directement toutes les décisions des magistrats
Le Sénat conseille les magistrats et intervient dans plusieurs affaires publiques
Le Sénat élit certains magistrats et exerce des compétences judiciaires

Le Sénat conseille les magistrats et intervient dans plusieurs affaires publiques

Explication

Le Sénat conseille les magistrats et intervient notamment dans les affaires financières et les relations extérieures, tout en contribuant à la continuité politique et parfois à l’adoption de lois. L’élection et certaines compétences judiciaires relèvent des assemblées, tandis que l’interprétation divine appartient aux augures.

21. Dans une cité romaine, une assemblée populaire élit un magistrat, vote une loi et traite certaines affaires judiciaires : quelles compétences exerce-t-elle ?

Des compétences militaires, administratives et financières
Des compétences religieuses, juridiques et divinatoires
Des compétences électorales, législatives et judiciaires
Des compétences consultatives, financières et diplomatiques

Des compétences électorales, législatives et judiciaires

Explication

Les assemblées du peuple romain peuvent élire certains magistrats, voter des lois et exercer certaines compétences judiciaires. Le conseil et les affaires financières ou extérieures sont associés au Sénat, tandis que l’interprétation des signes relève des augures.

22. Quelle explication Polybe donne-t-il en partie à la puissance de Rome ?

La qualité de ses institutions
L’ampleur de ses conquêtes militaires
La richesse de ses citoyens
L’étendue de son territoire

La qualité de ses institutions

Explication

Pour Polybe, la qualité des institutions contribue à expliquer la puissance romaine. L’expansion militaire, la richesse des citoyens et l’étendue du territoire ne sont pas l’explication institutionnelle qu’il met en avant.

23. Quels éléments Polybe distingue-t-il dans le gouvernement romain ?

Les magistrats, les assemblées religieuses et le Sénat
Le Sénat, les légions et le peuple
Les consuls, les légions et les assemblées religieuses
Les magistrats, le Sénat et le peuple

Les magistrats, le Sénat et le peuple

Explication

Polybe distingue les magistrats, notamment les consuls, le Sénat et le peuple. Les assemblées religieuses et les légions ne remplacent aucun de ces trois éléments dans cette classification; les consuls relèvent des magistrats.

24. Un étudiant qualifie le gouvernement romain de régime mixte. Quel principe justifie cette qualification chez Polybe ?

Il combine plusieurs principes de gouvernement représentés par les magistrats, le Sénat et le peuple.
Il réunit plusieurs institutions exerçant des pouvoirs identiques dans le gouvernement.
Il associe des lois écrites et des coutumes qui définissent le gouvernement romain.
Il repose principalement sur l’autorité du Sénat, qui dirige les autres institutions.

Il combine plusieurs principes de gouvernement représentés par les magistrats, le Sénat et le peuple.

Explication

Le régime est dit mixte parce que les magistrats, le Sénat et le peuple représentent plusieurs principes de gouvernement. Réduire le régime au Sénat, supposer des pouvoirs identiques ou invoquer les sources du droit ne rend pas compte de cette définition.

25. À Rome, que désigne le terme « civis » ?

Un membre du Sénat participant au gouvernement de la cité
Tout habitant de Rome, quel que soit son statut juridique
Un magistrat chargé d’exercer une fonction politique dans la cité
Un citoyen romain, membre d’une cité conçue comme une société de droit

Un citoyen romain, membre d’une cité conçue comme une société de droit

Explication

Le terme « civis » désigne le citoyen romain, membre d’une cité conçue comme une société de droit. Un magistrat ou un sénateur occupe une fonction particulière, tandis que la résidence à Rome ne suffit pas à conférer la citoyenneté.

26. Dans la Rome des origines, un esclave et un étranger vivent dans la cité. Quelle conclusion peut-on tirer de leur seule résidence ?

Leur résidence ne suffit pas à leur conférer la citoyenneté romaine.
L’esclave est citoyen, tandis que l’étranger ne peut pas l’être.
L’étranger est citoyen, tandis que l’esclave ne peut pas l’être.
Leur résidence leur confère la citoyenneté dès leur installation à Rome.

Leur résidence ne suffit pas à leur conférer la citoyenneté romaine.

Explication

À l’origine, la citoyenneté est principalement attachée à la cité de Rome, mais tous ses habitants ne sont pas citoyens; les esclaves et certains étrangers en sont notamment exclus. Assimiler résidence et citoyenneté ou donner automatiquement ce statut à l’un des deux groupes est donc erroné.

27. Sous la République, une personne devient citoyenne par une décision de Rome qui lui accorde ce statut. Quel mode d’acquisition est illustré ?

La concession de citoyenneté
L’acquisition par la naissance
L’acquisition par l’affranchissement
La transmission par la filiation seule

La concession de citoyenneté

Explication

La concession est l’un des principaux modes d’acquisition de la citoyenneté sous la République et correspond à une citoyenneté accordée par Rome. La naissance et l’affranchissement sont d’autres voies, mais ne décrivent pas cette décision.

28. Quel droit le conubium confère-t-il à un citoyen romain ?

Accéder aux magistratures et participer aux décisions politiques de la cité
Contracter un mariage produisant des effets juridiques reconnus par le droit romain
Accomplir certains actes juridiques de transfert de biens selon le droit romain
Porter un prénom, un nom et un surnom comme marque d’appartenance civique

Contracter un mariage produisant des effets juridiques reconnus par le droit romain

Explication

Le conubium est le droit de contracter un mariage dont le droit romain reconnaît les effets, notamment pour la filiation, les successions et la patria potestas. Les actes de transfert relèvent du commercium, les trois noms du tria nomina et l’accès aux fonctions politiques des droits politiques.

29. Dans la société romaine, quelle distinction oppose les patriciens aux plébéiens ?

Les patriciens sont des magistrats élus, les plébéiens sont des citoyens sans droits politiques.
Les patriciens n’appartiennent pas au patriciat, les plébéiens viennent des familles aristocratiques influentes.
Les patriciens sont des prêtres, les plébéiens sont des étrangers établis à Rome.
Les patriciens appartiennent aux familles aristocratiques influentes, les plébéiens n’appartiennent pas au patriciat.

Les patriciens appartiennent aux familles aristocratiques influentes, les plébéiens n’appartiennent pas au patriciat.

Explication

Les patriciens sont issus de familles aristocratiques traditionnellement influentes en politique et en religion, tandis que les plébéiens sont des citoyens extérieurs au patriciat. La confusion entre statut social et appartenance civique, l’inversion des groupes et l’assimilation des plébéiens à des étrangers déforment cette distinction.

30. Un groupe de citoyens romains demande davantage de charges publiques, des règles juridiques mieux connues et une protection accrue. Quelle revendication exprime-t-il ?

L’élargissement de l’accès aux fonctions publiques et une meilleure protection juridique.
La suppression des assemblées populaires et le transfert de leurs pouvoirs aux magistrats.
Le renforcement de l’autorité religieuse des pontifes dans l’interprétation des règles.
Le maintien du monopole juridique patricien et la limitation de la participation plébéienne.

L’élargissement de l’accès aux fonctions publiques et une meilleure protection juridique.

Explication

Les plébéiens revendiquent un meilleur accès aux fonctions publiques, une protection accrue, la connaissance des règles appliquées et une limitation du pouvoir patricien. Supprimer les assemblées, maintenir le monopole patricien ou renforcer l’autorité des pontifes ne répond pas à ces revendications.

31. À quelle date a lieu la première sécession de la plèbe, au cours de laquelle les plébéiens se retirent collectivement de Rome ?

En 450 av. J.-C.
En 494/495 av. J.-C.
En 451 av. J.-C.
En 449 av. J.-C.

En 494/495 av. J.-C.

Explication

La première sécession de la plèbe a lieu en 494/495 av. J.-C. Le repère de 451 av. J.-C. concerne la rédaction des dix premières Tables, 449 av. J.-C. la seconde sécession et 450 av. J.-C. l’ajout des deux Tables supplémentaires.

32. À Rome, les règles juridiques deviennent progressivement plus autonomes, mais les pratiques religieuses continuent d’exercer une influence. Quelle évolution cette situation décrit-elle ?

Un remplacement progressif du droit humain par les prescriptions religieuses du fas.
Une autonomisation progressive du droit sans disparition immédiate de l’influence religieuse.
Une continuité inchangée du droit religieux, sans autonomisation des règles juridiques.
Une séparation immédiate du droit et de la religion dès l’apparition des règles écrites.

Une autonomisation progressive du droit sans disparition immédiate de l’influence religieuse.

Explication

Le passage du fas au jus correspond à une autonomisation progressive du droit par rapport à la religion, sans effacement immédiat de cette influence. Une séparation immédiate exagère la rupture, le remplacement par le fas inverse le mouvement, et l’absence d’autonomisation nie l’évolution.

33. En quelle année les deux tables supplémentaires sont-elles ajoutées pour former la loi des XII Tables ?

En 462 av. J.-C.
En 450 av. J.-C.
En 449 av. J.-C.
En 451 av. J.-C.

En 450 av. J.-C.

Explication

Les deux tables supplémentaires sont ajoutées en 450 av. J.-C., après la rédaction de dix tables par une première commission en 451 av. J.-C. Les dates de 449 et 462 av. J.-C. renvoient respectivement à la seconde sécession et à une revendication plébéienne.

34. Un juriste décrit les XII Tables comme un texte voté qui met principalement par écrit des règles coutumières anciennes. Quelle qualification correspond à cette description ?

Un code moderne entièrement nouveau, sans rapport avec les coutumes antérieures.
Un fondement du droit écrit et une manifestation de la loi votée, sans être un code moderne.
Un recueil de prescriptions religieuses, sans règles juridiques issues des coutumes.
Une collection de décisions pontificales, sans valeur de droit écrit ni de loi votée.

Un fondement du droit écrit et une manifestation de la loi votée, sans être un code moderne.

Explication

Les XII Tables fondent le droit écrit et constituent une première grande manifestation de la loi votée, tout en mettant principalement par écrit des coutumes anciennes plutôt qu’en formant un code moderne. Les qualifier de code entièrement nouveau, de simples décisions pontificales ou de recueil exclusivement religieux méconnaît leur nature juridique.

35. Après l’affichage des XII Tables, un plébéien peut consulter publiquement les règles qui s’appliquent aussi aux patriciens et aux magistrats. Quel effet caractérise cette situation ?

Les règles abolissent les pratiques religieuses et le formalisme, tout en supprimant l’autorité des magistrats.
Les règles restent réservées aux pontifes, tandis que les patriciens et les plébéiens en sont dispensés.
Les règles deviennent plus accessibles, mais ne concernent que les plébéiens et épargnent les magistrats.
Les règles deviennent plus accessibles et limitent la dépendance envers les pontifes, tout en s’imposant aux citoyens et aux magistrats.

Les règles deviennent plus accessibles et limitent la dépendance envers les pontifes, tout en s’imposant aux citoyens et aux magistrats.

Explication

La publicité des XII Tables rend les règles plus accessibles, réduit la dépendance envers les pontifes et affirme une règle commune aux patriciens, aux plébéiens et aux magistrats. Elle ne réserve pas le droit à un seul groupe et ne fait disparaître ni les pratiques religieuses ni le formalisme.

36. Rome étend son territoire et doit régler davantage de litiges avec des étrangers. Quel problème du droit ancien rend son évolution nécessaire ?

La publicité de ses règles empêche leur application aux citoyens romains.
Son formalisme et son manque de souplesse limitent son adaptation à ces relations.
La création de nouvelles actions a déjà remplacé les règles anciennes.
Le rôle des juges particuliers rend les litiges avec des étrangers impossibles.

Son formalisme et son manque de souplesse limitent son adaptation à ces relations.

Explication

Le droit ancien, formaliste et peu souple, était insuffisamment adapté aux relations avec les étrangers, et l’expansion romaine rendait son évolution nécessaire. La publicité des règles, le rôle des juges et la création d’actions ne désignent pas les limites énoncées ici.

37. En 242 av. J.-C., les échanges entre Rome et d’autres peuples se développent et des litiges impliquent des étrangers. Quel magistrat intervient notamment dans ces affaires ?

Le préteur pérégrin.
Le jurisconsulte romain.
Le préteur urbain.
Le juge particulier.

Le préteur pérégrin.

Explication

Le préteur pérégrin apparaît en 242 av. J.-C. et intervient notamment dans les litiges impliquant des étrangers, dans le contexte du développement des échanges. Le préteur urbain traite principalement les litiges entre citoyens romains ; le juge tranche un litige et le jurisconsulte étudie le droit.

38. Dans une procédure formulaire, un préteur confie un litige à un particulier chargé de le trancher. Que remet-il à ce juge ?

Un jugement définitif réglant lui-même le litige.
Une formule écrite contenant des instructions.
Une consultation juridique rédigée par un jurisconsulte.
Une règle générale destinée à tous les citoyens.

Une formule écrite contenant des instructions.

Explication

Dans la procédure formulaire, le préteur remet au juge particulier une formule écrite qui contient des instructions pour trancher le litige. Un jugement définitif est le résultat du règlement du litige, tandis qu’une consultation et une règle générale ne correspondent pas à cette formule.

39. Quel type de relations le ius gentium désigne-t-il par des règles adaptées ?

Les décisions rendues par les tribunaux entre citoyens romains.
Les relations juridiques entre citoyens romains relevant du préteur urbain.
Les instructions écrites transmises par le préteur au juge particulier.
Les relations juridiques dépassant le cadre de la citoyenneté romaine.

Les relations juridiques dépassant le cadre de la citoyenneté romaine.

Explication

Le ius gentium, ou droit des gens, désigne des règles adaptées aux relations juridiques qui dépassent le cadre de la citoyenneté romaine. Le droit propre aux citoyens, la formule du préteur et les décisions judiciaires renvoient à d’autres notions.

40. Une historienne emploie le terme « jurisprudence » pour décrire les décisions rendues par les tribunaux romains, au sens français contemporain. Quelle correction convient ?

À Rome, le terme désigne principalement les jugements rendus par les préteurs.
À Rome, le terme désigne principalement la science du droit développée par les jurisconsultes.
À Rome, le terme désigne principalement les règles écrites de la procédure formulaire.
À Rome, le terme désigne principalement les consultations données aux particuliers.

À Rome, le terme désigne principalement la science du droit développée par les jurisconsultes.

Explication

La jurisprudence romaine désigne principalement la science du droit élaborée par les jurisconsultes, et non l’ensemble des décisions judiciaires au sens français contemporain. Les jugements, le conseil juridique et les formules procédurales sont des notions distinctes.

41. Un spécialiste explique une règle juridique, en propose une interprétation et en organise les principes. Quel rôle exerce-t-il ?

Celui d’un jurisconsulte.
Celui d’un juge particulier.
Celui d’un greffier judiciaire.
Celui d’un préteur.

Celui d’un jurisconsulte.

Explication

Le jurisconsulte est un spécialiste qui interprète, explique et systématise les règles juridiques. Le préteur intervient dans l’administration de la justice, le juge tranche un litige et la rédaction d’une formule relève de la procédure formulaire.

42. Quel ensemble réunit les cinq jurisconsultes romains fondamentaux ?

Gaius, Papinien, Paul, Ulpien et Modestin.
Gaius, Cicéron, Paul, Ulpien et Modestin.
Gaius, Papinien, Cicéron, Ulpien et Modestin.
Gaius, Papinien, Paul, Ulpien et le préteur urbain.

Gaius, Papinien, Paul, Ulpien et Modestin.

Explication

Les cinq jurisconsultes fondamentaux sont Gaius, Papinien, Paul, Ulpien et Modestin. Le préteur urbain est un magistrat, tandis que Cicéron ne fait pas partie de cette liste.

43. Auguste fait installer des statues de grands personnages républicains autour de son forum. Quel objectif politique cette mise en scène sert-elle notamment ?

Célébrer la mémoire des anciens rois de Rome
Rattacher le nouveau régime impérial à la tradition républicaine
Réformer les institutions en rétablissant les magistratures républicaines
Afficher une rupture avec les traditions politiques de la République

Rattacher le nouveau régime impérial à la tradition républicaine

Explication

En plaçant des figures républicaines autour de son forum, Auguste légitime son nouveau régime en le reliant aux traditions anciennes. Une rupture affichée inverse ce lien, une réforme institutionnelle prête aux statues un effet qu’elles n’ont pas, et la référence aux rois confond les personnages représentés.

44. Dans son analyse des institutions de la République romaine, quels éléments Polybe met-il en évidence ?

Les magistrats, le Sénat et le peuple
Les magistrats, les pontifes et le peuple
Les patriciens, les plébéiens et le peuple
Les magistrats, les décemvirs et les pontifes

Les magistrats, le Sénat et le peuple

Explication

Polybe souligne le rôle complémentaire des magistrats, du Sénat et du peuple dans les institutions républicaines. Les pontifes relèvent de la connaissance du droit, les patriciens et les plébéiens sont des catégories sociales, et les décemvirs sont associés à la rédaction des XII Tables.

45. Un monument public célèbre officiellement un personnage et conserve le souvenir de sa carrière. Quel type de document correspond à cette description ?

Une inscription juridique exposant des règles de droit
Un récit historique général consacré à une époque
Un discours politique destiné à convaincre une assemblée
Un éloge officiel à caractère commémoratif

Un éloge officiel à caractère commémoratif

Explication

Un elogium est un éloge officiel destiné à commémorer un personnage. Un récit historique présente une époque, une inscription juridique expose des règles et un discours politique cherche à persuader une assemblée.

46. Un repère chronologique situe la chute de la Royauté et la naissance de la République à Rome. Quelle date faut-il retenir ?

494/495 av. J.-C.
753 av. J.-C.
509 av. J.-C.
27 av. J.-C.

509 av. J.-C.

Explication

La chute de la Royauté et la naissance de la République sont datées de 509 av. J.-C. La date de 753 av. J.-C. correspond à la fondation traditionnelle de Rome, 494/495 av. J.-C. à la première sécession de la plèbe, et 27 av. J.-C. à la fin de la République.

47. Dans une chronologie de la rédaction des XII Tables, quelle date faut-il associer aux dix premières Tables ?

509 av. J.-C.
451 av. J.-C.
27 av. J.-C.
450 av. J.-C.

451 av. J.-C.

Explication

Les dix premières Tables sont rédigées en 451 av. J.-C., avant les deux dernières, rédigées en 450 av. J.-C. Les dates de 509 et de 27 av. J.-C. marquent respectivement le début et la fin de la République.

48. Une frise distingue la rédaction des dix premières Tables de celle des deux dernières. Quelle date correspond aux deux dernières Tables ?

451 av. J.-C.
450 av. J.-C.
509 av. J.-C.
27 av. J.-C.

450 av. J.-C.

Explication

Les deux dernières Tables sont rédigées en 450 av. J.-C., après les dix premières, datées de 451 av. J.-C. Les dates de 509 et de 27 av. J.-C. concernent les changements de régime politique, non la rédaction des Tables.

49. Un historien cherche la date à laquelle la République romaine prend fin et le régime d’Auguste commence. Quel repère doit-il retenir ?

27 av. J.-C.
494/495 av. J.-C.
451 av. J.-C.
509 av. J.-C.

27 av. J.-C.

Explication

La République prend fin et le régime d’Auguste commence en 27 av. J.-C. L’année 509 av. J.-C. marque le début de la République, 451 av. J.-C. la rédaction des dix premières Tables, et 494/495 av. J.-C. la première sécession de la plèbe.

50. Dans une cité romaine, un comportement est jugé permis parce qu’il est conforme à la volonté des dieux. À quel ordre normatif cette justification renvoie-t-elle ?

Au fas
À la jurisprudence romaine
À la res publica
Au jus

Au fas

Explication

Le fas désigne l’ordre normatif lié à la volonté divine. Le jus relève du droit humain, la jurisprudence romaine de la science du droit et la res publica de la chose publique.

51. Un juriste romain distingue les règles établies par les humains des prescriptions liées à la volonté divine. Quel terme désigne les règles humaines ?

La jurisprudence romaine
La res publica
Le fas
Le jus

Le jus

Explication

Le jus est le droit humain, par opposition au fas, lié à la volonté divine. La jurisprudence désigne la science du droit, tandis que la res publica renvoie à la chose publique.

52. À Rome, un spécialiste interprète, explique et systématise les règles juridiques. Quelle notion désigne la science du droit à laquelle participe son travail ?

La res publica
Le fas
Le jus
La jurisprudence romaine

La jurisprudence romaine

Explication

La jurisprudence romaine est la science du droit développée par les jurisconsultes, notamment par l’interprétation et la systématisation des règles. Le jus désigne le droit humain, le fas l’ordre lié à la volonté divine et la res publica la chose publique.

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Quel rôle le droit romain joue-t-il dans la culture juridique occidentale ?

Il en est l’un des fondements.

Quelle influence le droit romain exerce-t-il sur le droit français contemporain ?

Une influence importante.

Quelles sont les trois périodes de l’histoire politique romaine ?

La Royauté, la République et l’Empire.

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