QCM : Élaboration des actes nationaux (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un projet de révision constitutionnelle est proposé par le Premier ministre au Président de la République. Quel enchaînement permet son adoption selon l’article 89 ?

Vote des deux assemblées, initiative présidentielle, puis référendum ou Congrès
Initiative, vote identique des deux assemblées, puis référendum ou Congrès
Initiative, adoption par le Congrès, puis vote des deux assemblées
Initiative, vote identique des deux assemblées, puis commission mixte paritaire

Initiative, vote identique des deux assemblées, puis référendum ou Congrès

Explication

L’article 89 prévoit l’initiative du Président sur proposition du Premier ministre ou d’un parlementaire, le vote des deux assemblées en termes identiques, puis l’adoption par référendum ou par le Congrès. La commission mixte paritaire appartient à une autre procédure parlementaire; les deux assemblées doivent voter avant l’adoption finale.

2. Une période d’intérim à la présidence de la République commence alors qu’un projet de révision constitutionnelle est en cours. Que peut-il se passer pendant cette période ?

La révision ne peut pas intervenir pendant l’intérim
La révision est possible si les deux assemblées votent en termes identiques
La révision peut être adoptée par référendum pendant l’intérim
La révision peut être adoptée par le Congrès pendant l’intérim

La révision ne peut pas intervenir pendant l’intérim

Explication

La Constitution interdit toute révision en cas de vacance ou d’intérim de la présidence. Le vote identique des assemblées et le choix du Congrès ou du référendum ne lèvent pas cette limite.

3. Quelle modification constitutionnelle le Congrès a-t-il adoptée le 4 mars 2024 ?

L’insertion à l’article 34 de la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une IVG
L’insertion à l’article 37 de la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une IVG
L’insertion à l’article 11 de la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une IVG
L’insertion à l’article 34 du droit de décider seule des conditions d’une IVG

L’insertion à l’article 34 de la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une IVG

Explication

Le 4 mars 2024, le Congrès a adopté la 25e révision, qui insère à l’article 34 une disposition selon laquelle la loi détermine les conditions d’exercice de la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une IVG. L’article 37 concerne le domaine réglementaire, tandis que l’article 11 fonde notamment les lois référendaires.

4. Une loi organique précise l’organisation des pouvoirs publics dans un cas prévu par la Constitution. Quelle est sa relation avec une loi ordinaire ?

Elle est subordonnée à la loi ordinaire
Elle relève du domaine réglementaire
Elle a le même rang que la loi ordinaire
Elle s’impose à la loi ordinaire

Elle s’impose à la loi ordinaire

Explication

Les lois organiques précisent l’organisation des pouvoirs publics dans les cas prévus par la Constitution et s’imposent aux lois ordinaires. Les considérer comme subordonnées inverse cette relation; leur attribuer le même rang ou le domaine réglementaire confond des catégories distinctes.

5. Une proposition porte sur une matière expressément énumérée à l’article 34 et suit la procédure législative commune. De quelle catégorie relève-t-elle ?

Une ordonnance de l’article 38
Une loi organique
Une loi référendaire
Une loi ordinaire

Une loi ordinaire

Explication

Les lois ordinaires sont adoptées selon les règles communes dans les matières énumérées à l’article 34. Une loi organique précise l’organisation des pouvoirs publics dans les cas constitutionnellement prévus; une ordonnance relève de l’article 38 et une loi référendaire est adoptée par référendum.

6. Une ordonnance prise sur le fondement de l’article 38 n’a pas été ratifiée. Quel statut conserve-t-elle ?

Elle disparaît automatiquement de l’ordre juridique
Elle conserve un niveau administratif
Elle acquiert une valeur législative
Elle devient une loi ordinaire

Elle conserve un niveau administratif

Explication

La ratification d’une ordonnance de l’article 38 lui confère valeur législative; sans ratification, elle reste au niveau administratif. L’absence de ratification ne lui donne donc pas valeur législative et ne signifie pas à elle seule qu’elle disparaît.

7. Pour déterminer qui peut édicter une règle dans une matière qui n’est pas attribuée à la loi, quelle répartition s’applique depuis 1958 ?

La loi et le règlement interviennent dans toutes les matières sans répartition
La loi intervient dans les matières de l’article 34 et le règlement dans les autres
Le règlement intervient dans les matières de l’article 34 et la loi dans les autres
La loi conserve un domaine illimité et le règlement un domaine résiduel

La loi intervient dans les matières de l’article 34 et le règlement dans les autres

Explication

Depuis 1958, la loi a un domaine d’attribution défini par l’article 34, tandis que l’article 37 confie au règlement les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi. Le domaine illimité de la loi et le domaine résiduel du règlement caractérisent la répartition antérieure à 1958.

8. Une loi ordinaire vient d’être déposée. Quel enchaînement décrit les étapes qui la conduisent à son adoption définitive ?

Initiative, examen en commission, séance publique, navette, puis vote
Initiative, examen en commission, séance publique, vote, puis navette
Initiative, séance publique, examen en commission, vote, puis navette
Initiative, examen en commission, vote, séance publique, puis navette

Initiative, examen en commission, séance publique, vote, puis navette

Explication

La procédure ordinaire comprend cinq étapes dans cet ordre : initiative, examen en commission, séance publique, vote et navette jusqu’à l’adoption définitive. Placer le vote avant la séance inverse deux étapes, tandis que commencer par la séance ou intervertir vote et navette déforme l’enchaînement.

9. Après la réforme de 2008, une séance publique porte sur un projet de loi ordinaire qui n’est ni financier ni constitutionnel. Sur quel texte s’ouvre-t-elle ?

Le texte établi par la commission
Le texte adopté par l’autre chambre
Le texte amendé en séance publique
Le texte initial déposé par le Gouvernement

Le texte établi par la commission

Explication

Depuis la réforme de 2008, la séance publique s’ouvre sur le texte de la commission, sauf pour les lois de finances, les lois de financement de la sécurité sociale et les révisions constitutionnelles. Le texte initial correspond à l’ancienne règle, et les exceptions ne s’appliquent pas à ce projet ordinaire.

10. Un sénateur dépose un texte législatif à titre personnel. Comment ce texte est-il qualifié, et qui en est l’auteur institutionnel ?

Un projet de loi émanant du Parlement
Une proposition de loi émanant du Gouvernement
Une proposition de loi émanant du Parlement
Un projet de loi émanant du Gouvernement

Une proposition de loi émanant du Parlement

Explication

Une proposition de loi émane du Parlement et peut être déposée par tout député ou sénateur. La qualifier de projet confond l’initiative parlementaire avec celle du Gouvernement, tandis que l’organe de dépôt ne change pas l’origine du texte.

11. Une proposition de loi réduit une ressource publique, mais prévoit une hausse d’une autre ressource publique qui la compense. Comment l’article 40 traite-t-il cette diminution ?

La compensation entre ressources peut être admise
La proposition échappe à l’article 40 dès qu’une ressource augmente
La compensation est interdite comme pour une charge nouvelle
La diminution est appréciée séparément pour chaque ressource

La compensation entre ressources peut être admise

Explication

Pour les ressources, l’article 40 apprécie la diminution au pluriel, ce qui permet une compensation entre ressources. L’interdiction stricte de compenser concerne la création ou l’aggravation d’une charge, appréciée au singulier; une hausse de ressource ne soustrait pas pour autant le texte à l’article 40.

12. Une proposition de loi crée une charge publique nouvelle, tandis qu’une économie prévue ailleurs est censée la financer. Quel est l’effet de l’article 40 ?

La règle s’applique seulement si plusieurs charges sont créées
La compensation rend la création de charge recevable
La création est admise si la charge est compensée par une ressource
La compensation ne rend pas la création de charge recevable

La compensation ne rend pas la création de charge recevable

Explication

L’article 40 interdit de créer ou d’aggraver une charge publique; la charge étant appréciée au singulier, une économie ailleurs ne permet pas de la compenser. L’admission d’une compensation entre ressources relève d’une règle distincte et ne s’étend pas aux charges.

13. Après le dépôt d’un texte sur le bureau d’une chambre, quelle tâche revient au rapporteur de la commission permanente compétente avant la séance ?

Organiser le vote en séance et fixer le calendrier de la navette
Analyser le texte, conduire des auditions et proposer des amendements
Adopter définitivement le texte après consultation du Conseil d’État
Déposer le texte initial puis défendre les amendements du Gouvernement

Analyser le texte, conduire des auditions et proposer des amendements

Explication

Après le dépôt, le texte est transmis à la commission permanente compétente; le rapporteur l’analyse, conduit des auditions et propose des amendements avant l’établissement du texte de la commission. La navette et l’adoption définitive interviennent à d’autres étapes de la procédure.

14. Lors de l’examen d’un projet de loi, quelle séquence de vote doit être suivie ?

Voter l’ensemble du texte, puis chaque article
Voter d’abord en commission, puis adopter l’ensemble en séance
Voter chaque article, puis voter l’ensemble du texte
Voter chaque article, puis transmettre le texte sans vote global

Voter chaque article, puis voter l’ensemble du texte

Explication

La procédure prévoit un vote article par article, suivi d’un vote global sur le texte. Inverser ces votes méconnaît leur ordre ; confondre le vote global avec l’examen en commission ou l’omettre écarte une étape prévue.

15. Lors d’un vote, 120 suffrages sont exprimés : 61 pour et 59 contre. Quel est le résultat au regard de la règle de majorité ?

Le résultat dépend du décompte des abstentions parmi les suffrages exprimés
Le texte est rejeté faute de majorité absolue des membres
Le texte est adopté à la majorité des suffrages exprimés
Le texte est rejeté parce que l’écart est inférieur à cinq voix

Le texte est adopté à la majorité des suffrages exprimés

Explication

Le texte est adopté dès lors que les voix favorables dépassent les voix défavorables parmi les suffrages exprimés ; ici, 61 voix contre 59 suffisent. La règle ne requiert pas la majorité de tous les membres, ne fixe pas d’écart minimal et ne compte pas les abstentions comme suffrages exprimés.

16. Après plusieurs lectures, les deux chambres restent en désaccord et la commission mixte paritaire ne parvient pas à élaborer un texte commun. Quelle suite peut conduire à une décision définitive ?

L’échec de la commission mixte paritaire entraîne le rejet définitif du texte
Après une nouvelle lecture dans chaque chambre, l’Assemblée nationale peut avoir le dernier mot
La commission mixte paritaire tranche définitivement le désaccord sans nouvelle lecture
Après une nouvelle lecture dans chaque chambre, le Sénat peut avoir le dernier mot

Après une nouvelle lecture dans chaque chambre, l’Assemblée nationale peut avoir le dernier mot

Explication

Après l’échec de la CMP, l’Assemblée nationale peut statuer définitivement, mais seulement après une nouvelle lecture dans chaque chambre. Attribuer cette décision à la CMP ou au Sénat confond l’autorité compétente ; l’échec de la CMP ne rejette pas automatiquement le texte.

17. Quelle composition est prévue pour une commission mixte paritaire chargée d’examiner un désaccord entre les chambres ?

Sept députés et sept sénateurs
Sept députés et quatorze sénateurs
Quatorze députés et sept sénateurs
Sept députés, sept sénateurs et deux ministres

Sept députés et sept sénateurs

Explication

La CMP comprend à parts égales sept députés et sept sénateurs. Quatorze membres d’une seule chambre ou un effectif déséquilibré modifie cette répartition, tandis que l’ajout de ministres ne correspond pas à la composition indiquée.

18. Au cours d’une session parlementaire, le Gouvernement a déjà recouru à l’article 49, alinéa 3, pour un projet de loi ordinaire qui n’est ni une loi de finances ni une loi de financement de la sécurité sociale. Pour quel autre texte peut-il encore l’utiliser durant cette session ?

Pour un texte par chambre
Pour un seul autre texte
Pour une autre loi de finances
Pour deux autres textes

Pour un seul autre texte

Explication

Depuis 2008, le recours au 49-3 est permis pour les lois de finances, les lois de financement de la sécurité sociale et un seul autre texte par session. Autoriser deux autres textes oublie cette limite ; traiter les textes financiers comme soumis à la même limite méconnaît les catégories prévues ; raisonner par chambre confond chambre et session.

19. Le 4 décembre 2024, combien de députés ont voté la censure du gouvernement de Michel Barnier après l’engagement de sa responsabilité sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 ?

331 députés sur 574
280 députés sur 574
574 députés sur 331
243 députés sur 574

331 députés sur 574

Explication

La motion de censure du 4 décembre 2024 a recueilli 331 voix sur 574 contre le gouvernement de Michel Barnier, après le recours au 49-3 sur le PLFSS pour 2025. Le nombre 243 correspond au complément de 331 sur 574, tandis que 574 est le total indiqué, non le nombre de voix de censure ; 280 ne correspond pas au résultat donné.

20. Après le vote d’une loi, le contrôle a priori du Conseil constitutionnel est achevé. Quelle séquence conduit ensuite à son entrée en vigueur ?

Publication au Journal officiel, promulgation, puis entrée en vigueur
Entrée en vigueur, promulgation, puis publication au Journal officiel
Promulgation, entrée en vigueur, puis publication au Journal officiel
Promulgation, publication au Journal officiel, puis entrée en vigueur

Promulgation, publication au Journal officiel, puis entrée en vigueur

Explication

Après le vote, la loi peut faire l’objet d’un contrôle a priori, puis elle est promulguée, publiée au Journal officiel et mise en vigueur. Placer la publication avant la promulgation inverse les étapes ; faire entrer la loi en vigueur avant sa promulgation confond deux actes distincts ; différer la publication méconnaît sa place dans la séquence.

21. Une loi a achevé les étapes préalables à sa promulgation. Dans quel délai le Président la promulgue-t-il par décret ?

Dans six semaines
Dans les 15 jours
Dans un mois
Dans huit jours

Dans les 15 jours

Explication

Le Président promulgue la loi par décret dans les 15 jours. Le délai d’un mois et celui de huit jours concernent le contrôle du Conseil constitutionnel, respectivement en régime normal et en urgence ; six semaines n’est pas le délai de promulgation indiqué.

22. Soixante sénateurs souhaitent saisir le Conseil constitutionnel d’une loi ordinaire. Quelle règle s’applique à cette saisine ?

Elle est facultative et peut être exercée par 60 sénateurs
Elle est obligatoire et exige 60 députés
Elle est facultative et exige 60 députés
Elle est obligatoire et peut être exercée par 60 sénateurs

Elle est facultative et peut être exercée par 60 sénateurs

Explication

La saisine est facultative pour les lois ordinaires et peut être effectuée par 60 députés ou sénateurs depuis 1974. La rendre obligatoire confond les lois ordinaires avec les lois organiques et les règlements des assemblées ; exclure les sénateurs méconnaît les personnes habilitées à saisir le Conseil.

23. Une loi organique est examinée selon la procédure accélérée. Quel délai spécifique demeure applicable à son élaboration, en plus du délai de six semaines prévu comme pour une loi ordinaire ?

Un délai de huit jours
Un délai d’un mois
Un délai de six semaines
Un délai de quinze jours

Un délai de quinze jours

Explication

Même en procédure accélérée, un délai spécifique de quinze jours subsiste pour l’élaboration d’une loi organique. Les six semaines correspondent au délai commun avec les lois ordinaires, tandis que huit jours et un mois ne sont pas les délais indiqués.

24. En dernière lecture d’un projet de loi organique, quel seuil l’Assemblée nationale doit-elle atteindre pour statuer ?

L’accord conforme des deux chambres
La majorité des membres présents
La majorité absolue de ses membres
La majorité des suffrages exprimés

La majorité absolue de ses membres

Explication

En dernière lecture, l’Assemblée nationale statue à la majorité absolue de ses membres. La majorité des suffrages exprimés ou des membres présents ne désigne pas ce seuil, et le vote conforme concerne les lois organiques relatives au Sénat.

25. Une loi organique vient d’être définitivement adoptée. Quelle démarche doit précéder sa promulgation ?

La saisine obligatoire du Conseil constitutionnel et sa déclaration de conformité
Une saisine facultative du Conseil constitutionnel avant la promulgation
La promulgation suivie d’un contrôle obligatoire du Conseil constitutionnel
Un vote de conformité des deux chambres avant la promulgation

La saisine obligatoire du Conseil constitutionnel et sa déclaration de conformité

Explication

La saisine du Conseil constitutionnel est obligatoire pour une loi organique, et sa conformité doit être déclarée avant toute promulgation. Une saisine facultative ou un contrôle postérieur ne satisfait pas cette exigence ; le vote conforme des deux chambres concerne les lois organiques relatives au Sénat.

26. Pour élaborer une ordonnance de l’article 38, quelle séquence d’étapes doit être suivie ?

Loi d’habilitation, avis du Conseil d’État, ratification par la loi, délibération en Conseil des ministres, signature présidentielle
Loi d’habilitation, avis du Conseil d’État, délibération en Conseil des ministres, signature présidentielle, ratification par la loi
Loi d’habilitation, avis du Conseil d’État, délibération au Parlement, signature présidentielle, ratification par décret
Loi d’habilitation, délibération en Conseil des ministres, signature présidentielle, avis du Conseil d’État, ratification par la loi

Loi d’habilitation, avis du Conseil d’État, délibération en Conseil des ministres, signature présidentielle, ratification par la loi

Explication

La procédure comprend une loi d’habilitation, l’avis obligatoire du Conseil d’État, puis la délibération en Conseil des ministres et la signature du Président, avant la ratification par la loi. La séquence qui place l’avis après la signature inverse les étapes, tandis que la ratification intervient après l’élaboration.

27. Une loi d’habilitation autorise le gouvernement à intervenir dans certains domaines. Quelles informations doit-elle préciser ?

La date de ratification et les dispositions définitives de l’ordonnance
La teneur détaillée des mesures et leur date de publication
La finalité des mesures et leurs domaines d’intervention
La procédure de contrôle et le sens de l’avis du Conseil d’État

La finalité des mesures et leurs domaines d’intervention

Explication

La loi d’habilitation précise la finalité des mesures et les domaines dans lesquels elles pourront intervenir, sans fixer leur teneur. La teneur détaillée des mesures est donc la confusion centrale, tandis que les autres propositions portent sur des étapes ou des détails qu’elle n’a pas à déterminer.

28. Le délai d’habilitation d’une ordonnance n’a pas encore expiré. Quel régime de contrôle s’applique alors à cette ordonnance ?

Acte administratif réglementaire contrôlé en totalité par le Conseil d’État, en premier et dernier ressort
Acte administratif contrôlé par le Conseil constitutionnel pour les droits et libertés et par le Conseil d’État pour le surplus
Acte administratif dont le contrôle dépend d’une ratification préalable par la loi
Disposition législative examinée par le Conseil constitutionnel au titre de l’article 61-1

Acte administratif réglementaire contrôlé en totalité par le Conseil d’État, en premier et dernier ressort

Explication

Avant l’expiration du délai d’habilitation, l’ordonnance est un acte administratif réglementaire dont le Conseil d’État contrôle la totalité, en premier et dernier ressort. Le contrôle partagé et l’assimilation à des dispositions législatives pour l’article 61-1 concernent la période après l’expiration du délai.

29. Après l’expiration du délai d’habilitation et avant la ratification, une disposition d’ordonnance relevant du domaine de la loi est contestée au titre des droits et libertés. Quelle juridiction doit examiner cette contestation ?

Le Conseil constitutionnel, dans le cadre de l’article 61-1
Le Conseil d’État, car il examine les droits et libertés et le Conseil constitutionnel le surplus
Le Conseil constitutionnel, car l’ordonnance a acquis valeur législative par ratification
Le Conseil d’État, dans le cadre de son contrôle de la totalité de l’ordonnance

Le Conseil constitutionnel, dans le cadre de l’article 61-1

Explication

Après l’expiration du délai et avant la ratification, les dispositions intervenues dans le domaine de la loi sont assimilées à des dispositions législatives pour l’application de l’article 61-1 : le Conseil constitutionnel examine les droits et libertés, tandis que le Conseil d’État contrôle le surplus. Le contrôle intégral du Conseil d’État concerne la période antérieure, et l’ordonnance n’est pas encore ratifiée.

30. En vertu de l’article 21 de la Constitution, quelle autorité est l’autorité réglementaire de droit commun ?

Le Premier ministre
Les ministres
Le maire
Le président de la République

Le Premier ministre

Explication

L’article 21 fait du Premier ministre l’autorité réglementaire de droit commun. Le président de la République signe les décrets délibérés en Conseil des ministres, les ministres n’ont pas de pouvoir réglementaire général et le maire exerce une compétence locale.

31. Un ministre édicte une mesure nécessaire à l’organisation interne de son administration. Quel fondement peut justifier cette compétence ?

Le pouvoir de signer les décrets délibérés en Conseil des ministres
La compétence d’organisation des services reconnue par l’arrêt Jamart
Le pouvoir réglementaire de droit commun prévu par l’article 21
La compétence générale d’adopter les délibérations ministérielles

La compétence d’organisation des services reconnue par l’arrêt Jamart

Explication

L’arrêt Jamart de 1936 reconnaît aux ministres la compétence nécessaire à l’organisation de leurs services, sans leur conférer un pouvoir réglementaire général. L’article 21 concerne le Premier ministre, les délibérations relèvent des assemblées délibérantes et l’article 13 attribue la signature de certains décrets au président de la République.

32. Dans une commune, le maire prend une mesure réglementaire locale tandis que le conseil municipal adopte une décision relevant de l’assemblée. Quelles formes correspondent à ces deux actes, dans cet ordre ?

Un arrêté, puis une délibération
Un arrêté, puis un décret
Une délibération, puis un arrêté
Un décret, puis une délibération

Un arrêté, puis une délibération

Explication

L’exécutif local, comme le maire, prend des arrêtés, tandis que l’assemblée délibérante adopte des délibérations. La délibération n’est pas la forme de l’acte du maire, et le décret ne remplace pas les formes propres aux organes locaux.

33. Deux décrets sont pris selon des circuits différents : l’un est simple et l’autre est délibéré en Conseil des ministres. Quelle différence juridique les distingue ?

Leur portée territoriale, mais pas leur procédure
Leur valeur juridique, mais pas leur procédure
Leur procédure, mais pas leur valeur juridique
Leur auteur, mais pas leur valeur juridique

Leur procédure, mais pas leur valeur juridique

Explication

Les décrets simples, en Conseil d’État ou en Conseil des ministres ont une valeur juridique identique et se distinguent par leur procédure. Leur circuit ne crée donc pas de hiérarchie de valeur entre ces catégories.

34. Lorsqu’on examine un acte administratif unilatéral, quel ensemble en décrit l’architecture générale ?

Auteur, consultations, motifs, transmission, dispositif et recours
Auteur, visas, dispositif, publication, notification et signature
Auteur, visas, consultations, considérants, dispositif et signature
Auteur, visas, considérants, contrôle de légalité, dispositif et notification

Auteur, visas, consultations, considérants, dispositif et signature

Explication

L’acte administratif unilatéral comprend l’auteur, les visas, les consultations, les considérants, le dispositif et la signature. La publication, la notification et la transmission sont des opérations de publicité distinctes, non des éléments de cette architecture.

35. Une collectivité adopte un règlement qui doit être rendu opposable et dont la publication déclenche le délai de recours de deux mois. Quelle formalité convient ?

La signature de l’acte par l’autorité compétente
La notification de l’acte individuel
La transmission de l’acte local au préfet
La publication de l’acte réglementaire

La publication de l’acte réglementaire

Explication

La publication concerne les actes réglementaires, les rend opposables et fait courir le délai de recours de deux mois. La notification vise les actes individuels, tandis que la transmission au préfet rend exécutoires certains actes locaux et ouvre le délai du déféré préfectoral.

36. Une administration prend une décision individuelle et doit établir la date à partir de laquelle court le délai de recours. Quelle démarche correspond à cette situation ?

La faire adopter par une assemblée délibérante
La transmettre au préfet au titre du contrôle de légalité
La notifier, par exemple par recommandé avec accusé de réception
La publier sur le site de la collectivité comme un règlement

La notifier, par exemple par recommandé avec accusé de réception

Explication

La notification concerne les actes individuels et peut notamment être faite par recommandé avec accusé de réception ; la date établie par cette notification fait courir le délai de recours. La publication concerne les règlements, et la transmission au préfet vise certains actes locaux.

37. Une commune transmet au préfet un acte local important relevant de l’article L. 2131-2 du CGCT. Quel effet cette transmission produit-elle ?

Elle rend l’acte opposable et ouvre le délai de deux mois du recours contentieux
Elle soumet l’acte à une autorisation préalable et suspend son exécution
Elle fixe la date de notification et ouvre le délai de recours d’un administré
Elle rend l’acte exécutoire et ouvre le délai de deux mois du déféré préfectoral

Elle rend l’acte exécutoire et ouvre le délai de deux mois du déféré préfectoral

Explication

Pour les actes locaux les plus importants visés par l’article L. 2131-2 du CGCT, la transmission au préfet confère le caractère exécutoire et ouvre le délai de deux mois du déféré préfectoral. La publication rend les règlements opposables, tandis que le contrôle de légalité s’exerce a posteriori.

38. Le Gouvernement engage sa responsabilité sur un texte au titre de l’article 49, alinéa 3. Une motion de censure est déposée dans les 24 heures, mais elle n’est pas adoptée : quel est le sort du texte ?

Il est rejeté dès le dépôt de la motion
Il doit être adopté par un vote de l’Assemblée
Il est annulé faute d’adoption de la censure
Il est réputé adopté sans vote

Il est réputé adopté sans vote

Explication

Le texte est réputé adopté sans vote si la motion de censure déposée dans les 24 heures n’est pas adoptée. Le dépôt seul ne suffit pas à faire tomber le Gouvernement, et l’absence de vote ou le rejet de la motion n’annule pas le texte.

39. Une loi impose l’avis préalable du Conseil d’État pour un décret. L’avis a été rendu, mais les visas omettent la mention « Le Conseil d’État entendu » : quelle conséquence découle de cette omission à elle seule ?

Elle entraîne l’annulation, même si l’avis a été rendu
Elle rend le décret valide sans qu’un avis soit nécessaire
Elle oblige à faire signer le décret par le Président
Elle ne suffit pas à entraîner l’annulation du décret

Elle ne suffit pas à entraîner l’annulation du décret

Explication

Lorsque la consultation obligatoire a bien eu lieu, l’omission de la mention dans les visas ne suffit pas, à elle seule, à annuler le décret. L’annulation se rattache à l’absence de consultation requise, et non à la seule omission de cette mention.

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Quelles sont les trois étapes de la révision prévue à l’article 89 ?

Initiative, vote identique des deux assemblées, puis adoption par référendum ou par le Congrès.

Quelles situations empêchent toute révision constitutionnelle ?

Une atteinte à l’intégrité du territoire, ou la vacance ou l’intérim de la présidence.

Qu’a adopté le Congrès le 4 mars 2024 concernant la Constitution ?

La 25e révision constitutionnelle.

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