QCM : Introduction au droit public (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une commune conclut un contrat de location avec un particulier, puis prend une décision obligatoire concernant l’accès à une place publique au nom de l’intérêt général. Quelle distinction caractérise le mieux ces deux situations ?

Le contrat relève principalement du droit privé, tandis que la décision relève du droit public.
Le contrat relève du droit public, tandis que la décision relève du droit privé.
Les deux situations relèvent du droit public puisqu’une commune intervient.
Les deux situations relèvent du droit privé puisqu’un particulier est concerné.

Le contrat relève principalement du droit privé, tandis que la décision relève du droit public.

Explication

Le droit privé régit principalement les rapports entre particuliers, notamment contractuels, tandis que le droit public concerne l’intérêt général et l’action des pouvoirs publics. Confondre le contrat avec l’action publique inverse la distinction ; assimiler l’intérêt général à une relation privée et classer les deux cas d’après la seule présence d’un particulier négligent respectivement l’intérêt général et la nature de chaque relation.

2. Quel est l’objet central du droit constitutionnel ?

Les principes et règles relatifs à l’organisation des pouvoirs publics dans l’État.
Les contrats et obligations conclus entre particuliers dans l’État.
La gestion quotidienne des services publics par les administrations de l’État.
Les infractions et les sanctions applicables aux personnes dans l’État.

Les principes et règles relatifs à l’organisation des pouvoirs publics dans l’État.

Explication

Le droit constitutionnel énonce les principes et les règles relatifs à l’organisation des pouvoirs publics dans l’État, principalement dans la Constitution. Le droit pénal porte sur les infractions, le droit privé sur les rapports entre particuliers et la gestion administrative quotidienne ne définit pas à elle seule le champ constitutionnel.

3. Un État souverain accepte volontairement une obligation internationale, mais aucune puissance supérieure ne peut lui imposer cette obligation par la contrainte. Quelle caractéristique de la souveraineté cela illustre-t-il ?

Une puissance indépendante, non soumise à une autorité supérieure.
Une puissance sans aucune limite juridique ou politique.
Une puissance qui impose ses décisions aux autres États.
Une puissance qui ne peut prendre aucun engagement international.

Une puissance indépendante, non soumise à une autorité supérieure.

Explication

La souveraineté signifie que l’État n’est soumis à aucune autorité supérieure ; elle n’empêche pas les engagements qu’il choisit librement. L’absence de toute limite confond souveraineté et pouvoir illimité, l’imposition aux autres États ne définit pas l’indépendance, et l’interdiction de tout engagement contredit le consentement volontaire.

4. Quel auteur a défini la souveraineté comme une puissance indépendante et absolue dans un ouvrage publié en 1576 ?

Jean-Jacques Rousseau, dans Du contrat social.
Jean Bodin, dans Les Six Livres de la République.
Montesquieu, dans De l’esprit des lois.
Thomas Hobbes, dans le Léviathan.

Jean Bodin, dans Les Six Livres de la République.

Explication

Jean Bodin définit la souveraineté comme une puissance indépendante et absolue dans Les Six Livres de la République, publiés en 1576. Hobbes, Montesquieu et Rousseau sont des penseurs politiques importants, mais ils ne sont pas l’auteur de cette définition dans l’ouvrage indiqué.

5. Qu’est-ce que le territoire étatique ?

L’espace délimité où l’État exerce son pouvoir et revendique ses compétences
Le groupe d’individus rattachés à un État par une communauté d’origine
L’ensemble des institutions qui organisent l’exercice des pouvoirs publics
La zone dans laquelle les collectivités territoriales adoptent leurs propres lois

L’espace délimité où l’État exerce son pouvoir et revendique ses compétences

Explication

Le territoire étatique est l’espace géographique borné par des frontières sur lequel s’exerce le pouvoir de l’État et où celui-ci peut revendiquer ses compétences. Le groupe d’individus rattachés à un territoire correspond à la population, et non au territoire.

6. Quelle réforme constitutionnelle a inscrit en 2003 que l’organisation de la République française est décentralisée ?

Les lois Deferre de 1982
La révision constitutionnelle du 28 mars 2003
L’article 2 de la Constitution de 1958
La loi municipale du 5 avril 1884

La révision constitutionnelle du 28 mars 2003

Explication

La révision du 28 mars 2003 a inscrit à l’article 1er de la Constitution que l’organisation de la République est décentralisée. Les lois Deferre de 1982 ont transféré des compétences aux collectivités, mais elles n’ont pas effectué cette inscription constitutionnelle.

7. Quel rôle une cour suprême ou une cour constitutionnelle fédérale joue-t-elle dans le partage des compétences ?

Elle contrôle les décisions administratives locales et dirige les juridictions fédérées.
Elle tranche les conflits de compétences et contribue à structurer le fédéralisme.
Elle représente les États fédérés dans les négociations diplomatiques internationales.
Elle attribue les compétences exclusives aux États fédérés et modifie leurs constitutions.

Elle tranche les conflits de compétences et contribue à structurer le fédéralisme.

Explication

Une juridiction fédérale règle les conflits de compétences entre les niveaux de gouvernement et participe ainsi à la construction du fédéralisme. La représentation diplomatique relève plutôt des autorités chargées des relations extérieures, et non de la fonction juridictionnelle.

8. À quel siècle John Locke défend-il la séparation des pouvoirs comme moyen de limiter le pouvoir ?

Au XIXe siècle
Au XVIIe siècle
Au XVIIIe siècle
Au XVIe siècle

Au XVIIe siècle

Explication

John Locke défend la séparation des pouvoirs au XVIIe siècle pour limiter le pouvoir. Le XVIIIe siècle correspond notamment à la publication de l’ouvrage de Montesquieu sur la séparation des pouvoirs.

9. En quoi le pouvoir constituant originaire diffère-t-il du pouvoir constituant dérivé ?

Le premier contrôle la conformité des lois, tandis que le second établit les droits fondamentaux dans une constitution.
Le premier révise une constitution par référendum, tandis que le second la modifie par une loi ordinaire.
Le premier modifie une constitution en vigueur, tandis que le second établit une constitution selon une procédure prévue.
Le premier établit une constitution, tandis que le second modifie une constitution en vigueur selon une procédure prévue.

Le premier établit une constitution, tandis que le second modifie une constitution en vigueur selon une procédure prévue.

Explication

Le pouvoir constituant originaire intervient pour créer une constitution, alors que le pouvoir constituant dérivé sert à la réviser selon les règles constitutionnelles établies. Le contrôle de la conformité des lois relève d’une fonction juridictionnelle distincte, et non du pouvoir constituant originaire.

10. Quel juge a justifié le contrôle de constitutionnalité aux États-Unis en s’appuyant sur la suprématie de la Constitution et la nécessité de la protéger contre les atteintes ?

John Marshall, juge de la Cour suprême
Emmanuel-Joseph Sieyès, auteur d’un projet de jurie constitutionnaire
Hans Kelsen, juriste autrichien
Kersaint, proposant d’un tribunal des censeurs

John Marshall, juge de la Cour suprême

Explication

John Marshall a défendu le contrôle juridictionnel en affirmant que la Constitution, norme suprême, devait être protégée contre les violations. Kelsen est associé à la défense de la hiérarchie des normes et à la création d’une cour constitutionnelle en Autriche, et non à cette justification américaine.

11. Pourquoi le contrôle de constitutionnalité contribue-t-il à l’État de droit ?

Il garantit que les décisions politiques échappent à toute règle juridique.
Il confie aux juges la rédaction des lois avant leur examen parlementaire.
Il vérifie que le législateur respecte la Constitution, notamment les droits fondamentaux.
Il permet au législateur de modifier la Constitution par une loi ordinaire.

Il vérifie que le législateur respecte la Constitution, notamment les droits fondamentaux.

Explication

En contrôlant la conformité des lois aux règles constitutionnelles, ce contrôle affirme la soumission de l’État au droit et contribue à protéger les droits fondamentaux. La modification de la Constitution relève d’une procédure constituante, et non du contrôle juridictionnel des lois.

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À quels rapports le droit privé s’applique-t-il principalement ?

Aux rapports entre particuliers, notamment contractuels.

Qu’est-ce que la souveraineté de l’État ?

Une puissance indépendante et absolue.

Qui résume le droit constitutionnel par « un esprit, une constitution, une pratique » ?

De Gaule.

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