★ À maîtriser
🔄 La révision suit trois étapes :
La révision connaît trois limites :
Compléments
📌 L’adoption d’une révision par le Congrès se fait à la majorité des trois cinquièmes et est obligatoire lorsque l’initiative est parlementaire.
Les deux assemblées doivent voter le texte de révision en termes identiques, sans commission mixte paritaire ni dernier mot de l’Assemblée nationale.
Depuis 1958, 25 révisions constitutionnelles ont été adoptées, soit environ une tous les deux ans et demi.
L’article 11 a servi à contourner la procédure de révision en 1962 et en 1969, mais ces révisions n’ont pas été approuvées.
★ À maîtriser
📌 La ratification d’une ordonnance prise sur le fondement de l’article 38 lui confère valeur législative, tandis qu’une ordonnance non ratifiée reste au niveau administratif.
📌 Avant 1958, la loi avait un domaine illimité et le règlement un domaine résiduel ; depuis 1958, la loi est limitée aux matières attribuées par l’article 34 et le règlement couvre les matières autres que celles du domaine de la loi, conformément à l’article 37.
Compléments
Les lois référendaires sont adoptées par référendum sur le fondement de l’article 11 et échappent au contrôle du Conseil constitutionnel, selon la décision CC du 6 novembre 1962.
Avant 1958, la loi était considérée comme l’expression de la volonté générale et le Parlement comme souverain.
La répartition des domaines des articles 34 et 37 relève de la rationalisation du parlementarisme.
Le Conseil constitutionnel a jugé le 30 juillet 1982 que la Constitution n’avait pas entendu frapper d’inconstitutionnalité une disposition réglementaire contenue dans une loi. - CC
📌 Lorsqu’une disposition législative relève du domaine réglementaire, le Gouvernement peut en demander le déclassement selon l’article 37, alinéa 2.
Avant 1958, la loi domine ; depuis 1958, la loi est attribuée et le règlement devient le droit commun.
★ À maîtriser
Compléments
Depuis la révision du 23 juillet 2008, la séance publique s’ouvre sur le texte de la commission plutôt que sur celui du Gouvernement, sauf pour les lois de finances, les lois de financement de la sécurité sociale et les révisions constitutionnelles.
Depuis la révision du 23 juillet 2008, le Gouvernement maîtrise deux semaines d’ordre du jour sur quatre.
📌 Depuis la révision du 23 juillet 2008, tout projet de loi doit être assorti d’une étude d’impact et l’usage de l’article 49, alinéa 3, est restreint.
📌 Depuis la révision du 23 juillet 2008, la ratification des ordonnances ne peut être qu’expresse.
Initiative → commission → séance → vote → navette.
★ À maîtriser
Un projet de loi émane du Gouvernement, sur initiative du Premier ministre, tandis qu’une proposition de loi émane du Parlement et peut être déposée par tout député ou sénateur.
L’article 40 interdit aux propositions de loi de diminuer les ressources publiques, mais le pluriel autorise une compensation entre ressources.
L’article 40 interdit aux propositions de loi de créer ou d’aggraver une charge publique, et le singulier interdit toute compensation.
Après son dépôt sur le bureau de l’Assemblée nationale ou du Sénat, un texte est transmis à la commission permanente compétente, où un rapporteur l’analyse, conduit des auditions et propose des amendements avant l’établissement du texte de la commission pour la séance.
Compléments
📌 L’article 41 permet d’opposer l’irrecevabilité à un texte qui sort du domaine de la loi, et le Conseil constitutionnel tranche dans les huit jours.
📌 Depuis 2008, les présidents des assemblées peuvent eux aussi opposer l’irrecevabilité prévue à l’article 41.
Selon l’article 48, le Gouvernement maîtrise deux semaines d’ordre du jour sur quatre, avec priorité pour les lois financières.
La commission peut :
📌 Les projets de loi de finances et les projets de loi de financement de la sécurité sociale sont déposés en premier à l’Assemblée nationale, tandis que les textes relatifs à l’organisation des collectivités territoriales sont déposés en premier au Sénat.
📌 Les amendements doivent présenter un lien, même indirect, avec le texte en discussion conformément à l’article 45.
Le Gouvernement dépose un projet ; un député ou un sénateur dépose une proposition.
★ À maîtriser
📌 Un texte est adopté à la majorité des suffrages exprimés.
Compléments
📌 En procédure ordinaire, un délai de six semaines sépare le dépôt d’un texte de sa première discussion en séance, sauf en procédure accélérée.
📌 Le vote à main levée est la procédure ordinaire, tandis qu’un scrutin public est de droit s’il est demandé par le Gouvernement ou un président de groupe.
Après le vote, le texte est transmis à la seconde chambre, qui dispose d’un délai de quatre semaines.
Environ 20 000 amendements sont déposés par an, dont 3 000 sont adoptés ; la seule loi énergie de 2006 a reçu 137 600 amendements.
En 1791, Mirabeau déclarait : « Ce n’est pas l’indignation qui doit proposer la loi, c’est la réflexion qui doit la porter. »
★ À maîtriser
Compléments
📌 La CMP peut être réunie à la demande du Premier ministre ou, depuis 2008 pour les propositions, à la demande conjointe des présidents des deux assemblées.
📌 En procédure accélérée, la CMP peut être réunie après une seule lecture par chambre, sauf opposition conjointe des Conférences des présidents.
Navette → CMP → nouvelle lecture → dernier mot de l’Assemblée.
★ À maîtriser
Par l’article 49, alinéa 3, le Gouvernement engage sa responsabilité sur un texte ; le texte est réputé adopté sans vote, sauf si une motion de censure déposée dans les 24 heures est ensuite adoptée.
Depuis 2008, le recours au 49-3 est limité à :
Compléments
📌 Une motion de censure est adoptée à la majorité des membres composant l’Assemblée nationale, de sorte que les abstentions profitent au Gouvernement.
La censure du 4 décembre 2024 est la deuxième censure aboutie de la Ve République, 62 ans après celle du 4 octobre 1962, et la première fois que le déclenchement du 49-3 entraîne la chute d’un gouvernement.
Michel Rocard a utilisé 28 fois le 49-3 sur 13 textes entre 1988 et 1991, pour cinq motions de censure.
Élisabeth Borne a utilisé le 49-3 à 23 reprises sur 6 textes, donnant lieu à 27 motions de censure.
Manuel Valls a utilisé six fois le 49-3.
Édouard Philippe a eu un usage du 49-3.
★ À maîtriser
Après le vote, la loi peut être soumise au contrôle a priori du Conseil constitutionnel, puis promulguée, publiée au Journal officiel et mise en vigueur.
Le Président promulgue la loi par décret dans les 15 jours.
📌 La saisine du Conseil constitutionnel est obligatoire pour les lois organiques et les règlements des assemblées, mais facultative pour les lois ordinaires, sur saisine de 60 députés ou sénateurs depuis 1974.
Compléments
📌 La loi entre en vigueur le lendemain de sa publication, sauf si une autre date est fixée.
📌 Le Président peut saisir le Conseil constitutionnel au titre de l’article 61 ou demander une nouvelle délibération au titre de l’article 10, demande qui ne peut être refusée ; à défaut, il est tenu de promulguer la loi.
Vote → contrôle éventuel → promulgation → publication → entrée en vigueur
★ À maîtriser
📌 En dernière lecture d’une loi organique, l’Assemblée nationale statue à la majorité absolue de ses membres.
📌 La saisine du Conseil constitutionnel est obligatoire pour une loi organique et aucune promulgation ne peut intervenir avant la déclaration de sa conformité.
Compléments
Un amendement à une loi organique ne peut introduire de dispositions qui ne revêtent pas le caractère organique.
Les lois organiques relatives au Sénat doivent être votées dans les mêmes termes par les deux chambres.
Une loi organique ne peut être modifiée que par une autre loi organique, selon le principe du parallélisme des formes.
★ À maîtriser
L’élaboration d’une ordonnance de l’article 38 passe par une loi d’habilitation, un avis obligatoire du Conseil d’État, une délibération en Conseil des ministres suivie de la signature du Président, puis une ratification par la loi, expresse depuis 2008.
La loi d’habilitation précise la finalité des mesures et leurs domaines d’intervention, mais pas leur teneur.
Avant l’expiration du délai d’habilitation, l’ordonnance est un acte administratif réglementaire contrôlé en totalité par le Conseil d’État, en premier et dernier ressort.
Après l’expiration du délai d’habilitation et avant la ratification, l’ordonnance reste un acte administratif par nature, mais ses dispositions intervenues dans le domaine de la loi sont assimilées à des dispositions législatives pour l’application de l’article 61-1 ; le Conseil constitutionnel examine les droits et libertés et le Conseil d’État le surplus. - CC, Force 5, 28 mai 2020
Compléments
📌 L’absence de dépôt de l’ordonnance dans le délai fixé entraîne sa caducité et sa disparition de l’ordonnancement juridique.
📌 Le rejet de la ratification d’une ordonnance entraîne également sa caducité.
📌 Après ratification expresse, l’ordonnance acquiert valeur législative, échappe au juge administratif et peut être contestée par la voie de la QPC.
Habilitation → avis → Conseil des ministres → ratification
★ À maîtriser
Le Premier ministre est l’autorité réglementaire de droit commun en vertu de l’article 21.
Les ministres ne disposent pas d’un pouvoir réglementaire général, mais ont un pouvoir résiduel, le pouvoir de contreseing et la compétence d’organisation des services reconnue par l’arrêt Jamart de 1936. - CE
Dans les collectivités décentralisées, l’exécutif local, comme le maire ou le président de conseil, prend des arrêtés, tandis que l’assemblée délibérante, comme le conseil municipal, adopte des délibérations.
Les décrets simples, les décrets en Conseil d’État et les décrets en Conseil des ministres ont une valeur juridique identique et se distinguent par leur procédure.
Compléments
📌 Le Président de la République signe les décrets délibérés en Conseil des ministres en vertu de l’article 13.
📌 Le pouvoir réglementaire des collectivités territoriales, consacré à l’article 72, alinéa 3, est subordonné à celui du Premier ministre.
Depuis 1982, le préfet n’est pas le supérieur hiérarchique du maire.
Le décret simple est signé par le Premier ministre, contresigné par les ministres chargés de l’exécution et ne nécessite aucune consultation particulière.
Un décret en Conseil d’État suppose un avis préalable du Conseil d’État lorsque la Constitution, la loi ou un décret l’exige ; l’omission de la mention « Le Conseil d’État entendu » dans les visas n’entraîne pas à elle seule l’annulation, contrairement à l’absence de consultation obligatoire.
Un décret délibéré en Conseil des ministres est signé par le Président au titre de l’article 13 et ne peut ensuite être modifié que dans les mêmes formes, selon l’arrêt Meyet de 1992. - CE
L’avis du Conseil d’État est simple et non conforme, mais le Gouvernement doit choisir entre son projet initial et le texte proposé par le Conseil d’État, sans retenir de texte intermédiaire, sous peine de vice de procédure et d’annulation.
Le Premier ministre détient le pouvoir réglementaire de droit commun ; les ministres n’ont pas de pouvoir général.
★ À maîtriser
📌 La publication concerne les actes réglementaires, les rend opposables et fait courir le délai de recours de deux mois.
📌 La transmission au préfet des actes locaux les plus importants, prévue à l’article L. 2131-2 du CGCT, leur confère le caractère exécutoire et ouvre le délai de deux mois du déféré préfectoral.
Compléments
📌 Depuis le 1er juillet 2022, les collectivités publient leurs actes réglementaires par voie électronique sur leur site.
Le contrôle de légalité des actes locaux est exercé a posteriori depuis la loi du 2 mars 1982.
L’ordonnance n° 2021-1310 et le décret n° 2021-1311 du 7 octobre 2021 ont établi la publication électronique comme principe, supprimé l’affichage papier pour les communes de plus de 3 500 habitants et supprimé le recueil des actes administratifs pour toutes les collectivités.
L’ordonnance « ordonne », le décret « décrète » et l’arrêté « arrête ».
Publication pour les actes réglementaires, notification pour les actes individuels, transmission au préfet pour certains actes locaux.
Projet de loi et proposition de loi
| Critère | Projet de loi | Proposition de loi |
|---|---|---|
| Initiative | Premier ministre | Tout député ou sénateur |
| Préparation | Avis du Conseil d’État et délibération en Conseil des ministres | Soumise aux limites de l’article 40 |
| Étude d’impact | Obligatoire depuis le 1er septembre 2009 | Non indiquée comme obligatoire dans la source |
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1. Un projet de révision constitutionnelle est proposé par le Premier ministre au Président de la République. Quel enchaînement permet son adoption selon l’article 89 ?
2. Une période d’intérim à la présidence de la République commence alors qu’un projet de révision constitutionnelle est en cours. Que peut-il se passer pendant cette période ?
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Quelles sont les trois étapes de la révision prévue à l’article 89 ?
Initiative, vote identique des deux assemblées, puis adoption par référendum ou par le Congrès.
Quelles situations empêchent toute révision constitutionnelle ?
Une atteinte à l’intégrité du territoire, ou la vacance ou l’intérim de la présidence.
Qu’a adopté le Congrès le 4 mars 2024 concernant la Constitution ?
La 25e révision constitutionnelle.
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