QCM : Droits subjectifs et patrimoine (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le droit privé, quel rôle les personnes et les choses occupent-elles respectivement par rapport aux droits subjectifs ?

Les choses en sont les objets et les personnes en sont les obligations.
Les choses en sont les sujets et les personnes en sont les objets.
Les personnes en sont les sujets et les choses en sont les objets.
Les personnes en sont les sujets et les choses en sont les titulaires.

Les personnes en sont les sujets et les choses en sont les objets.

Explication

La distinction fondamentale oppose les personnes, sujets des droits subjectifs, aux choses, objets sur lesquels ces droits portent. L’inversion des rôles confond sujets et objets ; les obligations seules ne définissent pas les personnes ; les choses ne sont pas titulaires des droits.

2. Quel enjeu était au cœur de la controverse de Valladolid organisée à la demande de Charles Quint entre 1550 et 1551 ?

Fixer les règles du commerce entre les colons espagnols et les peuples autochtones.
Choisir les rites religieux que les peuples autochtones devaient adopter dans les colonies.
Déterminer si les peuples autochtones colonisés étaient humains ou esclaves par nature.
Délimiter les territoires que les peuples autochtones pouvaient gouverner en Amérique.

Déterminer si les peuples autochtones colonisés étaient humains ou esclaves par nature.

Explication

La controverse portait sur le statut des peuples autochtones colonisés, notamment sur leur humanité ou leur prétendue condition d’esclaves par nature. La délimitation territoriale, les rites religieux et les règles commerciales ne constituent pas l’enjeu indiqué.

3. Une personne est née et n’est pas encore décédée ; quelle règle générale détermine la période de sa personnalité juridique ?

Elle s’ouvre à la conception et prend fin à la majorité.
Elle s’ouvre à la majorité et prend fin à la mort physique.
Elle s’ouvre à la naissance et prend fin dès une disparition inquiétante.
Elle s’ouvre à la naissance et prend fin à la mort physique.

Elle s’ouvre à la naissance et prend fin à la mort physique.

Explication

En principe, la personnalité juridique commence à la naissance et s’achève à la mort physique. La conception relève d’une fiction conditionnelle, tandis que la majorité et une disparition inquiétante ne déterminent pas les bornes générales de la personnalité.

4. Un enfant est conçu lorsqu’un avantage juridique peut lui revenir, et cet avantage sert son intérêt ; quelle condition permet de le considérer comme né pour en bénéficier ?

Que l’avantage serve l’intérêt de sa famille, qu’il naisse ou non.
Qu’il naisse, la fiction jouant alors lorsque son intérêt l’exige.
Qu’il soit déjà né au moment où l’avantage juridique apparaît.
Qu’il soit conçu, même s’il ne naît pas par la suite.

Qu’il naisse, la fiction jouant alors lorsque son intérêt l’exige.

Explication

L’infans conceptus permet de tenir l’enfant conçu pour né lorsque son intérêt l’exige, à condition qu’il naisse. La personnalité d’une personne déjà née ne dépend pas de cette condition ; la conception seule ou l’intérêt de la famille ne suffit pas.

5. Une personne disparaît lors d’un événement mettant sa vie en danger, et aucun corps n’est retrouvé ; quel régime peut permettre de faire constater judiciairement son décès ?

Le régime de l’absence prévu par l’article 88 du Code civil.
Le régime de la disparition prévu par les articles 122 à 132 du Code civil.
Le régime de la disparition prévu par l’article 88 du Code civil.
Le régime de l’absence prévu par les articles 122 à 132 du Code civil.

Le régime de la disparition prévu par l’article 88 du Code civil.

Explication

L’article 88 concerne la disparition dans des circonstances mettant la vie en danger lorsque le corps n’a pas été retrouvé, et peut conduire à une déclaration judiciaire de décès. Les articles 122 à 132 régissent l’absence sans circonstances laissant présumer la mort ; le régime de la disparition n’exige pas la découverte du corps.

6. Quel critère exprime la personnalité juridique d’un être humain en droit civil ?

L’aptitude à exercer personnellement des droits sans être tenu d’obligations.
L’aptitude à appartenir à un groupement doté de la personnalité morale.
L’aptitude à être titulaire d’obligations sans pouvoir détenir des droits.
L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations.

L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations.

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations. Elle ne se confond pas avec l’exercice personnel des droits, ne porte pas sur les obligations seules et n’exige pas l’appartenance à une personne morale.

7. Quel principe les articles 16-1 et 16-9 du Code civil, ainsi que les lois de bioéthique de 1994, visent-ils notamment à garantir ?

L’indisponibilité du corps humain
L’intégrité du corps humain
L’indisponibilité de l’état des personnes
La capacité juridique des personnes

L’intégrité du corps humain

Explication

Les articles 16-1 et 16-9 et les lois de bioéthique de 1994 consacrent la protection de l’intégrité du corps humain. L’indisponibilité du corps concerne la valeur patrimoniale du corps, tandis que l’indisponibilité de l’état des personnes protège l’identification civile.

8. Pour établir une fiche d’identification juridique, une administration doit distinguer le domicile du lieu où la personne séjourne actuellement. Quel élément de la liste correspond à son ancrage juridique plutôt qu’à son lieu de séjour ?

Le domicile
Le sexe
La résidence
La nationalité

Le domicile

Explication

Le domicile est un élément d’identification distinct de la résidence, qui désigne le lieu où la personne séjourne. La nationalité et le sexe figurent aussi parmi les éléments d’identification, mais ne désignent pas cet ancrage juridique.

9. Une personne de 16 ans souhaite exercer elle-même un droit civil, mais des règles particulières s’appliquent à son aptitude juridique. Dans quelle catégorie la situe-t-on ici ?

Parmi les personnes majeures sous tutelle
Parmi les personnes majeures sous curatelle
Parmi les personnes incapables soumises à des règles particulières
Parmi les personnes dont l’état civil est indisponible

Parmi les personnes incapables soumises à des règles particulières

Explication

Les mineurs sont présentés parmi les personnes incapables soumises à des règles particulières pour exercer leurs droits. La curatelle et la tutelle concernent des majeurs, tandis que l’indisponibilité de l’état civil est un principe distinct.

10. Une association est reconnue comme sujet de droit distinct de ses membres. Quel ensemble d’attributs caractérise notamment sa personnalité morale ?

Une nationalité, des représentants et des statuts sans droits ni obligations
Un nom, un domicile et une organisation interne sans patrimoine propre
Un patrimoine, des droits et des obligations sans nom ni domicile
Un nom, une nationalité, un domicile, un patrimoine, des droits et des obligations

Un nom, une nationalité, un domicile, un patrimoine, des droits et des obligations

Explication

La personne morale est un sujet de droit doté notamment d’un nom, d’une nationalité, d’un domicile, d’un patrimoine, de droits et d’obligations. L’organisation interne et les représentants participent à son fonctionnement, mais ne remplacent pas ces attributs.

11. Des fondateurs signent un contrat d’association, mais le groupement ne remplit pas les conditions légales de reconnaissance et d’organisation. Quelle conclusion s’impose quant à sa personnalité morale ?

Le contrat suffit à conférer la personnalité morale dès sa signature
Le contrat confère la personnalité morale si les fondateurs partagent un intérêt licite
Le contrat est nécessaire, mais ne suffit pas à lui conférer la personnalité morale
Le contrat rend le groupement personne morale dès qu’il rassemble plusieurs membres

Le contrat est nécessaire, mais ne suffit pas à lui conférer la personnalité morale

Explication

Le contrat de société ou d’association est une condition nécessaire, mais la personnalité morale dépend aussi des conditions légales de reconnaissance et d’organisation. La signature du contrat ou l’existence d’un intérêt commun ne suffit donc pas à elle seule.

12. Quel arrêt a admis qu’un groupement non reconnu par la loi puisse posséder la personnalité juridique s’il exprime collectivement des intérêts licites distincts de ceux de ses membres ?

L’arrêt de la deuxième chambre civile du 28 janvier 1954
L’arrêt de la première chambre civile du 28 janvier 1954
L’arrêt de la deuxième chambre civile du 28 janvier 1994
L’arrêt de la deuxième chambre civile du 28 janvier 1953

L’arrêt de la deuxième chambre civile du 28 janvier 1954

Explication

La deuxième chambre civile de la Cour de cassation a admis cette possibilité par un arrêt du 28 janvier 1954. La première chambre civile, l’année 1994 et l’année 1953 ne correspondent pas à l’attribution indiquée.

13. Parmi les organismes suivants, lequel relève des personnes morales de droit public en tant qu’établissement public ?

Un syndicat professionnel
Une université publique
Une société commerciale
Une association culturelle

Une université publique

Explication

Les établissements publics, dont les universités, sont des personnes morales de droit public. Une société commerciale, une association et un syndicat relèvent ici du droit privé.

14. Un groupement privé est constitué pour défendre les intérêts professionnels de ses membres sans leur partager les bénéfices : à quelle catégorie correspond-il ?

Une société privée à but lucratif
Un établissement public à but lucratif
Une association ou un syndicat sans but lucratif
Une collectivité territoriale sans but lucratif

Une association ou un syndicat sans but lucratif

Explication

Les associations et les syndicats sont des personnes morales de droit privé sans but lucratif. La société peut, elle, avoir un but lucratif, tandis que l’établissement public et la collectivité territoriale relèvent du droit public.

15. Une entreprise est constituée selon un dispositif légal réunissant des personnes morales privées et publiques : de quelle catégorie relève-t-elle ?

Une société privée à but lucratif
Un établissement public
Une association sans but lucratif
Une société d’économie mixte

Une société d’économie mixte

Explication

Une société d’économie mixte associe des personnes morales de droit privé et de droit public dans le cadre d’un dispositif légal. Une société privée ou une association ne combine pas ces deux catégories, et un établissement public relève du droit public.

16. Un historien compare deux critères de classement des biens : lequel correspond à la distinction en droit romain, plutôt qu’à celle privilégiée par l’Ancien droit ?

La valeur économique du bien
La possibilité de déplacer le bien
La nature corporelle du bien
La source juridique du bien

La possibilité de déplacer le bien

Explication

En droit romain, la distinction repose sur la possibilité de déplacer les biens, tandis que l’Ancien droit privilégie leur valeur. La nature corporelle et la source juridique ne sont pas les critères opposant ces deux périodes.

17. Quelle classification l’article 516 du Code civil énonce-t-il pour les choses ?

Elles sont de forte ou de faible valeur
Elles sont meubles ou immeubles
Elles sont corporelles ou incorporelles
Elles sont déplaçables ou indéplaçables

Elles sont meubles ou immeubles

Explication

L’article 516 dispose que les choses sont meubles ou immeubles. Les biens corporels et incorporels, la possibilité de déplacement et la valeur renvoient à d’autres distinctions ou critères.

18. Nora possède un vélo qu’elle a trouvé, et aucun élément ne remet en cause sa possession : quelle présomption s’applique en matière mobilière ?

La possession ne produit d’effet qu’avec un acte écrit
La possession fait présumer le propriétaire du terrain voisin
La possession établit définitivement la propriété de Nora
La possession fait présumer Nora propriétaire

La possession fait présumer Nora propriétaire

Explication

En matière de meuble, l’article 2276 prévoit que la possession vaut titre et fait présumer le possesseur propriétaire. Cette présomption n’équivaut pas à une preuve définitive et ne dépend pas ici de la propriété d’un immeuble ni d’un acte écrit.

19. Un cheval et une voiture peuvent tous deux être déplacés d’un endroit à un autre. Quelle propriété permet de les classer comme meubles par nature ?

Ils sont classés meubles par une disposition légale particulière
Ils se transportent par eux-mêmes ou grâce à une force extérieure
Ils sont affectés par leur propriétaire à l’exploitation d’un immeuble
Ils sont des droits incorporels portant sur un immeuble

Ils se transportent par eux-mêmes ou grâce à une force extérieure

Explication

Les meubles par nature peuvent être transportés, soit par eux-mêmes, comme les animaux, soit au moyen d’une force extérieure, comme les véhicules. L’affectation à un immeuble caractérise les immeubles par destination, la qualification légale renvoie aux meubles par détermination de la loi, et les droits portant sur un immeuble sont des immeubles par l’objet auquel ils s’appliquent.

20. Une vigne est encore attachée au sol, mais sa récolte est destinée à être vendue après les vendanges. Quelle qualification s’applique à cette récolte avant qu’elle soit cueillie ?

Un meuble par nature
Un meuble par détermination de la loi
Un immeuble par nature
Un meuble par anticipation

Un meuble par anticipation

Explication

Les récoltes encore sur pied sont des meubles par anticipation, car elles ne sont pas encore meubles mais ont vocation à le devenir. L’immeuble par nature reste fixé au sol, tandis que le meuble par nature est déjà transportable et que la détermination par la loi relève d’une autre catégorie.

21. Dans un domaine, un bâtiment est édifié sur le terrain et des arbres y poussent encore enracinés. Quelle catégorie regroupe ces éléments fixés au sol ?

Les immeubles par nature
Les immeubles par l’objet auquel ils s’appliquent
Les immeubles par destination
Les meubles par anticipation

Les immeubles par nature

Explication

Le sol, le sous-sol et ce qui est fixé au sol, notamment les bâtiments et les végétaux, sont des immeubles par nature. L’affectation par le propriétaire désigne les immeubles par destination, les droits sur un immeuble relèvent de la catégorie définie par leur objet, et les récoltes destinées à être détachées sont des meubles par anticipation.

22. Une propriétaire installe une machine mobile dans son atelier et l’affecte à l’activité économique de l’immeuble. Quelle qualification peut recevoir cette machine ?

Un immeuble par nature
Un immeuble par l’objet auquel il s’applique
Un meuble par anticipation
Un immeuble par destination

Un immeuble par destination

Explication

Un meuble affecté par son propriétaire à un immeuble peut devenir un immeuble par destination en raison de son utilité économique pour celui-ci, même sans intégration physique. L’immeuble par nature ne peut être déplacé, les immeubles par l’objet auquel ils s’appliquent sont des droits portant sur un immeuble, et le meuble par anticipation est destiné à devenir meuble.

23. Une personne découvre un objet abandonné susceptible d’appropriation, tandis qu’une autre veut s’approprier une chose commune. Quelle qualification s’applique respectivement à ces deux choses avant toute appropriation ?

Chose appropriée, puis chose sans maître
Chose sans maître, puis chose commune
Chose commune, puis chose appropriée
Chose sans maître, puis chose appropriée

Chose sans maître, puis chose commune

Explication

Une chose sans maître peut être appropriée, alors qu’une chose commune ne peut pas l’être. Confondre ces deux catégories méconnaît cette possibilité d’appropriation ; les choses appropriées ont déjà un propriétaire.

24. Un vendeur doit livrer une quantité d’huile encore mêlée à un stock commun, puis la répartit en une bouteille individualisée pour l’acheteur. Comment qualifier l’huile après cette individualisation ?

Une chose non consomptible, car elle est individualisée
Une chose fongible, car l’huile reste interchangeable
Un corps certain, car la quantité est individualisée
Une chose consomptible, car elle est mise en bouteille

Un corps certain, car la quantité est individualisée

Explication

L’individualisation transforme la quantité d’huile en corps certain, même si l’huile pouvait auparavant être interchangeable avec d’autres quantités. La fongibilité concerne l’interchangeabilité, tandis que la consomptibilité concerne la destruction par le premier usage.

25. Un propriétaire envisage de déposer un ordinateur chez un tiers et de louer une machine-outil, tandis qu’un autre bien est destiné à être détruit dès son premier usage. Quelle caractéristique justifie les contrats envisagés pour l’ordinateur et la machine-outil ?

Ils sont frugifères et produisent périodiquement des fruits
Ils sont fongibles et peuvent être remplacés par des équivalents
Ils sont consomptibles et se détruisent au premier usage
Ils sont non consomptibles et admettent un usage prolongé

Ils sont non consomptibles et admettent un usage prolongé

Explication

Les choses non consomptibles admettent un usage prolongé et peuvent faire l’objet d’une location, d’un dépôt ou d’un prêt. La production de fruits relève des choses frugifères, l’interchangeabilité des choses fongibles, et la destruction au premier usage des choses consomptibles.

26. Un domaine produit chaque année des fruits sans que les arbres soient altérés, tandis qu’une exploitation retire du minerai du sol sans périodicité. Quelle qualification correspond à ces deux sources ?

Le domaine est productif ; l’exploitation est frugifère
Les deux sont productives, car elles donnent des produits
Les deux sont frugifères, car elles fournissent des choses
Le domaine est frugifère ; l’exploitation est productive

Le domaine est frugifère ; l’exploitation est productive

Explication

Une chose frugifère fournit périodiquement des fruits sans être altérée ; une chose productive donne des produits sans périodicité ou en s’altérant. Confondre leur périodicité et leur effet sur la chose conduit à inverser les catégories.

27. Dans le droit civil, quelle notion rassemble les biens, les créances et les dettes d’une même personne dans une universalité où actif et passif restent liés ?

La personnalité juridique
L’actif
Le droit de gage général
Le patrimoine

Le patrimoine

Explication

Le patrimoine comprend les rapports de droit appréciables en argent, notamment les biens, les créances et les dettes, dans une universalité où actif et passif sont indissociables. L’actif n’en constitue que le versant positif, tandis que le droit de gage général est un mécanisme de paiement du créancier.

28. Une société acquiert la personnalité juridique et demande à séparer une partie de ses biens pour créer un second patrimoine distinct, tout en conservant son existence. Quel principe s’oppose à cette demande ?

Le patrimoine cesse dès qu’une personne acquiert des dettes
Chaque personne n’a qu’un patrimoine
Seules les personnes physiques peuvent avoir un patrimoine
Le patrimoine ne comprend que les biens mobiliers

Chaque personne n’a qu’un patrimoine

Explication

Le droit civil caractérise le patrimoine par le principe qu’une personne n’en a qu’un ; une société dotée de la personnalité juridique ne peut donc pas en constituer un second distinct. Le patrimoine peut inclure des biens mobiliers et immobiliers, appartient aussi aux personnes morales et comprend les dettes.

29. Un débiteur ne paie pas une dette exigible. Son créancier demande que des biens du débiteur soient vendus afin de recevoir une somme prélevée sur le prix obtenu. Quel mécanisme permet cette démarche ?

La cession de créance
La séparation des patrimoines
Le droit de gage général
Le droit de propriété du créancier

Le droit de gage général

Explication

Le droit de gage général permet au créancier impayé de faire vendre les biens du débiteur et de se payer sur le prix de vente. Une hypothèque porte sur un bien déterminé, tandis que la propriété du créancier et la cession de créance ne décrivent pas ce mécanisme.

30. Une créancière cherche à saisir le droit d’une personne au respect de sa vie privée pour recouvrer une dette. Quelle caractéristique des droits extrapatrimoniaux s’oppose à cette saisie ?

Leur insaisissabilité
Leur intransmissibilité
Leur imprescriptibilité
Leur incessibilité

Leur insaisissabilité

Explication

Les droits extrapatrimoniaux sont en principe insaisissables, de sorte qu’un créancier ne peut pas les faire saisir. L’intransmissibilité concerne leur transmission, l’imprescriptibilité leur durée et l’incessibilité leur cession.

31. Un droit protège la dignité d’une personne, tandis qu’un autre lui permet d’obtenir le paiement d’une somme due. Quelle distinction les caractérise ?

Le droit à la dignité est patrimonial et la créance est extrapatrimoniale
Le droit à la dignité est extrapatrimonial et la créance est patrimoniale
Les deux droits sont patrimoniaux, car ils peuvent produire des effets juridiques
Les deux droits sont extrapatrimoniaux, car ils appartiennent à une personne

Le droit à la dignité est extrapatrimonial et la créance est patrimoniale

Explication

Un droit extrapatrimonial n’a pas en lui-même de valeur pécuniaire, alors qu’un droit patrimonial en possède une. Attribuer une valeur intrinsèque à la dignité confond protection juridique et valeur financière ; inverser les catégories méconnaît la nature pécuniaire de la créance.

32. Une banque détient une hypothèque sur l’immeuble d’un emprunteur pour garantir le remboursement d’un prêt. Comment classer ce droit réel ?

Un droit réel principal
Un démembrement de propriété
Un droit personnel de créance
Un droit réel accessoire

Un droit réel accessoire

Explication

Les droits réels accessoires portent sur le bien d’autrui et renforcent une créance, comme le fait l’hypothèque. Un droit réel principal porte sur la propriété ou l’un de ses démembrements ; la créance garantie reste un droit personnel.

33. La propriétaire d’un verger en vend les fruits récoltés et décide ensuite de donner le terrain lui-même à sa fille. Quel attribut de la propriété correspond à ce pouvoir de disposition ?

Le fructus
L’usus
L’abusus
Le droit de suite

L’abusus

Explication

L’abusus est le pouvoir de disposer de la chose, notamment en la vendant ou en la donnant. L’usus désigne son utilisation et le fructus la perception de ses fruits ou produits ; le droit de suite permet d’exercer un droit réel quel que soit le détenteur du bien.

34. Un créancier hypothécaire veut faire valoir son droit réel sur un immeuble après que celui-ci a été vendu à un nouvel acquéreur. Quelle prérogative lui permet de poursuivre le bien entre les mains de ce nouvel acquéreur ?

Le droit de suite
L’effet relatif du contrat
Le droit de préférence
L’abusus

Le droit de suite

Explication

Le droit de suite permet au titulaire d’un droit réel de l’exercer en quelques mains que se trouve la chose. Le droit de préférence concerne la priorité face aux titulaires d’une créance ; l’effet relatif limite les effets d’un contrat à ses parties.

35. Dans un partage de propriété, une personne conserve le pouvoir de vendre ou de donner un immeuble, tandis qu’une autre peut l’utiliser et en percevoir les fruits. Quelle attribution correspond à la nue-propriété ?

L’usufruit
L’abusus
Le fructus
L’usus

L’abusus

Explication

La nue-propriété correspond à l’abusus, tandis que l’usufruit réunit l’usus et le fructus. Attribuer l’utilisation ou la perception des fruits à la nue-propriété revient à confondre ces composantes avec celles de l’usufruit.

36. Un contrat oblige un artisan à remettre une table à une cliente. Quel droit personnel celle-ci détient-elle contre lui ?

Le droit d’exiger la fabrication de la table
Le devoir de remettre la table à l’artisan
Le droit d’exiger la remise de la table
Le droit réel de disposer de la table

Le droit d’exiger la remise de la table

Explication

Le droit personnel permet au créancier d’exiger du débiteur une prestation de donner, faire ou ne pas faire. Le « droit réel » porte sur une chose, la « fabrication » transforme la remise en prestation de faire, et le « devoir de remettre la table à l’artisan » inverse les rôles.

37. Un créancier détient un droit qui reconnaît un devoir du débiteur, mais ne lui permet pas d’en imposer l’exécution par contrainte. De quel type d’obligation s’agit-il ?

D’une obligation de droit
D’une obligation naturelle
D’une obligation purement morale
D’une obligation assortie d’une contrainte

D’une obligation naturelle

Explication

L’obligation naturelle comporte un devoir pris en considération par le droit, sans moyen de contraindre le débiteur à l’exécuter. L’« obligation de droit » associe devoir et contrainte, tandis que l’« obligation purement morale » omet la reconnaissance juridique et que l’« obligation assortie d’une contrainte » inverse la distinction.

38. Une personne signe volontairement un contrat de vente afin de transférer un droit de propriété, tandis qu’un accident involontaire entraîne des effets juridiques. Comment qualifier ces deux situations, dans cet ordre ?

Deux actes juridiques
Deux faits juridiques
Un fait juridique, puis un acte juridique
Un acte juridique, puis un fait juridique

Un acte juridique, puis un fait juridique

Explication

L’acte juridique est une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit ; le fait juridique est un événement, voulu ou non, qui entraîne de tels effets. Qualifier l’accident d’« acte » confond effets juridiques et volonté destinée à les produire, tandis que qualifier la vente de « fait » néglige son intention juridique.

39. Une personne conclut volontairement un accord destiné à modifier un droit subjectif existant. Quel élément justifie de qualifier cet accord d’acte juridique ?

La survenue d’un événement entraînant un effet de droit
La volonté de créer un droit subjectif nouveau
La volonté de produire un effet de droit par modification d’un droit
La volonté d’éteindre un droit subjectif existant

La volonté de produire un effet de droit par modification d’un droit

Explication

Un acte juridique est une manifestation de volonté ayant pour objet de produire un effet de droit, notamment par modification d’un droit subjectif. « Créer » et « éteindre » sont d’autres effets possibles, mais ne décrivent pas le cas donné ; un événement produisant un effet sans cette volonté relève de la notion de fait juridique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Droits subjectifs et patrimoine.

Qu’oppose la summa divisio du droit privé ?

Les personnes et les choses.

Qu’est-ce que la personnalité juridique ?

L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations.

Que désigne une personne physique ?

Un être humain.

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