QCM : Contrats spéciaux : vente et entreprise (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un fournisseur et un distributeur organisent une relation commerciale durable, puis passent des commandes successives. Quel rôle revient aux contrats d’application ?

Préciser les commandes et les modalités concrètes de chaque opération
Remplacer le contrat-cadre par un nouveau régime juridique spécial
Déterminer la durée et les obligations générales de la relation
Fixer les règles générales applicables à toute la relation durable

Préciser les commandes et les modalités concrètes de chaque opération

Explication

Le contrat-cadre fixe les règles générales, tandis que les contrats d’application précisent leur mise en œuvre, notamment les commandes et les quantités. Attribuer les règles générales aux contrats d’application inverse les rôles ; fixer la durée ou les obligations générales relève du cadre ; un régime spécial confond la technique contractuelle avec un type particulier de contrat.

2. Dans un contrat-cadre, le fournisseur fixe seul le prix d’une commande ultérieure. L’acheteur conteste ce montant : quelle obligation pèse alors sur le fournisseur et quelle sanction risque-t-il en cas d’abus ?

Maintenir le montant sans justification, sauf annulation automatique de la commande
Motiver le montant contesté, sous peine de dommages-intérêts ou de résolution en cas d’abus
Demander à l’acheteur de fixer le montant, sous peine de nullité du contrat-cadre
Faire fixer le montant par le juge, qui ne peut prononcer que sa réduction

Motiver le montant contesté, sous peine de dommages-intérêts ou de résolution en cas d’abus

Explication

Le prix des contrats d’application peut être fixé unilatéralement, mais la partie qui le fixe doit motiver son montant en cas de contestation ; l’abus peut entraîner des dommages-intérêts ou la résolution. L’absence de justification méconnaît cette exigence, l’annulation automatique n’est pas la conséquence prévue et le pouvoir du juge n’est pas limité à une réduction du prix.

3. Un acheteur accepte une offre portant sur un bien et un prix déterminés. Quel élément permet de considérer la vente formée, sous réserve des conditions de validité ?

La signature d’un acte authentique avant tout échange de consentements
L’accord sur l’objet, même si le prix reste à déterminer ultérieurement
La remise matérielle du bien après accord sur son seul objet
La rencontre de l’offre et de l’acceptation sur l’objet et le prix

La rencontre de l’offre et de l’acceptation sur l’objet et le prix

Explication

La vente se forme par la rencontre d’une offre et d’une acceptation portant sur ses éléments essentiels, l’objet et le prix ; sa validité suppose aussi notamment l’absence de vice du consentement et l’existence d’un contenu. L’acte authentique n’est pas exigé pour toute vente, la remise matérielle ne constitue pas l’accord, et un prix non convenu laisse un élément essentiel sans accord.

4. Dans un avant-contrat, le vendeur s’engage à vendre un bien, tandis que l’acheteur reste libre de l’acquérir ou non. De quel mécanisme s’agit-il ?

Une promesse unilatérale laissant au vendeur l’option de vendre ou non
Un pacte de préférence donnant priorité à l’acheteur si le bien est proposé à un tiers
Une promesse synallagmatique engageant les deux parties à vendre et acheter
Une promesse unilatérale de vente laissant une option à l’acheteur

Une promesse unilatérale de vente laissant une option à l’acheteur

Explication

Dans une promesse unilatérale de vente, le promettant s’engage à vendre et le bénéficiaire conserve l’option d’acheter ou non. La promesse synallagmatique engage vendeur et acheteur, l’option de vendre ou non caractérise une autre configuration, et le pacte de préférence accorde une priorité si le propriétaire décide d’aliéner le bien.

5. Qu’est-ce que la garantie d’éviction due par le vendeur ?

L’obligation de remettre à l’acheteur la chose convenue avec les accessoires et les quantités prévues
L’obligation d’assurer à l’acheteur la jouissance paisible du bien et de le protéger contre une éviction de sa propriété
La protection de l’acheteur contre un défaut antérieur à la vente qui rend la chose impropre à son usage
L’obligation de transférer à l’acheteur les risques de perte dès la remise matérielle du bien

L’obligation d’assurer à l’acheteur la jouissance paisible du bien et de le protéger contre une éviction de sa propriété

Explication

Cette garantie protège l’acheteur dans la jouissance paisible du bien acquis et contre une éviction de sa propriété. La remise conforme relève de l’obligation de délivrance, tandis que les défauts cachés relèvent d’une garantie distincte.

6. Quel article du Code civil définit le contrat d’entreprise sous l’expression « louage d’ouvrage » ?

L’article 1124
L’article 1793
L’article 1710
L’article 1583

L’article 1710

Explication

L’article 1710 définit le louage d’ouvrage comme l’engagement de faire quelque chose pour autrui contre un prix convenu. L’article 1793 concerne plutôt les règles de prix applicables à certains marchés de construction à forfait.

7. Dans un marché à forfait, quelle est la fonction du prix convenu lorsque le coût des travaux dépasse les prévisions de l’entrepreneur ?

Il sert d’estimation initiale, révisable selon les dépenses réellement engagées.
Il couvre les travaux prévus, mais permet à l’entrepreneur de facturer les dépassements.
Il fixe la rémunération convenue, qui ne peut être augmentée pour ce seul dépassement.
Il établit un plafond que le juge peut relever selon la hausse des matériaux.

Il fixe la rémunération convenue, qui ne peut être augmentée pour ce seul dépassement.

Explication

Le forfait fixe précisément le travail et son prix, que l’entrepreneur ne peut augmenter au seul motif que ses coûts ont dépassé ses prévisions. La révision en fonction des dépenses réelles confond le forfait avec une rémunération calculée selon les coûts ; seuls les travaux supplémentaires commandés donnent lieu à un prix en plus.

8. À quel moment les tribunaux peuvent-ils réduire des honoraires jugés excessifs pour un contrat d’entreprise dont le prix n’a pas été fixé au forfait ?

Dès la conclusion du contrat, dès que le client conteste le montant annoncé
Après la réception des travaux, même si le client avait accepté et payé les honoraires
Après l’exécution du service, sauf si le client a payé en connaissance du travail effectué
Lors de la commande, uniquement si l’entrepreneur n’a pas détaillé ses tarifs

Après l’exécution du service, sauf si le client a payé en connaissance du travail effectué

Explication

Lorsque le prix n’est pas fixé au forfait, les tribunaux peuvent réduire des honoraires exagérés par rapport au service rendu, à moins que le client les ait payés en connaissance du travail effectué et après service fait. Le paiement avant l’exécution ne constitue pas l’exception décrite.

9. Quelle différence distingue la charge de la preuve lorsque l’entrepreneur réclame le paiement de travaux et le contrôle d’honoraires non forfaitaires jugés excessifs ?

L’entrepreneur doit démontrer que ses honoraires sont raisonnables, tandis que le client doit prouver l’existence du contrat et la commande des travaux.
L’entrepreneur doit établir le contrat et l’étendue de sa mission, tandis que le juge peut réduire des honoraires excessifs, sauf paiement éclairé après service fait.
L’entrepreneur doit prouver le paiement préalable des travaux, tandis que le client peut obtenir une réduction dès qu’il conteste le montant facturé.
Le client doit établir le contrat et l’étendue de la mission, tandis que le juge fixe librement les honoraires déjà payés après service fait.

L’entrepreneur doit établir le contrat et l’étendue de sa mission, tandis que le juge peut réduire des honoraires excessifs, sauf paiement éclairé après service fait.

Explication

La demande de paiement impose à l’entrepreneur de prouver l’existence du contrat et l’étendue de la mission confiée. Le pouvoir de réduire des honoraires excessifs concerne les contrats sans prix forfaitaire, mais ne s’applique pas lorsque le client a payé en connaissance du travail effectué après service fait.

10. Quelles conséquences la réception des travaux entraîne-t-elle pour le maître de l’ouvrage ?

Le prix est réduit, les risques sont partagés entre les parties et seuls les défauts cachés peuvent être réservés.
Le prix est suspendu, les risques restent à l’entrepreneur et les défauts apparents peuvent être invoqués sans réserve.
Le prix devient exigible, les risques lui sont transférés et les défauts apparents sont couverts, sous réserve des réserves formulées.
Le prix devient exigible, les risques restent à l’entrepreneur et les défauts apparents sont couverts dès la livraison.

Le prix devient exigible, les risques lui sont transférés et les défauts apparents sont couverts, sous réserve des réserves formulées.

Explication

La réception rend en principe exigible le prix ou son solde, transfère les risques au maître de l’ouvrage et couvre les défauts apparents, qui peuvent toutefois faire l’objet de réserves. La livraison ne produit pas à elle seule ces mêmes effets liés à la réception.

11. Un distributeur revend des marchandises achetées hors du réseau d’un fournisseur, sans fraude ni irrégularité dans leur acquisition. Comment qualifier cette revente ?

Elle engage automatiquement la responsabilité du distributeur envers le fournisseur.
Elle n’est pas fautive en elle-même au titre de la concurrence déloyale.
Elle entraîne la nullité des contrats conclus avec les clients du distributeur.
Elle constitue une rupture brutale de la relation commerciale établie.

Elle n’est pas fautive en elle-même au titre de la concurrence déloyale.

Explication

La revente hors réseau n’est pas fautive par elle-même ; la responsabilité pour concurrence déloyale suppose notamment que les marchandises aient été obtenues dans des conditions illicites ou frauduleuses. Une rupture brutale concerne la cessation d’une relation commerciale établie sans préavis écrit adapté.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Contrats spéciaux : vente et entreprise.

Que définit l’article 1111 du Code civil comme contrat-cadre ?

Un accord fixant les caractéristiques générales de relations contractuelles futures, précisées par des contrats d’application.

Quelles qualités caractérisent généralement la vente, hors vente en viager ?

Elle est consensuelle, synallagmatique, à titre onéreux, généralement commutative et translatrice de propriété.

Quelle règle la Cour de cassation a-t-elle posée le 1er décembre 1995 sur le prix des contrats ultérieurs ?

Son indétermination n’affecte pas la validité de la convention, mais l’abus dans la fixation du prix peut entraîner résiliation ou indemnisation.

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