QCM : Propriété intellectuelle et brevets (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une créatrice veut protéger en France l’apparence nouvelle et visible d’un objet, qui possède un caractère propre. Quelle durée de protection peut-elle viser au maximum ?

Sans limite totale, par renouvellements successifs de dix ans
Jusqu’à vingt ans, avec une protection initiale de dix ans
Dix ans au maximum, sans prolongation de la protection
Jusqu’à vingt-cinq ans, avec une protection initiale de cinq ans

Jusqu’à vingt-cinq ans, avec une protection initiale de cinq ans

Explication

Un dessin ou modèle doit être nouveau, visible et posséder un caractère propre ; sa protection dure cinq ans et peut être prolongée jusqu’à vingt-cinq ans au maximum. Les vingt ans correspondent au brevet, et le renouvellement indéfini concerne les marques.

2. Une demande de brevet est déposée le 1er mars 2026. À quelle date la durée de vingt ans à compter du dépôt arrive-t-elle à son terme ?

Le 1er mars 2046
Le 1er mars 2051
Le 1er mars 2041
Le 1er mars 2036

Le 1er mars 2046

Explication

La durée d’un brevet est de vingt ans à compter du dépôt de la demande : vingt ans après le 1er mars 2026, on arrive au 1er mars 2046. Dix ans correspond au certificat d’utilité, et le délai ne se calcule pas à partir de la délivrance.

3. Une invention est nouvelle et non évidente, mais son concepteur ne peut indiquer aucun secteur où elle pourrait être fabriquée ou utilisée concrètement. Quel critère manque ?

La nouveauté
L’activité inventive
La description détaillée
L’application industrielle

L’application industrielle

Explication

L’application industrielle suppose que l’invention puisse être fabriquée ou utilisée concrètement dans un secteur industriel. L’évidence concerne l’activité inventive, la divulgation antérieure la nouveauté, et une description ne prouve pas à elle seule la faisabilité concrète.

4. Quel droit un brevet d’invention confère-t-il à son titulaire ou à ses ayants cause ?

Un droit d’exploiter l’invention sans exclusivité
Un droit de distinguer des produits ou services
Un droit de protéger l’apparence d’un produit
Un droit exclusif d’exploitation de l’invention

Un droit exclusif d’exploitation de l’invention

Explication

Le brevet est un titre de propriété industrielle qui confère à son titulaire ou à ses ayants cause un droit exclusif d’exploitation de l’invention. La protection de l’apparence relève des dessins et modèles, et la distinction des produits ou services relève de la marque.

5. Une entreprise française renouvelle sa marque à chaque échéance de protection. Quelle durée totale peut-elle conserver cette protection ?

Une durée indéfinie grâce aux renouvellements successifs de dix ans
Une durée maximale de vingt ans à compter du premier dépôt
Une durée maximale de vingt-cinq ans à compter du premier dépôt
Une durée totale limitée à dix ans sans renouvellement possible

Une durée indéfinie grâce aux renouvellements successifs de dix ans

Explication

En France, la protection d’une marque dure dix ans et peut être renouvelée indéfiniment, ce qui permet de la maintenir sans limite totale déterminée. Vingt ans correspond à la durée d’un brevet, tandis que vingt-cinq ans est le plafond des dessins et modèles.

6. Une entreprise présente un prototype au public lors d’une démonstration avant de déposer une demande de brevet. Comment cette divulgation est-elle considérée pour déterminer l’état de la technique ?

Comme un élément extérieur à l’état de la technique, faute de publication écrite
Comme un élément de l’état de la technique, rendu public avant le dépôt
Comme un élément de l’état de la technique seulement après la délivrance du brevet
Comme un élément confidentiel, parce qu’il s’agit d’un prototype

Comme un élément de l’état de la technique, rendu public avant le dépôt

Explication

Une information accessible au public avant le dépôt entre dans l’état de la technique, qu’elle soit divulguée par écrit, oralement, par un usage ou autrement. L’option de la publication écrite exclut à tort les autres moyens de divulgation, celle de la délivrance décale la date pertinente et celle du prototype confond son usage public avec une situation confidentielle.

7. Un dossier a été déposé auprès d’un office, mais l’examen n’est pas terminé et les revendications peuvent encore évoluer. De quel état juridique s’agit-il ?

Un brevet maintenu après paiement des annuités
Un brevet délivré avec un droit exclusif reconnu
Un titre dont les revendications sont fixées après délivrance
Une demande de brevet en cours d’examen

Une demande de brevet en cours d’examen

Explication

Une demande est un dossier déposé dont la protection est en cours d’obtention et dont les revendications peuvent encore être modifiées. Un brevet délivré résulte de l’examen et comporte des revendications fixées ainsi qu’un droit exclusif reconnu.

8. Une entreprise choisit un certificat d’utilité pour une amélioration technique et veut savoir si un rapport de recherche est prévu. Quelle combinaison correspond à ce titre ?

Dix ans à compter de la délivrance, avec rapport de recherche
Vingt ans à compter de la délivrance, sans rapport de recherche
Vingt ans à compter du dépôt, avec rapport de recherche
Dix ans à compter du dépôt, sans rapport de recherche

Dix ans à compter du dépôt, sans rapport de recherche

Explication

Le certificat d’utilité est délivré pour dix ans à compter du dépôt et ne comporte pas de rapport de recherche. Le brevet, lui, dure vingt ans et fait l’objet d’un examen approfondi.

9. Une entreprise dépose une demande de brevet le 15 juin. Une présentation publique de l’invention avait eu lieu le 2 juin. Quelle conséquence cette divulgation a-t-elle pour la nouveauté ?

Elle n’a d’effet que si elle a lieu après l’examen de la demande
Elle préserve la nouveauté, car elle suit la date de dépôt
Elle fait obstacle à l’activité inventive, mais pas à la nouveauté
Elle fait obstacle à la nouveauté, car elle précède le dépôt

Elle fait obstacle à la nouveauté, car elle précède le dépôt

Explication

La nouveauté exige que l’invention n’ait pas été divulguée au public avant la date de dépôt. L’idée que la divulgation suit le dépôt inverse les dates, tandis que l’activité inventive et l’examen renvoient à d’autres critères ou étapes.

10. Une candidate possède un diplôme scientifique de deuxième cycle et un diplôme du CEIPI, mais n’a que deux ans de pratique professionnelle et n’a pas réussi l’examen ministériel. Quelle conclusion s’applique à son accès à la profession de conseil en propriété industrielle ?

Les conditions sont remplies, car le diplôme du CEIPI remplace la pratique et l’examen
Les conditions ne sont pas toutes remplies, car il lui manque une année de pratique et la réussite à l’examen ministériel
Il lui manque uniquement un diplôme national de deuxième cycle juridique
Elle doit justifier de trois années de pratique, mais l’examen ministériel est facultatif

Les conditions ne sont pas toutes remplies, car il lui manque une année de pratique et la réussite à l’examen ministériel

Explication

L’accès requiert notamment un diplôme national de deuxième cycle pertinent, le diplôme du CEIPI, au moins trois années de pratique et la réussite à l’examen ministériel. Le CEIPI ne remplace ni l’expérience minimale ni l’examen.

11. Après la délivrance d’un brevet européen, une entreprise choisit de demander l’effet unitaire. Quelle conséquence distingue cette démarche de la voie classique ?

Elle reçoit automatiquement une protection uniforme dès le dépôt
Elle obtient une protection uniforme dans plusieurs pays participants
Elle remplace la délivrance par l’OEB par des délivrances nationales
Elle doit valider séparément le brevet dans chaque pays choisi

Elle obtient une protection uniforme dans plusieurs pays participants

Explication

Le brevet européen unitaire suppose une demande d’effet unitaire après la délivrance et procure une protection uniforme dans plusieurs pays participants. La validation pays par pays caractérise la voie classique, l’effet unitaire n’est pas automatique dès le dépôt et il ne remplace pas la délivrance du brevet par l’OEB.

12. Un ingénieur du domaine examine une invention et conclut que la solution découle de manière évidente de l’état de la technique. Quel critère de brevetabilité fait défaut ?

La nouveauté
L’activité inventive
L’application industrielle
La description détaillée

L’activité inventive

Explication

L’activité inventive manque lorsque l’invention découle de manière évidente de l’état de la technique pour un homme du métier. L’application industrielle concerne la réalisation concrète, la nouveauté la divulgation antérieure et la description détaillée le contenu du document.

13. Une équipe met au point un dispositif agricole qui est nouveau et non évident pour un homme du métier. Quelle autre condition doit-il satisfaire pour être brevetable ?

Être décrit en détail dans un document accessible au public
Avoir été divulgué avant la date de dépôt du brevet
Pouvoir être fabriqué ou utilisé concrètement dans un secteur industriel
Apporter une solution évidente à un problème technique connu

Pouvoir être fabriqué ou utilisé concrètement dans un secteur industriel

Explication

La brevetabilité exige notamment une application industrielle, y compris dans l’agriculture. La seule nouveauté ne suffit pas, la non-évidence relève de l’activité inventive et une divulgation antérieure compromet la nouveauté.

14. Après le décès d’une artiste, ses héritiers souhaitent s’opposer à une modification portant atteinte à l’intégrité de son œuvre. Quelle caractéristique du droit moral rend cette démarche possible ?

Il s’éteint au décès, mais une licence d’exploitation demeure valable
Il dure pendant la vie de l’auteur plus 70 ans et passe ensuite au domaine public
Il est perpétuel et peut être exercé par les héritiers après le décès
Il peut être transféré librement par contrat aux héritiers

Il est perpétuel et peut être exercé par les héritiers après le décès

Explication

Le droit moral est perpétuel, inaliénable et imprescriptible; il peut être exercé par les héritiers après le décès de l’auteur. La durée de la vie plus 70 ans concerne les droits patrimoniaux, et non le droit moral.

15. Après le dépôt d’une demande, un office vérifie la brevetabilité et décide d’accorder le brevet. Quelle étape vient ensuite pour maintenir la protection ?

Recommencer l’examen de la brevetabilité
Déposer une nouvelle demande
Payer les annuités
Modifier les revendications avant la délivrance

Payer les annuités

Explication

La procédure suit le dépôt, l’examen de la brevetabilité, la délivrance, puis le maintien du brevet par paiement des annuités. Une nouvelle demande ou la reprise de l’examen ne constitue pas l’étape de maintien.

16. Une autorité publique autorise une entreprise à exploiter un brevet pour répondre à un motif de santé publique, sans l’accord du titulaire. De quel type de licence s’agit-il ?

Une licence sole
Une licence volontaire
Une licence obligatoire
Une licence exclusive

Une licence obligatoire

Explication

Une licence obligatoire est accordée par une autorité publique sans le consentement du titulaire pour un motif encadré, notamment la santé publique. Une licence volontaire repose sur un accord négocié; les notions d’exclusivité et de licence sole concernent le nombre de licenciés et le droit d’exploitation du titulaire.

17. Quel est le rôle principal d’une enveloppe Soleau pour une création ?

Créer le droit d’auteur au moment du dépôt de la création
Fournir une preuve simple et peu coûteuse de la création et de sa date
Accorder un brevet après vérification de la nouveauté de la création
Autoriser l’exploitation commerciale après examen de la création

Fournir une preuve simple et peu coûteuse de la création et de sa date

Explication

L’enveloppe Soleau sert de moyen de preuve simple et peu coûteux, en attestant la création et en lui attribuant une date certaine. Un brevet suppose une procédure distincte, le droit d’auteur naît dès la création, et l’enveloppe ne constitue pas une autorisation d’exploitation.

18. Dans une demande de brevet, quel rôle les revendications remplissent-elles principalement ?

Elles exposent le contexte technique sans délimiter la protection
Elles résument les documents antérieurs repérés lors de la recherche
Elles définissent l’étendue de la protection demandée
Elles fixent la date à laquelle la demande prend rang

Elles définissent l’étendue de la protection demandée

Explication

Les revendications délimitent l’étendue de la protection demandée et constituent un élément essentiel du brevet. Le résumé descriptif ne remplace pas cette délimitation, le rapport de recherche recense des documents pertinents et la date de dépôt fixe le rang de la demande.

19. Une entreprise choisit de garder confidentielle une méthode de fabrication au lieu de déposer un brevet. Quel type de protection par brevet ce secret lui procure-t-il ?

Une protection provisoire dès la mise au point du secret
Une protection par brevet dès qu’une preuve datée est constituée
Une protection équivalente à celle d’un brevet délivré
Aucune protection par brevet du seul fait du secret

Aucune protection par brevet du seul fait du secret

Explication

Le secret de fabrication ne bénéficie pas d’une protection par brevet : le fait de garder une méthode confidentielle ne revient pas à obtenir un brevet. Assimiler le secret à un brevet délivré confond deux protections distinctes, la protection provisoire concerne une demande publiée, et une preuve datée ne constitue pas un brevet.

20. Une créatrice veut protéger une photographie originale et déposer une marque pour identifier ses services. À quelles branches de la propriété intellectuelle ces protections se rattachent-elles respectivement ?

Les deux relèvent de la propriété littéraire et artistique
La photographie relève de la propriété littéraire et artistique, et la marque de la propriété industrielle
La photographie relève de la propriété industrielle, et la marque de la propriété littéraire et artistique
Les deux relèvent de la propriété industrielle

La photographie relève de la propriété littéraire et artistique, et la marque de la propriété industrielle

Explication

La propriété intellectuelle comprend la propriété littéraire et artistique, qui inclut le droit d’auteur, ainsi que la propriété industrielle, qui inclut notamment les marques. Classer la photographie en propriété industrielle ou la marque en propriété littéraire et artistique inverse ces catégories.

21. Quel aspect d’un produit relève de la protection d’un dessin ou modèle ?

Son principe technique, destiné à résoudre un problème d’invention
Son origine personnelle, associée à l’identité de son créateur
Son signe distinctif, utilisé pour identifier ses produits ou services
Son apparence, notamment ses lignes, contours, couleurs, forme ou texture

Son apparence, notamment ses lignes, contours, couleurs, forme ou texture

Explication

Les dessins et modèles protègent l’apparence d’un produit ou d’une partie de produit, notamment ses lignes, contours, couleurs, forme, texture, matériaux ou ornementation. Un signe distinctif relève de la marque, tandis qu’un principe technique relève de la protection des inventions.

22. Une demande de brevet française vient d’être publiée, mais le brevet n’a pas encore été délivré. Quelle démarche le titulaire peut-il engager immédiatement au titre de la contrefaçon ?

Il peut exercer l’action en contrefaçon dès la publication
Il peut obtenir immédiatement réparation pour toute exploitation
Il ne peut pas encore exercer l’action en contrefaçon
Il peut exercer l’action dès le dépôt de la demande

Il ne peut pas encore exercer l’action en contrefaçon

Explication

En France, la publication de la demande procure une protection provisoire, mais l’action en contrefaçon ne peut être exercée qu’après la délivrance du brevet. L’action dès publication confond protection provisoire et délivrance ; le dépôt seul ne déclenche pas ce droit d’action, et une réparation éventuelle pour certains actes relève de conditions ultérieures.

23. Un brevet est délivré. Un fournisseur, sachant à quoi ils serviront, fournit des éléments essentiels permettant à un tiers de réaliser l’invention brevetée, sans fabriquer ni vendre lui-même le produit. De quel type de contrefaçon s’agit-il ?

Une contrefaçon directe par vente du produit
Une offre à la vente constitutive d’exploitation directe
Une contrefaçon directe par fabrication du produit
Une contrefaçon indirecte par fourniture de moyens

Une contrefaçon indirecte par fourniture de moyens

Explication

La contrefaçon indirecte consiste à fournir sciemment des moyens permettant de réaliser l’invention, notamment un élément essentiel destiné à sa mise en œuvre. La fabrication et la vente sont des actes directs, tandis que fournir les moyens essentiels en connaissance de leur destination relève de la contrefaçon indirecte.

24. Un éditeur souhaite reproduire et vendre une œuvre, tandis que l’auteur veut autoriser ou refuser cette exploitation contre rémunération. Quel droit l’auteur mobilise-t-il ?

Le droit des marques
Le droit moral
Le droit des brevets
Les droits patrimoniaux

Les droits patrimoniaux

Explication

Les droits patrimoniaux confèrent un monopole d’exploitation économique et permettent d’autoriser ou d’interdire notamment la reproduction et la vente, généralement contre rémunération. Le droit moral protège le lien de l’auteur à l’œuvre plutôt que son exploitation économique.

25. Une entreprise souhaite obtenir un brevet, le maintenir en vigueur et défendre ses droits en cas de litige. Quel professionnel peut la conseiller, l’assister ou la représenter dans ces démarches ?

Un juriste spécialisé en droit des contrats
Un examinateur de brevets
Un conseil en propriété industrielle
Un mandataire européen

Un conseil en propriété industrielle

Explication

Le conseil en propriété industrielle peut conseiller, assister ou représenter des tiers pour obtenir, maintenir, exploiter ou défendre des droits de propriété industrielle. L’examinateur évalue les demandes, le mandataire européen relève d’un cadre distinct et le juriste contractuel n’a pas cette mission générale.

26. Une société envisage de fabriquer et de commercialiser un produit susceptible de mettre en jeu des brevets détenus par des tiers. Que mesure une étude de liberté d’exploitation ?

La possibilité d’obtenir un nouveau brevet sur le produit
Le risque d’atteindre les droits de propriété intellectuelle de tiers
La décision d’un titulaire d’accorder une licence
La validité des brevets détenus par la société

Le risque d’atteindre les droits de propriété intellectuelle de tiers

Explication

Une étude de liberté d’exploitation évalue le risque de porter atteinte aux droits de propriété intellectuelle de tiers lors de la fabrication, de l’utilisation ou de la commercialisation. La validité des brevets propres, l’obtention d’un nouveau brevet et la négociation d’une licence sont des questions différentes.

27. Un auteur demande que son nom soit associé à son œuvre, que son intégrité soit préservée et qu’il puisse décider de sa première divulgation. Quel droit protège ces prérogatives ?

Les droits patrimoniaux
Le droit des brevets
Le droit moral
Le droit des marques

Le droit moral

Explication

Le droit moral protège le lien de l’auteur à son œuvre, notamment sa reconnaissance, son intégrité et la décision de divulgation. Les droits patrimoniaux portent sur l’exploitation économique, tandis que les marques et brevets relèvent de la propriété industrielle.

28. Après la phase internationale PCT, une déposante souhaite obtenir un brevet dans plusieurs pays et dans une région couverte par une organisation régionale. Quelle étape doit-elle accomplir ?

Entrer en phase nationale ou régionale dans les juridictions choisies
Attendre la fin de la phase internationale pour recevoir les brevets nationaux
Déposer une nouvelle demande internationale auprès de chaque juridiction choisie
Demander à l’OMPI de délivrer un brevet mondial couvrant les juridictions choisies

Entrer en phase nationale ou régionale dans les juridictions choisies

Explication

À l’issue de la phase internationale, le demandeur doit entrer en phase nationale ou régionale là où il souhaite obtenir une protection, notamment auprès de l’OEB, de l’ARIPO ou de l’OAPI. La phase internationale ne confère pas à elle seule de droits nationaux, et ces organismes ne délivrent pas un titre mondial unique.

29. Une société dépose une demande selon le PCT et pense qu’elle détient ainsi un brevet mondial. Quelle caractérisation du PCT corrige cette interprétation ?

Il coordonne les dépôts dans 159 États, chacun recevant automatiquement un brevet
Il remplace les procédures nationales par un brevet unique délivré par l’OMPI
Il délivre un brevet mondial valable dans les 159 États contractants
Il offre une procédure internationale unique de dépôt, sans créer de brevet mondial

Il offre une procédure internationale unique de dépôt, sans créer de brevet mondial

Explication

Le PCT, qui compte 159 États contractants permet une procédure internationale unique de dépôt, mais ne crée pas de brevet mondial. L’idée d’un titre mondial confond procédure et délivrance, et le nombre d’États ne signifie pas qu’un brevet leur est automatiquement accordé.

30. Quel rôle une marque remplit-elle pour les produits ou services d’une personne physique ou morale ?

Protéger l’apparence de leurs produits au moyen de leurs formes et couleurs
Identifier l’auteur d’une œuvre sans distinguer les produits ou services
Réserver l’exploitation d’une invention au moyen d’un titre industriel
Distinguer leurs produits ou services au moyen d’un signe représentable graphiquement

Distinguer leurs produits ou services au moyen d’un signe représentable graphiquement

Explication

Une marque est un signe susceptible de représentation graphique qui sert à distinguer les produits ou services d’une personne physique ou morale. La protection de l’apparence relève des dessins et modèles, et le droit sur une invention relève du brevet.

31. Dans un contrat de licence de brevet, quel est l’engagement essentiel du titulaire envers le licencié ?

Lui imposer une autorisation accordée par une autorité publique
Lui transférer la propriété du brevet sans conditions d’exploitation
L’autoriser à exploiter l’invention brevetée selon des conditions définies
Lui confier le droit d’interdire toute utilisation de l’invention

L’autoriser à exploiter l’invention brevetée selon des conditions définies

Explication

Une licence est un contrat par lequel le titulaire autorise un tiers à exploiter l’invention brevetée selon des conditions définies. Elle ne transfère pas en elle-même la propriété du brevet; le droit d’interdire est attaché au brevet, et une autorisation publique relève de la licence obligatoire.

32. Une entreprise réalise, avant l’expiration d’un brevet pharmaceutique, des essais nécessaires à l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché. Quelle exception peut couvrir cette activité ?

L’usage privé non commercial
La possession personnelle antérieure
L’exception Bolar
L’épuisement des droits

L’exception Bolar

Explication

L’exception Bolar permet d’effectuer des essais réglementaires en vue d’obtenir une autorisation de mise sur le marché avant l’expiration du brevet. L’usage privé concerne une utilisation non commerciale, l’épuisement suit une première vente autorisée, et la possession antérieure protège une utilisation commencée avant le dépôt.

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Quel rôle joue le conseil en propriété industrielle auprès des tiers ?

Il les conseille, les assiste ou les représente pour obtenir, maintenir, exploiter ou défendre des droits de propriété industrielle.

Quel diplôme national préalable est requis pour accéder à la profession de conseil en propriété industrielle ?

Un diplôme national de deuxième cycle juridique, scientifique ou technique.

Combien d’années de pratique professionnelle faut-il pour accéder à la profession de conseil en propriété industrielle ?

Au moins trois années.

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