QCM : Transmission et cession d’entreprise (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un contrat de location-gérance, quel est le rôle du locataire-gérant ?

Mettre le fonds à disposition du propriétaire contre une redevance
Exploiter le fonds à ses risques et périls contre une redevance
Gérer le fonds au nom du propriétaire contre un salaire
Acquérir immédiatement le fonds contre un prix convenu

Exploiter le fonds à ses risques et périls contre une redevance

Explication

La location-gérance confère au gérant la jouissance du fonds, qu’il exploite à ses risques et périls en versant une redevance. L’acquisition immédiate confond gérance et vente, l’exploitation par le propriétaire inverse les rôles, et le salaire ne correspond pas à la redevance.

2. Une salariée envisage de reprendre le fonds de son employeur, mais souhaite d’abord en vérifier la rentabilité et financer progressivement son acquisition. Quelle utilité de la location-gérance correspond à son projet ?

Tester l’activité avant l’achat et financer progressivement la reprise
Accompagner uniquement la transmission du fonds à un descendant
Tester l’activité sans envisager le financement d’une acquisition
Acheter immédiatement le fonds sans période d’exploitation préalable

Tester l’activité avant l’achat et financer progressivement la reprise

Explication

La location-gérance peut permettre à un futur acquéreur de tester la rentabilité, puis de financer progressivement l’acquisition du fonds. La vente immédiate supprime cette transition, la transmission à un descendant est une autre utilité, et l’essai sans projet d’achat omet le financement progressif visé ici.

3. Quelle réforme a supprimé l’obligation d’avoir exploité un fonds pendant au moins deux ans avant sa mise en location-gérance ?

La loi Soilihi du 19 juillet 2019
La loi Soilihi du 19 juillet 2020
La loi du 19 juillet 2019 maintenant l’exigence des deux ans
La loi du 19 juillet 2018 supprimant l’exigence des deux ans

La loi Soilihi du 19 juillet 2019

Explication

La loi Soilihi du 19 juillet 2019 a supprimé l’exigence d’exploitation préalable pendant au moins deux ans. La date de 2020 et celle de 2018 sont erronées, tandis que le maintien de l’exigence inverse la réforme.

4. Un contrat de location-gérance vient d’être signé. Quelle démarche de publicité et d’immatriculation doit être mise en œuvre ?

Publier le contrat au RCS sous 15 jours, sans formalité distincte au SHAL
Publier un avis dans un SHAL sous 30 jours, modifier l’inscription du bailleur et immatriculer le locataire-gérant au RCS
Publier un avis dans un SHAL sous 15 jours, modifier l’inscription du bailleur et immatriculer le locataire-gérant au RCS
Publier un avis dans un SHAL sous 15 jours, immatriculer le bailleur et modifier l’inscription du locataire-gérant au RCS

Publier un avis dans un SHAL sous 15 jours, modifier l’inscription du bailleur et immatriculer le locataire-gérant au RCS

Explication

L’avis doit paraître dans un SHAL dans les 15 jours suivant la signature ; le bailleur fait l’objet d’une inscription modificative et le locataire-gérant s’immatricule au RCS. Le délai de 30 jours est erroné, l’inversion des formalités confond les rôles, et la publication au RCS ne remplace pas l’avis au SHAL.

5. Le contrat de location-gérance d’un fonds n’a pas encore été publié au RCS lorsqu’une dette d’exploitation est contractée. Qui en répond solidairement ?

Le bailleur avec le locataire-gérant
Le bailleur avec le locataire-gérant même après publication
Le bailleur seul
Le locataire-gérant seul

Le bailleur avec le locataire-gérant

Explication

Jusqu’à la publication du contrat au RCS, le bailleur est solidairement responsable des dettes d’exploitation contractées par le locataire-gérant. La responsabilité du locataire-gérant seul s’applique après publication ; le bailleur seul n’est pas le débiteur exclusif, et la solidarité ne perdure pas après publication.

6. À l’entrée en location-gérance d’un fonds, des salariés y sont déjà attachés. Quelle conséquence s’applique à leurs contrats de travail ?

Ils sont transférés au locataire-gérant, qui doit renégocier les conditions de travail
Ils sont transférés au locataire-gérant, qui maintient les conditions de travail sans imposer d’essai
Ils restent auprès du propriétaire, sauf accord individuel de chaque salarié
Ils sont transférés au locataire-gérant, qui peut imposer une période d’essai

Ils sont transférés au locataire-gérant, qui maintient les conditions de travail sans imposer d’essai

Explication

À l’entrée en location-gérance, les contrats attachés au fonds sont transférés de plein droit au locataire-gérant, qui doit maintenir les conditions de travail et ne peut imposer une période d’essai. L’essai imposé contredit cette règle, l’accord individuel ne conditionne pas le transfert, et une renégociation obligatoire n’est pas prévue.

7. Une entreprise perçoit des redevances au titre d’une location-gérance. À quel taux de TVA cette opération est-elle soumise ?

Au taux réduit de 10 %
À un taux de 5,5 %
Au taux normal de 20 %
À un taux de 12 %

Au taux normal de 20 %

Explication

La location-gérance est soumise à la TVA au taux normal de 20 %. Les taux de 10 %, 5,5 % et 12 % ne correspondent pas au taux indiqué pour cette opération.

8. Lors de la cession d’un fonds de commerce, lequel de ces éléments incorporels peut être compris dans la vente ?

La trésorerie disponible
Une dette fournisseur
Le mobilier commercial
Le droit au bail

Le droit au bail

Explication

Le droit au bail fait partie des éléments incorporels susceptibles d’être compris dans la cession. Le mobilier est corporel, tandis qu’une dette fournisseur et la trésorerie sont exclues par principe.

9. Quel élément corporel est compris dans la cession d’un fonds de commerce ?

La clientèle
Une créance client
L’outillage
Un contrat de prêt

L’outillage

Explication

L’outillage figure parmi les éléments corporels compris dans la cession, avec le matériel, le mobilier et les marchandises. La clientèle est incorporelle, tandis que les créances et les contrats sont exclus par principe.

10. Un vendeur cède son fonds de commerce et détient une trésorerie ainsi que des dettes fournisseurs ; quel traitement s’applique par principe à ces éléments ?

Les dettes sont cédées, mais la trésorerie reste au vendeur
La trésorerie et les dettes restent hors de la cession
La trésorerie et les dettes sont toutes deux cédées
La trésorerie est cédée, mais les dettes restent au vendeur

La trésorerie et les dettes restent hors de la cession

Explication

Par principe, la cession du fonds exclut à la fois la trésorerie et les dettes. L’exception concernant certains contrats transmis, comme le bail commercial ou les contrats de travail obligatoires, ne transforme pas ces éléments en éléments cédés.

11. Deux commerçants souhaitent formaliser la vente d’un fonds, précédée d’un avant-contrat ; quelle combinaison de formes est admise ?

Un acte sous seing privé précédé uniquement d’un compromis
Un acte définitif précédé d’un acte authentique provisoire obligatoire
Un acte sous seing privé ou authentique, précédé d’une promesse unilatérale ou d’un compromis
Un acte authentique précédé uniquement d’une promesse unilatérale

Un acte sous seing privé ou authentique, précédé d’une promesse unilatérale ou d’un compromis

Explication

L’acte de cession peut être établi sous seing privé ou par acte authentique, et la vente définitive peut être précédée d’une promesse unilatérale ou d’un compromis. Imposer une forme unique ou un seul type d’avant-contrat restreint à tort ces possibilités.

12. Quelle information doit figurer dans l’acte de cession du fonds de commerce ?

Le mode de paiement choisi par l’acquéreur
Le chiffre d’affaires des trois dernières années
Le prix total et sa ventilation entre les éléments cédés
La date de publication au BODACC

Le prix total et sa ventilation entre les éléments cédés

Explication

L’acte indique notamment le prix total et sa ventilation entre les éléments cédés. La publication au BODACC relève d’une formalité distincte, l’historique d’activité est facultatif et les modalités de paiement sont une autre mention.

13. Une entreprise de 80 salariés prévoit de céder son fonds dans trois mois ; quand doit-elle informer ses salariés pour leur permettre de présenter une offre de reprise ?

Quinze jours après la publication au SHAL
Au moins deux mois avant la cession
Dans les quinze jours suivant la cession
Au moins quinze jours avant la cession

Au moins deux mois avant la cession

Explication

Dans les entreprises de moins de 250 salariés, l’information doit intervenir au moins deux mois avant la cession afin que les salariés puissent présenter une offre. Les délais de quinze jours concernent les publications après la vente, non cette information préalable.

14. Lors de la vente d’un fonds de commerce, quelles obligations principales incombent au vendeur envers l’acquéreur ?

Délivrer les éléments du fonds et garantir uniquement contre les vices cachés, sans obligation de non-concurrence
Garantir l’acquéreur contre l’éviction et les dettes du vendeur, puis payer le prix au séquestre
Prendre possession du fonds et payer le prix au séquestre, tout en garantissant les créanciers de l’acquéreur
Délivrer les éléments du fonds et garantir l’acquéreur contre l’éviction et les vices cachés, tout en respectant la non-concurrence prévue

Délivrer les éléments du fonds et garantir l’acquéreur contre l’éviction et les vices cachés, tout en respectant la non-concurrence prévue

Explication

Le vendeur doit délivrer les éléments du fonds, garantir l’acquéreur contre l’éviction et les vices cachés, et respecter l’obligation de non-concurrence prévue par la vente. La prise de possession et le paiement relèvent de l’acquéreur, l’omission des garanties néglige l’éviction, et le paiement au séquestre n’est pas une obligation du vendeur.

15. Dans une vente, l’acquéreur prend possession du fonds selon les conditions convenues et règle le prix par billets à ordre ; quelle modalité de paiement correspond à ses obligations ?

Payer le prix au séquestre, éventuellement au moyen de billets de fonds
Verser le prix aux créanciers opposants dès la parution au BODACC
Payer le prix directement au vendeur, éventuellement au moyen de billets de fonds
Inscrire les billets de fonds au registre des privilèges et nantissements

Payer le prix au séquestre, éventuellement au moyen de billets de fonds

Explication

L’acquéreur doit payer le prix entre les mains d’un séquestre ; le règlement peut être échelonné au moyen de billets à ordre appelés billets de fonds. Le paiement direct au vendeur confond le destinataire des fonds, tandis que l’inscription du privilège et l’opposition relèvent d’autres formalités.

16. Un vendeur veut protéger sa créance si l’acquéreur devient défaillant puis revend le fonds. Quelle démarche lui permet de bénéficier du privilège du vendeur ?

Inscrire lui-même le privilège au registre des privilèges et nantissements dans les 30 jours
Notifier sa créance au sous-acquéreur dans les 10 jours suivant la vente initiale
Former opposition auprès du séquestre dans les 10 jours suivant la parution au BODACC
Demander au greffe d’inscrire le privilège dans les 30 jours suivant la revente du fonds

Inscrire lui-même le privilège au registre des privilèges et nantissements dans les 30 jours

Explication

Le privilège doit être inscrit par le vendeur au registre des privilèges et nantissements dans les 30 jours ; il lui confère un droit de préférence et un droit de suite. L’opposition dans les dix jours concerne les créanciers du vendeur, et le vendeur doit accomplir lui-même l’inscription.

17. Un créancier du vendeur souhaite empêcher le versement du prix au vendeur après la publication de la cession au BODACC. Quelle démarche doit-il effectuer ?

Saisir le tribunal de commerce dans les 10 jours pour obtenir le blocage du prix
Inscrire une opposition au registre des privilèges dans les 30 jours, par acte de commissaire de justice
Notifier directement le vendeur dans les 30 jours suivant la publication au BODACC
Former opposition au paiement auprès du séquestre dans les 10 jours, par acte de commissaire de justice

Former opposition au paiement auprès du séquestre dans les 10 jours, par acte de commissaire de justice

Explication

Tout créancier du vendeur peut former opposition au paiement du prix auprès du séquestre dans les dix jours suivant la parution au BODACC, par acte de commissaire de justice. Le délai de trente jours concerne l’inscription du privilège du vendeur ; l’opposition est adressée au séquestre, et une simple notification au vendeur ne répond pas à la formalité prévue.

18. Un vendeur a détenu son fonds pendant un an et demi avant de le céder. Quel régime s’applique à sa plus-value professionnelle ?

Imposition au taux de 30 %, composé d’IR et de prélèvements sociaux
Exonération de la plus-value du fait d’une détention inférieure à deux ans
Imposition au barème progressif de l’IR sans cotisations sociales ni possibilité d’étalement
Imposition au barème progressif de l’IR avec cotisations sociales, avec étalement possible sur trois ans

Imposition au barème progressif de l’IR avec cotisations sociales, avec étalement possible sur trois ans

Explication

Une détention de moins de deux ans entraîne une plus-value à court terme, imposée au barème progressif de l’IR avec cotisations sociales ; un étalement sur trois ans est possible selon l’article 85 du CGI. Le taux de 30 % relève de la plus-value à long terme, et la courte durée ne crée pas à elle seule une exonération.

19. Une entreprise cède un fonds qu’elle détient depuis trois ans. Quel traitement fiscal correspond à la plus-value professionnelle réalisée ?

Le barème progressif de l’IR, augmenté des cotisations sociales
Un taux de 12,8 % d’IR, sans prélèvements sociaux
Un taux global de 30 %, composé de 17,2 % d’IR et de 12,8 % de prélèvements sociaux
Un taux global de 30 %, composé de 12,8 % d’IR et de 17,2 % de prélèvements sociaux

Un taux global de 30 %, composé de 12,8 % d’IR et de 17,2 % de prélèvements sociaux

Explication

Au-delà de deux ans de détention, la plus-value est à long terme et relève d’un taux global de 30 %, composé de 12,8 % d’IR et de 17,2 % de prélèvements sociaux. Le barème progressif avec cotisations sociales concerne la plus-value à court terme, et la répartition inversée des composantes est erronée.

20. Pour calculer les droits d’enregistrement d’une cession, l’acquéreur dispose d’un prix ventilé entre clientèle, droit au bail, mobilier, marchandises, brevets, dettes et créances. Quelle base doit-il retenir ?

La clientèle, le droit au bail, les objets mobiliers et les marchandises, selon les tranches de 0 %, 3 % et 5 %
La clientèle, le droit au bail et les objets mobiliers, selon les tranches de 0 %, 3 % et 5 %
La clientèle, le droit au bail, les objets mobiliers et les brevets, selon les tranches de 0 %, 3 % et 5 %
La clientèle, le droit au bail, les objets mobiliers, les dettes et les créances, selon les tranches de 0 %, 3 % et 5 %

La clientèle, le droit au bail et les objets mobiliers, selon les tranches de 0 %, 3 % et 5 %

Explication

L’assiette comprend la clientèle, le droit au bail et les objets mobiliers, tandis que les marchandises, stocks, brevets, dettes et créances en sont exclus ; les tranches applicables sont de 0 %, 3 % et 5 %. Inclure les marchandises, les brevets ou les dettes et créances étend indûment l’assiette.

21. Une société est constituée sous forme de SARL et un associé souhaite céder ses parts à une personne extérieure. Quelle règle d’accord s’applique ?

L’accord de tous les associés, sans condition de représentation des parts
La majorité des associés représentant au moins la moitié des parts
La cession est libre, sans accord des associés
La majorité des associés représentant au moins les deux tiers des parts

La majorité des associés représentant au moins la moitié des parts

Explication

Pour une cession à un tiers en SARL, l’accord doit réunir la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts. La cession libre des actions concerne les SA et SAS, l’unanimité caractérise la SNC, et la majorité des deux tiers ne correspond pas à la règle indiquée.

22. Dans une SARL, une associée souhaite céder ses parts à son fils. Quel régime s’applique à cette cession ?

Elle exige la majorité des associés représentant la moitié des parts
Elle est libre au regard de la règle de cession des parts
Elle exige l’agrément préalable des associés
Elle exige l’accord unanime des autres associés

Elle est libre au regard de la règle de cession des parts

Explication

Dans une SARL, les cessions entre associés ainsi qu’entre conjoints, ascendants et descendants sont libres. L’unanimité relève de la SNC, tandis que la majorité représentant au moins la moitié des parts concerne les cessions à des tiers; l’agrément automatique n’est pas la règle énoncée pour une cession à un descendant.

23. Quel ensemble de clauses les statuts ou un pacte d’associés peuvent-ils prévoir pour limiter ou encadrer la cession des titres ?

Agrément, préemption, inaliénabilité temporaire, sortie conjointe ou entraînement obligatoire
Préemption, information des salariés, inaliénabilité permanente, médiation ou audit juridique
Agrément, obtention d’un prêt, garantie de passif, consultation du CSE ou préemption
Agrément, révision du prix, garantie de passif, sortie conjointe ou audit préalable

Agrément, préemption, inaliénabilité temporaire, sortie conjointe ou entraînement obligatoire

Explication

Les statuts ou un pacte peuvent encadrer la cession par des clauses d’agrément, de préemption, d’inaliénabilité temporaire, de sortie conjointe ou d’entraînement obligatoire. La révision du prix, l’audit et les formalités d’information relèvent d’autres aspects de l’opération, non de cet ensemble de clauses.

24. Un majoritaire vend ses titres et l’acquéreur veut acheter la totalité des parts. Une clause impose alors aux minoritaires de céder les leurs. De quel mécanisme s’agit-il ?

Une clause d’entraînement obligatoire
Une clause de sortie conjointe
Une clause d’agrément
Une clause de préemption

Une clause d’entraînement obligatoire

Explication

L’entraînement obligatoire impose aux minoritaires de vendre lorsque le majoritaire cède et que l’acquéreur souhaite la totalité des parts. La sortie conjointe leur donne plutôt la faculté de vendre aux mêmes conditions; la préemption accorde une priorité d’achat et l’agrément concerne l’approbation de l’acquéreur.

25. Un vendeur accorde à un acheteur un délai pour décider s’il lève une option, notamment afin de rechercher un financement. Quelle forme de promesse correspond à cette situation ?

Une promesse synallagmatique déjà réciproquement engagée
Une lettre d’intention de l’acquéreur
Une promesse unilatérale de vente
Une promesse croisée de vendre et d’acheter

Une promesse unilatérale de vente

Explication

La promesse unilatérale laisse à l’acheteur le temps de lever l’option et de rechercher un financement. Une promesse croisée engage les deux parties et équivaut à une promesse synallagmatique, tandis qu’une lettre d’intention encadre la négociation et la confidentialité.

26. Un investisseur cherche à estimer la valeur réelle des droits sociaux d’une société non cotée avant une acquisition. Quelle démarche est nécessaire ?

Fixer un prix ferme sans procéder à une évaluation
Obtenir l’agrément du cessionnaire sans auditer la société
Consulter le CSE sans examiner les comptes ni la situation juridique
Réaliser un audit de la société

Réaliser un audit de la société

Explication

Pour approcher la valeur réelle des droits sociaux d’une société non cotée, un audit de la société est nécessaire. La fixation d’un prix ferme ne constitue pas une évaluation, et la consultation du CSE ou l’obtention d’un agrément ne remplace pas l’audit.

27. Une SARL et une SAS cèdent chacune des titres : quelle formalité distingue le transfert des parts de la SARL de celui des actions de la SAS ?

Les deux transferts exigent un écrit et la publication des statuts modifiés au RCS.
Les parts de SARL sont transférées par ordre de mouvement sans publication ; les actions de SAS exigent un écrit et la publication des statuts modifiés au RCS.
Les parts de SARL exigent un écrit et la publication des statuts modifiés au RCS ; les actions de SAS sont transférées par ordre de mouvement sans publication obligatoire.
Les deux transferts se font par ordre de mouvement sans écrit ni publication obligatoire.

Les parts de SARL exigent un écrit et la publication des statuts modifiés au RCS ; les actions de SAS sont transférées par ordre de mouvement sans publication obligatoire.

Explication

Les parts sociales non négociables de SARL nécessitent un écrit et la publication des statuts modifiés, tandis que les actions négociables de SAS sont transférées par ordre de mouvement sans publication obligatoire. Le régime simplifié attribué aux parts confond les catégories ; le formalisme des parts appliqué aux actions inverse la distinction ; l’ordre de mouvement n’est pas la publication au RCS.

28. Une vente de titres prévoit que le cédant indemnisera l’acquéreur si un passif lié à une cause antérieure à la cession apparaît ensuite ; quel mécanisme cette clause met-elle en place ?

Une garantie légale des vices cachés
Une clause conventionnelle de non-concurrence
Une garantie légale d’éviction
Une garantie conventionnelle d’actif et de passif

Une garantie conventionnelle d’actif et de passif

Explication

La garantie d’actif et de passif est l’engagement conventionnel du cédant d’indemniser l’acquéreur en cas d’augmentation du passif ou de diminution de l’actif liée à une cause antérieure à la cession. Les vices cachés et l’éviction sont des garanties légales ; la non-concurrence porte sur la concurrence exercée par le cédant.

29. Une entreprise relevant de l’IR cède des titres détenus depuis trois ans : quel régime d’imposition de la plus-value s’applique ?

Le taux de 0,1 % applicable aux actions
Le barème progressif de l’IR
Le taux fixe de 30 %
L’intégration au résultat d’exploitation soumis à l’IS

Le taux fixe de 30 %

Explication

Pour une entreprise relevant de l’IR, une détention supérieure à deux ans entraîne l’imposition de la plus-value au taux fixe de 30 %. Le barème progressif concerne une détention de moins de deux ans ; l’intégration au résultat d’exploitation relève du régime de l’IS, tandis que 0,1 % est un droit d’enregistrement sur les actions.

30. Un acquéreur achète des parts sociales et déclare l’acte de cession deux semaines après sa signature ; quelle règle combine correctement le délai de déclaration, le paiement et le taux applicable ?

Déclaration dans le mois, paiement le jour de la déclaration, taux de 5 % sans abattement.
Déclaration dans le mois, paiement le jour de la déclaration, taux de 3 % après abattement proratisé de 23 000 €.
Déclaration dans le mois, paiement le jour de la déclaration, taux de 0,1 % sans abattement.
Déclaration dans le mois, paiement après la déclaration, taux de 3 % après abattement proratisé de 23 000 €.

Déclaration dans le mois, paiement le jour de la déclaration, taux de 3 % après abattement proratisé de 23 000 €.

Explication

L’acte doit être déclaré dans le mois et les droits sont payés le jour de la déclaration ; les parts sociales sont soumises au taux de 3 % après un abattement de 23 000 € proratisé. Le taux de 0,1 % concerne les actions, celui de 5 % les sociétés à prépondérance immobilière, et le paiement n’est pas reporté après la déclaration.

31. Quelle mesure la loi du 14 février 2022 a-t-elle instaurée pour l’entrepreneur individuel ?

Une séparation de plein droit entre patrimoines personnel et professionnel, sans personne morale distincte
Une séparation des patrimoines instaurée par la loi du 14 février 2021
Une séparation de plein droit entre patrimoines professionnel et social, sans personne morale distincte
Une séparation des patrimoines créée par la constitution obligatoire d’une personne morale

Une séparation de plein droit entre patrimoines personnel et professionnel, sans personne morale distincte

Explication

La loi du 14 février 2022 sépare de plein droit les patrimoines personnel et professionnel de l’entrepreneur individuel sans créer de personne morale distincte. La constitution d’une société confond séparation patrimoniale et personnalité morale, le patrimoine social remplace à tort le patrimoine personnel, et la date de 2021 est erronée.

32. Quels éléments composent le patrimoine professionnel d’un entrepreneur individuel ?

Les biens, droits, obligations et sûretés utiles à l’activité professionnelle
Les biens matériels, droits et revenus personnels de l’entrepreneur
Les biens, dettes et sûretés, y compris ceux sans utilité professionnelle
Les biens, droits et obligations, à l’exclusion des sûretés professionnelles

Les biens, droits, obligations et sûretés utiles à l’activité professionnelle

Explication

Le patrimoine professionnel réunit les biens, droits, obligations et sûretés utiles à l’activité. Les biens matériels seuls en donnent une définition trop étroite, l’exclusion des sûretés omet un élément constitutif, et l’inclusion d’éléments sans utilité professionnelle dépasse le périmètre défini.

33. Une entrepreneuse transfère l’ensemble de son patrimoine professionnel à une société. Quel effet ce transfert produit-il pour les dettes et les créanciers ?

Le patrimoine est cédé en bloc après liquidation des dettes, et les créanciers ont un mois après publication pour s’opposer
Le patrimoine est cédé en bloc sans liquider les dettes, et les créanciers doivent s’opposer avant publication
Le patrimoine est cédé en bloc sans liquider les dettes, et les créanciers ont un mois après publication pour s’opposer
Le patrimoine est cédé en bloc sans liquider les dettes, et les créanciers ont quinze jours après publication pour s’opposer

Le patrimoine est cédé en bloc sans liquider les dettes, et les créanciers ont un mois après publication pour s’opposer

Explication

Le transfert universel cède en bloc le patrimoine professionnel sans imposer la liquidation des créances et des dettes ; les créanciers peuvent s’opposer dans le mois suivant la publication. La liquidation préalable est une confusion avec une cession ordinaire, l’opposition avant publication inverse le point de départ, et quinze jours réduit le délai prévu.

34. Un entrepreneur décède sans avoir laissé de testament. Comment son entreprise est-elle transmise ?

Elle revient automatiquement au conjoint survivant, indépendamment des héritiers
Elle entre dans la succession et est répartie selon les règles légales de dévolution
Elle est répartie selon les choix des héritiers, sans règles légales applicables
Elle reste hors de la succession et revient à l’héritier qui l’exploitait

Elle entre dans la succession et est répartie selon les règles légales de dévolution

Explication

En l’absence de testament, l’entreprise entre dans la succession et sa répartition suit les règles légales de dévolution successorale. L’exclusion de la succession, l’attribution automatique au conjoint et la répartition libre écartent chacune ces règles.

35. Dans quel rang successoral se trouvent les grands-parents du défunt ?

Au premier rang
Au deuxième rang
Au quatrième rang
Au troisième rang

Au troisième rang

Explication

Les grands-parents appartiennent au troisième rang successoral. Le premier rang correspond aux enfants et petits-enfants, le deuxième aux parents, frères, sœurs, neveux et nièces, et le quatrième aux oncles, tantes et cousins.

36. Un défunt laisse son conjoint avec un seul parent, sans enfant. Quelle part revient au conjoint en pleine propriété ?

La moitié de la succession
Un quart de la succession
La totalité de la succession
Les trois quarts de la succession

Les trois quarts de la succession

Explication

Lorsque le conjoint encore marié survit avec un seul parent, il reçoit les trois quarts de la succession. La moitié correspond à la présence de deux parents, le quart au choix en pleine propriété dans le cas avec des enfants, et la totalité aux cas où il reste d’autres catégories d’héritiers.

37. Une personne ayant des enfants souhaite répartir son patrimoine de son vivant. Quelle distinction doit-elle respecter entre réserve héréditaire et quotité disponible ?

La réserve revient de droit aux enfants et la quotité disponible peut être répartie librement.
La réserve revient de droit aux héritiers choisis et la quotité disponible est attribuée aux enfants.
La réserve est identique quel que soit le nombre d’enfants et la quotité disponible leur revient.
La réserve peut être répartie librement et la quotité disponible revient de droit aux enfants.

La réserve revient de droit aux enfants et la quotité disponible peut être répartie librement.

Explication

La réserve héréditaire est la part qui revient de droit aux enfants, tandis que la quotité disponible peut être répartie librement; la réserve varie selon le nombre d’enfants. Inverser les parts confond leurs fonctions, une réserve fixe ignore le nombre d’enfants, et les héritiers choisis librement ne remplacent pas les enfants dans la définition de la réserve.

38. Un dirigeant donne progressivement des parts sociales à ses proches tout en transférant définitivement leur propriété. Quel acte correspond à cette démarche ?

Une donation avec réserve d’usufruit.
Une donation simple.
Une donation-partage.
Une vente progressive de parts.

Une donation simple.

Explication

La donation simple est un acte entre vifs par lequel le donateur se dépouille définitivement du bien, et elle permet notamment une transmission progressive de parts sociales. La donation-partage organise un partage global, la réserve d’usufruit maintient des droits au donateur, et une vente est une opération à titre onéreux.

39. À 68 ans, une dirigeante transmet la nue-propriété de ses parts et conserve leur usufruit jusqu’à son décès. Sur quelle valeur les droits de mutation portent-ils, et que devient la propriété au décès ?

Sur la nue-propriété estimée selon son âge; la pleine propriété est alors reconstituée.
Sur la pleine propriété estimée selon son âge; le démembrement se poursuit après le décès.
Sur la nue-propriété estimée selon son âge; l’usufruit est alors transmis aux héritiers.
Sur l’usufruit estimé selon son âge; la pleine propriété est alors reconstituée.

Sur la nue-propriété estimée selon son âge; la pleine propriété est alors reconstituée.

Explication

Dans une donation avec réserve d’usufruit, les droits de mutation portent sur la valeur de la nue-propriété, estimée selon l’âge du donateur; à son décès, la pleine propriété est reconstituée. La pleine propriété ou l’usufruit ne constitue pas la base indiquée, et l’usufruit du donateur ne se transmet pas aux héritiers selon cette règle.

40. Lors d’une succession, un neveu hérite et ne relève d’aucune condition particulière d’exonération. Quel abattement s’applique à sa part ?

100 000 €.
7 967 €.
1 594 €.
15 932 €.

7 967 €.

Explication

L’abattement prévu pour les neveux et nièces est de 7 967 €. Le montant de 100 000 € concerne les ascendants et descendants, celui de 15 932 € les frères et sœurs, et celui de 1 594 € les autres catégories.

41. Après l’abattement applicable, la part taxable d’un enfant est de 20 000 €. Quel taux du barème successoral en ligne directe s’applique à cette tranche ?

15 %.
100 000 €.
20 %.
30 %.

20 %.

Explication

Une part taxable de 20 000 € se situe dans la tranche de 15 932 € à 552 324 €, taxée à 20 %. Le taux de 15 % correspond à la tranche précédente, 30 % à une tranche supérieure, et 100 000 € est un abattement, non un taux.

42. Une société transmise dans le cadre d’un pacte Dutreil est évaluée à 800 000 €. Sur quelle valeur les droits de succession ou de donation sont-ils calculés après l’exonération prévue ?

600 000 €
400 000 €
200 000 €
250 000 €

200 000 €

Explication

L’exonération porte sur 75 % de la valeur, donc la base imposable représente 25 % de 800 000 €, soit 200 000 €. Une réduction de 25 % laisse une base trop élevée, 600 000 € est la part exonérée, et une exonération de 50 % donnerait 400 000 €.

43. Une entreprise artisanale prépare une transmission par pacte Dutreil. Quelle condition correspond à l’engagement collectif préalable requis ?

Conserver individuellement les titres pendant quatre ans avant la transmission
Conserver individuellement les titres pendant deux ans après la transmission
Conserver collectivement les titres pendant deux ans avant la transmission
Conserver collectivement les titres pendant trois ans après la transmission

Conserver collectivement les titres pendant deux ans avant la transmission

Explication

Le pacte concerne notamment les activités artisanales et exige un engagement collectif de conservation des titres pendant deux ans avant la transmission. La conservation individuelle de quatre ans intervient après l’engagement collectif, tandis que trois ans ne correspond pas à sa durée.

44. Une société non cotée prépare un pacte Dutreil. Quels seuils de droits doivent être couverts par l’engagement collectif ?

50 % des droits de vote et 50 % des droits financiers
20 % des droits de vote et 10 % des droits financiers
17 % des droits de vote et 34 % des droits financiers
34 % des droits de vote et 17 % des droits financiers

34 % des droits de vote et 17 % des droits financiers

Explication

Pour une société non cotée, l’engagement collectif doit couvrir 34 % des droits de vote et 17 % des droits financiers. Les seuils de 20 % et 10 % concernent les sociétés cotées, et l’inversion des pourcentages attribue les seuils aux mauvais droits.

45. Après l’expiration de l’engagement collectif d’un pacte Dutreil, quelle obligation s’applique aux héritiers et au signataire chargé de la direction ?

Chaque héritier conserve les titres quatre ans et un signataire dirige pendant trois ans
Chaque héritier conserve les titres trois ans et un signataire dirige pendant quatre ans
Chaque héritier conserve les titres quatre ans et chaque héritier dirige pendant trois ans
Chaque héritier conserve les titres deux ans et un signataire dirige pendant trois ans

Chaque héritier conserve les titres quatre ans et un signataire dirige pendant trois ans

Explication

Après l’engagement collectif, chaque héritier ou donataire doit conserver les titres pendant quatre ans, tandis qu’un signataire doit diriger l’entreprise pendant trois ans après la période collective. Les durées de trois et quatre ans sont inversées dans la deuxième réponse, et l’obligation de direction revient à un signataire.

46. Une cession de fonds est conclue le 4 avril. En respectant les délais de publicité, à quelles échéances l’acte doit-il être publié dans un SHAL puis au BODACC ?

Dans les quinze jours suivant la vente dans un SHAL, puis au BODACC le jour même de cette publication
Au plus tard le 19 avril au BODACC, puis dans les quinze jours suivant cette publication dans un SHAL
Au plus tard le 19 avril dans un SHAL, puis dans les quinze jours suivant cette publication au BODACC
Dans les quinze jours suivant la vente dans un SHAL, puis dans les quinze jours suivant la vente au BODACC

Au plus tard le 19 avril dans un SHAL, puis dans les quinze jours suivant cette publication au BODACC

Explication

La première publication doit intervenir dans un SHAL dans les quinze jours de la vente, puis la publication au BODACC dans les quinze jours suivant cette première publication. Publier d’abord au BODACC inverse l’ordre ; faire courir son délai à compter de la vente ou publier le même jour confond les échéances.

47. L’acquéreur d’un fonds veut publier l’acte de cession avant de l’avoir présenté à l’administration fiscale. Quelle formalité doit-il accomplir pour éviter la nullité de la publication ?

Faire enregistrer l’acte auprès de la mairie avant sa publication et acquitter le droit proportionnel à la valeur du fonds
Faire enregistrer l’acte auprès de l’administration fiscale avant sa publication et acquitter un droit forfaitaire indépendant de la valeur du fonds
Faire enregistrer l’acte auprès de l’administration fiscale avant sa publication et acquitter le droit proportionnel à la valeur du fonds
Faire publier l’acte, puis le faire enregistrer auprès de l’administration fiscale et acquitter le droit proportionnel à la valeur du fonds

Faire enregistrer l’acte auprès de l’administration fiscale avant sa publication et acquitter le droit proportionnel à la valeur du fonds

Explication

L’enregistrement auprès de l’administration fiscale doit précéder la publication, faute de quoi celle-ci est nulle, et l’acquéreur paie un droit proportionnel à la valeur du fonds. L’enregistrement après publication inverse l’ordre requis ; la mairie ne remplace pas l’administration fiscale, et le droit n’est pas forfaitaire.

48. Après une cession de titres, l’acquéreur découvre un passif fiscal dissimulé et constate que le cédant détourne la clientèle de la société. Quelle qualification correspond aux garanties légales mentionnées ?

Le passif fiscal caractérise un vice caché des titres, tandis que le détournement de clientèle peut relever de la garantie d’éviction
Le passif fiscal ne suffit pas à caractériser un vice caché des titres, tandis que le détournement de clientèle peut relever de la garantie d’éviction
Le passif fiscal ne suffit pas à caractériser un vice caché des titres, tandis que le détournement de clientèle relève de la garantie des vices cachés
Le passif fiscal et le détournement de clientèle relèvent tous deux de la garantie conventionnelle de passif

Le passif fiscal ne suffit pas à caractériser un vice caché des titres, tandis que le détournement de clientèle peut relever de la garantie d’éviction

Explication

Les garanties légales de la cession de titres sont les garanties des vices cachés et d’éviction, dont la portée est limitée ; le passif fiscal dissimulé ne constitue pas à lui seul un vice caché des titres, alors que le détournement de clientèle peut illustrer l’éviction. Assimiler le passif à un vice caché ou le détournement à un vice caché confond les qualifications ; la garantie de passif est conventionnelle.

49. Une personne physique cède des titres d’une société soumise à l’IS, acquis en 2016. Elle choisit l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu : quel traitement peut s’appliquer à la plus-value ?

Le barème progressif sans prélèvements sociaux ni abattement pour durée de détention
Le barème progressif avec prélèvements sociaux, et un abattement pour durée de détention peut s’appliquer à l’IR
Le taux fixe de 30 %, sans abattement lié à la durée de détention
Le barème progressif avec prélèvements sociaux, mais l’abattement est réservé aux titres acquis depuis 2018

Le barème progressif avec prélèvements sociaux, et un abattement pour durée de détention peut s’appliquer à l’IR

Explication

Pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018, l’option globale pour le barème progressif s’accompagne des prélèvements sociaux et peut ouvrir droit à un abattement pour durée de détention sur l’IR. Le taux fixe de 30 % correspond à l’autre régime, tandis que la date de 2018 est ici inversée et la durée de détention ne change pas le choix du régime.

50. Au décès d’un chef d’entreprise artisanale, son conjoint survivant a participé directement et effectivement à l’activité pendant douze ans, sans salaire ni participation aux bénéfices et aux pertes. Comment est calculée sa créance de salaire différé ?

Trois fois le SMIC annuel en vigueur au décès, dans la limite de 25 % de l’actif successoral, avec exonération d’impôt sur le revenu
Trois fois le SMIC annuel en vigueur au décès, sans plafond lié à l’actif successoral
Trois fois le SMIC annuel en vigueur au décès, dans la limite de 25 % de l’actif successoral
Dix années de SMIC calculées sur 2 280 heures par an, dans la limite de 25 % de l’actif successoral

Trois fois le SMIC annuel en vigueur au décès, dans la limite de 25 % de l’actif successoral

Explication

La créance correspond à trois fois le SMIC annuel en vigueur au décès et ne peut dépasser 25 % de l’actif successoral. Le calcul de dix années à 2 280 heures reprend une autre présentation, l’absence de plafond omet la limite, et cette créance est exonérée de droits de succession mais pas d’impôt sur le revenu.

51. Lors d’une donation de nue-propriété avec réserve d’usufruit, un donateur âgé de 19 ans conserve l’usufruit. Quelle valeur faut-il retenir pour cet usufruit ?

70 %
90 %
10 %
80 %

90 %

Explication

Pour un donateur de moins de 21 ans, la valeur de l’usufruit est de 90 % et diminue ensuite par paliers de dix ans jusqu’à 10 % à partir de 91 ans. La valeur de 10 % inverse les parts de l’usufruit et de la nue-propriété, celle de 80 % correspond à un palier ultérieur et celle de 70 % décale la tranche d’âge.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Transmission et cession d’entreprise.

Selon l’article L. 144-1 du Code de commerce, qu’est-ce que la location-gérance ?

Un contrat par lequel le propriétaire concède la jouissance de son fonds à un gérant qui l’exploite à ses risques et périls contre redevance.

Quel texte définit la location-gérance dans le Code de commerce ?

L’article L. 144-1 du Code de commerce.

À quoi peut servir la location-gérance avant l’achat d’un fonds ?

À tester sa rentabilité pendant une période d’essai.

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Consultez la fiche de révision complète sur Transmission et cession d’entreprise.

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