QCM : Filiation en droit belge — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne juridiquement la filiation ?

La ressemblance biologique qui rapproche un enfant de ses parents
La relation affective qui unit un enfant à sa famille
Le lien juridique qui relie un enfant à ses parents
La cohabitation durable entre un enfant et un adulte

Le lien juridique qui relie un enfant à ses parents

Explication

La filiation est un lien juridique permettant de reconnaître légalement un parent et un enfant. La ressemblance biologique ou la relation affective ne suffisent pas, à elles seules, à créer ce lien juridique.

2. Quel élément établit principalement l’existence d’un lien de parenté en droit ?

La preuve d’une vie commune entre l’enfant et l’adulte
Sa consécration par la loi et sa transcription à l’état civil
La reconnaissance d’une relation familiale par l’entourage
La confirmation d’un lien biologique par plusieurs proches

Sa consécration par la loi et sa transcription à l’état civil

Explication

Un lien de parenté juridique existe lorsqu’il est consacré par la loi et transcrit dans les registres de l’état civil. Le vécu familial peut être important socialement, mais il ne remplace pas cette inscription officielle.

3. Pourquoi un test ADN positif ne suffit-il pas nécessairement à établir une filiation juridique ?

Parce que l’état civil ne peut jamais tenir compte d’une preuve scientifique
Parce que la filiation juridique repose sur la résidence commune des intéressés
Parce que le lien biologique doit aussi être consacré par la loi
Parce que les tests ADN ne permettent pas d’identifier un parent biologique

Parce que le lien biologique doit aussi être consacré par la loi

Explication

Un test ADN établit un lien biologique, mais la filiation juridique suppose que ce lien soit reconnu conformément à la loi. La preuve scientifique peut donc devoir être complétée par une reconnaissance ou une décision judiciaire.

4. Dans quelles conditions l’état civil peut-il être modifié en matière de filiation ?

Par un médecin produisant une analyse biologique certifiée
Par l’officier d’état civil sur la base d’un acte officiel
Par l’adulte concerné après une déclaration privée à l’administration
Par un membre de la famille présentant un témoignage concordant

Par l’officier d’état civil sur la base d’un acte officiel

Explication

L’état civil relève de l’ordre public et sa modification exige l’intervention de l’officier d’état civil sur la base d’un acte officiel. Une analyse biologique ou un témoignage ne modifie donc pas, à lui seul, les registres.

5. Quel changement la découverte de l’ADN à la fin des années 1980 a-t-elle entraîné en droit de la filiation ?

Elle a supprimé toute intervention du juge dans les litiges familiaux
Elle a remplacé l’état civil par une base de données génétiques
Elle a permis d’établir plus directement la vérité biologique
Elle a rendu les présomptions juridiquement dépourvues d’intérêt

Elle a permis d’établir plus directement la vérité biologique

Explication

La découverte de l’ADN a bouleversé le droit de la filiation en offrant un moyen d’établir la vérité biologique. Elle n’a toutefois ni supprimé le rôle du juge ni fait disparaître les mécanismes juridiques existants.

6. Qu’est-ce qu’une présomption en matière de preuve ?

Déduire une relation affective à partir d’une cohabitation prolongée
Reconnaître un lien familial après une inscription dans l’état civil
Constater un fait au moyen d’une preuve scientifique immédiatement vérifiable
Tenir un fait pour établi lorsqu’il ne peut pas être prouvé directement

Tenir un fait pour établi lorsqu’il ne peut pas être prouvé directement

Explication

Une présomption consiste à considérer un fait comme établi lorsqu’il ne peut pas être directement prouvé, grâce à une déduction juridique. Elle se distingue donc d’une preuve directe, comme peut l’être une analyse biologique.

7. Quelle approche certains pays de droit continental, notamment la Belgique, adoptent-ils en matière de filiation ?

Ils accordent à la vérité socio-affective une valeur indépendante de toute règle juridique
Ils fondent la filiation sur la vérité biologique en écartant les considérations relatives à l’enfant
Ils privilégient la situation matrimoniale des parents pour déterminer le lien de filiation
Ils prennent en compte la vérité biologique ainsi que l’intérêt de l’enfant, son consentement et la vérité socio-affective

Ils prennent en compte la vérité biologique ainsi que l’intérêt de l’enfant, son consentement et la vérité socio-affective

Explication

Dans ces systèmes, la filiation ne se réduit pas à la vérité biologique : l’intérêt de l’enfant, son consentement et la vérité socio-affective peuvent également être pris en compte. Cette approche se distingue d’une assimilation complète entre filiation et biologie.

8. À partir de quel âge le consentement de l’enfant devient-il déterminant en matière de filiation ?

À partir de 12 ans
À partir de 14 ans
À partir de 16 ans
À partir de 10 ans

À partir de 12 ans

Explication

Le consentement de l’enfant devient déterminant lorsqu’il a atteint l’âge de 12 ans. Les autres seuils proposés ne correspondent pas à la règle indiquée.

9. Quelle décision la Cour européenne des droits de l’homme a-t-elle rendue le 13 juin 1979 dans l’affaire Paula Marx ?

Elle a validé la loi belge de 1987 sur l’égalité de tous les enfants
Elle a condamné la Belgique pour avoir refusé toute preuve biologique de filiation
Elle a condamné la Belgique au sujet de la reconnaissance juridique d’Alexandra
Elle a imposé l’adoption automatique des enfants nés hors mariage

Elle a condamné la Belgique au sujet de la reconnaissance juridique d’Alexandra

Explication

Le 13 juin 1979, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Belgique dans l’affaire Paula Marx concernant la reconnaissance juridique de sa fille Alexandra. La loi belge du 31 mars 1987 est intervenue ultérieurement comme conséquence législative, et non comme objet de cette décision.

10. Quel a été l’effet de la loi belge du 31 mars 1987 sur la filiation ?

Elle a placé sur un pied d’égalité les enfants nés de parents mariés et non mariés
Elle a maintenu une distinction entre les enfants légitimes et les enfants nés hors mariage
Elle a subordonné les droits de l’enfant à la reconnaissance préalable du père
Elle a réservé la reconnaissance juridique aux enfants nés dans un mariage civil

Elle a placé sur un pied d’égalité les enfants nés de parents mariés et non mariés

Explication

La loi du 31 mars 1987 a établi l’égalité juridique entre les enfants, quelle que soit la situation matrimoniale de leurs parents. Elle a donc rompu avec l’ancien droit qui distinguait les enfants légitimes et les autres.

11. En droit belge, quel principe s’applique aux droits des enfants ?

Tous les enfants ont les mêmes droits, quelles que soient les circonstances de leur naissance ou de leur conception
Les enfants ont des droits différents selon que leurs parents sont mariés ou non mariés
Les droits de l’enfant dépendent principalement du sexe de ses parents
Les enfants conçus dans un couple de même sexe bénéficient d’un régime juridique distinct

Tous les enfants ont les mêmes droits, quelles que soient les circonstances de leur naissance ou de leur conception

Explication

Le droit belge reconnaît les mêmes droits à tous les enfants, sans distinction liée à leur naissance ou à leur conception, notamment concernant la situation ou le sexe de leurs parents. Les circonstances familiales mentionnées ne justifient donc pas un régime différent.

12. Comment le principe de subsidiarité organise-t-il l’utilisation des modes d’établissement de la filiation ?

Chaque mode peut être choisi librement sans ordre de priorité
Les modes relatifs à la maternité et à la paternité doivent être appliqués simultanément
Le mode le plus récent écarte les modes antérieurs dans toutes les situations
Le deuxième mode intervient si le premier est absent, puis le troisième si les deux premiers le sont

Le deuxième mode intervient si le premier est absent, puis le troisième si les deux premiers le sont

Explication

La subsidiarité impose un ordre successif : un mode ultérieur ne s’applique que si le mode précédent fait défaut. Elle ne permet donc pas de choisir librement entre tous les modes disponibles.

13. Que signifie la subsidiarité verticale en matière de filiation en droit belge ?

Elle impose de rechercher d’abord la filiation biologique avant la filiation adoptive
Elle organise l’ordre entre la reconnaissance et la recherche de paternité
Elle limite la filiation juridique de l’enfant à deux parents, répartis entre deux branches
Elle réserve l’établissement de la filiation aux parents liés par un mariage

Elle limite la filiation juridique de l’enfant à deux parents, répartis entre deux branches

Explication

La subsidiarité verticale signifie qu’un enfant ne peut avoir que deux parents en droit belge, répartis entre une branche maternelle et une branche paternelle ou comaternelle. Elle concerne donc le nombre de parents, et non l’ordre des modes paternels.

14. Dans quelle situation la subsidiarité horizontale joue-t-elle principalement un rôle ?

Lorsqu’il faut déterminer le nombre maximal de parents de l’enfant
Lorsqu’il faut apprécier les effets juridiques d’une adoption plénière
Lorsqu’il faut distinguer la filiation maternelle de la filiation comaternelle
Lorsqu’il faut vérifier si la mère est mariée avant d’examiner les modes paternels subsidiaires

Lorsqu’il faut vérifier si la mère est mariée avant d’examiner les modes paternels subsidiaires

Explication

La subsidiarité horizontale impose de vérifier d’abord le mariage de la mère, car le mari peut être désigné comme père avant une reconnaissance ou une recherche de paternité. La limitation à deux parents relève, elle, de la subsidiarité verticale.

15. Quelle femme est en principe considérée comme la mère légale de l’enfant ?

La femme qui fournit l’ovule utilisé pour la conception
La femme qui accouche et dont le nom figure dans l’acte de naissance
La femme qui assume le projet parental avec le père biologique
La femme qui reconnaît l’enfant après son inscription à l’état civil

La femme qui accouche et dont le nom figure dans l’acte de naissance

Explication

La maternité légale repose en principe sur l’accouchement et l’inscription du nom de la femme dans l’acte de naissance. La fournisseuse de l’ovule ou la personne portant le projet parental n’acquiert pas automatiquement cette qualité.

16. Quelle distinction juridique oppose l’accouchement sous X à la déclaration frauduleuse d’un enfant ?

L’accouchement sous X peut être légal dans certains pays, tandis que la déclaration frauduleuse constitue une infraction pénale
Les deux pratiques sont interdites parce qu’elles empêchent d’identifier la mère biologique
Les deux pratiques sont légales lorsqu’elles protègent la vie privée de la femme concernée
L’accouchement sous X constitue une infraction pénale, tandis que la déclaration frauduleuse est admise dans certains pays

L’accouchement sous X peut être légal dans certains pays, tandis que la déclaration frauduleuse constitue une infraction pénale

Explication

L’accouchement sous X est légal dans les pays qui l’autorisent, alors que déclarer frauduleusement un enfant sans l’avoir mis au monde constitue une infraction pénale. La protection de l’anonymat ne transforme donc pas une fausse déclaration en pratique licite.

17. Quel est l’objet principal de la loi belge du 6 juillet 2007 ?

Elle supprime toute distinction entre filiation biologique et filiation adoptive
Elle établit une présomption de maternité en faveur de la donneuse d’ovule
Elle réglemente la procréation médicalement assistée, notamment les dons d’ovule et d’embryon
Elle autorise la déclaration d’un enfant par une femme qui n’a pas accouché

Elle réglemente la procréation médicalement assistée, notamment les dons d’ovule et d’embryon

Explication

La loi belge du 6 juillet 2007 encadre la procréation médicalement assistée, y compris les situations de don d’ovule ou d’embryon. Elle ne confère pas pour autant une filiation à la donneuse.

18. Quel effet produit un don d’ovule ou d’embryon sur la filiation entre la donneuse et l’enfant ?

La donneuse peut établir sa filiation si elle prouve son lien génétique avec l’enfant
La donneuse partage la maternité légale avec la femme qui a accouché de l’enfant
Aucune filiation ne peut être établie entre la donneuse et l’enfant sur ce fondement
La donneuse devient la mère légale dès que son identité est communiquée à l’enfant

Aucune filiation ne peut être établie entre la donneuse et l’enfant sur ce fondement

Explication

En cas de don d’ovule ou d’embryon, la donneuse ne peut pas établir sa filiation avec l’enfant, et l’enfant ne peut pas davantage l’établir avec elle. Le lien génétique éventuel ne suffit donc pas à créer cette filiation.

19. Lorsqu’une mère est mariée au moment de la naissance, qui est en principe désigné comme père légal ?

L’homme qui a reconnu l’enfant avant ou après sa naissance
L’homme qui a participé au projet parental sans être marié à la mère
Le mari de la mère, même s’il n’est pas le père biologique
L’homme identifié comme le père biologique de l’enfant

Le mari de la mère, même s’il n’est pas le père biologique

Explication

Le mariage de la mère entraîne en principe la désignation de son mari comme père légal, indépendamment de la paternité biologique. La reconnaissance d’un autre homme ne produit pas immédiatement ses effets lorsque cette présomption existe.

20. Que signifie la formule romaine « pater est quem nupta demonstrat » ?

Le père est celui qui assume matériellement l’éducation quotidienne de l’enfant
Le père est celui qui reconnaît volontairement l’enfant après sa naissance
Le père est celui dont la paternité biologique est établie par une expertise
Le père est celui que désigne le mariage, c’est-à-dire le mari de la mère

Le père est celui que désigne le mariage, c’est-à-dire le mari de la mère

Explication

Cette formule exprime la présomption selon laquelle le mariage désigne le père de l’enfant : il s’agit du mari de la mère. Elle ne renvoie ni à la preuve génétique ni à la prise en charge matérielle de l’enfant.

21. Quelle est la période couverte par la présomption de paternité du mari ?

Elle commence à la conception et se prolonge jusqu’à la majorité de l’enfant
Elle commence 300 jours avant le mariage et s’achève au jour du divorce
Elle commence le jour du mariage et se prolonge jusqu’à 300 jours après sa fin
Elle commence à la naissance et s’achève au moment de la séparation des époux

Elle commence le jour du mariage et se prolonge jusqu’à 300 jours après sa fin

Explication

La présomption de paternité commence le jour du mariage de la mère et continue jusqu’à 300 jours après la fin du mariage. Elle ne dépend donc pas uniquement de la date de naissance ou de la séparation de fait.

22. Quelle conséquence la présomption de paternité entraîne-t-elle lorsqu’un autre homme reconnaît l’enfant ?

La présomption fondée sur le mariage prime la reconnaissance tant qu’elle s’applique
La reconnaissance de l’autre homme prime la présomption dès qu’elle repose sur un lien biologique
La reconnaissance de l’autre homme produit immédiatement ses effets malgré le mariage de la mère
La reconnaissance de l’autre homme annule automatiquement le mariage de la mère

La présomption fondée sur le mariage prime la reconnaissance tant qu’elle s’applique

Explication

La présomption de paternité fondée sur le mariage prime la reconnaissance d’un autre homme lorsque la mère est mariée au moment de la naissance. La reconnaissance ne peut donc produire ses effets dans cette situation comme si aucun père légal n’était déjà désigné.

23. Si la mère est mariée au moment de la naissance, qui est présumé être le père légal de l’enfant ?

L’homme qui l’a reconnu en premier avant la naissance
Son mari, même si un autre homme l’a reconnu avant la naissance
L’homme désigné par une expertise biologique antérieure
L’homme choisi conjointement par la mère et l’enfant

Son mari, même si un autre homme l’a reconnu avant la naissance

Explication

Le mariage de la mère au moment de la naissance fait présumer que son mari est le père légal, y compris lorsqu’un autre homme a reconnu l’enfant auparavant. Une reconnaissance prénatale par un tiers ne prime donc pas cette présomption.

24. Que signifie le principe de subsidiarité dans l’établissement de la filiation paternelle ?

La filiation biologique devient prioritaire dès qu’une reconnaissance existe avant la naissance
Les différents modes d’établissement produisent simultanément leurs effets juridiques
Le juge choisit librement le mode d’établissement le plus favorable à chaque partie
Les modes d’établissement sont examinés dans un ordre successif, le premier applicable écartant les suivants

Les modes d’établissement sont examinés dans un ordre successif, le premier applicable écartant les suivants

Explication

La subsidiarité impose d’examiner les modes d’établissement selon un ordre successif : lorsqu’un mode prioritaire s’applique, le mode suivant ne produit pas ses effets. Il ne s’agit donc pas d’une concurrence automatique entre filiations.

25. Dans quelle situation le juge peut-il maintenir le mari comme père légal malgré la contestation du père biologique ?

Lorsque le mari conteste toute expertise biologique proposée par le juge
Lorsque la paternité biologique établie ne respecte pas l’intérêt de l’enfant
Lorsque la mère refuse de fournir une déclaration concernant le mariage
Lorsque le père biologique a reconnu l’enfant avant la naissance

Lorsque la paternité biologique établie ne respecte pas l’intérêt de l’enfant

Explication

Le père biologique peut agir en justice, mais le juge peut maintenir le mari comme père légal si l’établissement de la filiation biologique n’est pas conforme à l’intérêt de l’enfant. Une reconnaissance antérieure à la naissance ne suffit pas, à elle seule, à imposer cette solution.

26. Que peut-il arriver lorsqu’un enfant naît dans les 300 jours suivant le divorce de sa mère ?

La présomption de paternité peut encore s’appliquer au mari divorcé
La paternité est automatiquement attribuée à l’homme ayant conçu l’enfant
La naissance dans ce délai interdit toute contestation ultérieure de paternité
La présomption de paternité disparaît dès que le divorce est prononcé

La présomption de paternité peut encore s’appliquer au mari divorcé

Explication

La naissance dans les 300 jours suivant le divorce peut maintenir la présomption de paternité du mari, même si l’enfant a été conçu avec un autre homme. Le divorce ne fait donc pas disparaître automatiquement cette présomption pendant ce délai.

27. Dans quelle condition la désactivation permet-elle d’écarter la présomption de paternité ?

Lorsqu’un divorce est demandé pendant la grossesse par la mère
Lorsqu’une séparation officielle et ininterrompue couvre la période légale de conception
Lorsqu’un test ADN est réalisé avant toute déclaration à l’état civil
Lorsqu’un homme différent du mari affirme être le père biologique de l’enfant

Lorsqu’une séparation officielle et ininterrompue couvre la période légale de conception

Explication

La désactivation repose sur la preuve d’une séparation officielle et ininterrompue du mari et de la mère pendant la période légale de conception. La simple affirmation d’un autre homme ou l’introduction d’une demande de divorce ne suffit pas à établir cette condition.

28. À partir de quel moment le mari et le père biologique disposent-ils d’un délai d’un an pour contester la paternité ?

À partir de la réalisation d’une reconnaissance volontaire
À partir du prononcé du divorce de la mère
À partir de la découverte de la vérité biologique
À partir de la naissance de l’enfant

À partir de la découverte de la vérité biologique

Explication

Le mari et le père biologique disposent d’un an à compter de la découverte de la vérité biologique pour contester la paternité. Ce point de départ diffère de celui de la mère, dont le délai court à partir de la naissance.

29. Jusqu’à quel âge l’enfant peut-il contester sa paternité, selon le délai prévu à compter de sa majorité ?

Jusqu’à l’âge de 50 ans
Jusqu’à l’âge de 48 ans
Jusqu’à l’âge de 30 ans
Jusqu’à l’âge de 36 ans

Jusqu’à l’âge de 48 ans

Explication

L’enfant dispose de 30 ans à compter de sa majorité pour contester sa paternité, ce qui porte l’échéance à 48 ans. Le délai ne se termine donc pas à son trentième anniversaire.

30. Quelles conditions s’appliquent à la reconnaissance d’un enfant mineur âgé de plus de 12 ans ?

Elle se fait à l’hôpital et requiert l’accord de la mère, sans celui de l’enfant
Elle se fait au tribunal et requiert l’accord du père présumé ainsi que celui de l’enfant
Elle se fait chez un notaire et requiert l’accord de l’enfant, sans celui de la mère
Elle se fait à la commune et requiert l’accord de la mère ainsi que celui de l’enfant

Elle se fait à la commune et requiert l’accord de la mère ainsi que celui de l’enfant

Explication

La reconnaissance s’effectue à la commune ; pour un enfant mineur de plus de 12 ans, l’accord de la mère et celui de l’enfant sont requis. L’intervention d’un tribunal ou d’un notaire ne constitue pas la règle indiquée.

31. À partir de quel moment un enfant peut-il être reconnu volontairement ?

À partir de sa majorité et jusqu’à l’ouverture de sa succession
À partir de la naissance et jusqu’à son douzième anniversaire
Dès sa conception et jusqu’à son décès
À partir de sa naissance et jusqu’à sa majorité

Dès sa conception et jusqu’à son décès

Explication

La reconnaissance volontaire est possible dès la conception et reste possible jusqu’au décès de l’enfant. Elle peut donc intervenir avant la naissance, contrairement à l’idée qu’une naissance préalable serait nécessaire.

32. Quel recours reste ouvert à l’homme qui a reconnu sciemment un enfant dont il savait ne pas être le père ?

Remplacer la reconnaissance par une déclaration unilatérale à la commune
Demander l’annulation en prouvant un vice du consentement
Obtenir automatiquement l’annulation grâce à un test ADN
Faire annuler l’acte dès que la mère change de domicile

Demander l’annulation en prouvant un vice du consentement

Explication

La connaissance préalable de la non-paternité exclut l’erreur, mais l’annulation peut encore être demandée si un vice du consentement est prouvé. Un test ADN, à lui seul, ne suffit donc pas à annuler une reconnaissance faite en connaissance de cause.

33. Qu’est-ce qui caractérise une reconnaissance frauduleuse d’un enfant ?

Elle est effectuée par un homme qui découvre ensuite son absence de lien biologique
Elle est réalisée après douze ans sans l’accord personnel de l’enfant
Elle vise un avantage de séjour ou de maintien sur le territoire plutôt qu’une filiation sincère
Elle intervient avant la naissance sans l’accord préalable de la mère

Elle vise un avantage de séjour ou de maintien sur le territoire plutôt qu’une filiation sincère

Explication

La reconnaissance frauduleuse est utilisée pour obtenir un avantage de séjour ou d’autorisation de rester sur le territoire, et non pour établir sincèrement une filiation. Une reconnaissance prénatale ou une erreur sur la paternité ne présente pas nécessairement ce caractère.

34. Lorsque le père refuse de reconnaître l’enfant, qui peut introduire une action en recherche de paternité ?

La mère ou l’enfant âgé de plus de 12 ans
La mère ou l’enfant dès sa naissance, sans condition d’âge
Un membre de la famille paternelle ou l’enfant âgé de plus de 16 ans
Le père présumé ou l’enfant âgé de moins de 12 ans

La mère ou l’enfant âgé de plus de 12 ans

Explication

La mère ou l’enfant de plus de 12 ans peut demander judiciairement l’établissement de la filiation paternelle lorsque le père refuse de reconnaître l’enfant. L’action alimentaire non déclarative répond à une autre finalité : obtenir une contribution sans établir la paternité légale.

35. Dans une action en recherche de paternité, quelle démarche le juge doit-il suivre ?

Établir la filiation dès qu’un lien biologique est démontré, sans autre appréciation
Vérifier la paternité biologique puis apprécier l’établissement légal selon l’intérêt de l’enfant
Écarter toute preuve biologique et décider selon la situation matrimoniale des parents
Fixer une contribution financière avant d’examiner l’existence d’un lien biologique

Vérifier la paternité biologique puis apprécier l’établissement légal selon l’intérêt de l’enfant

Explication

Le juge vérifie d’abord la paternité biologique, puis décide si l’établissement légal de la filiation correspond à l’intérêt supérieur de l’enfant. La preuve biologique ne conduit donc pas automatiquement, à elle seule, à l’établissement légal.

36. Quel est l’effet juridique principal d’une action alimentaire non déclarative de filiation ?

Établir la paternité légale et ouvrir des droits parentaux au père biologique
Transmettre automatiquement le nom du père biologique à l’enfant concerné
Obtenir une expertise ADN sans demander de contribution financière au père biologique
Obtenir une contribution du père biologique sans établir sa paternité légale

Obtenir une contribution du père biologique sans établir sa paternité légale

Explication

Cette action permet d’imposer une contribution alimentaire au père biologique sans créer de filiation légale ni lui conférer de droits à l’égard de l’enfant. Elle se distingue ainsi de l’action en recherche de paternité, qui vise précisément l’établissement de la filiation.

37. À quoi sert principalement une astreinte dans une action nécessitant un prélèvement ADN ?

À contraindre une personne à exécuter l’obligation par une somme due en cas de retard
À remplacer l’expertise ADN par une présomption automatique de paternité
À établir directement la filiation sans vérifier le lien biologique entre les personnes
À indemniser l’enfant lorsque le père présumé conteste sa responsabilité financière

À contraindre une personne à exécuter l’obligation par une somme due en cas de retard

Explication

L’astreinte consiste en une somme d’argent, souvent calculée par jour de retard, destinée à pousser une personne à exécuter une obligation comme un prélèvement ADN. Elle ne remplace pas l’expertise et n’établit pas directement la filiation.

38. Comment les mécanismes de filiation s’appliquent-ils aux couples de femmes ?

Les mécanismes de filiation sont écartés au profit d’une adoption obligatoire par la seconde femme
Les mécanismes du mariage, de la reconnaissance et de la recherche sont adaptés en remplaçant la paternité par la maternité
La filiation de la seconde femme repose exclusivement sur une expertise ADN réalisée après la naissance
Les règles de filiation s’appliquent comme dans un couple homme-femme sans modification terminologique

Les mécanismes du mariage, de la reconnaissance et de la recherche sont adaptés en remplaçant la paternité par la maternité

Explication

Dans les couples de femmes, les mécanismes liés au mariage, à la reconnaissance et à la recherche peuvent être transposés en substituant la maternité à la paternité. Il ne s’agit donc ni d’imposer une adoption ni de reprendre les règles sans adaptation.

39. Dans un couple de femmes ayant recours à la procréation médicalement assistée, quel élément permet d’établir la filiation de l’épouse de la mère ?

Une expertise ADN démontrant un lien biologique avec l’enfant
Une contribution financière versée par l’épouse après la naissance
Une reconnaissance de paternité transformée en reconnaissance de maternité
Le consentement donné à la procréation médicalement assistée

Le consentement donné à la procréation médicalement assistée

Explication

Pour l’épouse de la mère, le consentement à la procréation médicalement assistée se substitue à l’expertise ADN afin d’établir la filiation. L’expertise ADN correspond à une logique de filiation biologique paternelle et ne constitue pas ici le mécanisme prévu.

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Qu'est-ce que la filiation en droit ?

Un lien juridique entre un enfant et ses parents.

Quand un lien de parenté existe-t-il en droit ?

Lorsqu'il est consacré par la loi et inscrit à l'état civil.

Qu'est-ce qui ne suffit pas à établir la filiation juridique ?

Un lien biologique prouvé par un test ADN sans reconnaissance légale.

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