QCM : Finances locales et publiques (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Créée en 1807 sous Napoléon Ier pour juger les comptes des comptables publics, quel cadre constitutionnel définit aujourd’hui le rôle de la Cour des comptes ?

L’article 58 de la LOLF
L’article 51-2 de la Constitution
L’article 37 de la LOLF
L’article 47-2 de la Constitution

L’article 47-2 de la Constitution

Explication

L’article 47-2 de la Constitution définit aujourd’hui le rôle de la Cour des comptes. L’article 51-2 concerne les commissions d’enquête, l’article 37 la clôture de l’exercice et l’article 58 les enquêtes demandées par les commissions des finances.

2. Un gestionnaire public commet une faute grave qui cause un préjudice financier à une personne publique. Quelle mesure la Cour des comptes peut-elle prendre après une procédure contradictoire ?

Émettre une réserve sur les comptes certifiés
Prononcer une peine pénale contre le gestionnaire
Infliger une amende au gestionnaire
Modifier les autorisations budgétaires de l’administration

Infliger une amende au gestionnaire

Explication

La Cour peut infliger une amende à un gestionnaire public lorsque sa faute grave cause un préjudice financier à une personne publique, au terme d’une procédure contradictoire. Une réserve relève de la certification, la modification des autorisations budgétaires appartient à une autre procédure et la Cour ne prononce pas ici une peine pénale.

3. La certification des comptes de l’État comporte des réserves majeures. Quelle conséquence pratique peut en découler, bien que cette certification ne soit pas juridiquement contraignante ?

L’adoption de la LRG peut être fragilisée et la crédibilité de l’État affectée
Les autorisations budgétaires sont modifiées par la certification
La certification devient juridiquement contraignante pour le Parlement
Les comptes sont annulés et l’exercice budgétaire recommence

L’adoption de la LRG peut être fragilisée et la crédibilité de l’État affectée

Explication

La certification vise à garantir la sincérité, la régularité et la fidélité des comptes. Même sans force juridique contraignante, un refus ou des réserves majeures peuvent fragiliser l’adoption de la LRG et nuire à la crédibilité de l’État; ils n’annulent pas automatiquement les comptes et ne modifient pas les autorisations budgétaires.

4. Pendant l’exécution budgétaire, une commission des finances veut suivre les dépenses et éclairer la gestion d’une politique publique. Quel ensemble de moyens correspond à son rôle de contrôle ?

Certification des comptes, sanctions et décisions d’appel
Auditions seulement, sans accès aux documents ni enquêtes
Rapports, documents, auditions et enquêtes confiées à la Cour des comptes
Exécution des dépenses et modification des crédits administratifs

Rapports, documents, auditions et enquêtes confiées à la Cour des comptes

Explication

Pendant l’exécution, les commissions des finances suivent le budget au moyen de rapports, de documents, d’auditions et d’enquêtes confiées à la Cour des comptes. La certification et les sanctions relèvent des missions de la Cour, tandis que les commissions contrôlent le budget sans exécuter elles-mêmes les dépenses.

5. Une commission des finances demande à la Cour des comptes une enquête sur la gestion d’une administration en application de l’article 58 de la LOLF. Dans quel délai le rapport doit-il lui être transmis ?

Dans un délai de huit mois
Dans un délai d’une semaine
À la clôture de l’exercice budgétaire
Dans un délai d’un mois

Dans un délai de huit mois

Explication

L’article 58 de la LOLF prévoit que le rapport d’enquête demandé à la Cour des comptes est transmis à la commission dans un délai de huit mois. Le mois et la semaine renvoient à la périodicité de certains rapports de suivi, et la clôture de l’exercice ne fixe pas ce délai.

6. Une commission d’enquête parlementaire souhaite entendre un témoin qui refuse de comparaître et obtenir des documents confidentiels. Quelle règle s’applique ?

Elle peut inviter le témoin sans sanction et demander les documents confidentiels sans restriction
Elle peut demander les documents, mais la comparution du témoin dépend de sa coopération
Elle peut convoquer le témoin sous peine de sanctions et demander les documents, sous réserve de secrets protégés
Elle peut imposer la comparution, mais ne peut demander aucun document confidentiel

Elle peut convoquer le témoin sous peine de sanctions et demander les documents, sous réserve de secrets protégés

Explication

Les commissions d’enquête peuvent convoquer des témoins sous peine de sanctions et exiger des documents, y compris confidentiels, avec des limites notamment liées au secret de la défense et au secret de l’enquête judiciaire. Les auditions ordinaires reposent davantage sur la coopération, et les demandes de documents ne sont pas sans limites.

7. Après la clôture d’un exercice, l’exécution révèle des écarts entre les prévisions et les dépenses autorisées. Quel rôle la LRG joue-t-elle par rapport à une loi de finances rectificative ?

La LRG modifie les autorisations, tandis qu’une loi de finances rectificative constate l’exécution
La LRG constate l’exécution, tandis qu’une loi de finances rectificative peut modifier les autorisations
La LRG et une loi de finances rectificative modifient toutes deux les autorisations budgétaires
La LRG régularise les écarts, tandis qu’une loi de finances rectificative arrête le résultat annuel

La LRG constate l’exécution, tandis qu’une loi de finances rectificative peut modifier les autorisations

Explication

La LRG arrête les montants définitifs des recettes et des dépenses et constate le résultat annuel; elle ne régularise pas les écarts et ne modifie pas les autorisations. La modification des autorisations relève des lois de finances rectificatives, dont le rôle est confondu avec celui de la LRG dans les autres réponses.

8. Quelle part approximative de la dépense publique nationale les collectivités territoriales représentent-elles, selon l’estimation de 2026 ?

Environ un tiers, soit près de 290 milliards d’euros
Environ la moitié, soit près de 290 milliards d’euros
Environ 18 %, soit un montant consolidé exact
Environ 18 %, soit près de 290 milliards d’euros

Environ 18 %, soit près de 290 milliards d’euros

Explication

L’estimation de la DGFIP situe la dépense des collectivités autour de 18 % du total, soit près de 290 milliards d’euros en 2026, avec des chiffres approximatifs. Le tiers correspond à la part de l’État, la moitié à celle de la sécurité sociale, et la consolidation après coup ne rend pas l’estimation exacte.

9. Dans l’organisation française, certaines compétences sont transférées à des collectivités territoriales ; quelle caractéristique décrit correctement leur place dans l’État ?

Un État unitaire et déconcentré, avec des collectivités sans budget propre
Un État unitaire et décentralisé, avec des collectivités dotées de budgets propres
Un État unitaire et décentralisé, avec des collectivités financées par un budget unique
Un État fédéral, avec des collectivités exerçant une souveraineté propre

Un État unitaire et décentralisé, avec des collectivités dotées de budgets propres

Explication

La France demeure un État unitaire, tout en transférant certaines compétences à des collectivités qui disposent de leurs recettes, dépenses et budgets. L’autonomie budgétaire ne crée pas une souveraineté fédérée, et les collectivités ne se confondent pas avec les services déconcentrés de l’État.

10. Une commune sans élections locales prépare son budget annuel et prévoit de régler des dépenses de fonctionnement relatives à l’exercice précédent. Quel calendrier respecte le principe d’annualité ?

Voter au plus tard le 31 décembre et garder la comptabilité ouverte jusqu’au 30 avril
Voter au plus tard le 30 avril et garder la comptabilité ouverte jusqu’au 31 décembre
Voter au plus tard le 31 janvier et garder la comptabilité ouverte jusqu’au 15 avril
Voter au plus tard le 15 avril et garder la comptabilité ouverte jusqu’au 31 janvier

Voter au plus tard le 15 avril et garder la comptabilité ouverte jusqu’au 31 janvier

Explication

Le budget porte sur l’année civile, mais une commune sans élections locales peut le voter jusqu’au 15 avril ; la comptabilité reste ouverte jusqu’au 31 janvier pour les dépenses de fonctionnement. Le 30 avril est le délai applicable en cas d’élections locales, tandis que la date de clôture comptable ne se confond pas avec celle du vote.

11. Une collectivité présente les recettes nettes des dépenses correspondantes et réserve une recette générale à une dépense qu’elle a choisie. Quelles règles de l’universalité ces pratiques méconnaissent-elles ?

La non-compensation et la non-affectation
La non-affectation et la spécialité des crédits
La spécialité des crédits et l’équilibre réel
La non-compensation et l’équilibre réel

La non-compensation et la non-affectation

Explication

L’universalité exige de présenter recettes et dépenses pour leur montant brut et interdit en principe d’affecter une recette à une dépense déterminée. La spécialité concerne l’objet précis des crédits, tandis que l’équilibre réel porte sur l’équilibre des sections et la couverture des remboursements en capital.

12. Quel document une assemblée locale adopte-t-elle pour fixer, pour l’année civile, les autorisations de recettes et de dépenses réparties entre fonctionnement et investissement ?

Le budget primitif
Le compte financier unique
Le budget supplémentaire
La décision modificative

Le budget primitif

Explication

Le budget primitif est le document central qui fixe les autorisations de recettes et de dépenses de l’année, selon les sections de fonctionnement et d’investissement. Le compte financier unique rend compte de l’exécution, tandis que les décisions modificatives et le budget supplémentaire ajustent le budget primitif.

13. Depuis le 1er janvier 2026, quel document cosigné réunit le compte administratif de l’ordonnateur et le compte de gestion du comptable public ?

Le budget primitif
La décision modificative
Le compte financier unique
Le budget supplémentaire

Le compte financier unique

Explication

Depuis le 1er janvier 2026, le compte financier unique fusionne les comptes produits par l’ordonnateur et le comptable public en un document cosigné. Le budget primitif prévoit les autorisations, tandis que le budget supplémentaire et les décisions modificatives servent à ajuster le budget.

14. Une collectivité doit classer deux opérations : régler des charges récurrentes de fonctionnement d’un service et financer la rénovation d’un bâtiment qui modifie son patrimoine. Dans quelles sections les inscrire ?

Charges courantes en investissement et rénovation en fonctionnement
Les deux opérations en investissement
Les deux opérations en fonctionnement
Charges courantes en fonctionnement et rénovation en investissement

Charges courantes en fonctionnement et rénovation en investissement

Explication

La section de fonctionnement regroupe les opérations courantes et récurrentes, tandis que l’investissement retrace les opérations non répétitives qui affectent le patrimoine. Classer la rénovation en fonctionnement confond donc une opération patrimoniale avec une charge courante.

15. Une collectivité transfère librement des crédits de fonctionnement vers l’investissement sans respecter la séparation entre les sections. Quelle conséquence peut découler de cette irrégularité ?

L’assemblée peut rendre le transfert régulier par une simple écriture
La chambre régionale des comptes doit remplacer le budget par un compte financier unique
Le comptable public peut fusionner les sections
Le préfet peut suspendre le budget

Le préfet peut suspendre le budget

Explication

Les recettes et dépenses des sections de fonctionnement et d’investissement ne sont pas librement transférables ; le non-respect de cette séparation peut entraîner la suspension du budget par le préfet. L’irrégularité ne rend pas les sections fongibles et ne se corrige pas par une simple écriture comptable.

16. Lors de la préparation du budget d’une collectivité territoriale, qui en assume la préparation avant sa soumission à l’assemblée délibérante ?

L’assemblée délibérante, avec l’appui du préfet et des services administratifs
L’exécutif de la collectivité, avec l’appui de ses services et du comptable public
Le préfet, avec l’appui du comptable public et des services administratifs
Le comptable public, avec l’appui de l’assemblée et des services administratifs

L’exécutif de la collectivité, avec l’appui de ses services et du comptable public

Explication

L’exécutif prépare le budget en s’appuyant sur les services administratifs et le comptable public, puis le soumet à l’assemblée pour vote. L’assemblée intervient dans le vote, le comptable apporte un appui technique et le préfet n’est pas chargé de préparer le budget.

17. Lors d’une séance budgétaire, la majorité des membres en exercice est présente et le budget est équilibré. Un amendement réduirait toutefois les recettes sans prévoir de compensation. Quelle décision respecte les règles du vote ?

Adopter l’amendement puisque le quorum est atteint et le budget équilibré
Adopter l’amendement en considérant les économies futures comme compensation
Écarter l’amendement seulement si le budget comporte aussi une dépense accrue
Écarter l’amendement non compensé et poursuivre le vote du budget équilibré

Écarter l’amendement non compensé et poursuivre le vote du budget équilibré

Explication

Le vote exige l’équilibre budgétaire et la présence de la majorité des membres en exercice, mais un amendement réduisant les recettes doit être compensé. Le quorum et l’équilibre initial ne rendent donc pas admissible l’amendement non compensé; des économies futures non précisées ne constituent pas la compensation requise.

18. Une collectivité doit-elle inscrire une dette au budget comme dépense obligatoire si son montant est calculable et que son fondement juridique est incontestable, mais que la créance fait l’objet d’une contestation sérieuse ?

Non, car une dette exigible ne doit pas être sérieusement contestée
Oui, car une dette contestée devient exigible dès que son montant est liquidé
Oui, car un fondement juridique incontestable suffit à rendre la dette exigible
Oui, car le montant calculable suffit à rendre la dette exigible

Non, car une dette exigible ne doit pas être sérieusement contestée

Explication

Une dette exigible doit être certaine, liquidée et ne pas être sérieusement contestée; les trois conditions sont requises. Un montant calculable ne compense pas une contestation sérieuse, pas plus qu’un fondement juridique ou une liquidation ne suffisent à eux seuls.

19. Une dépense obligatoire manque au budget et la collectivité ne l’inscrit pas après avoir été mise en demeure. Quelle suite peut être donnée à la procédure ?

La chambre demande au préfet l’inscription d’office de la dépense et le règlement du budget
La chambre inscrit elle-même la dépense d’office et règle directement le budget
La chambre clôt la procédure, car la mise en demeure laisse le choix à la collectivité
L’assemblée délibérante saisit le préfet, qui met ensuite la chambre en demeure

La chambre demande au préfet l’inscription d’office de la dépense et le règlement du budget

Explication

Après une saisine recevable, la chambre régionale des comptes met la collectivité en demeure d’inscrire la dépense sous un mois; si elle reste inactive, la chambre demande au préfet l’inscription d’office et le règlement du budget. La chambre ne procède pas elle-même à ces mesures, et la saisine initiale peut aussi venir du préfet, du comptable public ou d’une personne ayant intérêt à agir.

20. Comment définir une dépense facultative d’une collectivité territoriale ?

Une dépense non imposée ni interdite, choisie pour répondre à un intérêt public local
Une dépense interdite par la loi, choisie pour répondre à un intérêt public local
Une dépense non imposée ni interdite, choisie pour répondre à un intérêt privé local
Une dépense imposée par la loi, choisie pour répondre à un intérêt public local

Une dépense non imposée ni interdite, choisie pour répondre à un intérêt public local

Explication

Une dépense facultative n’est ni imposée par la loi ni interdite; la collectivité choisit de l’engager pour un intérêt public local. Une dépense obligatoire est imposée, tandis qu’une dépense interdite ne peut figurer au budget; un intérêt privé ne répond pas à la définition.

21. Une commune envisage une subvention facultative à une association locale. Celle-ci financerait une campagne en faveur d’un mouvement partisan. Quel principe s’applique ?

La subvention méconnaît la neutralité politique exigée pour une dépense facultative
La subvention relève d’une dépense obligatoire dès qu’elle bénéficie aux habitants
La subvention est admissible si la commune respecte ses compétences dans ce domaine
La subvention est admissible dès lors que l’association agit sur le territoire communal

La subvention méconnaît la neutralité politique exigée pour une dépense facultative

Explication

Une dépense facultative doit respecter la neutralité politique et ne peut financer un mouvement partisan, même si l’association est locale. Le bénéfice territorial et le respect des compétences ne lèvent pas cette interdiction, et le bénéfice aux habitants ne transforme pas la subvention en dépense obligatoire.

22. Un préfet estime qu’une dépense inscrite au budget est interdite. Pour qu’il soit constaté juridiquement qu’elle présente ce caractère, quelle autorité est compétente ?

Le juge administratif
Le préfet
La chambre régionale des comptes
L’assemblée délibérante

Le juge administratif

Explication

Seul le juge administratif peut constater le caractère interdit d’une dépense. Le préfet et la chambre régionale des comptes ne peuvent pas le décider seuls; l’assemblée, quant à elle, vote le budget sans disposer de cette compétence juridictionnelle.

23. Une collectivité envisage de financer la construction d’un nouveau lieu de culte ou l’entretien d’un édifice cultuel classé, construit avant 1905. Quelle distinction faut-il appliquer ?

Refuser les deux financements, car la règle interdit aussi l’entretien de l’édifice classé
Refuser le financement de la construction, mais permettre l’entretien de l’édifice classé antérieur à 1905
Permettre le financement de la construction, mais refuser l’entretien de l’édifice classé antérieur à 1905
Permettre les deux financements dès lors que l’édifice est classé

Refuser le financement de la construction, mais permettre l’entretien de l’édifice classé antérieur à 1905

Explication

La loi de 1905 empêche les collectivités de financer la construction d’un lieu de culte, mais autorise l’entretien d’un bâtiment cultuel classé et construit avant 1905. Le classement ne permet donc pas de financer une construction nouvelle, et l’entretien de l’édifice ancien constitue une exception.

24. Une réforme réduit les transferts financiers reçus par une collectivité, qui dispose librement de ses ressources dans les conditions prévues par la loi. Quelle exigence constitutionnelle doit rester respectée concernant ses ressources propres ?

Les transferts de l’État doivent représenter une part déterminante de ses ressources.
Elles doivent représenter une part déterminante de l’ensemble de ses ressources.
Elles doivent représenter la totalité de l’ensemble de ses ressources.
La collectivité doit fixer librement ses ressources sans cadre défini par la loi.

Elles doivent représenter une part déterminante de l’ensemble de ses ressources.

Explication

L’article 72-2 garantit la libre disposition des ressources dans les conditions fixées par la loi et exige que les ressources propres représentent une part déterminante de l’ensemble. L’autonomie fiscale confond liberté financière et pouvoir de fixer l’impôt, tandis que les transferts ne remplacent pas l’exigence portant sur les ressources propres.

25. Quels sont les trois piliers sur lesquels reposent les ressources des collectivités territoriales ?

La fiscalité, les redevances et les subventions privées.
La fiscalité, les transferts financiers de l’État et l’emprunt.
Les transferts financiers, les subventions privées et les redevances.
Les impôts, les dotations locales et les dépenses d’équipement.

La fiscalité, les transferts financiers de l’État et l’emprunt.

Explication

Les ressources locales reposent sur la fiscalité, les transferts financiers de l’État et l’emprunt. Les redevances peuvent être des ressources propres, mais elles ne remplacent pas l’un de ces trois piliers.

26. Une taxe est calculée à partir d’un bien identifié et son redevable la verse directement à l’administration, sans intermédiaire. De quel type d’impôt s’agit-il ?

D’un impôt direct.
D’un transfert financier de l’État.
D’un impôt indirect.
D’une redevance pour service rendu.

D’un impôt direct.

Explication

Un impôt direct est versé directement par le contribuable à l’administration et se calcule à partir d’une situation ou d’un bien identifié. L’impôt indirect est collecté par un intermédiaire, tandis qu’une redevance et un transfert ne correspondent pas à cette définition.

27. Une personne devient propriétaire d’un immeuble bâti le 2 janvier. Qui doit la taxe foncière de l’année en cours, et sur quelle base est-elle calculée ?

Le propriétaire au 1er janvier, sur la valeur locative cadastrale soumise au taux voté par la collectivité bénéficiaire.
Le propriétaire au 2 janvier, sur la valeur locative cadastrale soumise au taux voté par la collectivité bénéficiaire.
Le propriétaire au 1er janvier, sur la valeur vénale du bien soumise au taux voté par la collectivité bénéficiaire.
Le propriétaire au 1er janvier, sur la valeur locative cadastrale soumise à un taux fixé par l’État.

Le propriétaire au 1er janvier, sur la valeur locative cadastrale soumise au taux voté par la collectivité bénéficiaire.

Explication

La taxe foncière est due chaque année par le propriétaire au 1er janvier. Elle repose sur la valeur locative cadastrale à laquelle s’applique un taux voté par la collectivité bénéficiaire ; retenir le propriétaire au 2 janvier décale la date de référence, et la valeur vénale n’est pas la base indiquée.

28. Après la transmission d’un acte communal, le préfet examine sa conformité au droit, sans apprécier son opportunité politique. À quel régime cela correspond-il ?

À la tutelle a priori portant sur la légalité et l’opportunité.
Au contrôle de légalité a posteriori instauré en 1982.
À un contrôle préalable limité à l’opportunité politique.
À un jugement juridictionnel exercé directement par le préfet.

Au contrôle de légalité a posteriori instauré en 1982.

Explication

Depuis la loi du 2 mars 1982, le préfet exerce a posteriori un contrôle portant sur la légalité, non sur l’opportunité. La tutelle antérieure intervenait a priori et incluait l’opportunité ; le préfet n’exerce pas lui-même la fonction de jugement.

29. Le préfet constate qu’un acte local transmis il y a cinq semaines est illégal. Quelle démarche peut-il entreprendre ?

Saisir le tribunal administratif par un déféré préfectoral dans le mois suivant la transmission.
Saisir le tribunal administratif dans les deux mois suivant l’adoption de l’acte.
Annuler lui-même l’acte local avant l’expiration des deux mois suivant sa transmission.
Saisir le tribunal administratif par un déféré préfectoral dans les deux mois suivant la transmission.

Saisir le tribunal administratif par un déféré préfectoral dans les deux mois suivant la transmission.

Explication

Le préfet peut déférer l’acte au tribunal administratif dans les deux mois qui suivent sa transmission, mais il ne peut ni le modifier ni l’annuler lui-même. Le délai d’un mois est erroné, et le point de départ est la transmission, non l’adoption.

30. Le budget d’une commune a été adopté à temps et était équilibré, mais des dépenses supplémentaires le déséquilibrent pendant son exécution. Quelle situation justifie l’intervention du contrôle budgétaire préfectoral ?

Un retard dans l’adoption du budget.
Un défaut d’inscription d’une dépense obligatoire.
Un déséquilibre du budget voté.
Un déséquilibre du budget exécuté.

Un déséquilibre du budget exécuté.

Explication

Le contrôle budgétaire peut intervenir lorsque le budget, équilibré au moment du vote, devient déséquilibré pendant son exécution. Le déséquilibre du budget voté existe dès l’adoption, tandis que le retard et le défaut d’inscription constituent d’autres hypothèses distinctes.

31. Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2023, qui assure l’apurement administratif des comptes locaux ?

L’assemblée délibérante de la collectivité.
La Direction générale des finances publiques.
Les chambres régionales des comptes.
Le préfet.

La Direction générale des finances publiques.

Explication

Depuis le 1er janvier 2023, les chambres régionales des comptes ne jugent plus les comptes : leur apurement est administratif et relève de la Direction générale des finances publiques. Les chambres ne conservent donc pas l’ancienne fonction de jugement, et le préfet exerce des contrôles distincts.

32. Une réforme porte à la fois sur les prestations de sécurité sociale, l’assurance chômage et des dispositifs de protection sociale au sens large. Quel ensemble de règles correspond à ces trois domaines, dans cet ordre ?

Loi de financement, textes et partenariats, conventions entre partenaires sociaux
Textes et partenariats, conventions entre partenaires sociaux, loi de financement
Conventions entre partenaires sociaux, loi de financement, textes et partenariats
Loi de financement, conventions entre partenaires sociaux, textes et partenariats

Loi de financement, conventions entre partenaires sociaux, textes et partenariats

Explication

La sécurité sociale relève de la loi de financement, l’assurance chômage de conventions entre partenaires sociaux, et la protection sociale au sens large de textes et partenariats. Les autres réponses intervertissent les cadres propres à ces domaines.

33. Quel dispositif a établi le régime général de la sécurité sociale en 1945 ?

Une révision constitutionnelle adoptée en 1945
Une loi de financement adoptée en 1945
Les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945
Une convention entre partenaires sociaux conclue en 1945

Les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945

Explication

Le régime général a été créé par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945, afin de couvrir les travailleurs et leurs familles contre les grands risques de la vie. La loi de financement, les conventions sociales et la révision constitutionnelle ne sont pas à l’origine de sa création.

34. Une caisse collecte les cotisations sociales par le réseau des URSSAF, puis les répartit entre les différentes branches. Comment faut-il classer cette activité ?

Une prestation de la branche maladie
Une fonction de recouvrement et de gestion
Une prestation de la branche vieillesse
Une prestation de la branche famille

Une fonction de recouvrement et de gestion

Explication

Le recouvrement est une fonction de gestion : le réseau des URSSAF collecte les cotisations et les affecte aux branches, sans constituer une branche de prestation. Les branches maladie, vieillesse et famille correspondent à des domaines de prestations.

35. Quelle répartition décrit le mieux les principales recettes des régimes sociaux de base ?

Environ 49 % de cotisations, 10 % de fiscalité affectée et 38 % de contributions de l’État
Environ 49 % de contributions de l’État, 38 % de cotisations et 10 % de fiscalité affectée
Environ 49 % de cotisations, 38 % de fiscalité affectée et 10 % de contributions de l’État
Environ 38 % de cotisations, 49 % de fiscalité affectée et 10 % de contributions de l’État

Environ 49 % de cotisations, 38 % de fiscalité affectée et 10 % de contributions de l’État

Explication

Les cotisations représentent environ 49 % des recettes, la fiscalité sociale affectée environ 38 %, et les contributions de l’État autour de 10 %. Les autres répartitions intervertissent les parts de ces sources de financement.

36. Les dépenses de prestations sociales dépassent l’objectif fixé par la LFSS. Quelle conséquence découle de la nature de cette loi ?

Les prestations continuent d’être versées et le déficit se creuse
Les crédits dépassés doivent être annulés par le Parlement
Les dépenses sont automatiquement bloquées au montant prévu
Les prestations cessent jusqu’au vote d’un budget équilibré

Les prestations continuent d’être versées et le déficit se creuse

Explication

La LFSS fixe des objectifs de dépenses et prévoit des recettes, mais n’autorise pas des crédits limitatifs : les prestations continuent donc d’être versées si l’objectif est dépassé, ce qui creuse le déficit. L’idée de blocage confond la LFSS avec une autorisation de crédits limitatifs.

37. Quel événement a confié au Parlement le vote des lois de financement de la sécurité sociale ?

La loi organique du 14 mars 2022
La révision constitutionnelle de février 1996
La loi organique du 2 août 2005
La révision constitutionnelle de 1999

La révision constitutionnelle de février 1996

Explication

La révision constitutionnelle de février 1996 a créé la LFSS et confié au Parlement le vote de ces lois. Les lois organiques de 2005 et de 2022 ont ensuite organisé et modernisé le cadre, sans être l’événement fondateur.

38. Depuis la réforme de 2022, quelle séquence décrit la structure de la LFSS ?

Un article liminaire, puis les objectifs de dépenses de l’année à venir, l’année en cours, puis les recettes futures
Un article liminaire, puis l’année en cours, les recettes et l’équilibre de l’année à venir, puis ses objectifs de dépenses
Les recettes et l’équilibre de l’année à venir, puis l’année en cours, puis les objectifs de dépenses, sans article liminaire
Un article liminaire, puis les recettes et l’équilibre de l’année en cours, les objectifs futurs, puis les dispositions de l’année à venir

Un article liminaire, puis l’année en cours, les recettes et l’équilibre de l’année à venir, puis ses objectifs de dépenses

Explication

La LFSS comprend un article liminaire et trois parties : les dispositions relatives à l’année en cours, les prévisions de recettes et l’équilibre général de l’année à venir, puis les objectifs de dépenses de cette année à venir. Les autres séquences inversent les parties ou omettent l’article liminaire.

39. Quelle organisation européenne créée en 1951 fut financée par un prélèvement sur la production de charbon et d’acier ?

Le Parlement européen
Le système des ressources propres européennes
La Communauté économique européenne
La Communauté européenne du charbon et de l’acier

La Communauté européenne du charbon et de l’acier

Explication

La CECA, créée en 1951, était financée par un prélèvement sur la production de charbon et d’acier. La CEE date de 1957, les premières ressources propres de 1970 et l’élection directe du Parlement de 1979.

40. Un projet de marché commun est lancé en 1957 par le traité de Rome : comment le budget de la Communauté économique européenne est-il alors financé ?

Par des recettes issues du suffrage universel direct
Par les droits de douane et les prélèvements agricoles
Par un prélèvement sur le charbon et l’acier
Par des contributions nationales

Par des contributions nationales

Explication

À sa création, la CEE est financée par des contributions nationales versées par les États. Le prélèvement charbon-acier concerne la CECA, tandis que les droits de douane et les prélèvements agricoles deviennent des ressources propres en 1970.

41. Une institution européenne doit préparer le projet de budget, proposer les orientations financières puis exécuter le budget adopté : laquelle remplit ces fonctions ?

Le Conseil européen
La Commission européenne
Le Conseil de l’Union européenne
Le Parlement européen

La Commission européenne

Explication

La Commission prépare le projet, propose les orientations financières et exécute le budget une fois adopté. Le Parlement et le Conseil de l’Union adoptent le budget conjointement, tandis que le Conseil européen fixe les orientations politiques et négocie le CFP.

42. Pour distinguer deux institutions, laquelle représente l’Union dans son ensemble et est nommée, plutôt que d’être élue pour représenter les peuples européens ?

Le Parlement européen
Le Conseil européen
Le Conseil de l’Union européenne
La Commission européenne

La Commission européenne

Explication

La Commission représente l’Union dans son ensemble et ses membres sont nommés; le Parlement, élu au suffrage universel direct, représente les peuples européens. Le Conseil de l’Union représente les gouvernements nationaux, et le Conseil européen fixe les grandes orientations politiques.

43. Dans le cadre institutionnel établi par le traité de Lisbonne de 2009, quelle institution adopte le budget à parité avec le Conseil de l’Union européenne ?

La Commission européenne
Le Parlement européen
Le Comité économique et social européen
Le Conseil européen

Le Parlement européen

Explication

Depuis le traité de Lisbonne de 2009, le Parlement européen adopte le budget à parité avec le Conseil de l’Union européenne. La Commission prépare et exécute le budget, tandis que le Conseil européen ne vote pas le budget annuel.

44. Lors d’une négociation européenne, une institution fixe les grandes orientations politiques et négocie le cadre financier pluriannuel, sans voter le budget annuel : de quelle institution s’agit-il ?

Le Conseil européen
Le Parlement européen
La Commission européenne
Le Conseil de l’Union européenne

Le Conseil européen

Explication

Le Conseil européen fixe les grandes orientations politiques et négocie le cadre financier pluriannuel, mais ne vote pas le budget annuel. Le Conseil de l’Union adopte celui-ci conjointement avec le Parlement; la Commission le prépare et le Parlement y participe comme colégislateur.

45. Quel traité, entré en vigueur en 2009, est le texte de référence du droit budgétaire de l’Union et confère au Parlement européen un rôle égal à celui du Conseil dans l’adoption du budget ?

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne
Le traité sur l’Union européenne
Le règlement financier de l’Union
Le traité instituant la Communauté européenne

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Explication

Le TFUE, issu du traité de Lisbonne et entré en vigueur en 2009, est le texte de référence et établit un rôle égal du Parlement et du Conseil pour l’adoption du budget. Le traité sur l’Union européenne est confondu avec le TFUE, le règlement financier est du droit dérivé, et le traité instituant la Communauté européenne ne correspond pas à la référence indiquée.

46. Une équipe cherche le fondement du contrôle exercé par la Cour des comptes de l’Union sur le budget. Vers quel article du TFUE doit-elle se tourner ?

L’article 314
L’article 317
L’article 311
L’article 287

L’article 287

Explication

L’article 287 définit la mission de la Cour des comptes de l’Union. L’article 317 concerne l’exécution par la Commission, l’article 314 la procédure budgétaire annuelle et l’article 311 les ressources propres.

47. Un budget de l’Union est présenté dans une monnaie commune pour l’ensemble des recettes et des dépenses. Quel principe budgétaire cela illustre-t-il ?

L’unité de compte fondée sur l’euro
Le principe de spécialité
Le principe d’annualité
Le principe d’unité du budget

L’unité de compte fondée sur l’euro

Explication

L’unité de compte signifie que l’euro sert de monnaie de présentation et d’exécution du budget. L’unité concerne le document budgétaire unique, l’annualité sa durée, et la spécialité l’affectation des crédits à des objets déterminés.

48. L’Union envisage d’emprunter pour financer des dépenses ordinaires de son budget annuel, en invoquant le précédent du plan de relance post-Covid. Quelle règle s’applique ?

Tout emprunt européen est interdit, y compris pour un instrument exceptionnel distinct
Le budget annuel peut être voté en déficit si les emprunts financent des dépenses ordinaires
Le budget annuel ne peut être voté en déficit ; les emprunts exceptionnels relèvent d’instruments distincts
Les emprunts exceptionnels peuvent financer les dépenses ordinaires dans un cadre dédié

Le budget annuel ne peut être voté en déficit ; les emprunts exceptionnels relèvent d’instruments distincts

Explication

L’équilibre interdit de voter le budget annuel en déficit ; les emprunts exceptionnels peuvent financer des instruments distincts, mais pas les dépenses ordinaires de ce budget. Assimiler ces emprunts à une autorisation de déficit confond les deux cadres, interdire tout emprunt néglige les instruments exceptionnels, et étendre le cadre dédié aux dépenses ordinaires en déforme la portée.

49. Une direction dépense moins que prévu, mais ne mesure ni les résultats obtenus ni l’atteinte d’objectifs. Quelle démarche correspondrait à la bonne gestion financière de l’Union ?

Privilégier l’économie des coûts et considérer les crédits non dépensés comme une mesure suffisante
Associer économie, efficience et efficacité à des objectifs mesurables et à des évaluations régulières
Vérifier la conformité des dépenses aux crédits sans évaluer les résultats des programmes
Multiplier les contrôles comptables sans fixer d’objectifs ni apprécier les résultats

Associer économie, efficience et efficacité à des objectifs mesurables et à des évaluations régulières

Explication

La bonne gestion financière mobilise les trois E — économie, efficience et efficacité — avec des objectifs mesurables et des évaluations régulières. L’économie seule omet deux dimensions, la conformité aux crédits ne mesure pas les résultats, et des contrôles comptables sans objectifs ne constituent pas l’évaluation de la performance attendue.

50. Pour l’exercice budgétaire 2030, à quelle échéance la Commission doit-elle transmettre son projet de budget annuel ?

Dans les 42 jours suivant la position du Conseil
Au plus tard le 1er septembre 2029
Au plus tard le 1er septembre 2030
Au plus tard le 1er janvier 2030

Au plus tard le 1er septembre 2029

Explication

La Commission transmet son projet au plus tard le 1er septembre de l’année précédant l’exercice ; pour 2030, l’échéance est donc le 1er septembre 2029. Le 1er septembre 2030 se situe dans l’année de l’exercice, le 1er janvier n’est pas l’échéance prévue, et les 42 jours concernent le délai laissé au Parlement après la position du Conseil.

51. Comment l’Union européenne est-elle financée, puisqu’elle ne prélève pas directement d’impôts auprès des citoyens ?

Par des versements volontaires décidés séparément par chaque État
Par un impôt européen prélevé directement auprès des citoyens
Par des ressources propres définies en commun par les États et affectées à l’Union
Par des emprunts communs contractés chaque année auprès des marchés

Par des ressources propres définies en commun par les États et affectées à l’Union

Explication

Les États membres définissent en commun les ressources propres et les affectent à l’Union, qui ne lève pas directement d’impôts auprès des citoyens. L’impôt direct confond les deux modes de financement, l’emprunt commun renvoie à un instrument distinct et les versements volontaires ne décrivent pas le principe des ressources propres.

52. Laquelle de ces listes réunit les quatre catégories de ressources propres de l’Union européenne ?

Droits de douane, dépenses de cohésion, ressource RNB et contribution sur les emballages plastiques non recyclés
Droits de douane, ressource TVA, contribution sur les emballages plastiques non recyclés et emprunts communs
Droits de douane, ressource TVA, ressource RNB et contribution sur les emballages plastiques non recyclés
Droits de douane, ressource RNB, ressource TVA et fonds destinés à la recherche

Droits de douane, ressource TVA, ressource RNB et contribution sur les emballages plastiques non recyclés

Explication

Les quatre catégories sont les droits de douane, la ressource TVA, la ressource fondée sur le revenu national brut et la contribution sur les déchets d’emballages plastiques non recyclés. Les dépenses de cohésion et de recherche sont des dépenses, tandis que l’emprunt commun n’est pas l’une de ces quatre ressources propres.

53. Une équipe classe les dépenses de l’Union dans le cadre du CFP. Dans quelle rubrique doit-elle placer un programme de coopération avec des pays tiers ?

Migration, frontières et sécurité
Compétitivité, recherche et innovation
Cohésion, emploi et inclusion
Actions extérieures

Actions extérieures

Explication

Dans la structure du CFP, la coopération avec les pays tiers relève des actions extérieures. La migration et la sécurité forment une rubrique distincte, tandis que la cohésion et la compétitivité couvrent d’autres objectifs budgétaires.

54. À la suite de la crise sanitaire de 2020, l’Union met en place un instrument financé par un emprunt commun sur les marchés et doté de 750 milliards d’euros. De quel instrument s’agit-il ?

Le cadre financier pluriannuel
La ressource fondée sur le revenu national brut
NextGenerationEU
Les fonds de cohésion

NextGenerationEU

Explication

NextGenerationEU a été créé en réponse à la crise sanitaire de 2020, doté de 750 milliards d’euros et financé par un emprunt commun sur les marchés. Le CFP organise les dépenses, les fonds de cohésion constituent des financements distincts et la ressource RNB est une recette propre.

55. Lors de l’examen du budget français pour 2026, quel montant correspond au prélèvement sur recettes au profit de l’Union européenne ?

2 milliards d’euros
28,4 milliards d’euros
24 milliards d’euros
8,5 milliards d’euros

28,4 milliards d’euros

Explication

Le prélèvement sur recettes français au profit de l’Union s’élève à 28,4 milliards d’euros pour 2026. Les 8,5 milliards correspondent aux retours de la PAC, les 2 milliards environ aux fonds FEDER et FSE+, et les 24 milliards aux remboursements annuels de l’emprunt NGEU évoqués dans les négociations budgétaires.

56. Pour comparer, sur une même période, les fonds européens reçus par un État et ses contributions versées à l’Union, quelle notion faut-il calculer ?

Le montant des contributions, sans tenir compte des fonds reçus
Le prélèvement sur recettes, fixé pour chaque État au même montant
Le montant des fonds reçus, sans le comparer aux contributions versées
Le solde net, soit la différence entre les fonds reçus et les contributions versées

Le solde net, soit la différence entre les fonds reçus et les contributions versées

Explication

Le solde net correspond à la différence entre les fonds européens reçus par un État et ses contributions versées à l’Union. Les contributions ou les fonds pris isolément ne mesurent pas cette différence, et le prélèvement français n’est pas un montant identique applicable à tous les États.

57. Un État reçoit moins de fonds de l’Union qu’il ne lui verse en contributions. Comment qualifie-t-on sa position financière nette ?

Contributeur net
Bénéficiaire de la PAC
État à solde nul
Bénéficiaire net

Contributeur net

Explication

Un État est contributeur net lorsqu’il verse davantage à l’Union qu’il n’en reçoit. Un bénéficiaire net reçoit davantage qu’il ne verse ; le solde nul et les retours de la PAC ne définissent pas le critère demandé.

58. Lors du paiement d’une dépense européenne, un agent vérifie la régularité de l’opération et décide de l’engagement, tandis qu’un autre vérifie les pièces puis effectue le paiement. Quelle répartition des rôles respecte la séparation des fonctions ?

Le premier est ordonnateur et le second comptable.
Le premier est auditeur et le second ordonnateur.
Le premier est ordonnateur et le second auditeur.
Le premier est comptable et le second ordonnateur.

Le premier est ordonnateur et le second comptable.

Explication

L’ordonnateur décide et répond de la régularité de l’opération ; le comptable vérifie puis assure les encaissements et les paiements. La gestion de trésorerie ne définit pas l’ordonnateur, et l’audit indépendant relève de la Cour des comptes.

59. La Commission délègue la mise en œuvre d’un programme budgétaire à une agence. Qui conserve, au titre de l’article 317 TFUE, la responsabilité de l’exécution du budget ?

La Commission européenne.
Le Parlement européen.
La Cour des comptes européenne.
L’agence chargée du programme.

La Commission européenne.

Explication

L’article 317 TFUE confie à la Commission la responsabilité de l’exécution, même lorsque la mise en œuvre est déléguée. L’agence peut exécuter le programme sans reprendre cette responsabilité générale ; le Parlement statue sur la décharge et la Cour contrôle l’exécution.

60. Quel organisme contrôle indépendamment l’exécution du budget européen et publie chaque année un rapport annuel ainsi qu’une déclaration d’assurance ?

La Cour des comptes européenne.
Le Parquet européen.
Le Parlement européen.
L’Office européen de lutte antifraude.

La Cour des comptes européenne.

Explication

La Cour des comptes européenne contrôle de façon indépendante l’exécution du budget et publie chaque année un rapport et une déclaration d’assurance. L’OLAF enquête sur les fraudes, le Parlement décide de la décharge et le Parquet européen peut engager des poursuites pénales.

61. Après examen du rapport de la Cour des comptes et d’une recommandation du Conseil, le Parlement européen décide d’approuver la manière dont la Commission a exécuté le budget. De quelle décision s’agit-il ?

La déclaration d’assurance.
La recommandation du Conseil.
La décharge parlementaire.
La poursuite du Parquet européen.

La décharge parlementaire.

Explication

La décharge est la décision du Parlement d’approuver, de refuser ou de reporter l’approbation de la manière dont la Commission a exécuté le budget, à partir du rapport de la Cour et d’une recommandation du Conseil. La déclaration d’assurance appartient au contrôle de la Cour ; la recommandation du Conseil est un élément préparatoire.

62. Une équipe compare le budget officiel annuel de l’Union aux dépenses publiques totales des 27 États membres. Quel ordre de grandeur décrit le mieux le budget officiel ?

Environ 2 000 milliards d’euros, soit près de 2,5 %.
Moins de 200 milliards d’euros, soit environ 25 %.
Environ 2 000 milliards d’euros, soit près de 25 %.
Moins de 200 milliards d’euros, soit environ 2,5 %.

Moins de 200 milliards d’euros, soit environ 2,5 %.

Explication

Le budget officiel est inférieur à 200 milliards d’euros par an, soit environ 2,5 % des dépenses publiques totales des 27 États membres. Les montants proches de 2 000 milliards correspondent à des instruments financiers parallèles, et non au budget officiel.

63. Une réforme vise à rendre le financement européen plus lisible et plus démocratiquement contrôlable, tout en améliorant sa cohérence avec les politiques nationales de maîtrise des dépenses. Quel diagnostic résume des limites du système actuel ?

Des ressources propres faibles, moins d’emprunts hors budget, des instruments fragmentés et une coordination suffisante.
Des ressources propres abondantes, davantage d’emprunts hors budget, des instruments unifiés et une coordination insuffisante.
Des ressources propres faibles, davantage d’emprunts hors budget, des instruments fragmentés et une coordination insuffisante.
Des ressources propres abondantes, moins d’emprunts hors budget, des instruments unifiés et une coordination suffisante.

Des ressources propres faibles, davantage d’emprunts hors budget, des instruments fragmentés et une coordination insuffisante.

Explication

Les limites identifiées comprennent la faiblesse des ressources propres, le recours croissant à l’emprunt hors budget, le déficit démocratique associé à la fragmentation et le défaut de coordination avec les politiques nationales de maîtrise des dépenses. Les autres descriptions inversent ou minimisent ces problèmes.

64. Deux États envisagent chacun de financer séparément une infrastructure transfrontalière coûteuse, qui ne serait pas suffisamment efficace à l’échelle nationale. Quel critère peut justifier un financement au niveau de l’Union ?

La valeur ajoutée européenne, grâce aux économies d’échelle ou à la dimension transnationale.
La gestion partagée, parce que tout projet entre États doit être financé par l’Union.
La valeur nationale, parce que les effets du projet sont strictement locaux.
La coordination fiscale, parce que le projet relève des impôts nationaux.

La valeur ajoutée européenne, grâce aux économies d’échelle ou à la dimension transnationale.

Explication

Une dépense présente une valeur ajoutée européenne lorsqu’un financement commun génère des économies d’échelle ou permet des infrastructures transnationales insuffisamment efficaces ou visibles à l’échelle nationale. Un bénéfice purement local ne suffit pas à justifier ce niveau d’intervention, et la fiscalité n’est pas le critère en cause.

65. Dans sa proposition de juillet 2025 pour le CFP 2028-2034, laquelle des recettes suivantes figure parmi les nouvelles ressources propres envisagées par la Commission ?

Une cotisation nationale calculée selon le revenu des ménages.
Un impôt européen général sur les revenus des particuliers.
Une taxe sur les déchets radioactifs des États membres.
Une contribution sur les services numériques des grandes plateformes.

Une contribution sur les services numériques des grandes plateformes.

Explication

La proposition comprend notamment une contribution sur les services numériques des grandes plateformes, ainsi que des recettes liées aux quotas d’émissions, au mécanisme carbone aux frontières et aux bénéfices des grandes entreprises. Un impôt général sur les particuliers et les autres prélèvements cités ne figurent pas dans la liste indiquée.

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Mémorisez les réponses avec 98 flashcards sur Finances locales et publiques.

En quelle année la Cour des comptes a-t-elle été créée sous Napoléon Ier ?

En 1807.

Par quel article constitutionnel le rôle actuel de la Cour des comptes est-il défini ?

L’article 47-2 de la Constitution.

Quelle condition permet à la Cour des comptes d’infliger une amende à un gestionnaire public ?

Une faute grave causant un préjudice financier à une personne publique, après une procédure contradictoire.

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