QCM : Fondements du droit constitutionnel (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une société déterminée, que désigne le droit ?

L’ensemble des dispositions juridiques qui s’imposent à chacun
Le regroupement des traditions transmises entre générations
L’ensemble des préférences morales partagées par les citoyens
La somme des décisions individuelles prises par les autorités

L’ensemble des dispositions juridiques qui s’imposent à chacun

Explication

Le droit correspond aux dispositions juridiques obligatoires pour les membres d’une société donnée. Les préférences morales peuvent influencer les comportements, mais elles ne constituent pas par elles-mêmes l’ensemble des règles juridiques.

2. Comment le droit contribue-t-il à apprivoiser la violence dans la société ?

En remplaçant les institutions publiques par des rapports de force
En organisant les rapports sociaux par des règles communes
En supprimant les conflits par l’intervention spontanée des individus
En laissant chaque personne régler ses différends selon sa volonté

En organisant les rapports sociaux par des règles communes

Explication

Le droit encadre les rapports entre les individus et fixe des règles communes, ce qui permet de contenir la violence. Régler un conflit par la force relève au contraire de la violence, qui ne fournit pas de cadre commun.

3. Quel élément distingue principalement une règle juridique d’une règle morale ou religieuse ?

La nature de la sanction attachée à sa violation
Le caractère ancien des comportements prescrits par la règle
Le nombre de personnes qui connaissent la règle concernée
Le degré d’accord personnel avec la conduite demandée

La nature de la sanction attachée à sa violation

Explication

Les règles juridiques, morales et religieuses se différencient principalement par la sanction prévue en cas de violation. L’ancienneté ou l’adhésion personnelle ne permet pas de distinguer de manière décisive ces catégories.

4. Quelle définition caractérise le mieux le droit comme système de régulation sociale ?

Une série de coutumes familiales qui s’applique selon les convictions de chacun
Un système d’opinions publiques qui influence les conduites sans intervention institutionnelle
Un ensemble de règles étatiques qui régit les rapports sociaux et sanctionne leur violation
Un ensemble de conseils individuels qui oriente les choix sans obligation collective

Un ensemble de règles étatiques qui régit les rapports sociaux et sanctionne leur violation

Explication

Le droit regroupe des règles adoptées ou validées par l’État, obligatoires pour les membres de la société et assorties de sanctions. Les conseils, coutumes ou opinions peuvent guider les comportements sans présenter nécessairement ce caractère juridiquement contraignant.

5. À quelle branche du droit appartient le droit constitutionnel et quels domaines concerne-t-il notamment ?

Au droit privé, notamment les contrats, les successions et les obligations civiles
Au droit public, notamment la Constitution, les institutions et les droits fondamentaux
Au droit pénal, notamment les infractions, les peines et la responsabilité criminelle
Au droit commercial, notamment les sociétés, les échanges et les activités marchandes

Au droit public, notamment la Constitution, les institutions et les droits fondamentaux

Explication

Le droit constitutionnel est une branche du droit public qui porte notamment sur la Constitution, les institutions et les droits fondamentaux. Le droit civil, commercial et pénal relèvent d’autres domaines et ne définissent pas son objet principal.

6. Quelle distinction caractérise principalement le droit public et le droit privé ?

Le droit public règle surtout les contrats privés, tandis que le droit privé organise surtout les institutions publiques
Le droit public concerne surtout les relations entre particuliers, tandis que le droit privé concerne surtout les autorités publiques
Le droit public encadre surtout une relation verticale, tandis que le droit privé encadre surtout une relation horizontale
Le droit public protège surtout les intérêts individuels, tandis que le droit privé poursuit surtout l’intérêt général

Le droit public encadre surtout une relation verticale, tandis que le droit privé encadre surtout une relation horizontale

Explication

Le droit public concerne principalement les relations entre une personne publique dotée de prérogatives et un particulier, tandis que le droit privé régit surtout les rapports entre personnes privées. Les contrats privés et les relations entre particuliers relèvent donc plutôt du droit privé.

7. Quelle évolution du droit constitutionnel s’est produite après la Seconde Guerre mondiale ?

Les États ont remplacé les Constitutions par des usages politiques sans contrôle institutionnel
Les États ont réservé l’étude constitutionnelle aux relations diplomatiques entre gouvernements
Les États ont renforcé la place de la Constitution et créé progressivement des cours constitutionnelles
Les États ont réduit la portée de la Constitution et confié son interprétation aux particuliers

Les États ont renforcé la place de la Constitution et créé progressivement des cours constitutionnelles

Explication

Après la Seconde Guerre mondiale, les États ont accordé davantage d’importance à la Constitution et se sont progressivement dotés de cours constitutionnelles. Cette évolution correspond au renforcement du contrôle juridique des normes constitutionnelles.

8. Quelle est la mission principale du juge constitutionnel ?

Vérifier qu’une loi respecte les dispositions de la Constitution
Administrer les services publics conformément aux décisions gouvernementales
Rédiger les lois adoptées par le Parlement au nom du pouvoir exécutif
Trancher les litiges entre particuliers en appliquant les règles civiles

Vérifier qu’une loi respecte les dispositions de la Constitution

Explication

Le juge constitutionnel est chargé de contrôler la conformité des lois à la Constitution. La rédaction des lois relève du pouvoir législatif, tandis que l’administration et les litiges civils relèvent d’autres fonctions juridictionnelles ou institutionnelles.

9. Que désigne le renouveau du droit constitutionnel dans les États contemporains ?

La priorité donnée aux décisions administratives sur les règles constitutionnelles
L’importance accrue de la Constitution pour organiser les institutions et protéger les libertés
Le remplacement des droits fondamentaux par des usages politiques non écrits
La réduction du rôle de la Constitution à la désignation des gouvernants

L’importance accrue de la Constitution pour organiser les institutions et protéger les libertés

Explication

Le renouveau du droit constitutionnel correspond à l’importance nouvelle de la Constitution dans l’organisation des institutions et la protection des droits et libertés. Il ne consiste pas à limiter la Constitution à la désignation des gouvernants.

10. Quelle situation montre qu’une loi peut être légale tout en portant atteinte aux droits fondamentaux ?

Une juridiction annule une mesure administrative contraire à une norme supérieure
Un gouvernement applique une décision rendue par une juridiction constitutionnelle
Un Parlement adopte selon la procédure prévue une loi qui restreint une liberté protégée
Un Parlement modifie une règle institutionnelle conformément à la Constitution

Un Parlement adopte selon la procédure prévue une loi qui restreint une liberté protégée

Explication

Une loi peut être régulièrement votée par le Parlement tout en étant contraire aux droits et libertés fondamentaux. Le respect de la procédure législative ne garantit donc pas, à lui seul, la conformité matérielle de la loi aux droits protégés.

11. Quelle proposition définit correctement le constitutionnalisme ?

Une procédure parlementaire destinée à adopter les lois ordinaires
Un texte juridique réunissant les règles suprêmes d’organisation d’un État
Une doctrine faisant de la Constitution la norme suprême et un moyen de protéger l’État de droit
Un ensemble d’institutions chargées d’exercer les pouvoirs constitués

Une doctrine faisant de la Constitution la norme suprême et un moyen de protéger l’État de droit

Explication

Le constitutionnalisme est une doctrine qui affirme la supériorité de la Constitution et son rôle dans la protection de l’État de droit. Le texte ou l’ensemble de règles suprêmes correspond à la Constitution elle-même, et non à la doctrine.

12. Dans un État de droit, quelle exigence s’impose aux dirigeants comme aux citoyens ?

Ils peuvent écarter les règles lorsqu’une décision politique le justifie
Ils doivent tous respecter les règles de droit applicables
Ils doivent privilégier les pratiques politiques aux normes juridiques
Ils sont soumis à des règles différentes selon leur fonction publique

Ils doivent tous respecter les règles de droit applicables

Explication

L’État de droit exige que les individus, les dirigeants et les institutions publiques respectent les règles de droit. La fonction exercée ne permet donc pas de s’affranchir des normes juridiques.

13. Que rassemble une Constitution au sens matériel ?

Les règles techniques qui déterminent le fonctionnement des services publics
Les règles fondamentales qui organisent l’État, les pouvoirs et les institutions
Les décisions administratives prises par les autorités dans leur activité quotidienne
Les programmes politiques présentés par les candidats lors des élections nationales

Les règles fondamentales qui organisent l’État, les pouvoirs et les institutions

Explication

Une Constitution rassemble les grandes règles fondamentales relatives à l’organisation de l’État, aux pouvoirs politiques et au fonctionnement des institutions. Les décisions administratives et les programmes électoraux n’ont pas cette portée constitutionnelle générale.

14. Selon l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, quelles conditions caractérisent une société dotée d’une Constitution ?

La garantie des droits et la séparation des pouvoirs
L’élection du chef de l’État et l’existence d’un Parlement bicaméral
La souveraineté populaire et l’organisation d’élections régulières
La codification des lois civiles et l’indépendance de l’administration

La garantie des droits et la séparation des pouvoirs

Explication

L’article 16 exige la garantie des droits et la séparation des pouvoirs pour qu’une société ait une Constitution. Les autres éléments peuvent exister dans un régime politique, mais ils ne constituent pas les deux critères énoncés par cet article.

15. Comment le critère formel se distingue-t-il du critère matériel pour identifier une Constitution ?

Le critère formel examine la procédure et la place juridique, tandis que le critère matériel examine le contenu
Le critère formel étudie les institutions, tandis que le critère matériel mesure la durée d’application des règles
Le critère formel porte sur les pratiques politiques, tandis que le critère matériel porte sur la rédaction du texte
Le critère formel examine les droits protégés, tandis que le critère matériel examine l’autorité qui adopte le texte

Le critère formel examine la procédure et la place juridique, tandis que le critère matériel examine le contenu

Explication

Le critère formel s’intéresse à la forme, à la procédure d’adoption et à la place de la Constitution dans l’ordre juridique. Le critère matériel s’intéresse à son contenu et aux règles fondamentales qu’elle contient, et non à la procédure d’adoption.

16. Quel pouvoir est compétent pour créer ou modifier une Constitution ?

Le pouvoir administratif
Le pouvoir réglementaire
Le pouvoir constituant
Le pouvoir judiciaire

Le pouvoir constituant

Explication

Le pouvoir constituant est celui qui crée ou modifie la Constitution. Les pouvoirs constitués, en revanche, sont les pouvoirs organisés et encadrés par cette Constitution.

17. Pourquoi l’existence d’une Constitution ne suffit-elle pas à démontrer qu’un État est démocratique ?

Parce qu’une Constitution peut aussi limiter un pouvoir royal, présidentiel, collectif ou populaire
Parce qu’un État démocratique ne peut pas posséder de règles constitutionnelles écrites
Parce qu’une Constitution ne peut organiser que les relations entre les juridictions
Parce qu’une Constitution concerne les droits privés sans encadrer les pouvoirs publics

Parce qu’une Constitution peut aussi limiter un pouvoir royal, présidentiel, collectif ou populaire

Explication

Une Constitution peut limiter différentes formes de pouvoir, notamment un pouvoir royal, présidentiel, collectif ou populaire. Sa présence montre donc l’existence d’un cadre constitutionnel, mais ne suffit pas à établir le caractère démocratique de l’État.

18. Quel rôle le constitutionnalisme attribue-t-il à une Constitution, notamment lorsqu’elle est écrite ?

Elle constitue un moyen essentiel de limiter le pouvoir et de protéger les libertés
Elle permet de soustraire les gouvernants à tout contrôle juridique organisé
Elle remplace les libertés publiques par des règles de fonctionnement administratif
Elle sert principalement à concentrer le pouvoir entre les mains de l’exécutif

Elle constitue un moyen essentiel de limiter le pouvoir et de protéger les libertés

Explication

Le constitutionnalisme considère la Constitution, notamment écrite, comme un moyen essentiel d’encadrer le pouvoir et de protéger les libertés. Il ne vise donc pas à soustraire les gouvernants au contrôle juridique ni à concentrer le pouvoir exécutif.

19. Quelle distinction caractérise principalement une Constitution rigide par rapport à une Constitution souple ?

Elle est adoptée par un Parlement réuni selon une procédure ordinaire.
Elle repose davantage sur des pratiques que sur des textes constitutionnels.
Elle peut être modifiée par une décision administrative prise par le gouvernement.
Elle requiert une procédure de révision plus contraignante qu’une loi ordinaire.

Elle requiert une procédure de révision plus contraignante qu’une loi ordinaire.

Explication

Une Constitution rigide est plus difficile à réviser, car sa modification exige une procédure renforcée par rapport à celle d’une loi ordinaire. La Constitution souple se rapproche au contraire du régime de révision applicable aux lois ordinaires.

20. Quelle majorité est requise lorsque la révision de la Constitution française de 1958 est soumise au Parlement réuni en Congrès ?

La majorité des deux tiers des électeurs inscrits.
La majorité absolue des membres de chaque assemblée séparément.
La majorité simple des suffrages exprimés dans une seule assemblée.
La majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

La majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Explication

L’article 89 prévoit que le texte de révision présenté au Congrès doit être approuvé à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Cette exigence illustre le caractère renforcé de la procédure de révision constitutionnelle.

21. Dans la distinction entre norme et texte, que désigne la norme ?

Un document historique dépourvu de portée prescriptive.
Le support matériel ou numérique qui contient une règle.
Une procédure parlementaire destinée à modifier une loi.
Une règle qui impose ou permet un comportement.

Une règle qui impose ou permet un comportement.

Explication

La norme est une règle ou un commandement qui impose ou permet un comportement. Le texte désigne plutôt le support papier, numérique ou électronique sur lequel cette norme peut être inscrite.

22. Qu’est-ce qui caractérise une Constitution coutumière ?

Elle résulte exclusivement de décisions judiciaires rendues par une cour constitutionnelle.
Elle est formée par un texte unique dont la révision suit une procédure renforcée.
Elle rassemble des lois ordinaires sans accorder de rôle aux usages institutionnels.
Elle repose principalement sur la pratique constitutionnelle et peut être complétée par des textes écrits.

Elle repose principalement sur la pratique constitutionnelle et peut être complétée par des textes écrits.

Explication

Une Constitution coutumière se construit principalement à partir de pratiques constitutionnelles répétées, même si des textes écrits peuvent aussi la compléter. Elle ne se réduit donc ni à un document unique ni à une collection de décisions judiciaires.

23. Quelles conditions permettent à une pratique de devenir une coutume constitutionnelle ?

Une pratique longue, constante et claire, accompagnée de la conviction de son caractère obligatoire.
Une règle écrite, publiée officiellement et approuvée par référendum national.
Une pratique récente, variable et controversée, reconnue par plusieurs acteurs institutionnels.
Une décision ponctuelle, suivie d’une approbation politique exprimée par le gouvernement.

Une pratique longue, constante et claire, accompagnée de la conviction de son caractère obligatoire.

Explication

La formation d’une coutume constitutionnelle suppose une pratique suffisamment longue, constante et claire, ainsi qu’une croyance dans son caractère obligatoire. Une pratique isolée ou changeante ne présente pas, à elle seule, ces caractéristiques.

24. Que signifie l’expression « opinio juris » en matière constitutionnelle ?

La faculté pour un juge d’annuler une règle contraire à la Constitution.
La répétition matérielle d’un comportement dans les institutions publiques.
La croyance qu’une pratique ou une règle possède un caractère obligatoire.
La publication officielle d’un texte dans un recueil juridique.

La croyance qu’une pratique ou une règle possède un caractère obligatoire.

Explication

L’opinio juris désigne la conviction qu’une pratique ou une règle doit être respectée parce qu’elle possède un caractère obligatoire. La répétition d’un comportement constitue un élément distinct, lié à la pratique elle-même.

25. Quelle qualification correspond à une coutume qui complète un texte constitutionnel insuffisant ?

Une coutume contra legem.
Une coutume secundum legem.
Une coutume interprétative judiciaire.
Une coutume praeter legem.

Une coutume praeter legem.

Explication

La coutume praeter legem complète un texte constitutionnel lorsque celui-ci ne règle pas suffisamment une situation. La coutume secundum legem précise un texte ambigu, tandis que la coutume contra legem se forme contre le texte.

26. Pourquoi la pratique de Mac Mahon en 1877 est-elle associée à une coutume contra legem sous la IIIe République ?

Parce que l’abandon répété du droit de dissolution s’est opposé au texte constitutionnel.
Parce qu’un texte constitutionnel nouveau a expressément supprimé le droit de dissolution.
Parce qu’une lacune des lois de 1875 a été comblée par une pratique institutionnelle.
Parce que l’usage répété de la dissolution a précisé une disposition ambiguë.

Parce que l’abandon répété du droit de dissolution s’est opposé au texte constitutionnel.

Explication

Mac Mahon a cessé d’utiliser le droit de dissolution en 1877, et la répétition de cette pratique a contribué à former une coutume contraire au texte constitutionnel. Il s’agit donc d’une coutume contra legem, et non d’une coutume destinée à préciser ou compléter le texte.

27. Quelle forme de coutume constitutionnelle intervient lorsqu’une pratique complète un silence du texte constitutionnel ?

La coutume contra legem
La coutume interprétative législative
La coutume secundum legem
La coutume praeter legem

La coutume praeter legem

Explication

La coutume praeter legem comble une lacune du texte constitutionnel en réglant une situation qu’il n’a pas prévue. La coutume secundum legem intervient plutôt pour préciser une disposition ambiguë.

28. Quel élément distingue une coutume constitutionnelle d’une simple habitude politique ?

La compatibilité de la pratique avec les préférences du gouvernement
La répétition d’une pratique lors de plusieurs alternances politiques
L’existence d’une décision rendue par une juridiction constitutionnelle
La conviction que la pratique est juridiquement obligatoire

La conviction que la pratique est juridiquement obligatoire

Explication

Une coutume constitutionnelle associe une pratique répétée et établie à une opinio juris, c’est-à-dire la conviction de son caractère obligatoire. Une simple habitude politique peut être durable sans être perçue comme une règle juridique.

29. Pourquoi la pratique de Mac Mahon en 1877 est-elle qualifiée de coutume contra legem ?

Parce qu’il a précisé les conditions d’exercice d’un pouvoir resté ambigu dans le texte
Parce qu’il a demandé au peuple de modifier formellement la Constitution
Parce qu’il a exercé un pouvoir que la Constitution ne lui avait jamais reconnu
Parce qu’il a cessé d’exercer un pouvoir que le texte constitutionnel l’autorisait à utiliser

Parce qu’il a cessé d’exercer un pouvoir que le texte constitutionnel l’autorisait à utiliser

Explication

Mac Mahon a renoncé à dissoudre la Chambre des députés alors que les textes constitutionnels lui reconnaissaient cette faculté, ce qui a contribué à établir une pratique contraire au texte. Une coutume secundum legem aurait précisé une règle obscure au lieu de limiter ainsi son application.

30. Dans quelle situation le pouvoir constituant originaire intervient-il ?

Lorsqu’une disposition existante est révisée selon la procédure qu’elle prévoit
Lorsqu’une juridiction interprète une règle constitutionnelle imprécise
Lorsqu’un nouvel ordre constitutionnel est créé après la disparition de l’ancien
Lorsqu’un gouvernement applique une pratique politique durable

Lorsqu’un nouvel ordre constitutionnel est créé après la disparition de l’ancien

Explication

Le pouvoir constituant originaire établit une nouvelle Constitution et peut intervenir lors de la création d’un État ou de la disparition de la Constitution précédente. La révision encadrée d’un texte existant relève du pouvoir constituant dérivé.

31. Un Parlement modifie une Constitution en suivant la procédure de révision prévue par celle-ci : quel pouvoir exerce-t-il ?

Le pouvoir constituant dérivé
Le pouvoir constituant juridictionnel
Le pouvoir constituant administratif
Le pouvoir constituant originaire

Le pouvoir constituant dérivé

Explication

Le pouvoir constituant dérivé permet de modifier une Constitution existante dans le respect des règles qu’elle fixe. Le pouvoir constituant originaire crée, quant à lui, un nouvel ordre constitutionnel.

32. Quelle caractéristique permet de distinguer une procédure démocratique d’une procédure autoritaire d’élaboration constitutionnelle ?

La participation du peuple par des représentants élus ou par une consultation
L’approbation du texte par les membres du gouvernement en fonction
La rédaction du texte par une autorité indépendante de toute institution politique
La promulgation du texte par le chef de l’État après un débat parlementaire

La participation du peuple par des représentants élus ou par une consultation

Explication

Une procédure démocratique fait intervenir le peuple directement par consultation ou indirectement par des représentants élus. Une procédure autoritaire exclut réellement la population de la rédaction ou de l’adoption de la Constitution.

33. Quelle est la particularité d’une assemblée constituante ad hoc ?

Elle rédige une Constitution tout en exerçant durablement le pouvoir législatif
Elle est désignée par le souverain pour accorder une charte au peuple
Elle est créée pour élaborer une Constitution puis disparaît après cette mission
Elle organise un référendum sans participer à la rédaction du texte

Elle est créée pour élaborer une Constitution puis disparaît après cette mission

Explication

Une assemblée constituante ad hoc est instituée spécialement pour élaborer une Constitution et cesse d’exister lorsque cette tâche est achevée. Elle se distingue d’une assemblée constituante et législative, qui exerce aussi une fonction législative.

34. Quelle différence caractérise l’adoption d’une Constitution par l’organe constituant et son adoption par référendum ?

La première est contrôlée par les juges, tandis que la seconde est décidée par l’organe constituant.
La première fait intervenir directement le peuple, tandis que la seconde dépend d’un vote parlementaire.
La première exige une majorité populaire, tandis que la seconde repose sur une décision judiciaire.
La première est simple mais moins impartiale, tandis que la seconde fait intervenir directement le peuple.

La première est simple mais moins impartiale, tandis que la seconde fait intervenir directement le peuple.

Explication

L’organe qui élabore la Constitution peut l’adopter selon une procédure simple, mais cette solution manque d’impartialité. Le référendum se distingue parce qu’il associe directement le peuple à l’adoption du texte.

35. Dans quelle situation un référendum prend-il la forme d’un plébiscite ?

Lorsque le référendum porte sur une révision adoptée par les deux chambres parlementaires.
Lorsque le juge constitutionnel vérifie la conformité du texte avant le scrutin populaire.
Lorsque le Parlement examine le texte avant que les électeurs ne soient consultés.
Lorsque les électeurs se prononcent principalement sur la personne du dirigeant plutôt que sur le contenu du texte.

Lorsque les électeurs se prononcent principalement sur la personne du dirigeant plutôt que sur le contenu du texte.

Explication

Un référendum devient un plébiscite lorsque le vote est davantage orienté vers la personne du dirigeant que vers les dispositions soumises au scrutin. Les autres situations décrivent des étapes institutionnelles qui ne modifient pas la nature du vote.

36. Comment une Constitution peut-elle évoluer sans que son texte soit directement modifié ?

Par les pratiques politiques et l’interprétation des juges.
Par l’adoption d’un nouveau texte lors d’un référendum.
Par la modification écrite d’un article par le Parlement.
Par la suppression formelle d’une disposition constitutionnelle.

Par les pratiques politiques et l’interprétation des juges.

Explication

Une Constitution peut évoluer à travers les pratiques politiques ou l’interprétation jurisprudentielle, sans changement rédactionnel. La modification, la suppression ou le remplacement d’un article relève au contraire d’une révision directe du texte.

37. Que reconnaît le Conseil constitutionnel dans sa décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 ?

La supériorité des lois ordinaires sur les principes mentionnés dans le Préambule de 1958.
La compétence du Parlement pour modifier le Préambule sans procédure de révision.
La valeur réglementaire des textes auxquels le Préambule de 1958 fait référence.
La valeur constitutionnelle du Préambule de 1958 et des textes auxquels il renvoie.

La valeur constitutionnelle du Préambule de 1958 et des textes auxquels il renvoie.

Explication

La décision Liberté d’association reconnaît une valeur constitutionnelle au Préambule de 1958 ainsi qu’aux textes auxquels il renvoie. Elle renforce ainsi l’ensemble des normes constitutionnelles de référence contrôlées par le Conseil constitutionnel.

38. Quelles sont les trois étapes générales de la procédure de révision constitutionnelle ?

La proposition, la censure et l’entrée en vigueur.
L’initiative, la discussion et l’approbation.
La saisine, le contrôle et la publication.
La consultation, la promulgation et la dissolution.

L’initiative, la discussion et l’approbation.

Explication

La procédure générale comprend l’initiative, qui déclenche la proposition de révision, la discussion du texte, puis son approbation. La promulgation, le contrôle ou la publication peuvent intervenir dans la vie d’un texte, mais ne constituent pas ces trois étapes générales.

39. Qui peut prendre l’initiative d’une révision constitutionnelle selon l’article 89 de la Constitution française ?

Le Conseil constitutionnel, sur proposition du Président, ou les électeurs inscrits.
Le Gouvernement en séance, ou les collectivités territoriales représentées au Sénat.
Le Président, sur proposition du Premier ministre, ou les membres du Parlement.
Le Premier ministre seul, ou les présidents des deux assemblées réunis.

Le Président, sur proposition du Premier ministre, ou les membres du Parlement.

Explication

L’article 89 distingue le projet de révision, porté par le Président sur proposition du Premier ministre, et la proposition de révision, déposée par les membres du Parlement. Le Conseil constitutionnel et les collectivités territoriales ne disposent pas de cette initiative dans la procédure décrite.

40. Pourquoi le Sénat dispose-t-il d’un pouvoir de blocage dans la procédure de révision constitutionnelle ?

Parce que le Sénat choisit la majorité requise au Congrès pour adopter le texte.
Parce que le projet doit être adopté dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat.
Parce que le Sénat peut soumettre seul le texte à un référendum national.
Parce que le Sénat dispose d’un droit de veto sur toute loi ordinaire.

Parce que le projet doit être adopté dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat.

Explication

L’accord des deux assemblées sur un texte identique est nécessaire, ce qui permet au Sénat d’empêcher l’adoption d’une révision s’il refuse le texte. Son rôle ne repose pas sur un pouvoir général de veto concernant les lois ordinaires.

41. Quelles sont les deux voies d’approbation d’une révision constitutionnelle prévues par la procédure française ?

Le référendum ou l’adoption par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.
Le référendum local ou l’adoption par les deux chambres à la majorité des deux tiers.
Le vote du Sénat ou la validation par le Conseil constitutionnel à la majorité simple.
La consultation du Gouvernement ou l’approbation par l’Assemblée nationale à la majorité absolue.

Le référendum ou l’adoption par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Explication

La révision peut être soumise au référendum ou présentée au Congrès, qui réunit les deux assemblées et doit l’adopter à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Une approbation par une seule chambre ou par le Conseil constitutionnel ne correspond pas à ces voies.

42. Quelle distinction oppose le pouvoir constituant originaire au pouvoir constituant dérivé ?

Le pouvoir originaire révise les articles, tandis que le pouvoir dérivé adopte une Constitution nouvelle.
Le pouvoir originaire est souverain, tandis que le pouvoir dérivé reste encadré par la Constitution.
Le pouvoir originaire applique la Constitution, tandis que le pouvoir dérivé définit librement ses propres règles.
Le pouvoir originaire appartient aux juges, tandis que le pouvoir dérivé appartient directement au peuple.

Le pouvoir originaire est souverain, tandis que le pouvoir dérivé reste encadré par la Constitution.

Explication

Le pouvoir constituant originaire est considéré comme souverain et détermine lui-même ses règles, alors que le pouvoir dérivé doit respecter les limites prévues par la Constitution. Confondre leurs fonctions revient à attribuer au pouvoir dérivé une liberté qui ne lui appartient pas.

43. Qu’est-ce qu’une clause d’éternité dans une Constitution ?

Une procédure qui permet de réviser rapidement plusieurs articles.
Une disposition constitutionnelle qui ne peut pas être révisée.
Une règle constitutionnelle applicable pendant une période déterminée.
Une disposition constitutionnelle dont la révision exige une majorité renforcée.

Une disposition constitutionnelle qui ne peut pas être révisée.

Explication

Une clause d’éternité protège un élément constitutionnel contre toute révision. Une majorité renforcée ou une procédure accélérée peut rendre une modification plus difficile, mais ne lui confère pas un caractère intangible.

44. Quelle limite matérielle l’article 89, alinéa 5, de la Constitution française impose-t-il au pouvoir de révision ?

Il interdit de réviser la forme républicaine du Gouvernement.
Il interdit de réviser les règles relatives à la composition du Parlement.
Il interdit de réviser les principes relatifs à l’organisation territoriale.
Il interdit de réviser les dispositions concernant le pouvoir judiciaire.

Il interdit de réviser la forme républicaine du Gouvernement.

Explication

L’article 89, alinéa 5, protège la forme républicaine du Gouvernement contre une révision constitutionnelle. Cette interdiction ne s’étend pas, dans la règle visée, à toutes les dispositions parlementaires, judiciaires ou territoriales.

45. Quelle est la conséquence juridique principale de l’abrogation d’une norme ?

Elle annule la norme en remettant en cause ses effets passés.
Elle supprime la norme pour l’avenir sans effacer ses effets passés.
Elle suspend la norme jusqu’à l’adoption d’un texte ultérieur.
Elle transforme la norme en acte administratif dépourvu de portée.

Elle supprime la norme pour l’avenir sans effacer ses effets passés.

Explication

L’abrogation met fin aux effets d’une norme pour l’avenir, tout en préservant les effets qu’elle a produits dans le passé. La nullité se distingue de l’abrogation puisqu’elle remet en cause l’acte pour le passé et pour l’avenir.

46. Comment reconnaître une abrogation implicite ?

Elle intervient lorsqu’une norme ancienne cesse d’être appliquée par les autorités.
Elle découle d’une décision juridictionnelle annulant la norme antérieure.
Elle est déclarée dans un texte nouveau qui désigne la norme supprimée.
Elle résulte de l’incompatibilité entre une norme nouvelle et une norme antérieure.

Elle résulte de l’incompatibilité entre une norme nouvelle et une norme antérieure.

Explication

L’abrogation implicite découle de l’incompatibilité entre la norme nouvelle et la norme antérieure. L’abrogation explicite, en revanche, est déclarée par un nouveau texte qui nomme la norme supprimée.

47. Que produit l’adoption d’une nouvelle Constitution à l’égard de la Constitution précédente dans la chronologie française ?

Elle rend la Constitution précédente applicable aux seules autorités administratives.
Elle maintient la Constitution précédente jusqu’à une abrogation explicite.
Elle suspend la Constitution précédente pendant la période de transition.
Elle abroge implicitement la Constitution précédente.

Elle abroge implicitement la Constitution précédente.

Explication

L’adoption d’une nouvelle Constitution entraîne implicitement l’abrogation de la Constitution précédente, comme l’illustre la succession de 1852, 1875, 1946 et 1958. Une abrogation explicite n’est donc pas nécessaire dans cette situation.

48. Qu’est-ce qu’un État de droit ?

Un État qui confie aux juridictions la rédaction de toutes les normes applicables.
Un État où le gouvernement dispose d’une compétence générale sans contrôle juridique.
Un État qui soumet son pouvoir aux règles juridiques encadrant son action.
Un État dans lequel les décisions politiques prévalent sur les règles juridiques.

Un État qui soumet son pouvoir aux règles juridiques encadrant son action.

Explication

Un État de droit accepte que l’exercice du pouvoir soit encadré et soumis à des règles juridiques. Il ne se caractérise pas par la primauté des décisions politiques ni par le transfert de la fonction normative aux juridictions.

49. Quelle obligation découle du principe de constitutionnalité ?

L’administration peut écarter la Constitution lorsqu’une loi lui paraît plus précise.
Les juridictions doivent appliquer les lois sans examiner leur conformité constitutionnelle.
La majorité parlementaire peut adopter toute mesure soutenue par ses électeurs.
Les autorités publiques doivent respecter la Constitution dans l’exercice de leurs compétences.

Les autorités publiques doivent respecter la Constitution dans l’exercice de leurs compétences.

Explication

Le principe de constitutionnalité impose au législateur, à l’administration et aux juridictions de respecter la Constitution. Il ne se confond pas avec le principe majoritaire, qui ne permet pas à une majorité de s’affranchir des exigences constitutionnelles.

50. Dans la hiérarchie simplifiée des normes, quelle norme se situe immédiatement au-dessous de la Constitution ?

Les normes internationales et européennes
Les lois organiques
Les règlements
Les lois ordinaires

Les normes internationales et européennes

Explication

Dans cette représentation, les normes internationales et européennes viennent après la Constitution, avant les lois organiques et les autres normes internes mentionnées. Les lois organiques, les lois ordinaires et les règlements occupent donc des rangs inférieurs.

51. Selon Hans Kelsen, pourquoi une norme juridique est-elle valide ?

Parce qu’elle correspond directement aux pratiques sociales dominantes.
Parce qu’elle est adoptée par une majorité politique suffisamment large.
Parce qu’elle est appliquée depuis longtemps par les autorités publiques.
Parce que sa conformité à une norme supérieure fonde sa validité.

Parce que sa conformité à une norme supérieure fonde sa validité.

Explication

Dans la théorie de Hans Kelsen, chaque norme tire sa validité de sa conformité à une norme supérieure, tandis que la norme fondamentale fonde l’ensemble de l’ordre juridique. La durée d’application ou l’adhésion politique ne constituent pas, dans cette conception, le fondement principal de la validité.

52. Quel est l’objectif central du constitutionnalisme ?

Définir et encadrer les pouvoirs de l’État afin de prévenir leur exercice arbitraire.
Confier aux juridictions ordinaires la direction générale des institutions publiques.
Remplacer les règles constitutionnelles par des pratiques politiques évolutives.
Accroître les pouvoirs de l’État afin de faciliter l’adoption des décisions politiques.

Définir et encadrer les pouvoirs de l’État afin de prévenir leur exercice arbitraire.

Explication

Le constitutionnalisme vise à organiser et à limiter les pouvoirs de l’État pour soumettre le pouvoir politique au droit. Il ne cherche donc pas à accroître sans encadrement les compétences étatiques ni à substituer les pratiques politiques aux règles constitutionnelles.

53. Quelle succession décrit correctement les trois vagues européennes du contrôle de constitutionnalité ?

Autriche, Italie et Allemagne après 1945, puis renforcement après 1989.
Autriche, renforcement après 1989, puis Italie et Allemagne après 1945.
Italie et Allemagne après 1945, Autriche, puis renforcement après 1989.
Renforcement après 1989, Autriche, puis Italie et Allemagne après 1945.

Autriche, Italie et Allemagne après 1945, puis renforcement après 1989.

Explication

La première vague correspond à la création de la Cour constitutionnelle autrichienne, la deuxième à la création de juridictions constitutionnelles en Italie et en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale, et la troisième aux évolutions postérieures à 1989. La deuxième vague ne doit donc pas être confondue avec celle qui suit la chute du mur de Berlin.

54. Quel apport majeur de la décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 est exact ?

Elle affirme que la loi exprime la volonté générale sans condition constitutionnelle.
Elle supprime le contrôle exercé par le Conseil constitutionnel sur les libertés.
Elle reconnaît la valeur constitutionnelle du Préambule de 1958.
Elle limite la portée constitutionnelle aux seules dispositions du texte de 1958.

Elle reconnaît la valeur constitutionnelle du Préambule de 1958.

Explication

Par cette décision, le Conseil constitutionnel reconnaît la valeur constitutionnelle du Préambule de 1958, ce qui renforce la protection des droits et libertés fondamentaux. La décision élargit donc la portée du contrôle de constitutionnalité au lieu de la réduire.

55. Quelle affirmation le Conseil constitutionnel formule-t-il dans sa décision relative à la Nouvelle-Calédonie en 1985 ?

La Constitution s’applique aux lois futures après leur promulgation par le gouvernement.
La volonté générale peut écarter les exigences constitutionnelles en période politique ordinaire.
La loi n’exprime la volonté générale que dans le respect de la Constitution.
La loi exprime la volonté générale dès lors qu’elle est adoptée par le Parlement.

La loi n’exprime la volonté générale que dans le respect de la Constitution.

Explication

En 1985, le Conseil constitutionnel affirme que la loi n’exprime la volonté générale que dans le respect de la Constitution. Cette formule rappelle que l’adoption parlementaire ne suffit pas à placer la loi au-dessus des exigences constitutionnelles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 65 flashcards sur Fondements du droit constitutionnel.

Qu'est-ce que le droit selon la définition générale ?

L'ensemble des dispositions juridiques qui s'imposent à chacun dans une société déterminée.

Comment le droit contrôle-t-il la violence ?

En organisant les rapports entre individus et en fixant des règles communes.

Par quoi se distinguent principalement les règles morales, religieuses et juridiques ?

Par la sanction de leur violation.

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Consultez la fiche de révision complète sur Fondements du droit constitutionnel.

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