QCM : Introduction générale au droit (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle mesure a imposé le français comme langue officielle des actes juridiques au XVIe siècle ?

La loi du 9 décembre 1905
La Constitution française de 1958
Le Code civil de 1804
L’ordonnance de Villers-Cotterêts

L’ordonnance de Villers-Cotterêts

Explication

L’ordonnance de Villers-Cotterêts a remplacé l’usage du latin par le français dans les actes juridiques. Il faut distinguer la langue française, langue officielle, du langage juridique, qui désigne le vocabulaire spécialisé du droit.

2. Que prévoit le premier alinéa de l’article 2 de la Constitution française concernant la langue de la République ?

La langue de la République est le latin pour les actes juridiques.
La langue de la République est choisie par chaque collectivité.
La langue de la République est le français.
La langue de la République dépend des usages administratifs.

La langue de la République est le français.

Explication

L’article 2, premier alinéa, affirme que la langue de la République est le français. Cette disposition concerne le statut constitutionnel de la langue et non la définition du vocabulaire juridique.

3. Quelle caractéristique définit le jugement avant dire droit ?

Il clôt le litige en fixant définitivement les droits des parties.
Il remplace la décision finale lorsque l’affaire présente une difficulté.
Il constate l’accord des parties sans produire d’effet procédural.
Il intervient avant la décision définitive et peut ordonner une mesure provisoire.

Il intervient avant la décision définitive et peut ordonner une mesure provisoire.

Explication

Le jugement avant dire droit est rendu avant la décision définitive et peut notamment prescrire une mesure provisoire. Il ne clôt donc pas le litige en tranchant définitivement l’ensemble de l’affaire.

4. Que sépare la summa divisio dans l’organisation générale du droit ?

Le droit civil et le droit pénal
Le droit écrit et le droit coutumier
Le droit privé et le droit public
Le droit national et le droit international

Le droit privé et le droit public

Explication

La summa divisio désigne la distinction fondamentale entre droit privé et droit public. Elle ne se confond pas avec les autres classifications possibles du droit, telles que l’opposition entre droit écrit et droit coutumier.

5. Pourquoi le Code civil de 1804 est-il un texte structurant du droit français ?

Il codifie des règles fondées notamment sur l’égalité des citoyens et la protection de la propriété privée.
Il établit la distinction constitutionnelle entre la langue française et le langage juridique.
Il rassemble principalement des décisions judiciaires issues du système du précédent.
Il organise surtout la neutralité religieuse de l’État et des cultes.

Il codifie des règles fondées notamment sur l’égalité des citoyens et la protection de la propriété privée.

Explication

Le Code civil de 1804 structure le droit français codifié et repose notamment sur l’égalité des citoyens ainsi que la protection de la propriété privée. Il ne constitue pas un recueil de précédents judiciaires, caractéristique davantage associée à la common law.

6. Quelle définition correspond au droit objectif ?

Les principes moraux qu’une personne adopte librement selon sa conscience.
Les décisions rendues par les tribunaux dans les litiges qui leur sont soumis.
L’ensemble des prérogatives qu’une personne peut exercer pour défendre ses intérêts.
L’ensemble des règles de conduite édictées, sanctionnées et imposées par le pouvoir politique.

L’ensemble des règles de conduite édictées, sanctionnées et imposées par le pouvoir politique.

Explication

Le droit objectif regroupe les règles sociales édictées par le pouvoir politique, assorties de sanctions et imposées aux membres de la société. Les prérogatives reconnues à une personne relèvent plutôt de la notion de droits subjectifs.

7. Quelle opposition caractérise principalement le droit continental et la common law ?

Le droit continental privilégie les textes et la déduction, tandis que la common law privilégie les décisions judiciaires et l’induction.
Le droit continental privilégie les précédents et l’induction, tandis que la common law privilégie les codes et la déduction.
Le droit continental repose sur la conscience individuelle, tandis que la common law repose sur une autorité religieuse.
Le droit continental applique des règles provisoires, tandis que la common law applique des décisions dépourvues de portée juridique.

Le droit continental privilégie les textes et la déduction, tandis que la common law privilégie les décisions judiciaires et l’induction.

Explication

Le droit continental s’appuie principalement sur les textes, le normativisme et le raisonnement déductif, alors que la common law accorde une place centrale aux décisions judiciaires, au précédent et au raisonnement inductif. La deuxième proposition inverse précisément ces caractéristiques.

8. Quelle distinction oppose correctement la morale et le droit ?

La morale relève de la conscience individuelle, tandis que le droit repose sur une règle extérieure sanctionnée socialement.
La morale est imposée par une autorité sociale, tandis que le droit dépend de la conscience individuelle.
La morale vise la paix sociale, tandis que le droit cherche principalement la vertu personnelle.
La morale et le droit reposent tous deux sur une obligation extérieure sanctionnée par l’autorité publique.

La morale relève de la conscience individuelle, tandis que le droit repose sur une règle extérieure sanctionnée socialement.

Explication

La morale est autonome et s’appuie sur la conscience individuelle, tandis que le droit est hétéronome, extérieur et imposé par une autorité sociale. La deuxième proposition inverse donc les caractéristiques essentielles des deux notions.

9. Quel objectif distingue principalement la morale du droit ?

La morale organise la paix sociale, tandis que le droit cherche principalement à former une bonne personne.
La morale sanctionne les comportements par l’autorité publique, tandis que le droit dépend d’une appréciation intime.
La morale vise la vertu personnelle, tandis que le droit assure le respect des règles nécessaires à la paix sociale.
La morale et le droit poursuivent un objectif identique de perfection individuelle dans la société.

La morale vise la vertu personnelle, tandis que le droit assure le respect des règles nécessaires à la paix sociale.

Explication

La morale cherche principalement à faire de chacun une bonne personne, alors que le droit vise le respect des règles nécessaires à la paix sociale. Le droit n’a donc pas pour objectif central la perfection morale individuelle.

10. Quelle loi française a renforcé la séparation entre l’État et les cultes en consacrant la neutralité religieuse de l’État ?

La loi du 15 mars 2004
La loi du 11 octobre 2010
La loi constitutionnelle du 4 octobre 1958
La loi du 9 décembre 1905

La loi du 9 décembre 1905

Explication

La loi du 9 décembre 1905 renforce la séparation entre l’État et les cultes et consacre la neutralité religieuse de l’État. La loi de 2004 concerne les signes religieux ostensibles dans les établissements scolaires publics, tandis que celle de 2010 porte sur la dissimulation du visage dans l’espace public.

11. Quelle caractéristique distingue une règle générale d’une décision individuelle ?

Elle repose sur une appréciation personnelle du juge
Elle s’adresse à une personne précisément désignée
Elle formule une recommandation dépourvue de contrainte
Elle vise un nombre indéterminé de destinataires

Elle vise un nombre indéterminé de destinataires

Explication

Une règle générale concerne une catégorie ouverte de destinataires, alors qu’une décision individuelle vise une personne déterminée. Une recommandation sans contrainte relève plutôt de la soft law, et non de la généralité de la règle juridique.

12. Quelle proposition décrit correctement la soft law ?

Elle impose une obligation assortie d’une sanction organisée par l’État
Elle oriente les comportements sans posséder la même force obligatoire qu’une règle impérative
Elle exprime une désapprobation morale sans proposer de conduite à suivre
Elle désigne une décision juridictionnelle applicable à une personne déterminée

Elle oriente les comportements sans posséder la même force obligatoire qu’une règle impérative

Explication

La soft law comprend notamment des recommandations, des incitations et des lignes de conduite qui orientent les comportements sans avoir la même force obligatoire qu’une règle impérative. Une obligation sanctionnée par l’État correspond plutôt à une règle juridique contraignante.

13. Quelle opposition caractérise le positivisme et le jusnaturalisme ?

Le positivisme décrit le droit existant, tandis que le jusnaturalisme l’évalue selon une exigence de justice
Le positivisme refuse toute règle étatique, tandis que le jusnaturalisme privilégie les normes adoptées
Le positivisme confond légalité et morale, tandis que le jusnaturalisme écarte toute valeur juridique
Le positivisme fonde le droit sur la justice, tandis que le jusnaturalisme décrit les décisions de l’État

Le positivisme décrit le droit existant, tandis que le jusnaturalisme l’évalue selon une exigence de justice

Explication

Le positivisme étudie le droit appliqué par l’État sans le juger au regard de valeurs de justice, tandis que le jusnaturalisme soumet le droit à une exigence de justice. Les autres réponses inversent ou déforment cette distinction entre description et évaluation.

14. Que montre l’exemple du régime nazi concernant le rapport entre légalité et légitimité ?

Une règle devient légitime dès lors qu’elle est appliquée par l’État
Une règle peut être légale tout en étant dépourvue de légitimité
Une règle légitime doit être adoptée par une juridiction internationale
Une règle illégale est nécessairement contraire aux droits fondamentaux

Une règle peut être légale tout en étant dépourvue de légitimité

Explication

L’exemple du régime nazi montre que l’adoption et l’application étatiques d’un droit peuvent établir sa légalité sans garantir sa légitimité. La légitimité ne découle donc pas automatiquement de la seule conformité aux procédures étatiques.

15. Que signifie le principe d’État de droit ?

Les juridictions appliquent les décisions publiques sans contrôler leur conformité constitutionnelle
La Constitution organise l’État sans imposer de limite à son action
L’action de l’État est soumise à la Constitution et aux droits fondamentaux
L’État peut adapter les droits fondamentaux selon les circonstances politiques

L’action de l’État est soumise à la Constitution et aux droits fondamentaux

Explication

L’État de droit exige que l’action des pouvoirs publics respecte la Constitution et les droits fondamentaux. Il ne se réduit pas à l’existence d’une Constitution : il implique aussi que celle-ci limite effectivement l’action de l’État.

16. Dans quel ordre s’effectue le raisonnement juridique face à un litige ?

Décrire une opinion morale, comparer les parties, interpréter la sanction, puis établir les faits
Identifier une catégorie juridique, ignorer les faits, choisir une règle, puis proposer une solution
Rechercher une solution, sélectionner une règle, décrire les faits, puis leur attribuer une catégorie
Examiner les faits, les qualifier, rechercher la règle applicable, puis déduire la solution

Examiner les faits, les qualifier, rechercher la règle applicable, puis déduire la solution

Explication

Le raisonnement juridique part des faits, leur attribue une qualification juridique, identifie la règle pertinente et en déduit la solution. Commencer par une solution ou négliger les faits rompt la démarche qui relie concrètement la situation à la norme applicable.

17. À quoi sert la qualification juridique d’un fait concret ?

À établir une sanction avant d’identifier la catégorie juridique concernée
À le décrire dans un langage courant sans modifier son traitement juridique
À le rattacher à une catégorie juridique afin de déterminer le régime applicable
À remplacer la règle applicable par une appréciation personnelle de la situation

À le rattacher à une catégorie juridique afin de déterminer le régime applicable

Explication

La qualification juridique rattache un fait concret à une catégorie juridique, ce qui permet de déterminer le régime applicable. Une simple description en langage courant ne produit pas cette opération de rattachement et ne permet pas, à elle seule, d’identifier le régime juridique.

18. Pourquoi l’enseignement juridique de la fin du XIXe siècle est-il critiqué ?

Il accorde une place excessive aux sciences sociales dans l’analyse des règles juridiques
Il adapte les principes du Code civil aux évolutions politiques de la IIIe République
Il remplace l’étude des textes juridiques par une formation principalement historique
Il ne tient plus compte des transformations économiques, sociales et politiques du pays

Il ne tient plus compte des transformations économiques, sociales et politiques du pays

Explication

L’enseignement juridique est critiqué parce que sa méthode littérale ne correspond plus aux transformations contemporaines du pays. L’idée d’une place excessive des sciences sociales inverse précisément la critique formulée à cette époque.

19. Quel objectif préside à la création de l’École libre des sciences politiques en 1872 ?

Former principalement des magistrats de l’ordre judiciaire
Approfondir l’étude historique des institutions de la IIIe République
Renforcer l’enseignement littéral des dispositions du Code civil
Développer une approche pluridisciplinaire des sciences sociales

Développer une approche pluridisciplinaire des sciences sociales

Explication

L’École libre des sciences politiques est créée en 1872 pour développer une approche associant plusieurs sciences sociales. Le renforcement d’un enseignement strictement littéral du Code civil correspond à la méthode dont les limites sont alors critiquées.

20. Que désigne la jurisprudence au sens large ?

L’ensemble des décisions de justice rendues par les juridictions
Les principes moraux guidant l’appréciation des décisions judiciaires
L’ensemble des lois adoptées par les assemblées parlementaires
Les commentaires doctrinaux consacrés à l’interprétation des textes

L’ensemble des décisions de justice rendues par les juridictions

Explication

Au sens large, la jurisprudence regroupe les décisions rendues par les juridictions. Les lois relèvent de l’activité parlementaire, tandis que les commentaires doctrinaux ne sont pas des décisions de justice.

21. Quelle association entre ordre juridictionnel français et juridiction suprême est correcte ?

Ordre judiciaire : Cour de cassation ; ordre administratif : Conseil d’État
Ordre judiciaire : Parlement ; ordre administratif : Cour de cassation
Ordre judiciaire : Conseil d’État ; ordre administratif : Cour de cassation
Ordre judiciaire : Conseil constitutionnel ; ordre administratif : Conseil d’État

Ordre judiciaire : Cour de cassation ; ordre administratif : Conseil d’État

Explication

La Cour de cassation est la juridiction suprême de l’ordre judiciaire, tandis que le Conseil d’État est celle de l’ordre administratif. Le Conseil d’État n’appartient donc pas à l’ordre judiciaire et la Cour de cassation n’appartient pas à l’ordre administratif.

22. Selon la méthode juridique, comment un juriste évalue-t-il principalement la validité d’une règle ?

En mesurant la popularité de la règle auprès des citoyens concernés
En vérifiant sa conformité aux normes supérieures, à l’égalité et à la proportionnalité
En comparant la règle avec les traditions morales dominantes de la société
En appréciant la règle selon son accord avec sa propre conception de la justice

En vérifiant sa conformité aux normes supérieures, à l’égalité et à la proportionnalité

Explication

Le juriste examine la conformité de la règle à la hiérarchie des normes ainsi qu’aux exigences d’égalité et de proportionnalité. Une appréciation fondée sur sa conception personnelle de la justice relève d’un jugement moral subjectif, non de cette méthode juridique.

23. À quelle condition une restriction à un droit est-elle conforme ?

Lorsqu’elle est proportionnée et justifiée par un but légitime
Lorsqu’elle poursuit un objectif conforme aux préférences du législateur
Lorsqu’elle est approuvée par la majorité des personnes concernées
Lorsqu’elle produit des effets identiques pour toutes les catégories sociales

Lorsqu’elle est proportionnée et justifiée par un but légitime

Explication

Une restriction à un droit doit être proportionnée et reposer sur un but légitime pour être conforme. L’approbation majoritaire ou les préférences du législateur ne suffisent pas, à elles seules, à établir cette conformité.

24. Quelle distinction oppose correctement les approches normativiste et réaliste du rôle du juge ?

Le normativisme voit le juge comme créateur libre, tandis que le réalisme le réduit à l’application mécanique des textes
Le normativisme attribue au juge une fonction politique, tandis que le réalisme refuse toute influence de l’interprétation
Le normativisme fonde le jugement sur la morale, tandis que le réalisme le fonde sur la hiérarchie formelle des normes
Le normativisme voit le juge comme interprète d’une norme existante, tandis que le réalisme lui reconnaît une fonction créatrice encadrée

Le normativisme voit le juge comme interprète d’une norme existante, tandis que le réalisme lui reconnaît une fonction créatrice encadrée

Explication

L’approche normativiste considère que le juge explicite une norme déjà existante, alors que l’approche réaliste lui reconnaît un rôle créateur soumis à certaines limites. La présentation inverse des deux approches constitue donc la confusion principale.

25. Quelle décision du Conseil constitutionnel a reconnu une valeur constitutionnelle au Préambule de la Constitution et élargi le bloc de constitutionnalité ?

La décision Nicolo du 20 octobre 1989
La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971
La décision Maastricht du 9 avril 1992
L’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975

La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971

Explication

La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 a reconnu la valeur constitutionnelle du Préambule et consacré l’élargissement du bloc de constitutionnalité. La décision Nicolo concerne la primauté des traités sur les lois, tandis que Jacques Vabre relève du contrôle exercé par la Cour de cassation.

26. Quel ensemble correspond aux principales composantes du bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1958, la DDHC, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement
Les traités européens, les lois organiques, les règlements et les décisions judiciaires
Les directives européennes, les décrets, les arrêtés et les conventions collectives
Le Code civil, le Code pénal, les lois ordinaires et les circulaires administratives

La Constitution de 1958, la DDHC, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004, ainsi que plusieurs principes constitutionnels. Les autres ensembles regroupent des normes de nature législative, réglementaire, européenne ou privée.

27. Quelle distinction décrit correctement le contrôle a priori et la QPC ?

Le contrôle a priori suit la promulgation, tandis que la QPC intervient avant l’adoption de la loi
Le contrôle a priori vise les traités, tandis que la QPC porte sur les règlements administratifs
Le contrôle a priori précède la promulgation, tandis que la QPC concerne une loi déjà applicable
Le contrôle a priori appartient aux juridictions judiciaires, tandis que la QPC relève du Gouvernement

Le contrôle a priori précède la promulgation, tandis que la QPC concerne une loi déjà applicable

Explication

Le contrôle a priori est exercé avant la promulgation de la loi, alors que la QPC permet de contester une disposition déjà en vigueur lors d’un litige. Les autres réponses inversent les étapes ou attribuent à ces procédures un objet et des acteurs qui ne correspondent pas à leur fonctionnement.

28. Quel parcours suit normalement une question prioritaire de constitutionnalité ?

Elle est adressée au Gouvernement, qui décide ensuite de la soumettre à la Cour de cassation
Elle est déposée directement au Conseil constitutionnel puis renvoyée au juge saisi du litige
Elle est adoptée par le Parlement avant d’être transmise au Conseil d’État pour promulgation
Elle est soulevée devant le juge, filtrée, transmise à une haute juridiction puis examinée par le Conseil constitutionnel

Elle est soulevée devant le juge, filtrée, transmise à une haute juridiction puis examinée par le Conseil constitutionnel

Explication

La QPC est soulevée devant le juge du litige, fait l’objet d’un filtrage, puis peut être transmise au Conseil d’État ou à la Cour de cassation avant son examen par le Conseil constitutionnel. Elle ne repose donc pas sur une saisine directe et automatique de ce dernier.

29. Quelle affirmation distingue correctement l’Union européenne du Conseil de l’Europe ?

Le Conseil de l’Europe est une institution de l’Union européenne chargée d’adopter ses directives
L’Union européenne rassemble les États du Conseil de l’Europe dans une structure juridiquement identique
Ces deux organisations exercent les mêmes compétences et reposent sur les mêmes traités constitutifs
Ce sont deux organisations internationales distinctes, même si tous les États de l’Union appartiennent au Conseil de l’Europe

Ce sont deux organisations internationales distinctes, même si tous les États de l’Union appartiennent au Conseil de l’Europe

Explication

L’Union européenne et le Conseil de l’Europe sont deux organisations internationales différentes, même si les États de l’Union européenne sont membres du Conseil de l’Europe. Les assimiler revient à confondre leurs structures, leurs traités et leurs compétences.

30. Quelle opposition caractérise le droit primaire et le droit dérivé de l’Union européenne ?

Le droit primaire est produit par les juridictions, tandis que le droit dérivé résulte des constitutions nationales
Le droit primaire regroupe les directives, tandis que le droit dérivé comprend les traités fondateurs de l’Union
Le droit primaire concerne les relations privées, tandis que le droit dérivé organise les élections nationales
Le droit primaire repose sur les traités, tandis que le droit dérivé rassemble les actes adoptés par les institutions

Le droit primaire repose sur les traités, tandis que le droit dérivé rassemble les actes adoptés par les institutions

Explication

Les traités constituent le droit primaire et fondent l’ordre juridique de l’Union, tandis que les institutions adoptent les actes relevant du droit dérivé. Les directives ne constituent donc pas le droit primaire et les constitutions nationales n’en sont pas la source générale.

31. Une entreprise souhaite savoir si une norme européenne s’applique directement sans transposition nationale : quelle distinction doit-elle retenir ?

Le règlement fixe un objectif général, tandis que la directive produit automatiquement les mêmes effets partout
Le règlement est directement applicable, tandis que la directive fixe un objectif à transposer par les États
Les deux actes exigent une loi nationale préalable pour produire des effets dans les États membres
La directive est directement applicable, tandis que le règlement doit être transposé par chaque État

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive fixe un objectif à transposer par les États

Explication

Le règlement européen est directement applicable et obligatoire, alors que la directive fixe un objectif dont la mise en œuvre passe en principe par une transposition nationale. La réponse inverse donc correctement les effets juridiques propres à ces deux actes.

32. Quelle règle découle de l’article 55 de la Constitution concernant les traités internationaux ?

Les traités remplacent automatiquement les dispositions constitutionnelles dès leur approbation parlementaire
Les traités ne produisent d’effets internes qu’après leur transformation en lois ordinaires
Les traités régulièrement ratifiés ou approuvés peuvent avoir une autorité supérieure à celle des lois sous certaines conditions
Les traités ont une valeur inférieure aux lois dès lors qu’ils sont régulièrement ratifiés par la France

Les traités régulièrement ratifiés ou approuvés peuvent avoir une autorité supérieure à celle des lois sous certaines conditions

Explication

L’article 55 reconnaît aux traités régulièrement ratifiés ou approuvés une autorité supérieure à celle des lois, sous les conditions prévues par la Constitution. Cette règle ne leur confère pas une supériorité sur la Constitution et ne nécessite pas leur transformation générale en lois ordinaires.

33. Quelle catégorie de loi précise le fonctionnement des institutions prévu par la Constitution ?

La loi référendaire
La loi organique
La loi constitutionnelle
La loi ordinaire

La loi organique

Explication

La loi organique précise les modalités de fonctionnement des institutions dans le cadre fixé par la Constitution. La loi ordinaire relève notamment du domaine de l’article 34, tandis que la loi constitutionnelle modifie la Constitution et la loi référendaire est adoptée directement par le peuple.

34. Quelle différence distingue un projet de loi d’une proposition de loi ?

Le projet de loi est adopté par référendum, tandis que la proposition de loi est votée par le Conseil constitutionnel
Le projet de loi est préparé par les juridictions, tandis que la proposition de loi vient des collectivités territoriales
Le projet de loi vient du Gouvernement, tandis que la proposition de loi vient du Parlement
Le projet de loi vient du Parlement, tandis que la proposition de loi est déposée par le Gouvernement

Le projet de loi vient du Gouvernement, tandis que la proposition de loi vient du Parlement

Explication

Le projet de loi est une initiative gouvernementale, alors que la proposition de loi est déposée par un parlementaire ou un groupe de parlementaires. La distinction repose donc sur l’auteur de l’initiative, et non sur la procédure d’adoption finale.

35. Après l’adoption définitive d’une loi, quelle séquence décrit correctement son entrée dans l’ordre juridique ?

Promulgation par le Président, publication au Journal officiel, puis entrée en vigueur selon les règles applicables
Promulgation par le juge, publication administrative, puis entrée en vigueur après une nouvelle délibération parlementaire
Publication au Journal officiel, promulgation par le Parlement, puis entrée en vigueur dès le dépôt du texte
Saisine du Conseil constitutionnel, adoption par le Gouvernement, puis publication sans promulgation présidentielle

Promulgation par le Président, publication au Journal officiel, puis entrée en vigueur selon les règles applicables

Explication

Après son adoption définitive, la loi est promulguée par le Président de la République, publiée au Journal officiel, puis entre en vigueur selon les règles applicables. Le Parlement adopte la loi mais n’en assure pas la promulgation, qui relève du Président.

36. Quel principe énonce l’article 2 du Code civil concernant l’application de la loi dans le temps ?

La loi dispose pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif, sauf exceptions encadrées
La loi s’applique aux contrats anciens dès qu’une administration adopte un règlement d’exécution
La loi s’applique aux situations passées dès sa publication, avec une rétroactivité présumée
La loi produit ses effets après son abrogation lorsque les juridictions le jugent nécessaire

La loi dispose pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif, sauf exceptions encadrées

Explication

L’article 2 du Code civil pose le principe selon lequel la loi régit l’avenir et n’est pas rétroactive, tout en admettant des exceptions encadrées. Les autres réponses présentent une rétroactivité générale ou la font dépendre d’une décision administrative ou judiciaire.

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Quelle ordonnance impose le français comme langue officielle juridique au XVIe siècle ?

L’ordonnance de Villers-Cotterêts.

Quelle langue la Constitution française désigne-t-elle comme langue de la République ?

Le français.

Qu’est-ce qu’un jugement avant dire droit ?

Un jugement rendu avant la décision définitive pouvant ordonner une mesure provisoire.

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