QCM : Fondements du droit public (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction caractérise le droit public dans une société où l’État exerce une puissance publique ?

Décrire l’organisation politique sans régler l’action de l’État
Régir principalement les rapports entre particuliers
Organiser la puissance publique et encadrer l’action de l’État
Définir les besoins communs sans organiser l’État

Organiser la puissance publique et encadrer l’action de l’État

Explication

Le droit public organise la puissance publique de l’État, son organisation politique et les règles encadrant son action. Les rapports entre particuliers relèvent principalement du droit privé, tandis que les deux autres réponses réduisent ou déplacent la fonction du droit public.

2. Deux sociétés adoptent des organisations politiques différentes : quelle conclusion convient à la distinction entre droit public et droit privé ?

Le droit public varie selon chaque société et se confond avec le droit privé
Le droit public peut varier selon chaque société et se distingue du droit privé
Le droit public reste identique d’une société à l’autre et se distingue du droit privé
Le droit public varie selon chaque société et régit les rapports entre particuliers

Le droit public peut varier selon chaque société et se distingue du droit privé

Explication

Le droit public varie avec l’organisation propre à chaque société tout en se distinguant du droit privé. L’identité entre sociétés nie cette variabilité, les rapports entre particuliers renvoient au droit privé, et la confusion des deux domaines efface la distinction.

3. Dans une société politique, les besoins de la population évoluent au fil du temps et diffèrent d’un lieu à l’autre : que désigne alors l’intérêt général ?

Les besoins particuliers d’un membre de la société politique
Le bien commun établi par une volonté divine pour la société
L’intérêt commun des membres de la société à un moment et en un lieu donnés
Une définition immuable des besoins inscrite dans une loi

L’intérêt commun des membres de la société à un moment et en un lieu donnés

Explication

L’intérêt général correspond aux besoins de la population à un moment et en un lieu donnés, autrement dit à l’intérêt commun des membres d’une société politique. Une définition légale fixe néglige son contenu fluctuant, tandis que les besoins individuels et le bien déterminé par Dieu ne correspondent pas à cette notion.

4. Un juriste cherche à établir le contenu de l’intérêt général : quelle démarche correspond à la manière dont ce contenu est identifié ?

S’en tenir à une décision royale qui détermine le contenu de l’intérêt général
Appliquer une définition matérielle exhaustive inscrite dans la loi
Rechercher le contenu dans un article qui fixe légalement l’intérêt général
Rechercher le contenu dans les écrits des juristes, faute de définition matérielle fixée par la loi

Rechercher le contenu dans les écrits des juristes, faute de définition matérielle fixée par la loi

Explication

L’intérêt général ne possède pas de définition matérielle fixée dans une loi ou un article ; son contenu est recherché dans les écrits des juristes. Une définition légale ou un article fixé contredit ce constat, et la décision royale ne constitue pas la démarche indiquée.

5. Que désigne la conception utilitariste de l’intérêt général ?

La recherche du bien commun déterminé par une autorité religieuse
La somme des intérêts particuliers et la maximisation de la satisfaction collective
La volonté de l’État, qui subordonne les intérêts particuliers à la chose publique
La protection des intérêts d’une classe dominante disposant de davantage de moyens

La somme des intérêts particuliers et la maximisation de la satisfaction collective

Explication

La conception utilitariste définit l’intérêt général comme l’agrégation des intérêts particuliers et associe le bonheur collectif à une satisfaction maximale de la population. La conception volontariste, contrairement à cette approche, fait découler l’intérêt général de la volonté de l’État.

6. Quelle conception Pierre Legendre associe-t-il au droit public ?

Le droit de l’enrichissement de l’État par la recherche d’activités lucratives
Le droit des buts sociaux les plus nobles et du désintéressement au profit de la communauté
Le droit des échanges économiques et de la protection des patrimoines individuels
Le droit des relations matrimoniales et de l’organisation des biens des personnes

Le droit des buts sociaux les plus nobles et du désintéressement au profit de la communauté

Explication

Pierre Legendre caractérise le droit public par ses buts sociaux élevés et par le désintéressement en faveur de la communauté. Les rapports économiques, patrimoniaux et matrimoniaux relèvent plutôt du droit privé.

7. Quel rôle joue le droit privé dans la détermination du caractère exorbitant du droit public ?

Il organise les relations entre l’État et les citoyens selon un principe d’égalité juridique.
Il fournit à l’État les prérogatives nécessaires pour dominer juridiquement les citoyens.
Il sert de norme de référence pour les relations entre particuliers fondées principalement sur l’égalité.
Il impose aux particuliers des règles dérogatoires afin de satisfaire l’intérêt général.

Il sert de norme de référence pour les relations entre particuliers fondées principalement sur l’égalité.

Explication

Le droit privé constitue la norme de référence pour les rapports entre particuliers, généralement placés sur un pied d’égalité. Le droit public s’en écarte parce que l’État et les citoyens sont dans une situation inégale et que l’État dispose de prérogatives particulières.

8. En quoi les sujétions exorbitantes et les prérogatives exorbitantes se distinguent-elles dans l’action publique ?

Les sujétions permettent de satisfaire l’intérêt général, tandis que les prérogatives poursuivent l’enrichissement de l’État.
Les sujétions imposent des obligations particulières, tandis que les prérogatives confèrent des pouvoirs particuliers à l’État.
Les sujétions accordent des pouvoirs particuliers à l’État, tandis que les prérogatives imposent des obligations à ses collaborateurs.
Les sujétions règlent les rapports entre particuliers, tandis que les prérogatives définissent les règles des marchés publics.

Les sujétions imposent des obligations particulières, tandis que les prérogatives confèrent des pouvoirs particuliers à l’État.

Explication

Les sujétions sont des obligations particulières applicables à l’État ou à ceux qui collaborent avec lui, alors que les prérogatives sont des pouvoirs spécifiques dont l’État peut disposer pour servir l’intérêt général. L’idée que les sujétions accordent des pouvoirs et que les prérogatives imposent des obligations inverse les deux notions.

9. Pourquoi l’État ne peut-il infliger une peine à une personne qu’en respectant un cadre juridique précis ?

Parce que les règles pénales doivent être négociées entre l’État et la personne poursuivie
Parce que le droit pénal confie aux particuliers le choix des infractions et des peines applicables
Parce que la répression exige une autorisation juridique et le respect des règles légales de fond et de procédure
Parce que le principe d’égalité empêche l’État d’intervenir dans les rapports entre personnes

Parce que la répression exige une autorisation juridique et le respect des règles légales de fond et de procédure

Explication

L’État ne peut réprimer une infraction et imposer une peine que si une autorisation juridique le permet et si les règles légales de fond et de procédure sont respectées. Le principe d’égalité caractérise aussi le droit pénal, mais il ne remplace pas cette exigence de légalité.

10. Pour analyser une réforme qui réorganise les institutions politiques et encadre les décisions de l’État, quel domaine juridique faut-il mobiliser ?

Le droit public, qui organise la puissance publique et encadre l’action de l’État
Le droit pénal, qui définit les infractions et les sanctions applicables
Le droit civil, qui organise les rapports patrimoniaux entre personnes
Le droit privé, qui règle les échanges économiques entre particuliers

Le droit public, qui organise la puissance publique et encadre l’action de l’État

Explication

Le droit public fournit le cadre pertinent puisqu’il organise la puissance publique, l’organisation politique de l’État et les règles de son action. Le droit privé concerne plutôt les rapports entre personnes privées, notamment en matière économique et patrimoniale.

11. Quelle caractéristique distingue le contenu de l’intérêt général d’une définition juridique fixe ?

Il correspond aux intérêts économiques des institutions publiques en exercice.
Il est déterminé par une liste légale stable applicable à toutes les sociétés.
Il découle d’une conception théologique commune à toutes les sociétés politiques.
Il varie selon les besoins de la population à une époque et dans un lieu donnés.

Il varie selon les besoins de la population à une époque et dans un lieu donnés.

Explication

L’intérêt général n’a pas de définition matérielle fixée par une loi ou un article : son contenu dépend des besoins collectifs dans un contexte donné. L’idée d’une liste légale stable est erronée, puisque le contenu est variable et recherché notamment dans les écrits des juristes.

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Que règle le droit public concernant la puissance publique de l’État ?

Son organisation et les règles qui encadrent son action.

Comment le droit public varie-t-il selon les sociétés ?

Il varie selon leur organisation.

Qui détermine le bien commun des sociétés humaines selon Thomas d’Aquin ?

Les sociétés humaines elles-mêmes.

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