★ À maîtriser
📌 L’intérêt général est défini par sa fonction, c’est-à-dire par la manière dont une chose bénéficie à la société, plutôt que par un contenu matériel immuable.
Compléments
Dans les sociétés occidentales, le droit public est lié à l’État et à la puissance publique, qui organisent le régime politique et encadrent l’exercice du pouvoir.
L’expression « intérêt général » apparaît avec la Révolution française, tandis qu’avant 1789 on parlait plus souvent d’intérêt commun ou de bien commun.
L’intérêt général est relatif, car son contenu évolue avec la société, le lieu, le moment et l’interprète chargé de le déterminer.
En France, le peuple est considéré comme l’interprète de l’intérêt général, ce qui fonde sa légitimité démocratique.
Au début du XXe siècle, le Conseil d’État considérait une manufacture de tabac comme relevant de l’intérêt général, mais pas la construction d’un théâtre ; aujourd’hui, la lutte contre le tabac et la construction de théâtres sont toutes deux considérées comme relevant de l’intérêt général.
★ À maîtriser
Compléments
Jeremy Bentham a développé la conception utilitariste, d’origine anglaise, selon laquelle le bonheur collectif est atteint lorsque chacun peut satisfaire ses intérêts.
Dans Du contrat social (1762), Jean-Jacques Rousseau affirme que la volonté générale doit primer sur les volontés individuelles.
Dans l’exemple d’une canicule et d’une raréfaction du lait, la conception utilitariste laisse les prix et la sélection des producteurs au fonctionnement du marché, sans intervention de l’État.
Pour aménager un espace végétalisé urbain, la conception volontariste peut privilégier la végétation afin de limiter la pollution et les gaz à effet de serre, plutôt que de satisfaire séparément les préférences pour un jardin, une crèche ou un auditorium.
Bentham laisse les intérêts individuels s’additionner ; Rousseau fait primer la volonté générale.
📌 Selon Pierre Legendre, le public renvoie aux buts sociaux liés à l’intérêt général et au désintéressement, tandis que le privé concerne les rapports particuliers et les intérêts individuels.
Le droit privé comprend notamment :
Le droit public comprend notamment :
★ À maîtriser
📌 Le droit public organise une relation inégalitaire entre la personne publique et la personne privée, tandis que le droit privé repose sur l’égalité entre sujets de droit.
Compléments
📌 L’État peut exproprier un particulier pour cause d’utilité publique, à condition d’agir au nom de l’intérêt général et d’indemniser le propriétaire.
La frontière entre droit public et droit privé n’est pas étanche : le droit pénal relève du droit privé et du juge judiciaire, mais met en œuvre la force publique pour défendre l’intérêt général, notamment par les poursuites du ministère public sans plainte de la victime.
Parmi les matières hybrides figurent :
Un service public peut être tenu d’ouvrir plus tôt ou de fermer plus tard, et une université publique doit respecter des procédures strictes pour ses achats ou ses travaux.
Sujétions imposées aux personnes publiques ; prérogatives accordées à l’administration.
Le mot État vient du verbe latin « stare », qui signifie rester debout ou établir, et évoque la permanence et la continuité de l’institution.
L’État moderne apparaît au XVIᵉ siècle en Occident, même si des formes d’organisation politique existaient auparavant.
La mouvance des fiefs fait dépendre chaque fief d’un fief plus grand, jusqu’au royaume placé sous l’autorité du roi.
La théorie de la suzeraineté place le roi au sommet d’une pyramide féodale, où les seigneurs sont liés par des rapports de fidélité et de vassalité.
La Réforme protestante du XVIᵉ siècle contribue à penser un État adapté à une société multiconfessionnelle, en appelant au retrait de l’État de la sphère religieuse.
L’institutionnalisation permet au pouvoir de survivre à son titulaire et empêche celui qui l’exerce d’en disposer librement, puisqu’il n’en est que le délégué.
La théorie des deux corps du roi distingue son corps physique, naturel et mortel, de son corps mystique et institutionnel, qui représente le royaume.
En 1598, l’Édit de Nantes sous Henri IV contribue au détachement du royaume français de la tutelle religieuse et rend le royaume biconfessionnel, bien que le roi reste catholique.
Monopolisation du pouvoir → sécularisation → institutionnalisation.
★ À maîtriser
📌 La nation objective, théorisée en Allemagne au XIXᵉ siècle par Fichte, repose sur des caractéristiques communes telles que le territoire, la langue, l’histoire ou la religion, tandis que la nation subjective repose sur une volonté collective et le désir de vivre ensemble.
L’existence juridique d’un État suppose cumulativement un territoire, une population et des institutions politiques.
Le territoire étatique comprend le sol jusqu’aux frontières, le sous-sol, la mer et l’espace aérien ; il peut être discontinu ou enclavé, et sa taille n’est pas déterminante pour reconnaître l’État.
Compléments
📌 L’article 53 de la Constitution de 1958 prévoit qu’aucune cession ni aucun échange de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées.
Les frontières sont présentées comme intangibles, ce qui implique qu’un État ne doit pas en envahir un autre.
Ernest Renan développe la conception subjective de la nation dans Qu’est-ce qu’une nation ? (1882), fondée sur le consentement et la volonté collective plutôt que sur des caractéristiques objectives.
Le lien entre État et nation peut prendre quatre configurations :
Dans le modèle français de l’État-nation, l’État monarchique précède la nation, que la Révolution de 1789 contribue à unifier en supprimant des particularismes locaux.
La Belgique est présentée comme un État comprenant plusieurs nations, l’Allemagne et les États coréens comme des exemples d’une nation répartie entre plusieurs États, et le peuple kurde comme une nation sans État.
★ À maîtriser
📌 Le titulaire de la souveraineté est la Nation ou le Peuple, tandis que son exercice revient aux organes de l’État, tels que le gouvernement, le Parlement et l’administration.
Compléments
Les personnes morales publiques comprennent :
Chaque personne publique doit être représentée par une autorité publique, telle qu’un président, un maire ou un préfet.
La personnalité morale rend l’État sujet de droit et responsable des conséquences de son activité, tout en distinguant l’institution de l’individu qui exerce une fonction.
Jean Bodin définit la souveraineté comme « la puissance absolue et perpétuelle d’une république » dans Les Six Livres de la République (1576).
Selon Max Weber, l’État revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime sur un territoire donné et constitue un rapport de domination sur les citoyens.
Pour Jellinek, la souveraineté signifie que l’État possède la compétence de déterminer ses propres compétences et produit le droit auquel il se soumet.
La souveraineté associe l’indépendance externe de l’État vis-à-vis des autres États à sa supériorité interne sur ses sujets.
Le titulaire du pouvoir peut changer ; l’institution souveraine demeure.
★ À maîtriser
📌 La déconcentration confie des compétences de l’État à ses représentants locaux, tandis que la décentralisation attribue des compétences administratives à des collectivités territoriales juridiquement distinctes.
📌 La confédération est une association d’États souverains fondée sur un traité international, dont les décisions requièrent l’unanimité, tandis que l’État fédéral constitue un État superposant un niveau fédéral aux États fédérés.
Compléments
📌 La décentralisation ne donne pas une autonomie totale aux collectivités territoriales, qui restent soumises au droit national et contrôlées notamment par le préfet.
L’article premier de la Constitution française affirme que « La France est une République indivisible ».
L’Union européenne dispose depuis le traité de Maastricht de 1992 de compétences mises en commun, d’institutions propres et d’un droit autonome dans certains domaines, mais elle n’a ni constitution ni souveraineté.
Un État fédéral peut naître par agrégation d’États souverains, comme en Allemagne ou aux États-Unis, ou par dislocation d’un État unitaire, comme en Belgique.
Aux États-Unis, le Sénat représente les États de manière égalitaire, tandis que la Chambre des représentants reflète leur poids démographique.
L’État unitaire concentre l’unité juridique ; l’État fédéral superpose deux niveaux autonomes.
★ À maîtriser
📌 Le contrat de Locke délègue à l’État un pouvoir limité pour protéger les droits naturels, tandis que celui de Hobbes transfère au souverain l’ensemble des pouvoirs des individus.
📌 Contrairement à Hobbes, Rousseau considère que la sortie de l’état de nature n’a pas pour but d’améliorer la condition humaine, mais qu’elle est contingente et presque accidentelle.
Max Weber distingue trois formes de légitimité :
Pour Hobbes, l’état de nature est un état de guerre permanent marqué par la peur, la méfiance, les passions et la compétition entre les hommes. - Le Léviathan, 1661
Pour John Locke, l’état de nature est pacifique : les hommes y sont libres, égaux en droit et capables de coopération, d’échange et de respect de règles de justice.
Pour Rousseau, l’homme est naturellement bon et sociable et vit libre et en harmonie avec les autres à l’état de nature.
Dans le Discours sur l’inégalité, Rousseau présente comme fondateur de la société civile le premier homme qui clôt un terrain, le déclare sien et trouve des personnes assez simples pour le croire.
Pour sortir de l’état de nature, les individus renoncent à leur liberté naturelle et transfèrent l’ensemble de leurs pouvoirs à un souverain chargé d’imposer la paix par la force. - Hobbes, Le Léviathan, 1661
Compléments
📌 Selon Locke, si l’État devient tyrannique et viole le contrat, les individus conservent un droit de résistance.
Dans le droit public moderne, la légitimité légale-rationnelle domine et s’appuie sur la pensée contractualiste, la doctrine démocratique et l’État de droit.
Thomas Hobbes est le premier à affirmer clairement que l’État trouve son origine dans un contrat, dans son ouvrage Le Léviathan publié en 1651.
Chez Hobbes, le contrat produit un pouvoir souverain absolu et indivisible, dont la mission est de garantir la sécurité et d’éviter le chaos. - Le Léviathan, 1661
Locke considère que les droits naturels comprennent la liberté, l’égalité et surtout la propriété, que le travail permet d’acquérir légitimement.
Rousseau, philosophe des Lumières né en 1712 et mort en 1778, compose Du Contrat social en 1762.
Pour Rousseau, la société se structure progressivement par une succession d’accidents, demeure en mouvement et n’est jamais achevée.
★ À maîtriser
📌 Chez Rousseau, la liberté ne consiste pas dans la possession matérielle, mais dans l’autonomie, c’est-à-dire le fait de se donner à soi-même ses propres règles.
Compléments
📌 Rousseau soutient que la loi du souverain ne peut aller contre la liberté puisqu’elle émane de la volonté de tous, mais cette conception rend sa théorie contestable en écartant la possibilité d’une loi illibérale.
La liberté rousseauiste, conçue comme autonomie, peut se réduire en pratique à la soumission à la loi commune et produire un absolutisme de la volonté générale plutôt que d’un tyran.
Dans le chapitre 7 du Contrat social, Rousseau écrit que celui qui refuse d’obéir à la volonté générale sera « forcé à être libre », formule qui révèle le risque qu’un principe de légitimité démocratique dissimule un absolutisme.
Liberté comme autonomie, non comme possession matérielle
★ À maîtriser
Compléments
📌 La souveraineté nationale privilégie le régime représentatif : le vote est une fonction exercée par certains citoyens pour désigner des représentants, et non un droit naturel.
La dégénérescence de la monarchie produit la tyrannie, celle de l’aristocratie produit l’oligarchie, pouvoir des plus riches, et celle de la démocratie produit l’ochlocratie, pouvoir d’une foule manipulée par des démagogues.
En pratique, les régimes politiques sont mixtes et combinent plusieurs principes de gouvernement ; la constitution mixte de Rome est présentée comme un facteur de stabilité de l’État.
Selon Rousseau, dans un État de 10 000 citoyens, chacun détient une dix-millième partie de la souveraineté.
La souveraineté populaire privilégie la démocratie directe et, lorsque la taille d’un grand État impose une délégation, elle exige le suffrage universel et un mandat impératif obligeant les représentants à suivre les instructions des électeurs et à leur rendre des comptes.
Le mandat impératif a été inscrit dans la Constitution de 1793, mais cette Constitution n’a jamais été mise en œuvre.
Dans la souveraineté nationale, les représentants détiennent un mandat représentatif et expriment la volonté de la nation entière, non celle de leurs électeurs, qui ne peuvent leur imposer leurs préférences.
L’article 3 de la Constitution de la Ve République dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par référendum.
Souveraineté populaire : individus ; souveraineté nationale : nation abstraite
★ À maîtriser
📌 Benjamin Constant distingue au XIXᵉ siècle la liberté des Modernes, fondée sur la jouissance paisible de la propriété privée, des droits et des facultés, de la liberté des Anciens, fondée sur l’exercice du pouvoir politique et la participation directe aux décisions collectives.
Compléments
Pour Rousseau, la volonté populaire ne se représente pas et le peuple cesse d’être libre lorsqu’il se donne des représentants, même dotés d’un mandat impératif, puisque ce sont encore eux qui décident.
La démocratie directe exige une participation constante des citoyens à la vie politique, presque comme s’ils menaient une vie privée et une vie politique séparées, ce qui est impraticable dans les grands États et possible seulement dans de très petits territoires.
La démocratie directe peut être limitée à une étape du processus législatif, par exemple à la ratification populaire d’une loi à la fin de la procédure.
Pour Rousseau, la démocratie directe est un idéal vers lequel tendre sans chercher à le réaliser entièrement, notamment par des mécanismes permettant au peuple de conserver une part de l’exercice de la souveraineté.
La représentation de la nation n’exige pas nécessairement l’élection des représentants : dans la Constitution de 1791, le roi héréditaire représentait la nation et participait aux fonctions législative et exécutive.
Le suffrage universel indirect comporte plusieurs degrés, comme aux États-Unis où les grands électeurs interviennent dans l’élection.
La démocratie semi-directe vise à renforcer l’implication citoyenne face à l’éloignement possible des représentants, à la perte de confiance et à la faiblesse de la participation.
Les mécanismes de démocratie semi-directe comprennent le référendum sur une question précise à laquelle le peuple répond par oui ou non, l’initiative populaire de projets législatifs et le droit de pétition permettant de saisir les autorités.
Les dispositifs de démocratie participative comprennent :
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) organise les grandes consultations nationales et veille à la régularité des démarches locales.
★ À maîtriser
Compléments
Depuis la Révolution française, la conception moderne et française de la Constitution désigne un texte écrit qui fonde l’État et le régime politique, même si certains ordres constitutionnels reposent sur des règles coutumières plutôt que sur un texte écrit unique.
Les Constitutions peuvent comprendre un préambule, une déclaration des droits, des articles et parfois des amendements, comme la Constitution américaine.
La Constitution coutumière du Royaume-Uni n’est pas simplement orale : son contenu est dispersé entre des lois, des coutumes, de la jurisprudence et des traditions.
Hans Kelsen est le juriste auquel est attribuée la théorie de la hiérarchie des normes, illustrée par la Constitution au sommet, suivie des lois, des règlements puis des décisions administratives.
★ À maîtriser
Une Constitution souple se modifie facilement, tandis qu’une Constitution rigide ne peut être révisée que selon une procédure spéciale, souvent plus longue et plus contraignante.
Le pouvoir constituant originaire crée une nouvelle Constitution, tandis que le pouvoir constituant dérivé révise une Constitution existante.
Le pouvoir constituant originaire est souverain, inconditionnel et illimité, tandis que le pouvoir constituant dérivé est secondaire et doit respecter la procédure et les limites prévues par la Constitution.
Compléments
Les mutations constitutionnelles formelles résultent de lois constitutionnelles adoptées selon la procédure de révision de l’article 89, tandis que les mutations informelles résultent de pratiques répétées des institutions qui comblent les lacunes du texte.
Une révision constitutionnelle peut introduire une disposition dérogeant à la Constitution existante, sous réserve des limites imposées au pouvoir de révision, les nouvelles règles constitutionnelles ayant la même valeur juridique que les anciennes.
Les clauses d’éternité rendent certaines dispositions insusceptibles de révision, comme la forme républicaine du gouvernement selon l’article 89, alinéa 4, de la Constitution française, et les principes démocratiques et l’organisation fédérale selon l’article 79 de la Loi fondamentale allemande.
La rigidité constitutionnelle peut prendre la forme de délais prolongés, d’interdictions temporaires de révision, de l’intervention de plusieurs organes ou d’exigences d’adoption strictes, comme une majorité des 3/5.
La rigidité constitutionnelle vise à protéger l’organisation fondamentale de l’État et les libertés contre les dérives autoritaires, mais une rigidité excessive risque de rendre la Constitution obsolète et une trop grande souplesse d’affaiblir son rôle protecteur.
Le pouvoir constituant originaire intervient généralement après une rupture politique, comme une révolution, un coup d’État ou une guerre, et entraîne en principe l’abolition de la Constitution précédente sans supprimer nécessairement toutes les règles juridiques antérieures.
Le pouvoir constituant originaire peut être exercé par un seul homme, une assemblée représentative ou le peuple lui-même ; l’assemblée constituante élabore, délibère, amende et adopte un projet ensuite soumis à ratification populaire.
L’assemblée constituante peut rencontrer des difficultés de compromis et voir la ratification populaire bloquer ou fragiliser le texte, comme lors de l’échec de la Constitution de 1946.
En 1958, le gouvernement de Charles de Gaulle élabora le projet de Constitution, ensuite soumis à référendum.
La révision constitutionnelle est exclue en cas de vacance de la présidence au titre de l’article 7, pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels de l’article 16 ou en cas d’atteinte à l’intégrité du territoire.
Originaire : créer ; dérivé : réviser
★ À maîtriser
Selon l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, une société où la garantie des droits n’est pas assurée et la séparation des pouvoirs déterminée n’a point de Constitution.
La séparation des pouvoirs vise à distribuer et équilibrer les pouvoirs, et non à les isoler complètement.
Les régimes politiques réels ne sont pas des modèles purs : les régimes présidentiels modernes, comme celui des États-Unis, reposent sur des contrôles et équilibres mutuels plutôt que sur une séparation strictement étanche.
Compléments
La spécialisation fonctionnelle attribue chaque fonction à un organe distinct, tandis que la collaboration permet à un organe de participer à plusieurs fonctions, comme le gouvernement qui exécute les lois et peut initier des projets de loi.
La séparation organique porte sur les organes exécutifs, parlementaires et judiciaires : isolés, ils sont indépendants et ne peuvent se révoquer ni s’empêcher mutuellement ; lorsqu’ils interagissent, ils sont dépendants ou concurrents.
Dans un régime parlementaire moniste, le gouvernement n’est responsable que devant le Parlement, tandis que dans un régime dualiste, il est responsable à la fois devant le chef de l’État et devant le Parlement.
John Locke distingue les fonctions législative, exécutive et fédérative, cette dernière couvrant la diplomatie, la guerre et les relations extérieures, et considère le pouvoir législatif comme supérieur.
Montesquieu distingue les puissances législative, exécutive pour les affaires étrangères et exécutrice du droit civil, chargée de trancher les litiges privés, dont les organes doivent se contrôler mutuellement afin de modérer le gouvernement.
Fonctions à distinguer, organes à rendre indépendants ou interactifs
★ À maîtriser
Compléments
Les droits et libertés constitutionnels peuvent figurer dans la Constitution elle-même ou dans des textes additionnels, comme les dix premiers amendements de la Constitution américaine de 1791, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la Charte de l’environnement de 2004.
L’effectivité des droits et libertés demeure tributaire des organes chargés de leur mise en œuvre.
Libertés → créances → solidarité, des générations cumulatives
| Conception | Origine | Rôle de l’État |
|---|---|---|
| Utilitariste | Calcul des intérêts individuels | Non-intervention |
| Volontariste | Volonté du peuple et intérêt collectif | Régulation des intérêts privés |
| Dimension | Populaire | Nationale |
|---|---|---|
| Titulaire | Individus, chacun détenteur d’une part | Nation abstraite, incluant passé, présent et futur |
| Régime privilégié | Démocratie directe | Régime représentatif |
| Mandat | Impératif si délégation | Représentatif |
| Vote | Suffrage universel | Fonction de désignation des représentants |
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1. Une municipalité doit identifier les besoins pertinents pour définir une politique locale. Quelle démarche correspond à la définition de l’intérêt général ?
2. Une collectivité évalue un service nouveau qui ne ressemble pas aux services publics existants. Quel critère permet de déterminer s’il relève de l’intérêt général ?
Mémorisez les concepts clés de Fondements du droit public et de l’État avec 10 flashcards interactives.
Que désigne l’intérêt général selon sa définition ?
L’ensemble des besoins d’une société à un moment, dans un lieu et pour une population donnés.
Que poursuivent directement ou indirectement toutes les règles du droit public ?
L’intérêt général.
Comment la conception utilitariste définit-elle l’intérêt général ?
Comme le résultat du calcul et de la satisfaction des intérêts individuels, sans intervention de l’État.
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