QCM : Fondements et organisation du droit (72 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif principal le Code civil adopté en 1804 sous Napoléon Bonaparte poursuivait-il ?

Structurer et unifier le droit civil
Définir les règles de procédure pénale
Remplacer les juridictions par des autorités locales
Établir la séparation entre l’Église et l’État

Structurer et unifier le droit civil

Explication

Le Code civil de 1804 visait à structurer et à unifier le droit civil. La séparation officielle entre l’Église et l’État relève d’une loi de 1905, et non de ce code.

2. Un litige porte sur la propriété d’un logement et les obligations prévues dans un contrat de location. Quelle branche du droit régit principalement ces relations entre individus ?

Le droit pénal
Le droit administratif
Le droit constitutionnel
Le droit civil

Le droit civil

Explication

Le droit civil régit les relations entre individus, notamment en matière de propriété et de contrats. Le droit administratif concerne principalement les rapports impliquant l’administration publique.

3. Quand un texte de loi est ambigu, quel rôle la jurisprudence peut-elle jouer ?

Remplacer le texte par une règle issue de la coutume
Écarter toute compétence des juridictions sur la question
Abroger automatiquement le texte par une décision isolée
Interpréter le texte et contribuer à le clarifier

Interpréter le texte et contribuer à le clarifier

Explication

La jurisprudence rassemble des décisions judiciaires qui interprètent et appliquent les lois, et peuvent clarifier ou compléter les textes ambigus ou lacunaires. Elle ne se définit pas comme l’abrogation automatique d’une loi par une décision isolée.

4. Une règle générale reconnaît à une personne le pouvoir de demander réparation d’un dommage qu’elle a subi. Comment distinguer la règle et ce pouvoir ?

La règle et le pouvoir relèvent tous deux du droit objectif
La règle et le pouvoir relèvent tous deux des droits subjectifs
La règle relève du droit objectif et le pouvoir reconnu d’un droit subjectif
La règle relève d’un droit subjectif et le pouvoir reconnu du droit objectif

La règle relève du droit objectif et le pouvoir reconnu d’un droit subjectif

Explication

Le droit objectif désigne les règles générales et impersonnelles, tandis qu’un droit subjectif est une prérogative reconnue à une personne ou à un groupe. Le pouvoir individuel d’agir est donc distinct de la règle générale qui le reconnaît.

5. Que désigne l’expression « sources du droit » ?

Les sanctions appliquées aux personnes qui enfreignent une règle
Les mécanismes par lesquels les règles juridiques sont formées et reconnues
Les catégories de personnes auxquelles une règle s’applique
Les méthodes utilisées pour qualifier les situations litigieuses

Les mécanismes par lesquels les règles juridiques sont formées et reconnues

Explication

Les sources du droit sont les mécanismes ou processus par lesquels les règles juridiques sont formées et reconnues. Les sanctions concernent les conséquences du non-respect d’une règle, et non sa formation.

6. Quel ensemble réunit des sources du droit parmi les principales catégories présentées ?

Les normes morales, les usages privés, les opinions et les litiges
Les droits subjectifs, les propriétés, les familles et les conventions
Les tribunaux, les sanctions, les contrats et les témoignages
Les lois, la jurisprudence, les coutumes et la doctrine

Les lois, la jurisprudence, les coutumes et la doctrine

Explication

Les principales sources du droit comprennent les lois, la jurisprudence, les coutumes et la doctrine. Les droits subjectifs et la propriété décrivent plutôt des éléments créés ou reconnus par le droit.

7. Quelle distinction oppose les sources formelles du droit au droit objectif et aux droits subjectifs ?

Les premières interprètent les décisions, tandis que les seconds recensent les textes législatifs
Les premières concernent les individus, tandis que les seconds régissent les institutions publiques
Les premières créent le droit, tandis que les seconds désignent ce qui est créé par le droit
Les premières appliquent des sanctions, tandis que les seconds déterminent qui peut les prononcer

Les premières créent le droit, tandis que les seconds désignent ce qui est créé par le droit

Explication

Les sources formelles désignent ce qui crée le droit, alors que le droit objectif et les droits subjectifs sont des éléments créés par le droit. Les droits subjectifs ne sont pas définis comme des institutions chargées de prononcer des sanctions.

8. Pour déterminer quelles règles s’appliquent à une situation concrète, un juriste la rattache à une catégorie juridique déjà établie. Comment s’appelle cette opération ?

La qualification juridique
La juridicité
La codification
La promulgation

La qualification juridique

Explication

La qualification juridique consiste à rattacher une situation concrète à une catégorie juridique préexistante afin de déterminer les règles applicables. La juridicité concerne plutôt les critères permettant de reconnaître qu’une norme relève de la sphère juridique.

9. Une personne enfreint une convention de politesse dans un repas entre amis. Quelle différence caractérise cette règle sociale par rapport à une règle juridique ?

Sa transgression n’entraîne pas en elle-même de sanction légale
Sa validité dépend de son édiction par une autorité publique compétente
Sa transgression relève nécessairement d’un tribunal civil
Sa violation entraîne automatiquement une sanction juridique

Sa transgression n’entraîne pas en elle-même de sanction légale

Explication

Une règle sociale relève des conventions de la vie en société, et sa transgression n’entraîne pas en elle-même de sanction légale. La possibilité d’une sanction juridique distingue la règle juridique, mais ne découle pas automatiquement de la violation d’une convention sociale.

10. Quelle mesure a établi en France la séparation officielle entre l’Église et l’État ?

La loi du 9 décembre 1905
Le Code civil adopté en 1804
La loi du 9 décembre 1901
La Convention européenne des droits de l’homme

La loi du 9 décembre 1905

Explication

La séparation officielle entre l’Église et l’État en France a été établie par la loi du 9 décembre 1905. Le Code civil de 1804 a été adopté pour structurer et unifier le droit civil.

11. Quelle liberté est protégée par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme ?

La liberté de propriété, de contrat et d’héritage
La liberté de vote, d’association et d’accès aux fonctions publiques
La liberté d’expression, de réunion et de circulation
La liberté de pensée, de conscience et de religion

La liberté de pensée, de conscience et de religion

Explication

L’article 9 protège la liberté de pensée, de conscience et de religion. La liberté de propriété et les règles relatives aux contrats relèvent d’autres domaines juridiques.

12. Une administration permet à chacun de pratiquer ou non une religion, tout en s’abstenant de s’appuyer sur une religion particulière. Quelle distinction décrit ces principes ?

La liberté et l’égalité des religions relèvent de la neutralité, tandis que l’abstention de l’État relève de la sécularisation
La liberté et l’égalité des religions relèvent de la sécularisation, tandis que l’abstention de l’État relève de la laïcité
La liberté et l’égalité des religions relèvent du droit civil, tandis que l’abstention de l’État relève de la jurisprudence
La liberté et l’égalité des religions relèvent de la laïcité, tandis que l’abstention de l’État relève de la neutralité

La liberté et l’égalité des religions relèvent de la laïcité, tandis que l’abstention de l’État relève de la neutralité

Explication

La laïcité garantit la liberté de pratiquer ou non une religion et l’égalité des religions, tandis que la neutralité impose à l’État de ne pas s’appuyer sur une religion particulière. La sécularisation désigne plutôt un processus d’émancipation de la société à l’égard des autorités religieuses.

13. Quel domaine du droit encadre les relations entre États souverains et définit les pouvoirs des organisations internationales ?

Le droit public national
Le droit international public
Le droit privé des affaires
Le droit international privé

Le droit international public

Explication

Le droit international public régit les rapports entre États souverains et précise l’organisation et les compétences des organisations internationales. Le droit international privé concerne plutôt les relations entre particuliers comportant un élément étranger.

14. Deux particuliers de pays différents se disputent au sujet d’un contrat conclu à l’étranger : quelle branche aide à déterminer le juge compétent et la loi applicable ?

Le droit international public
Le droit administratif national
Le droit international privé
Le droit pénal international

Le droit international privé

Explication

Le droit international privé traite les rapports entre particuliers comportant un élément d’extranéité et aide à désigner le juge et la loi applicables. Le droit international public porte sur les rapports entre États souverains, non sur ce type de litige privé.

15. Une institution européenne adopte une recommandation et une décision adressée à un destinataire précis : laquelle de ces mesures est contraignante pour son destinataire ?

La recommandation adressée à ce destinataire
La recommandation et l’avis conjointement
L’avis publié par cette institution
La décision adressée à ce destinataire

La décision adressée à ce destinataire

Explication

Les décisions européennes sont contraignantes pour leurs destinataires spécifiques. Une recommandation, comme un avis, n’a pas de caractère contraignant.

16. Quelle caractéristique associe la loi des XII Tables à l’histoire du droit romain ?

Rédigée au VIe siècle, elle compile le droit romain sous l’autorité de Justinien.
Rédigée au Moyen Âge, elle rassemble les coutumes du nord de la France.
Rédigée sous l’Empire, elle fait de la volonté impériale la principale source du droit.
Rédigée vers 450 av. J.-C., elle constitue une grande codification portant surtout sur le droit privé.

Rédigée vers 450 av. J.-C., elle constitue une grande codification portant surtout sur le droit privé.

Explication

La loi des XII Tables, datée d’environ 450 av. J.-C., est l’une des premières grandes codifications du droit romain et porte principalement sur le droit privé. La compilation attribuée à Justinien est le Corpus Juris Civilis, réalisé bien plus tard.

17. Quelle transformation des sources du droit caractérise l’Empire romain par rapport à la République ?

Les assemblées locales deviennent la principale source du droit, exprimée par des coutumes territoriales.
La volonté de l’empereur devient la principale source du droit, exprimée par des constitutions impériales.
Les juristes privés deviennent la principale source du droit, exprimée par des contrats individuels.
Les magistrats étrangers deviennent la principale source du droit, exprimée par des décisions judiciaires.

La volonté de l’empereur devient la principale source du droit, exprimée par des constitutions impériales.

Explication

Sous l’Empire romain, la volonté de l’empereur prend une place centrale et s’exprime sous forme de constitutions impériales. L’idée d’une législation collective correspond davantage à la République.

18. Quelle différence historique opposait les pays de droit écrit du sud de la France aux pays de droit coutumier du nord ?

Le sud suivait principalement les coutumes locales, tandis que le nord appliquait plus directement le droit romain.
Le sud appliquait le droit canonique, tandis que le nord suivait principalement les règles du droit commercial.
Le sud appliquait plus directement le droit romain, tandis que le nord restait dominé par les coutumes locales.
Le sud suivait les constitutions impériales, tandis que le nord appliquait les décisions des juridictions royales.

Le sud appliquait plus directement le droit romain, tandis que le nord restait dominé par les coutumes locales.

Explication

Dans les pays de droit écrit du sud, le droit romain était appliqué plus directement, tandis que les coutumes locales dominaient dans le nord. La proposition inverse les caractéristiques des deux régions.

19. Quel changement juridique majeur la Révolution française entend-elle accomplir avec la disparition de l’Ancien Régime ?

Mettre la loi au cœur d’une réforme fondée notamment sur la liberté, l’égalité et la propriété privée.
Remplacer la loi par les constitutions impériales et rétablir l’autorité juridique de l’empereur.
Maintenir les coutumes locales comme principale source du droit et préserver les privilèges sociaux.
Renforcer les privilèges du clergé et de la noblesse au moyen de lois territoriales distinctes.

Mettre la loi au cœur d’une réforme fondée notamment sur la liberté, l’égalité et la propriété privée.

Explication

La Révolution fait disparaître l’ancien droit avec l’Ancien Régime et place la loi au centre d’un projet fondé notamment sur la liberté, l’égalité et la propriété privée. Le maintien des privilèges sociaux contredit cette volonté de réforme.

20. Une entreprise soumet un litige à un arbitre privé plutôt qu’à un tribunal : de quel mode de résolution s’agit-il ?

Du recours à une juridiction de droit commun
Du règlement étatique par les juridictions
Du règlement amiable par accord direct
Du règlement extra-étatique par arbitrage

Du règlement extra-étatique par arbitrage

Explication

L’arbitrage est un mode de règlement extra-étatique, distinct du jugement rendu par les juridictions de l’État. Une décision de tribunal relève du règlement étatique, même si elle tranche un litige entre entreprises.

21. Après qu’une cour a examiné les faits et le droit, une partie saisit la Cour de cassation : quel contrôle celle-ci exerce-t-elle ?

Elle réexamine les faits et statue à nouveau sur leur preuve.
Elle mène l’instruction et recherche elle-même de nouveaux témoignages.
Elle règle le litige par une négociation entre les parties.
Elle vérifie l’application du droit sans réexaminer les faits.

Elle vérifie l’application du droit sans réexaminer les faits.

Explication

La Cour de cassation vérifie que le droit a été correctement appliqué, sans rejuger les faits. Le réexamen des faits et du droit caractérise les juridictions du fond.

22. Dans un procès pénal, le juge conduit activement l’instruction et recherche les preuves : quel type de procédure cela illustre-t-il ?

La procédure accusatoire des juridictions civiles
La procédure arbitrale des juridictions civiles
La procédure amiable des juridictions répressives
La procédure inquisitoire des juridictions répressives

La procédure inquisitoire des juridictions répressives

Explication

Dans les juridictions répressives, la procédure inquisitoire confie au juge un rôle actif dans l’instruction et la recherche des preuves. Dans la procédure accusatoire civile, ce sont les parties qui conduisent le procès et réunissent les preuves.

23. Quelle portée juridique est associée à l’arrêt Blanco du 8 février 1873 ?

Il reconnaît la compétence du juge administratif pour les dommages liés aux services publics.
Il confie à la Cour de cassation les litiges concernant les contrats entre particuliers.
Il reconnaît aux juridictions civiles la compétence générale sur les services publics.
Il attribue aux juridictions répressives les litiges relatifs aux décisions administratives.

Il reconnaît la compétence du juge administratif pour les dommages liés aux services publics.

Explication

L’arrêt Blanco reconnaît la compétence du juge administratif pour connaître de la responsabilité liée aux dommages causés par les services publics. Il ne confie pas ces litiges aux juridictions civiles, mais distingue au contraire le rôle de la juridiction administrative.

24. Une juridiction est choisie en fonction de la nature d’un litige : quel type de compétence détermine ce choix ?

La compétence liée au domicile du demandeur
La compétence liée au ressort de la cour d’appel
La compétence territoriale, ou ratione loci
La compétence matérielle, ou ratione materiae

La compétence matérielle, ou ratione materiae

Explication

La compétence matérielle désigne la juridiction adaptée selon la nature du litige. La compétence territoriale, contrairement à cette notion, dépend de la localisation géographique.

25. Pour déterminer quelle juridiction peut connaître d’un litige selon son ressort géographique, quel critère faut-il appliquer ?

La compétence spécialisée, fondée sur le type de procédure
La compétence territoriale, fondée sur la localisation
La compétence civile, fondée sur la qualité des parties
La compétence matérielle, fondée sur la nature du litige

La compétence territoriale, fondée sur la localisation

Explication

La compétence territoriale détermine la juridiction en fonction de sa localisation et de son ressort géographique. La compétence matérielle porte plutôt sur la nature du litige.

26. En principe, devant quelle juridiction territoriale une action civile doit-elle être engagée ?

Celle du siège de la cour d’appel compétente pour le ressort concerné
Celle du domicile du défendeur, ou du siège social si celui-ci est une personne morale
Celle du lieu où le contrat a été signé, quelle que soit la qualité des parties
Celle du domicile du demandeur, ou de son établissement principal s’il s’agit d’une société

Celle du domicile du défendeur, ou du siège social si celui-ci est une personne morale

Explication

En principe, la juridiction territorialement compétente est celle du domicile du défendeur, et le siège social sert généralement de référence lorsque le défendeur est une personne morale. Le domicile du demandeur n’est pas le principe posé par cette règle.

27. Quelle association entre la catégorie d’infraction et la juridiction pénale de première instance est correcte ?

Les contraventions relèvent du tribunal de police, les délits de la cour d’assises et les crimes du tribunal correctionnel
Les contraventions relèvent de la cour d’assises, les délits du tribunal correctionnel et les crimes du tribunal de police
Les contraventions relèvent du tribunal correctionnel, les délits du tribunal de police et les crimes de la cour d’assises
Les contraventions relèvent du tribunal de police, les délits du tribunal correctionnel et les crimes de la cour d’assises

Les contraventions relèvent du tribunal de police, les délits du tribunal correctionnel et les crimes de la cour d’assises

Explication

La juridiction compétente dépend de la catégorie de l’infraction : tribunal de police pour les contraventions, tribunal correctionnel pour les délits et cour d’assises pour les crimes. Le tribunal correctionnel ne juge pas les contraventions.

28. Comment siège le tribunal de police lorsqu’il juge une contravention ?

Avec un juge unique assisté d’un greffier
Avec trois magistrats professionnels assistés d’un greffier
Avec un juge unique assisté de deux assesseurs élus
Avec un président, deux assesseurs et un jury populaire

Avec un juge unique assisté d’un greffier

Explication

Le tribunal de police siège à juge unique avec l’assistance d’un greffier pour juger les contraventions. La formation comprenant un président, deux assesseurs et un jury populaire est celle de la cour d’assises.

29. Quelle peine d’emprisonnement maximale le tribunal correctionnel peut-il prononcer pour un délit en cas de récidive ?

Jusqu’à 30 ans d’emprisonnement
Jusqu’à 10 ans d’emprisonnement
Jusqu’à 15 ans d’emprisonnement
Jusqu’à 20 ans d’emprisonnement

Jusqu’à 20 ans d’emprisonnement

Explication

Le tribunal correctionnel peut prononcer jusqu’à 20 ans d’emprisonnement en cas de récidive, contre une limite de 10 ans dans le cas général. La limite de 10 ans ne correspond donc pas au plafond applicable en récidive.

30. Quelle composition correspond à la cour d’assises siégeant en première instance ?

Un président, trois assesseurs et un jury populaire de six citoyens
Un président, deux assesseurs et un jury populaire de six citoyens
Un président, deux assesseurs et un jury populaire de neuf citoyens
Un président, deux assesseurs et un jury populaire de douze citoyens

Un président, deux assesseurs et un jury populaire de six citoyens

Explication

En première instance, la cour d’assises comprend un président, deux assesseurs et six citoyens formant le jury populaire. Le jury compte neuf citoyens en appel, et non en première instance.

31. Une décision civile porte sur un montant de 4 800 euros : peut-elle faire l’objet d’un appel ?

Non, car elle est rendue en premier et dernier ressort lorsque le montant est inférieur à 5 000 euros
Non, car les décisions civiles rendues en dernier ressort sont examinées par la cour d’assises
Oui, car tout jugement civil peut être contesté en appel quel que soit son montant
Oui, mais seulement si la partie qui fait appel réside dans un autre ressort

Non, car elle est rendue en premier et dernier ressort lorsque le montant est inférieur à 5 000 euros

Explication

Une décision civile portant sur un montant inférieur à 5 000 euros est rendue en premier et dernier ressort et n’est pas susceptible d’appel. Le fait qu’une partie réside dans un autre ressort ne modifie pas cette règle.

32. Que permet l’effet dévolutif de l’appel à la cour d’appel ?

De vérifier uniquement les faits nouveaux présentés par les parties
De contrôler l’application du droit sans réexaminer les faits
De réexaminer l’affaire dans son intégralité, sur les faits et sur le droit
De suspendre l’exécution du jugement sans réexaminer l’affaire

De réexaminer l’affaire dans son intégralité, sur les faits et sur le droit

Explication

L’effet dévolutif confie à la cour d’appel un nouvel examen de l’affaire portant à la fois sur les faits et sur le droit. Le contrôle du droit sans réexamen des faits caractérise plutôt le rôle de la Cour de cassation.

33. Quel est le délai général pour former un appel après la notification d’un jugement ?

Un mois à compter de la notification du jugement
Un mois à compter de la première audience d’appel
Quinze jours à compter de la notification du jugement
Deux mois à compter du prononcé du jugement

Un mois à compter de la notification du jugement

Explication

Le délai général d’appel est d’un mois à compter de la notification du jugement. Le délai de quinze jours concerne certaines décisions, notamment les ordonnances de référé.

34. Que peut faire la Cour de cassation lorsqu’elle constate une erreur de droit dans une décision attaquée ?

Transmettre l’affaire à une juridiction pénale de nature différente
Réexaminer les faits et rendre elle-même un nouveau jugement complet
Confirmer la décision en laissant la juridiction initiale corriger ses motifs
Casser la décision et renvoyer l’affaire devant une juridiction de même nature

Casser la décision et renvoyer l’affaire devant une juridiction de même nature

Explication

Lorsqu’elle constate une erreur de droit, la Cour de cassation peut casser la décision et renvoyer l’affaire devant une juridiction de même nature. Elle ne réexamine pas les faits pour rendre elle-même un jugement complet.

35. Dans quelle situation la réunion de l’Assemblée plénière devient-elle obligatoire après une première cassation ?

Lorsqu’un premier pourvoi est rejeté et que la partie conteste l’appréciation des faits.
Lorsqu’un second pourvoi reprend les mêmes moyens juridiques, ou lorsque la juridiction de renvoi écarte l’interprétation de la Cour.
Lorsqu’une juridiction de renvoi demande un avis sur une question de droit nouvelle.
Lorsqu’une partie produit de nouveaux éléments de preuve devant la juridiction de renvoi.

Lorsqu’un second pourvoi reprend les mêmes moyens juridiques, ou lorsque la juridiction de renvoi écarte l’interprétation de la Cour.

Explication

Ces deux situations déclenchent la réunion obligatoire de l’Assemblée plénière après une première cassation. La production de nouvelles preuves ne constitue pas, à elle seule, l’un des déclencheurs indiqués.

36. Une juridiction du fond reçoit un avis de la formation pour avis de la Cour de cassation : quel effet cet avis produit-il ?

Il suspend définitivement le litige et transfère son jugement à la Cour de cassation.
Il impose la solution aux juridictions du fond dès qu’il est rendu dans le délai de trois mois.
Il éclaire la juridiction, qui n’est pas tenue de le suivre et doit le recevoir dans un délai de trois mois.
Il annule la décision contestée si la juridiction du fond s’écarte de son analyse juridique.

Il éclaire la juridiction, qui n’est pas tenue de le suivre et doit le recevoir dans un délai de trois mois.

Explication

La formation pour avis rend son avis dans un délai de trois mois, mais celui-ci ne lie pas les juges du fond. À la différence d’une décision qui s’impose aux parties, un avis ne leur impose pas une solution.

37. Une partie souhaite présenter de nouvelles preuves devant la Cour de cassation pour contester les faits retenus par les juges du fond ; quel est le rôle de cette cour ?

Réévaluer les faits et les preuves afin de substituer sa propre appréciation à celle des juges du fond.
Rejuger l’affaire en droit et en faits comme le ferait une juridiction de renvoi.
Compléter l’instruction en recueillant de nouvelles preuves avant de statuer sur le litige.
Contrôler la légalité de la décision sans réexaminer les faits ni recevoir de nouvelles preuves.

Contrôler la légalité de la décision sans réexaminer les faits ni recevoir de nouvelles preuves.

Explication

La Cour de cassation vérifie l’application du droit et ne reprend pas l’examen des faits ni des preuves. Le réexamen en droit et en faits relève de la juridiction de renvoi, et non de la Cour de cassation.

38. Quelle distinction décrit correctement les effets d’un rejet du pourvoi et d’une cassation ?

Le rejet confirme la décision attaquée, tandis que la cassation l’annule en raison d’une erreur juridique ou procédurale.
Le rejet suspend la décision contestée, tandis que la cassation permet aux parties d’ajouter des preuves.
Le rejet renvoie l’affaire à une autre juridiction, tandis que la cassation rend l’avis de la Cour contraignant.
Le rejet annule la décision attaquée, tandis que la cassation confirme l’appréciation des juges du fond.

Le rejet confirme la décision attaquée, tandis que la cassation l’annule en raison d’une erreur juridique ou procédurale.

Explication

Le rejet laisse subsister la décision attaquée, alors que la cassation l’annule notamment pour erreur de droit, motivation insuffisante ou violation procédurale. Le renvoi peut suivre une cassation, mais il ne définit pas l’effet du rejet.

39. Après un arrêt de la CEDH constatant une violation grave des droits fondamentaux, quelle démarche peut être engagée ?

Demander le réexamen d’une décision définitive en matière civile, mais pas en matière pénale.
Obtenir un avis consultatif de la CEDH qui annule directement la décision définitive.
Demander la cassation automatique de toute décision rendue dans une affaire similaire.
Demander le réexamen d’une décision définitive en matière civile ou pénale.

Demander le réexamen d’une décision définitive en matière civile ou pénale.

Explication

Un constat de violation grave des droits fondamentaux par la CEDH permet de demander le réexamen d’une décision définitive, en matière civile comme pénale. Il ne provoque pas automatiquement la cassation de décisions relatives à d’autres affaires.

40. Quel mécanisme le Protocole n°16 à la CEDH, entré en vigueur le 1er août 2018, met-il à la disposition des plus hautes juridictions des États parties ?

La possibilité d’imposer à la CEDH l’annulation d’une décision nationale définitive sur une question de principe.
La possibilité de demander à la Cour de cassation un avis contraignant sur l’interprétation de la Convention.
La possibilité de demander des avis consultatifs sur des questions de principe relatives aux droits garantis par la Convention et ses protocoles.
La possibilité de saisir la CEDH pour réexaminer toute décision civile ou pénale sans constat de violation.

La possibilité de demander des avis consultatifs sur des questions de principe relatives aux droits garantis par la Convention et ses protocoles.

Explication

Le Protocole n°16 autorise les plus hautes juridictions des États parties à demander des avis consultatifs sur l’interprétation ou l’application des droits conventionnels. Il ne leur confère pas le pouvoir d’imposer à la CEDH l’annulation d’une décision nationale.

41. Une juridiction nationale reçoit un avis consultatif de la CEDH au titre du Protocole n°16 : quelle portée cet avis a-t-il pour sa décision ?

Il n’est pas contraignant ; la juridiction nationale décide librement des effets qu’elle lui donne.
Il annule directement la décision nationale dès qu’il constate une difficulté d’interprétation.
Il oblige la juridiction nationale à suspendre l’affaire jusqu’à une nouvelle décision de la CEDH.
Il lie la juridiction nationale, qui doit modifier sa décision pour s’y conformer.

Il n’est pas contraignant ; la juridiction nationale décide librement des effets qu’elle lui donne.

Explication

L’avis consultatif n’impose pas de solution à la juridiction nationale, qui en détermine librement les effets sur sa décision. Le fait qu’il provienne de la CEDH ne le transforme pas en décision d’annulation contraignante.

42. Une juridiction du fond rencontre une question de droit nouvelle et complexe susceptible de se présenter dans plusieurs affaires similaires ; à quoi sert la saisine pour avis ?

À demander à la Cour de cassation de rejuger les faits dans toutes les affaires concernées.
À obtenir de la CEDH l’annulation des décisions rendues sur cette question.
À transférer à la Cour de cassation le jugement définitif de l’affaire.
À demander à la Cour de cassation un avis sur cette question de droit.

À demander à la Cour de cassation un avis sur cette question de droit.

Explication

La saisine pour avis permet aux juridictions du fond de consulter la Cour de cassation sur une question de droit nouvelle et complexe susceptible de se poser dans plusieurs affaires similaires. Elle ne transfère pas à la Cour de cassation le jugement du litige.

43. Quel rôle la justice offre-t-elle à une personne lésée par la violation d’une règle ?

Obtenir automatiquement une peine contre l’auteur, sans faire valoir ses droits.
Remplacer la règle violée par une nouvelle règle adaptée à son préjudice.
Faire exécuter une décision judiciaire avant qu’un juge se soit prononcé.
Faire valoir ses droits et demander que la règle violée soit sanctionnée.

Faire valoir ses droits et demander que la règle violée soit sanctionnée.

Explication

La justice permet à la personne lésée de faire valoir ses droits et de demander la sanction de la règle violée. La sanction n’est pas nécessairement une peine, car les réponses peuvent aussi viser la contrainte ou la réparation.

44. Une personne condamnée refuse d’exécuter une décision judiciaire ; quelle mesure l’autorité compétente peut-elle ordonner ?

La nullité de la décision pour inexécution.
L’exécution forcée de la décision.
La réparation automatique du préjudice par la personne lésée.
La suspension de la décision jusqu’à l’accord de la personne condamnée.

L’exécution forcée de la décision.

Explication

En cas de refus d’exécuter une décision judiciaire, l’autorité compétente peut en ordonner l’exécution forcée. La réparation vise à compenser un préjudice et ne se substitue pas à la mise en œuvre de l’obligation décidée.

45. Une sanction est choisie en fonction de la violation et du domaine concernés ; quels objectifs peut-elle poursuivre ?

Contraindre à exécuter, réparer un préjudice ou punir.
Prévenir un litige, recueillir des preuves ou réexaminer les faits.
Annuler un acte, interpréter une règle ou trancher un appel.
Indemniser une victime, créer une obligation ou modifier une décision.

Contraindre à exécuter, réparer un préjudice ou punir.

Explication

Les sanctions répondent à trois objectifs : contraindre, réparer ou punir. L’annulation d’un acte peut constituer une forme de sanction, mais elle ne remplace pas cette classification en trois objectifs.

46. Une violation d’une règle cause un préjudice matériel ou moral : quelle sanction vise à compenser ce dommage ?

Une peine destinée à punir l’infraction.
Une exécution forcée de l’obligation initiale.
Une nullité qui traite l’acte comme inexistant.
Des dommages et intérêts.

Des dommages et intérêts.

Explication

Les dommages et intérêts réparent le préjudice matériel ou moral causé par la violation d’une règle. Une peine poursuit un objectif punitif, tandis que l’exécution forcée met en œuvre l’obligation due.

47. Quelle fonction caractérise principalement la Constitution dans l’ordre juridique français ?

Elle détermine les compétences des collectivités territoriales et constitue une source réglementaire du droit français.
Elle organise les procédures parlementaires et constitue une source juridique de même rang que la loi.
Elle définit les institutions de l’État, organise leurs relations et constitue la source suprême du droit français.
Elle fixe les règles adoptées par les juridictions suprêmes et constitue la source principale du droit civil.

Elle définit les institutions de l’État, organise leurs relations et constitue la source suprême du droit français.

Explication

La Constitution définit les institutions de l’État, organise leurs relations et occupe le rang suprême dans l’ordre juridique français. Les lois organisent aussi des procédures et des compétences, mais elles ne sont pas de même rang que la Constitution.

48. À quelle date la Constitution française actuellement en vigueur a-t-elle été adoptée ?

Le 26 août 1789.
Le 27 octobre 1946.
Le 4 octobre 1958.
Le 1er mars 2005.

Le 4 octobre 1958.

Explication

La Constitution française actuellement en vigueur est datée du 4 octobre 1958. Le 27 octobre 1946 correspond au Préambule de la Constitution de 1946, qui fait partie des textes constitutionnels mentionnés.

49. Quels textes figurent notamment dans les éléments constitutifs de la Constitution française ?

La Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et les traités européens, avec le texte constitutionnel et son préambule.
Le Préambule de 1946, les lois organiques et les règlements parlementaires, avec le texte constitutionnel et son préambule.
La Déclaration de 1789, le Code civil et la Charte de l’environnement de 2004, avec le texte constitutionnel et son préambule.
La Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004, avec le texte constitutionnel et son préambule.

La Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004, avec le texte constitutionnel et son préambule.

Explication

Les éléments mentionnés comprennent le texte constitutionnel et son préambule, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Le Code civil, contrairement à ces textes, n’est pas indiqué parmi ces composantes constitutionnelles.

50. Un texte juridique est adopté par le Parlement selon les procédures formelles de vote et d’adoption : de quelle notion s’agit-il au sens strict ?

De la loi au sens strict, définie par son adoption parlementaire suivant les procédures prévues.
D’un règlement, défini par une règle adoptée par une autorité administrative compétente.
De la loi au sens large, définie par toute règle juridique quelle que soit son origine.
D’une coutume, définie par une pratique répétée par les personnes concernées.

De la loi au sens strict, définie par son adoption parlementaire suivant les procédures prévues.

Explication

Au sens strict, la loi est un texte adopté par le Parlement selon les procédures formelles de vote et d’adoption. La loi au sens large désigne plutôt tout texte juridique, quelle que soit son origine ou sa portée.

51. Quelle décision relève de la jurisprudence en droit français plutôt que du simple contentieux ?

Toute décision rendue par un tribunal, qu’elle règle un litige individuel ou précise une règle de droit.
Une décision administrative qui applique une règle sans lui donner une portée nouvelle ou déterminante.
Une décision d’une juridiction suprême qui pose une règle nouvelle ou interprète de façon décisive une règle existante.
Toute décision judiciaire qui tranche un différend, même si elle n’apporte aucune interprétation notable.

Une décision d’une juridiction suprême qui pose une règle nouvelle ou interprète de façon décisive une règle existante.

Explication

La jurisprudence désigne les décisions des juridictions suprêmes qui apportent une règle nouvelle ou une interprétation décisive. Le contentieux rassemble les décisions judiciaires en général, y compris celles qui n’ont pas cette portée normative ou interprétative.

52. Dans quelle situation une interprétation acquiert-elle une portée jurisprudentielle en droit français ?

Lorsqu’elle émane d’un juge, notamment d’une juridiction suprême, et interprète une règle de droit.
Lorsqu’elle est formulée par une partie au procès et reprise dans ses conclusions écrites.
Lorsqu’elle est énoncée par une autorité administrative dans une circulaire générale.
Lorsqu’elle est adoptée par le Parlement et intégrée au texte d’une loi nouvelle.

Lorsqu’elle émane d’un juge, notamment d’une juridiction suprême, et interprète une règle de droit.

Explication

En droit français, c’est l’interprétation des juges, notamment celle des juridictions suprêmes, qui a une portée jurisprudentielle. Une interprétation proposée par une partie au procès ne constitue pas, à elle seule, une interprétation judiciaire.

53. Quelle différence distingue l’autorité des décisions suprêmes en Common Law et en France ?

En Common Law, le précédent guide les juges sans les lier, tandis qu’en France les décisions suprêmes imposent leur interprétation.
Dans les deux systèmes, le précédent lie les juges de façon identique dès qu’un litige présente des faits similaires.
En Common Law, le précédent lie les juges dans des litiges similaires, tandis qu’en France les décisions suprêmes ne les lient pas juridiquement.
En France, le précédent lie les juridictions inférieures, tandis qu’en Common Law chaque juge choisit librement son interprétation.

En Common Law, le précédent lie les juges dans des litiges similaires, tandis qu’en France les décisions suprêmes ne les lient pas juridiquement.

Explication

La règle du précédent impose aux juges de Common Law de suivre l’interprétation d’un juge suprême dans les litiges similaires, alors que les décisions suprêmes françaises n’ont pas d’autorité juridiquement obligatoire. La confusion consiste à attribuer aux décisions françaises la force contraignante propre au précédent.

54. Une juridiction adapte son interprétation après l’adoption d’une nouvelle loi et l’évolution des mœurs : quels facteurs peuvent expliquer ce changement ?

Le contexte juridique et la hiérarchie des juridictions, à l’exclusion des évolutions économiques et sociales.
La volonté des parties au procès et l’application des règles de preuve, indépendamment des évolutions sociales.
Le contexte juridique et l’évolution des mœurs, auxquels peuvent s’ajouter des facteurs économiques.
La modification des procédures judiciaires et la composition des tribunaux, sans influence du contexte juridique.

Le contexte juridique et l’évolution des mœurs, auxquels peuvent s’ajouter des facteurs économiques.

Explication

L’évolution de la jurisprudence peut être influencée par le contexte juridique, notamment les nouvelles lois, ainsi que par le contexte économique et l’évolution des mœurs. La hiérarchie des juridictions n’exclut pas ces facteurs et ne remplace pas les éléments contextuels cités.

55. Une juridiction conserve son interprétation générale, mais adapte la solution à une situation particulière : s’agit-il d’un revirement ou d’une précision ?

Il s’agit d’un revirement, car toute solution différente abandonne l’interprétation antérieure.
Il s’agit d’un revirement, car l’interprétation antérieure est remplacée par une règle applicable à un cas particulier.
Il s’agit d’une précision, car une nouvelle interprétation se substitue à la règle antérieure pour tous les litiges.
Il s’agit d’une précision, car l’interprétation est maintenue et reçoit une solution adaptée à une situation particulière.

Il s’agit d’une précision, car l’interprétation est maintenue et reçoit une solution adaptée à une situation particulière.

Explication

Une précision maintient l’interprétation existante tout en apportant une solution particulière à certaines situations. Un revirement, à l’inverse, abandonne une interprétation antérieure pour en adopter une nouvelle.

56. Pourquoi un revirement de jurisprudence est-il en principe rétroactif ?

Parce que l’interprétation nouvelle est réputée avoir toujours existé et s’intégrer à la loi interprétée.
Parce que la règle nouvelle est présumée s’appliquer seulement aux faits postérieurs à la décision.
Parce qu’un revirement annule automatiquement les décisions antérieures rendues sur la même question.
Parce que le juge transforme l’interprétation nouvelle en loi adoptée par le Parlement.

Parce que l’interprétation nouvelle est réputée avoir toujours existé et s’intégrer à la loi interprétée.

Explication

Le principe de rétroactivité repose sur l’idée que l’interprétation nouvelle est supposée avoir toujours existé et s’intégrer à la loi interprétée. Réserver la règle nouvelle aux faits postérieurs relève plutôt d’une modulation des effets du revirement.

57. Pour protéger la sécurité juridique, un juge réserve l’application d’une interprétation nouvelle aux faits survenus après sa décision : que fait-il ?

Il transforme le revirement en précision en maintenant la même interprétation pour tous les faits.
Il applique rétroactivement le revirement en étendant la règle nouvelle aux faits antérieurs à la décision.
Il confirme l’interprétation ancienne en écartant la règle nouvelle pour les litiges futurs.
Il module les effets du revirement en lui donnant une application prospective pour les faits concernés.

Il module les effets du revirement en lui donnant une application prospective pour les faits concernés.

Explication

Le juge peut moduler les effets d’un revirement afin que la règle nouvelle ne s’applique qu’aux faits survenus après sa décision. L’application rétroactive concerne au contraire les faits antérieurs au revirement.

58. Une situation juridique a été constituée avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle, mais produit encore des effets. Quelle distinction s’applique ?

La loi nouvelle s’applique à l’ensemble de la situation dès lors qu’elle est encore en cours.
La loi ancienne régit la situation en cours de constitution, mais non ses effets déjà réalisés.
La loi nouvelle ne peut régir les effets déjà réalisés, mais peut s’appliquer aux effets futurs de la situation.
La loi nouvelle régit la validité passée de la situation dès qu’elle produit encore des effets.

La loi nouvelle ne peut régir les effets déjà réalisés, mais peut s’appliquer aux effets futurs de la situation.

Explication

La non-rétroactivité protège la validité et les effets passés, tandis que l’application immédiate peut concerner les effets futurs d’une situation antérieure. L’existence d’effets encore en cours ne permet donc pas de remettre en cause les effets déjà réalisés.

59. Quelle différence caractérise la non-rétroactivité de la loi pénale et celle de la loi civile ?

En matière pénale, elle a valeur législative ; en matière civile, elle a valeur constitutionnelle et peut faire l’objet d’une dérogation explicite.
Dans les deux matières, elle a valeur constitutionnelle, mais le législateur peut y déroger explicitement en matière pénale.
Dans les deux matières, elle a valeur législative, mais le législateur peut y déroger explicitement en matière civile.
En matière pénale, elle a valeur constitutionnelle ; en matière civile, elle a valeur législative et peut faire l’objet d’une dérogation explicite.

En matière pénale, elle a valeur constitutionnelle ; en matière civile, elle a valeur législative et peut faire l’objet d’une dérogation explicite.

Explication

La non-rétroactivité est constitutionnelle en matière pénale, alors qu’elle est législative en matière civile et peut être écartée explicitement par le législateur. Inverser ces niveaux de protection attribue à tort la valeur constitutionnelle à la matière civile.

60. Une loi pénale plus douce entre en vigueur après une infraction, mais avant que la condamnation soit passée en force de chose jugée. Quelle règle s’applique ?

La loi plus douce s’applique rétroactivement à cette infraction antérieure.
La loi plus douce s’applique seulement aux infractions commises après son entrée en vigueur.
La loi plus sévère s’applique si l’infraction a été commise sous son empire.
La loi en vigueur au moment de l’infraction demeure applicable jusqu’à la décision définitive.

La loi plus douce s’applique rétroactivement à cette infraction antérieure.

Explication

L’article 112-1 du Code pénal prévoit l’application rétroactive de la loi pénale plus douce aux infractions antérieures qui n’ont pas donné lieu à une condamnation passée en force de chose jugée. La date de commission de l’infraction ne fait donc pas obstacle à l’application de cette loi plus favorable.

61. Un contrat a été conclu sous une loi ancienne et une loi nouvelle modifie ensuite les dispositions contractuelles initiales. Quelle règle s’applique en principe aux effets ultérieurs de ces dispositions ?

Le contrat reste régi par la loi ancienne pour les effets relevant de ses dispositions contractuelles initiales.
Le contrat relève de la loi ancienne pour sa formation, mais de la loi nouvelle pour tout effet ultérieur.
Le contrat relève de la loi nouvelle pour tous ses effets qui se produisent après son entrée en vigueur.
Le contrat relève de la loi nouvelle dès qu’une de ses parties demande la modification de ses effets.

Le contrat reste régi par la loi ancienne pour les effets relevant de ses dispositions contractuelles initiales.

Explication

En principe, les contrats conclus sous l’empire d’une loi ancienne restent soumis à celle-ci, y compris pour les effets ultérieurs relevant de leurs dispositions contractuelles initiales. La production d’un effet après l’entrée en vigueur de la loi nouvelle ne suffit pas à le soumettre à cette dernière.

62. Une règle s’applique à tous les contrats, tandis qu’une autre prévoit un régime adapté aux baux commerciaux. Comment les qualifier ?

La première est générale et la seconde est spéciale, car elle vise une sous-catégorie déterminée.
Les deux sont spéciales, car chacune porte sur un domaine particulier du droit des contrats.
Les deux sont générales, car chacune fixe un régime applicable à plusieurs contrats.
La première est spéciale et la seconde est générale, car elle concerne une activité économique organisée.

La première est générale et la seconde est spéciale, car elle vise une sous-catégorie déterminée.

Explication

Une loi générale couvre une catégorie ou un domaine, tandis qu’une loi spéciale aménage un régime particulier pour une sous-catégorie comme les baux commerciaux. Le fait que la règle spéciale concerne plusieurs contrats ne la transforme pas en règle générale.

63. Une règle générale du Code civil sur les contrats entre en conflit avec une règle propre aux baux commerciaux. Laquelle prévaut ?

La règle spéciale des baux commerciaux prévaut sur la règle générale des contrats.
Les deux règles s’appliquent simultanément, même lorsqu’elles donnent des solutions incompatibles.
La règle générale des contrats prévaut, car elle s’applique à une catégorie plus large.
La règle la plus récente prévaut nécessairement, indépendamment de son caractère général ou spécial.

La règle spéciale des baux commerciaux prévaut sur la règle générale des contrats.

Explication

En cas de conflit, la loi spéciale l’emporte sur la loi générale, comme les règles des baux commerciaux sur les règles générales des contrats. Le champ plus large de la règle générale ne lui confère pas la priorité.

64. Quelle affirmation décrit correctement le contrôle de constitutionnalité d’une loi ?

Il vérifie la conformité de la loi à la Constitution, mais intervient seulement avant sa promulgation.
Il vérifie la conformité de la loi à une convention internationale et intervient après la promulgation par QPC.
Il vérifie la conformité d’un règlement administratif à la loi et relève du Conseil constitutionnel.
Il vérifie la conformité de la loi à la Constitution et peut avoir lieu avant la promulgation ou après celle-ci par QPC.

Il vérifie la conformité de la loi à la Constitution et peut avoir lieu avant la promulgation ou après celle-ci par QPC.

Explication

Le contrôle de constitutionnalité porte sur la conformité d’une loi à la Constitution et relève du Conseil constitutionnel ; il peut être exercé avant la promulgation ou après celle-ci par QPC. Le contrôle par QPC montre que ce contrôle ne se limite pas à la période précédant la promulgation.

65. Dans quelles conditions une disposition législative peut-elle faire l’objet d’une QPC ?

Elle doit être applicable au litige, ne pas avoir déjà été déclarée conforme et soulever une question sérieuse.
Elle doit être applicable au litige, ne pas avoir déjà été déclarée conforme et soulever une question dépourvue de sérieux.
Elle doit être sans lien avec le litige, ne pas avoir déjà été déclarée conforme et soulever une question sérieuse.
Elle doit être applicable au litige, avoir déjà été déclarée conforme et soulever une question sérieuse.

Elle doit être applicable au litige, ne pas avoir déjà été déclarée conforme et soulever une question sérieuse.

Explication

Une QPC vise une disposition législative applicable au litige, qui n’a pas déjà été déclarée conforme à la Constitution, et doit présenter un caractère sérieux. Une question dépourvue de sérieux ne satisfait pas à cette dernière condition.

66. Quelle juridiction a admis, dans l’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975, le contrôle de conventionnalité des lois, y compris postérieures aux traités ?

La Cour de cassation.
Le Conseil d’État.
Le Conseil constitutionnel.
La Cour de justice de l’Union européenne.

La Cour de cassation.

Explication

Dans l’arrêt Jacques Vabre, la Cour de cassation a admis le contrôle de conventionnalité des lois, y compris lorsqu’elles sont postérieures aux traités. Le Conseil constitutionnel, dans sa décision IVG de 1975, a au contraire refusé d’exercer ce contrôle dans le cadre de l’article 61.

67. Quelle distinction caractérise les règlements et les directives européens quant à leur mise en œuvre dans les États membres ?

Les règlements nécessitent une transposition nationale, tandis que les directives s’appliquent directement dès leur entrée en vigueur.
Les règlements s’appliquent directement dès leur entrée en vigueur, tandis que les directives nécessitent une transposition nationale pour atteindre leurs objectifs.
Les règlements et les directives nécessitent une transposition nationale avant de produire des effets dans les États membres.
Les règlements et les directives s’appliquent directement dès leur entrée en vigueur dans les États membres.

Les règlements s’appliquent directement dès leur entrée en vigueur, tandis que les directives nécessitent une transposition nationale pour atteindre leurs objectifs.

Explication

Le règlement est directement applicable dès son entrée en vigueur, alors que la directive fixe des objectifs à transposer en droit national. L’idée selon laquelle la directive s’applique directement sans transposition confond son régime avec celui du règlement.

68. Quelle est la composition du Tribunal des conflits ?

Il comprend six membres issus à parts égales des deux ordres de juridiction et un président élu en son sein.
Il comprend huit membres issus à parts égales des deux ordres de juridiction et un président nommé par le Parlement.
Il comprend huit membres issus de l’ordre judiciaire et un président nommé par le gouvernement.
Il comprend huit membres issus à parts égales des deux ordres de juridiction et un président élu en son sein.

Il comprend huit membres issus à parts égales des deux ordres de juridiction et un président élu en son sein.

Explication

Le Tribunal des conflits est composé de huit membres des deux ordres et présidé par un membre élu en son sein. Une nomination du président par une autorité extérieure ne correspond pas à cette règle de présidence.

69. Quel litige relève de la compétence du conseil de prud’hommes ?

Un litige collectif portant sur la négociation d’une convention de branche, jugé par une juridiction composée de magistrats professionnels.
Un litige entre deux sociétés portant sur l’exécution d’un contrat commercial, jugé par une juridiction paritaire composée de commerçants.
Un litige individuel portant sur l’exécution d’un contrat de travail, jugé par une juridiction paritaire composée de juges non professionnels issus des employeurs et des salariés.
Un litige individuel portant sur la réparation d’un dommage corporel, jugé par une juridiction paritaire composée de représentants des victimes et des assureurs.

Un litige individuel portant sur l’exécution d’un contrat de travail, jugé par une juridiction paritaire composée de juges non professionnels issus des employeurs et des salariés.

Explication

Le conseil de prud’hommes traite les litiges individuels liés à l’exécution du contrat de travail et se compose de juges non professionnels représentant employeurs et salariés. Un différend commercial entre sociétés ne relève pas de cette juridiction spécialisée.

70. Comment la nature des peines pénales est-elle déterminée et quelles formes peuvent-elles prendre ?

Elles sont fixées selon la récidive et consistent en une interdiction professionnelle ou une confiscation.
Elles sont déterminées par le juge selon les ressources et prennent la forme d’une médiation ou d’un avertissement.
Elles dépendent du dommage civil et prennent la forme d’une réparation ou d’une restitution.
Elles varient selon la gravité de l’infraction et peuvent inclure une amende ou l’emprisonnement.

Elles varient selon la gravité de l’infraction et peuvent inclure une amende ou l’emprisonnement.

Explication

La peine pénale varie en fonction de la gravité de l’infraction et peut être une amende ou une peine d’emprisonnement. La réparation ou la restitution relève plutôt de la réparation civile du préjudice.

71. Une personne souhaite contester un règlement par voie d’action afin d’en obtenir l’annulation : dans quel délai doit-elle agir ?

Dans les deux mois suivant la publication du règlement.
Dans les deux mois suivant la décision administrative d’application du règlement.
Dans les deux mois suivant l’entrée en vigueur du règlement.
Dans les quatre mois suivant la publication du règlement.

Dans les deux mois suivant la publication du règlement.

Explication

Le contrôle de légalité par voie d’action permet de demander l’annulation d’un règlement dans les deux mois qui suivent sa publication. Le point de départ n’est pas son entrée en vigueur, mais bien sa publication.

72. Dans l’ordre juridique interne français, quelle règle s’applique en cas de conflit entre la Constitution et un engagement international ?

La Constitution conserve sa primauté, comme l’ont affirmé les arrêts Sarran et Fraisse.
La norme la plus récente prévaut, selon les décisions Sarran et Fraisse.
L’engagement international l’emporte, comme l’ont établi les arrêts Sarran et Fraisse.
Le droit de l’Union l’emporte toujours, quelle que soit la norme constitutionnelle en cause.

La Constitution conserve sa primauté, comme l’ont affirmé les arrêts Sarran et Fraisse.

Explication

Dans l’ordre interne, la Constitution conserve sa primauté sur les engagements internationaux, principe affirmé par le Conseil d’État dans l’arrêt Sarran et par la Cour de cassation dans l’arrêt Fraisse. La primauté du droit de l’Union affirmée par les juridictions de l’Union ne signifie pas que ces deux arrêts reconnaissent la supériorité des engagements internationaux sur la Constitution.

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Qui a inspiré le Code civil adopté en 1804 pour unifier le droit civil ?

Napoléon Bonaparte.

Quelles relations le droit civil régit-il principalement ?

Les relations entre individus.

Que désigne la jurisprudence ?

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