QCM : Fondements et traditions du droit — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le droit national et le droit international ?

Le droit national concerne les relations privées, tandis que le droit international concerne les relations entre institutions publiques.
Le droit national régit les relations entre États, tandis que le droit international s’applique aux personnes dans un État.
Le droit national s’applique dans un État, tandis que le droit international régit les relations dépassant ce cadre.
Le droit national établit les codes écrits, tandis que le droit international repose sur les décisions judiciaires.

Le droit national s’applique dans un État, tandis que le droit international régit les relations dépassant ce cadre.

Explication

Le droit national s’exerce à l’intérieur d’un État, alors que le droit international encadre les relations qui dépassent ce cadre. La distinction entre relations privées et publiques relève d’une autre subdivision du droit.

2. Une relation implique une autorité publique qui exerce des prérogatives de puissance publique : de quel domaine relève-t-elle principalement ?

Du droit civil, car les prérogatives publiques concernent les contrats et les biens.
Du droit public, car elle met en jeu une autorité publique et ses prérogatives.
Du droit privé, car toute relation juridique concerne des personnes ou des entités.
Du droit international privé, car l’autorité publique agit dans une relation contractuelle.

Du droit public, car elle met en jeu une autorité publique et ses prérogatives.

Explication

Le droit public régit les relations dans lesquelles l’État ou une entité publique exerce des prérogatives de puissance publique. Le droit privé vise plutôt les relations entre personnes ou entités privées.

3. Lequel de ces domaines appartient au droit privé ?

Le droit de la famille, qui régit des relations entre personnes privées.
Le droit des relations entre États, qui organise les rapports internationaux.
Le droit des institutions publiques, qui encadre l’exercice de la puissance publique.
Le droit de l’organisation gouvernementale, qui répartit les compétences de l’État.

Le droit de la famille, qui régit des relations entre personnes privées.

Explication

Le droit privé régit les relations entre personnes ou entités privées et comprend notamment le droit de la famille. Les relations entre États et l’organisation de la puissance publique relèvent du droit public.

4. Quelle situation illustre une fonction du droit consistant à résoudre les litiges ?

Une administration organise le fonctionnement quotidien d’un service public.
Le législateur répartit les compétences entre plusieurs institutions publiques.
Une règle fixe à l’avance les comportements favorisant des relations pacifiques.
Un tribunal rend une décision pour mettre fin à un désaccord entre deux parties.

Un tribunal rend une décision pour mettre fin à un désaccord entre deux parties.

Explication

La résolution des litiges constitue l’une des trois fonctions principales du droit et s’accomplit notamment par une décision juridictionnelle. La prévention des conflits et la répartition du pouvoir correspondent à deux autres fonctions juridiques.

5. Quelle répartition des fonctions correspond à la séparation des pouvoirs ?

Le législatif contrôle les tribunaux, l’exécutif adopte les lois et le judiciaire les exécute.
Le législatif applique les lois, l’exécutif rend la justice et le judiciaire les adopte.
Le législatif crée les lois, l’exécutif les applique et le judiciaire rend la justice.
Le législatif rend la justice, l’exécutif crée les lois et le judiciaire les applique.

Le législatif crée les lois, l’exécutif les applique et le judiciaire rend la justice.

Explication

Le pouvoir législatif adopte les lois, le pouvoir exécutif les exécute et les applique, tandis que le pouvoir judiciaire rend la justice. Confondre la création de la loi avec son application inverse les rôles institutionnels.

6. Qui a formulé la théorie moderne de la séparation des pouvoirs dans De l’esprit des lois, publié en 1748 ?

Montesquieu
John Locke
Jean-Jacques Rousseau
Alexis de Tocqueville

Montesquieu

Explication

Montesquieu a formulé cette théorie dans De l’esprit des lois, publié en 1748. Les autres auteurs ont contribué à la pensée politique, mais ne sont pas l’attribution indiquée pour cette formulation.

7. Que désignent les checks and balances dans l’organisation des pouvoirs ?

Une procédure réservant au pouvoir judiciaire l’adoption de toutes les lois.
Une règle donnant au pouvoir exécutif la direction des tribunaux et du Parlement.
Un mécanisme permettant à chaque branche de surveiller et de limiter les autres.
Une méthode séparant les institutions sans prévoir de contrôle entre elles.

Un mécanisme permettant à chaque branche de surveiller et de limiter les autres.

Explication

Les checks and balances permettent à chaque branche du pouvoir de surveiller et de limiter les autres. Une séparation dépourvue de contrôles réciproques ne correspond donc pas à ce mécanisme.

8. Quelle caractéristique est propre à la tradition civiliste ?

Elle est issue des cours royales anglaises et s’est développée par les précédents judiciaires.
Elle désigne une matière consacrée aux contrats et aux biens entre personnes privées.
Elle est issue du droit romain et a été codifiée au XIXe siècle sous Napoléon.
Elle repose principalement sur les décisions des tribunaux plutôt que sur des codes écrits.

Elle est issue du droit romain et a été codifiée au XIXe siècle sous Napoléon.

Explication

La tradition civiliste puise ses origines dans le droit romain et a été codifiée au XIXe siècle sous Napoléon. La référence aux décisions judiciaires et aux précédents caractérise plutôt la Common Law, tandis que les contrats et les biens relèvent d’une matière du droit civil.

9. Dans quel ensemble de pays la tradition de Common Law s’est-elle notamment diffusée ?

En Allemagne, au Royaume-Uni, en Chine, au Canada, en Argentine et en Grèce.
En France, aux États-Unis, au Japon, au Brésil, en Inde et en Russie.
En France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal et en Belgique.
Au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Inde et à Chypre.

Au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Inde et à Chypre.

Explication

La Common Law est issue des cours royales anglaises et s’est notamment diffusée dans les pays mentionnés, dont le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Australie. La France et plusieurs pays d’Europe continentale sont principalement associés à la tradition civiliste.

10. Quelle comparaison entre la tradition civiliste et la Common Law est exacte ?

La tradition civiliste s’appuie surtout sur les précédents, tandis que la Common Law privilégie les codes écrits adoptés par le législateur.
La tradition civiliste privilégie les codes écrits, tandis que la Common Law s’appuie surtout sur les décisions judiciaires et les précédents.
La tradition civiliste et la Common Law trouvent principalement le droit applicable dans les décisions des tribunaux.
La tradition civiliste et la Common Law reposent principalement sur des compilations codifiées par un empereur romain.

La tradition civiliste privilégie les codes écrits, tandis que la Common Law s’appuie surtout sur les décisions judiciaires et les précédents.

Explication

La tradition civiliste privilégie les codes écrits, alors que la Common Law trouve principalement le droit applicable dans les décisions judiciaires et les précédents. Les deux traditions ne donnent donc pas la même place aux codes et à la jurisprudence.

11. Quelle fonction caractérise principalement le juge dans la tradition civiliste ?

Créer une règle nouvelle pour combler chaque lacune
Suivre les décisions antérieures comme normes contraignantes
Élaborer des règles générales pour les affaires futures
Appliquer le droit écrit pour résoudre le litige

Appliquer le droit écrit pour résoudre le litige

Explication

Dans la tradition civiliste, le juge applique principalement la règle écrite afin de trancher le litige particulier. La création d’une règle nouvelle pour combler une lacune caractérise plutôt le juge de Common Law.

12. Quelle limite s’impose au juge civiliste depuis la Révolution française ?

Il ne peut pas motiver une décision par des principes juridiques généraux
Il ne peut pas appliquer une règle écrite lorsque les parties la contestent
Il ne peut pas interpréter une disposition législative ambiguë dans un litige
Il ne peut pas rendre d’arrêts de règlement établissant des règles générales ou futures

Il ne peut pas rendre d’arrêts de règlement établissant des règles générales ou futures

Explication

Depuis la Révolution française, le juge civiliste doit rester lié au litige et ne peut pas édicter de règles générales ou futures par un arrêt de règlement. Cette interdiction ne lui retire pas la possibilité d’interpréter le droit applicable.

13. Quel effet produit une interprétation nouvelle adoptée par un juge civiliste pour résoudre un litige ?

Elle reste incidente au litige et ne crée pas de précédent obligatoire
Elle remplace le code applicable pour toutes les affaires comparables
Elle oblige les juges futurs à reprendre le même raisonnement
Elle devient une règle générale qui s’impose aux juridictions futures

Elle reste incidente au litige et ne crée pas de précédent obligatoire

Explication

Une interprétation nouvelle du juge civiliste demeure liée à la résolution de l’affaire qui lui est soumise et ne crée pas de précédent obligatoire. Elle peut influencer le raisonnement ultérieur, mais elle ne s’impose pas comme une norme contraignante.

14. Dans quelle situation le juge de Common Law peut-il créer une règle de droit ?

Lorsqu’une partie demande une règle générale applicable à toutes les affaires futures
Lorsqu’il veut écarter un précédent sans fournir de justification juridique
Lorsqu’il souhaite remplacer une disposition écrite qui lui paraît difficile à appliquer
Lorsqu’il identifie une lacune ou une question non traitée par le système juridique

Lorsqu’il identifie une lacune ou une question non traitée par le système juridique

Explication

Le juge de Common Law peut créer une règle lorsqu’il rencontre une lacune ou une question que le système juridique n’a pas encore traitée. Cette fonction diffère de celle du juge civiliste, principalement chargé d’appliquer le droit écrit.

15. Qu’est-ce qu’un précédent obligatoire en Common Law ?

Une décision administrative qui précise la portée générale d’un texte législatif
Une décision qui établit une règle que les juges ultérieurs doivent suivre
Une décision rendue dans un litige ancien sans effet sur les affaires suivantes
Une décision qui présente une solution persuasive sans imposer de conduite future

Une décision qui établit une règle que les juges ultérieurs doivent suivre

Explication

Un précédent obligatoire est une décision judiciaire qui établit une règle de droit imposant une orientation aux juges ultérieurs. Il se distingue d’une décision simplement persuasive, qui peut être prise en considération sans devoir être suivie.

16. Que signifie le principe du stare decisis pour les juges de Common Law ?

Ils peuvent écarter un précédent dès qu’une partie propose une solution différente
Ils suivent les précédents, sauf raison juridique convaincante de les renverser
Ils appliquent le code écrit avant d’examiner les décisions judiciaires antérieures
Ils transforment chaque décision nouvelle en règle générale pour toutes les juridictions

Ils suivent les précédents, sauf raison juridique convaincante de les renverser

Explication

Le stare decisis oblige les juges de Common Law à respecter les précédents, à moins qu’une raison juridique convaincante justifie leur renversement. Une simple préférence pour une autre solution ne suffit donc pas à écarter un précédent.

17. Quelle opposition décrit correctement les modes de raisonnement civiliste et de Common Law ?

Le juge civiliste raisonne par analogie, tandis que le juge de Common Law applique mécaniquement le code
Le juge civiliste suit les faits particuliers, tandis que le juge de Common Law déduit toute règle du texte
Le juge civiliste part des précédents, tandis que le juge de Common Law part du code
Le juge civiliste part du code, tandis que le juge de Common Law part des précédents

Le juge civiliste part du code, tandis que le juge de Common Law part des précédents

Explication

Le raisonnement civiliste est principalement déductif et part du code pour parvenir à la solution du cas. En Common Law, le raisonnement est plutôt inductif ou analogique et s’appuie sur des décisions antérieures.

18. Quelle différence caractérise l’autorité respective des décisions civilistes et des décisions de Common Law ?

La décision civiliste et la décision de Common Law ont une portée identique pour les affaires futures
La décision civiliste crée un précédent obligatoire, tandis que la décision de Common Law règle un litige sans portée future
La décision civiliste édicte une règle générale, tandis que la décision de Common Law applique un code sans créer de norme
La décision civiliste tranche principalement le litige, tandis que la décision de Common Law crée une norme contraignante

La décision civiliste tranche principalement le litige, tandis que la décision de Common Law crée une norme contraignante

Explication

La décision civiliste vise principalement à résoudre le litige qui lui est soumis et n’est pas obligatoire pour les affaires futures. La décision de Common Law peut en plus établir une norme contraignante à travers le précédent.

19. Dans l'affaire anglaise à l'origine de la théorie des mains propres, quel comportement des locataires a conduit le juge à formuler cette théorie ?

Ils ont demandé une réduction du loyer avant l'apparition de la fuite
Ils ont refusé l'accès au logement pour permettre l'examen du toit
Ils ont cessé de payer le loyer pendant trois mois malgré la demande de réparation du toit
Ils ont quitté le logement après trois mois sans prévenir le propriétaire

Ils ont cessé de payer le loyer pendant trois mois malgré la demande de réparation du toit

Explication

La théorie a été formulée après que les locataires eurent cessé de payer leur loyer pendant trois mois tout en demandant la réparation d'un toit qui fuyait. La demande concernant le toit n'effaçait pas le manquement distinct relatif au paiement du loyer.

20. Pourquoi le juge a-t-il refusé le recours en equity aux locataires qui réclamaient la réparation d'un toit défectueux ?

Parce que le recours en equity excluait les litiges portant sur les logements
Parce que le propriétaire avait déjà réparé le toit avant l'audience
Parce que les locataires n'avaient présenté aucune demande concernant le toit
Parce qu'ils avaient eux-mêmes manqué à leur obligation de payer le loyer

Parce qu'ils avaient eux-mêmes manqué à leur obligation de payer le loyer

Explication

Le recours en equity a été refusé parce que les demandeurs sollicitaient l'aide du juge tout en ayant manqué à leur propre obligation de payer le loyer. Le défaut du toit ne supprimait pas leur conduite fautive concernant cette obligation.

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En quelles grandes catégories le droit se subdivise-t-il ?

Le droit se subdivise en droit national et droit international, ainsi qu'en droit public et droit privé.

Qu'impose le droit public dans les relations qu'il régit ?

Il régit les relations impliquant l'État ou des entités publiques avec prérogatives de puissance publique.

Quelles relations régit le droit public entre États ?

Le droit public régit les relations entre États.

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