QCM : Formation et exécution du contrat (68 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une règle générale, obligatoire et sanctionnée, applicable aux membres d’une société pour régir leurs relations relève de quelle notion ?

Du Droit objectif, qui fixe des règles communes de conduite
De la déontologie, qui organise les règles internes d’une collectivité
Des droits subjectifs, qui accordent des prérogatives à leurs titulaires
De l’éthique, qui guide une réflexion personnelle sur le bien agir

Du Droit objectif, qui fixe des règles communes de conduite

Explication

Le Droit objectif désigne les règles communes, obligatoires et sanctionnées qui régissent les rapports sociaux. Les droits subjectifs sont plutôt les prérogatives reconnues à des individus ou à des groupes.

2. Une personne invoque une prérogative que les règles communes lui reconnaissent dans ses relations avec autrui ; de quoi s’agit-il ?

D’une règle déontologique, propre à une collectivité professionnelle
D’un droit subjectif, dont une personne ou un groupe peut se prévaloir
Du Droit objectif, qui rassemble les règles applicables aux citoyens
D’une règle morale, fondée sur une conception du bien et du mal

D’un droit subjectif, dont une personne ou un groupe peut se prévaloir

Explication

Un droit subjectif est une prérogative reconnue par le Droit objectif et dont le titulaire peut se prévaloir auprès d’autrui. Le Droit objectif correspond aux règles communes, et non à la prérogative individuelle elle-même.

3. Quelle distinction caractérise une règle juridique par rapport à une règle morale ?

La règle juridique relève d’une réflexion autonome, tandis que la règle morale impose des sanctions internes à un groupe
La règle juridique est obligatoire et sanctionnée par la société, tandis que la règle morale renvoie au bien et au mal
La règle juridique organise les intérêts individuels, tandis que la règle morale régit les rapports avec l’État
La règle juridique exprime des valeurs sans obligation, tandis que la règle morale est édictée par une autorité publique

La règle juridique est obligatoire et sanctionnée par la société, tandis que la règle morale renvoie au bien et au mal

Explication

La règle juridique se distingue par son caractère obligatoire et par la sanction sociale de son non-respect, alors que la règle morale concerne les valeurs du bien et du mal. La réflexion autonome sur le bien agir caractérise plutôt l’éthique.

4. Quel type de droit régit principalement les rapports avec l’État et privilégie l’intérêt général ?

Le droit national public, qui organise les rapports avec l’État
Le Droit objectif, qui regroupe les règles communes de conduite
Le droit national privé, qui organise les rapports entre personnes égales
Le droit subjectif, qui accorde des prérogatives à des titulaires

Le droit national public, qui organise les rapports avec l’État

Explication

Le droit national public régit les rapports avec l’État et privilégie l’intérêt général. Le droit national privé concerne principalement les rapports entre personnes placées sur un pied d’égalité et protège les intérêts individuels.

5. Qu’est-ce qui caractérise une source formelle du droit ?

Elle est écrite et constitue une source de droit
Elle provient d’une réflexion sur les valeurs de la société
Elle résulte d’un accord conclu entre plusieurs parties
Elle est issue d’une décision judiciaire appliquée à un litige

Elle est écrite et constitue une source de droit

Explication

Une source formelle est une source de droit écrite. Le fait qu’une norme résulte d’un accord permet de la classer parmi les sources négociées, mais ne constitue pas la définition générale d’une source formelle.

6. Un contrat conclu d’un commun accord entre des parties appartient à quelle catégorie de source formelle nationale ?

Aux traités fondateurs, qui relèvent du droit communautaire originel
Aux sources imposées, qui sont établies par une autorité
Aux sources négociées, qui résultent d’un accord entre parties
Aux directives, qui fixent des objectifs aux États membres

Aux sources négociées, qui résultent d’un accord entre parties

Explication

Les contrats sont des sources négociées, car ils résultent d’un accord entre les parties. Les lois et les décrets illustrent plutôt les sources imposées, établies par une autorité.

7. Après le dépôt et l’examen d’un texte par les assemblées, quelle étape précède sa publication au Journal officiel ?

Sa publication, avant son examen et sa promulgation
Sa promulgation, avant sa publication et son entrée en vigueur
Son entrée en vigueur, avant sa promulgation et sa publication
Son examen par les assemblées, avant le dépôt et la publication

Sa promulgation, avant sa publication et son entrée en vigueur

Explication

La procédure législative prévoit la promulgation après l’examen du texte, puis sa publication au Journal officiel et son entrée en vigueur. La publication ne précède donc pas la promulgation.

8. Dans le champ des compétences de l’Union européenne, quelle règle de primauté a été affirmée par l’arrêt Costa contre Enel ?

Le droit communautaire prime sur le droit national antérieur comme postérieur
Le droit communautaire prime sur le droit national antérieur, mais pas postérieur
Le droit national postérieur prime sur le droit communautaire antérieur
Les directives priment sur les traités fondateurs dans chaque État

Le droit communautaire prime sur le droit national antérieur comme postérieur

Explication

L’arrêt Costa contre Enel affirme que, dans les compétences de l’Union, le droit communautaire prime sur le droit national qu’il soit antérieur ou postérieur. La primauté n’est donc pas limitée aux seules règles nationales antérieures.

9. Une personne signe un accord en voulant créer des obligations, tandis qu’un dommage survient sans que ses conséquences juridiques aient été voulues : comment qualifier ces deux situations ?

L’accord est un acte juridique et le dommage un fait juridique
Les deux situations sont des faits juridiques, car elles concernent des événements
L’accord est un fait juridique et le dommage un acte juridique
Les deux situations sont des actes juridiques, car elles ont des conséquences

L’accord est un acte juridique et le dommage un fait juridique

Explication

L’accord est un acte juridique parce que la volonté vise à produire des conséquences juridiques ; le dommage est un fait juridique si ces conséquences ne sont pas voulues. Confondre les deux notions revient à négliger le rôle de la volonté dans les conséquences juridiques.

10. Selon quelles trois distinctions les actes juridiques peuvent-ils être classés ?

Unilatéraux ou bilatéraux, d’administration ou de disposition, onéreux ou gratuits
Écrits ou oraux, civils ou pénaux, publics ou privés
Imposés ou négociés, nationaux ou européens, antérieurs ou postérieurs
Authentiques ou privés, parfaits ou imparfaits, directs ou indirects

Unilatéraux ou bilatéraux, d’administration ou de disposition, onéreux ou gratuits

Explication

Les actes juridiques se classent selon leur caractère unilatéral ou bilatéral, leur nature d’administration ou de disposition, et leur caractère onéreux ou gratuit. Les catégories liées aux preuves ou aux sources du droit ne constituent pas ces trois distinctions.

11. Quelle différence oppose la preuve parfaite à la preuve imparfaite dans l’appréciation du juge ?

La preuve parfaite lie le juge, tandis que la preuve imparfaite lui laisse évaluer sa force probante
La preuve parfaite est réunie par un juge d’instruction, tandis que la preuve imparfaite l’est par le demandeur
La preuve parfaite laisse au juge une appréciation libre, tandis que la preuve imparfaite le lie
La preuve parfaite porte sur les actes, tandis que la preuve imparfaite porte sur les faits

La preuve parfaite lie le juge, tandis que la preuve imparfaite lui laisse évaluer sa force probante

Explication

La preuve parfaite possède une force probante qui lie le juge, tandis que la preuve imparfaite ne le lie pas et peut être évaluée par lui. La proposition inverse les effets attachés aux deux catégories.

12. Dans un procès civil, à qui incombe en principe la preuve ?

Aux deux parties, qui disposent d’une charge identique dans chaque cas
Au juge d’instruction, qui réunit les preuves à charge et à décharge
Au demandeur, qui doit étayer ses prétentions
Au défendeur, qui doit établir l’absence de responsabilité

Au demandeur, qui doit étayer ses prétentions

Explication

Dans un procès civil, la preuve incombe en principe au demandeur. La réunion des éléments à charge et à décharge par un juge d’instruction correspond à la procédure inquisitoire du procès pénal.

13. Depuis le 1er janvier 2020, que devient le tribunal d’instance lorsqu’il se trouvait dans une commune différente de celle du tribunal de grande instance correspondant ?

Il est fusionné avec le tribunal de grande instance situé dans une autre commune.
Il devient une chambre spécialisée du tribunal de commerce du ressort.
Il devient un tribunal de proximité constituant une chambre du tribunal judiciaire correspondant.
Il devient une juridiction autonome rattachée à la cour d’appel du ressort.

Il devient un tribunal de proximité constituant une chambre du tribunal judiciaire correspondant.

Explication

Lorsque les anciennes juridictions avaient leur siège dans des communes différentes, le tribunal de proximité constitue une chambre du tribunal judiciaire correspondant. La fusion directe des deux juridictions concerne le cas où elles se trouvaient dans la même commune.

14. Une demande portant sur une affaire personnelle ou mobilière s’élève à 8 000 €, et un tribunal de proximité existe dans le ressort. Quelle juridiction est compétente ?

Le tribunal judiciaire, car le seuil de 10 000 € concerne les affaires commerciales.
Le tribunal de proximité, car il traite les demandes supérieures à 10 000 €.
Le tribunal judiciaire, car toute demande personnelle relève de cette juridiction.
Le tribunal de proximité, car le montant ne dépasse pas 10 000 €.

Le tribunal de proximité, car le montant ne dépasse pas 10 000 €.

Explication

Le tribunal de proximité traite les affaires personnelles et mobilières d’un montant égal ou inférieur à 10 000 € lorsqu’il existe dans le ressort. Le tribunal judiciaire connaît de celles dont le montant dépasse ce seuil.

15. Une personne est poursuivie pour un délit. Quelle juridiction pénale est chargée de le juger ?

Le tribunal de police, qui juge les délits.
La cour d’assises, qui juge les délits.
Le tribunal de commerce, qui juge les délits.
Le tribunal correctionnel, qui juge les délits.

Le tribunal correctionnel, qui juge les délits.

Explication

Le tribunal correctionnel juge les délits, tandis que le tribunal de police juge les contraventions et la cour d’assises les crimes. Confondre le tribunal de police avec la juridiction des délits revient à lui attribuer la compétence relative aux contraventions.

16. Un litige porte sur la propriété d’un immeuble. Quel lieu détermine notamment la compétence territoriale dans cette situation ?

Le domicile du demandeur, qui constitue la règle générale en matière immobilière.
Le lieu où travaille le défendeur, qui constitue l’exception propre aux litiges immobiliers.
Le lieu où se trouve l’immeuble, qui constitue une exception à la règle du domicile du défendeur.
Le domicile du défendeur, qui s’applique sans exception aux litiges immobiliers.

Le lieu où se trouve l’immeuble, qui constitue une exception à la règle du domicile du défendeur.

Explication

En matière de litige immobilier, le lieu où se trouve l’immeuble constitue une exception à la règle générale du domicile du défendeur. Le lieu de travail concerne notamment certains litiges liés au contrat de travail, et non le litige immobilier décrit ici.

17. Quelle caractéristique définit un magistrat au sens juridique ?

Il représente une partie au procès et peut demander l’exécution forcée de ses prétentions.
Il exerce une fonction administrative sans pouvoir de décision reconnu par la loi.
Il apporte une aide technique à la juridiction sans disposer d’un pouvoir de décision exécutoire.
Il dispose d’un pouvoir de décision susceptible d’être exécutée par la force publique, conféré par la Constitution et les lois.

Il dispose d’un pouvoir de décision susceptible d’être exécutée par la force publique, conféré par la Constitution et les lois.

Explication

Un magistrat est une personne à laquelle la Constitution et les lois confèrent le pouvoir de prendre une décision susceptible d’être exécutée par la force publique. Un auxiliaire de justice peut soutenir le fonctionnement de la justice sans détenir ce pouvoir de décision.

18. Quelle distinction caractérise les magistrats du siège et ceux du parquet ?

Les magistrats du siège rendent la justice avec indépendance et inamovibilité, tandis que ceux du parquet représentent l’intérêt général et dépendent du garde des Sceaux.
Les magistrats du parquet rendent la justice avec indépendance et inamovibilité, tandis que ceux du siège représentent l’intérêt général et dépendent du garde des Sceaux.
Les magistrats du siège représentent l’intérêt général et dépendent du garde des Sceaux, tandis que ceux du parquet rendent la justice en toute indépendance.
Les magistrats du siège et du parquet rendent la justice, mais seuls ceux du parquet sont inamovibles et indépendants.

Les magistrats du siège rendent la justice avec indépendance et inamovibilité, tandis que ceux du parquet représentent l’intérêt général et dépendent du garde des Sceaux.

Explication

Les magistrats du siège rendent la justice et sont indépendants et inamovibles ; les magistrats du parquet représentent l’intérêt général, requièrent une peine et dépendent du garde des Sceaux. L’indépendance et l’inamovibilité caractérisent donc le siège, et non le parquet.

19. Avant d’engager une poursuite pénale, quel rôle le parquet exerce-t-il au nom de la société ?

Il décide de la peine à exécuter après la condamnation.
Il rend le jugement pénal après avoir évalué les preuves.
Il représente la victime afin de fixer le montant de son indemnisation.
Il apprécie s’il convient de déclencher des poursuites pénales.

Il apprécie s’il convient de déclencher des poursuites pénales.

Explication

Le parquet apprécie s’il convient de déclencher des poursuites pénales au nom de la société. Le jugement et la décision sur la peine relèvent de la juridiction appelée à juger l’affaire, non de cette appréciation préalable du parquet.

20. Quelle est la fonction générale d’un auxiliaire de justice ?

Assister, aider et faciliter le bon fonctionnement de la justice.
Représenter l’intérêt général et requérir une peine devant le juge.
Rendre des décisions exécutoires et trancher les litiges soumis au juge.
Déclencher les poursuites pénales au nom de la société.

Assister, aider et faciliter le bon fonctionnement de la justice.

Explication

Un auxiliaire de justice est chargé d’assister, d’aider et de faciliter le bon fonctionnement de la justice. Le pouvoir de rendre des décisions exécutoires caractérise le magistrat, tandis que l’appréciation des poursuites pénales appartient au parquet.

21. Quel droit permet à l’auteur d’une prétention de saisir la justice afin de faire reconnaître le bien-fondé de ses droits ?

Le droit d’exécuter une décision
Le droit de conclure un accord
Le droit de former une preuve
Le droit d’agir en justice

Le droit d’agir en justice

Explication

L’action en justice est le droit de saisir la justice pour faire reconnaître le bien-fondé des droits invoqués. Le droit d’exécuter une décision intervient après qu’une décision a été rendue.

22. Quelles conditions doivent être réunies pour qu’une action en justice soit recevable ?

Un intérêt, une représentation obligatoire, une preuve écrite et un accord préalable
Une capacité, une tentative d’exécution, une preuve du préjudice et un délai de cinq ans
Une qualité, une décision antérieure, une capacité et l’accord de la partie adverse
Un intérêt, une qualité, une capacité et le respect du délai d’action

Un intérêt, une qualité, une capacité et le respect du délai d’action

Explication

La recevabilité exige cumulativement un intérêt, une qualité, une capacité et le respect du délai d’action ou de forclusion. Une preuve écrite ou l’accord de la partie adverse ne figure pas parmi ces conditions générales.

23. Quelle distinction caractérise la prescription et la forclusion ?

La prescription éteint le droit d’agir après le délai général de cinq ans, tandis que la forclusion sanctionne le dépassement du délai d’une action spécifique.
La prescription suspend le jugement d’une affaire, tandis que la forclusion rend obligatoire une tentative préalable de conciliation.
La prescription concerne les délais fixés par le juge, tandis que la forclusion concerne les délais convenus entre les parties.
La prescription sanctionne le dépassement du délai d’une action spécifique, tandis que la forclusion éteint le droit d’agir après le délai général de cinq ans.

La prescription éteint le droit d’agir après le délai général de cinq ans, tandis que la forclusion sanctionne le dépassement du délai d’une action spécifique.

Explication

La prescription met fin au droit d’agir au terme du délai général de cinq ans, alors que la forclusion sanctionne le dépassement du délai prévu pour une action précise. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux notions.

24. Dans une conciliation et une médiation, quelle différence distingue le rôle du tiers ?

Le conciliateur impose une solution après avoir entendu les parties, tandis que le médiateur leur propose un accord facultatif.
Le conciliateur propose une solution aux parties, tandis que le médiateur les aide à l’élaborer sans pouvoir l’imposer.
Le conciliateur tranche le différend avec l’accord des parties, tandis que le médiateur renvoie l’affaire devant un juge.
Le conciliateur aide les parties à élaborer ensemble une solution, tandis que le médiateur leur en propose une sans pouvoir l’imposer.

Le conciliateur aide les parties à élaborer ensemble une solution, tandis que le médiateur leur en propose une sans pouvoir l’imposer.

Explication

Le conciliateur accompagne les parties pour qu’elles trouvent ensemble une solution, tandis que le médiateur leur en propose une ; ni l’un ni l’autre ne peut l’imposer. L’inversion de ces rôles est une confusion courante.

25. Quel effet produit la personnalité juridique pour une personne physique ou morale ?

Elle lui confère des droits, mais la dispense d’obligations.
Elle lui permet d’exercer une activité commerciale déclarée.
Elle lui confère des droits et des obligations.
Elle lui attribue la capacité d’accomplir seule tout acte juridique.

Elle lui confère des droits et des obligations.

Explication

La personnalité juridique fait d’une personne un sujet de droits et d’obligations. Elle ne signifie pas que la personne peut accomplir seule tous les actes juridiques.

26. Une personne possède un droit, mais ne peut pas l’exercer elle-même : de quelle incapacité s’agit-il ?

D’une incapacité de personnalité
D’une incapacité de jouissance
D’une incapacité d’exercice
D’une incapacité patrimoniale

D’une incapacité d’exercice

Explication

L’incapacité d’exercice empêche d’exercer un droit déjà détenu. L’incapacité de jouissance, à la différence, empêche d’acquérir un droit.

27. Quelle différence distingue la curatelle de la tutelle pour les actes de disposition ?

La curatelle prévoit l’assistance d’un curateur, tandis que la tutelle prévoit la représentation par un tuteur et l’autorisation du juge.
La curatelle prévoit la représentation par un tuteur, tandis que la tutelle prévoit l’assistance d’un curateur sans autorisation judiciaire.
La curatelle confie au juge la réalisation des actes, tandis que la tutelle laisse le majeur les accomplir avec un simple conseil.
La curatelle prévoit une autorisation judiciaire pour chaque acte, tandis que la tutelle repose sur l’assistance d’un curateur.

La curatelle prévoit l’assistance d’un curateur, tandis que la tutelle prévoit la représentation par un tuteur et l’autorisation du juge.

Explication

En curatelle, le curateur assiste la personne pour les actes de disposition ; en tutelle, le tuteur la représente et ces actes sont soumis à l’autorisation du juge. La tutelle ne se réduit donc pas à une simple assistance par un curateur.

28. Quelle conception du patrimoine Aubry et Rau ont-ils formulée à la fin du XIXe siècle ?

Une universalité de droit réunissant les droits et obligations pécuniaires, dont l’actif et le passif sont indissociables.
Une liste de créances et de dettes qui ne comprend pas les droits ayant une valeur pécuniaire.
Une réserve de biens affectée à une activité, distincte des obligations de son titulaire.
Un ensemble de biens matériels dont les dettes sont séparées et transmises indépendamment.

Une universalité de droit réunissant les droits et obligations pécuniaires, dont l’actif et le passif sont indissociables.

Explication

Pour Aubry et Rau, le patrimoine est une universalité de droit rassemblant les droits et obligations pécuniaires d’une personne, avec un actif et un passif indissociables. Une conception limitée aux biens matériels exclurait à tort les obligations.

29. Selon l’article 2284 du Code civil, quels biens les créanciers chirographaires peuvent-ils saisir au titre du droit de gage général ?

Les biens appartenant à des tiers, dès qu’ils sont liés à l’activité du débiteur.
Les biens du débiteur encore présents dans son patrimoine et garantissant ses dettes.
Les biens sortis du patrimoine du débiteur, dès lors qu’ils ont auparavant garanti une dette.
Les biens désignés par un créancier, même s’ils ne font pas partie du patrimoine du débiteur.

Les biens du débiteur encore présents dans son patrimoine et garantissant ses dettes.

Explication

Le droit de gage général permet aux créanciers chirographaires de faire saisir les biens du débiteur encore présents dans son patrimoine. Il ne confère pas de droit de suite permettant de saisir un bien qui en est sorti.

30. En cas de pluralité de créanciers chirographaires, quel principe s’applique au droit de gage général ?

Il confère un droit de suite, mais pas de droit de préférence ; le paiement suit l’ordre d’arrivée des créanciers.
Il ne confère ni droit de suite ni droit de préférence ; le paiement suit le principe du premier arrivé, premier servi.
Il ne confère pas de droit de suite, mais donne la priorité au créancier dont la dette est la plus ancienne.
Il confère un droit de préférence, mais pas de droit de suite ; les créanciers sont payés selon le montant de leur créance.

Il ne confère ni droit de suite ni droit de préférence ; le paiement suit le principe du premier arrivé, premier servi.

Explication

Le droit de gage général ne permet pas de suivre les biens sortis du patrimoine et ne donne pas de préférence entre créanciers chirographaires, dont le paiement suit le principe du premier arrivé, premier servi. Un droit de suite est caractéristique de certaines sûretés, pas du droit de gage général.

31. Quelles catégories de droits peuvent composer le patrimoine d’une personne ?

Des droits réels contre un débiteur, des droits personnels sur une chose et des droits intellectuels sur les biens corporels.
Des droits réels sur une chose, des droits personnels sur une œuvre et des droits intellectuels permettant d’exiger une prestation.
Des droits réels sur une chose, des droits personnels à l’encontre d’un débiteur et des droits intellectuels sur des œuvres de l’esprit.
Des droits réels sur des œuvres, des droits personnels de propriété et des droits intellectuels à l’encontre d’un débiteur.

Des droits réels sur une chose, des droits personnels à l’encontre d’un débiteur et des droits intellectuels sur des œuvres de l’esprit.

Explication

Le patrimoine peut comprendre des droits réels exercés directement sur une chose, des droits personnels permettant d’exiger une prestation et des droits intellectuels conférant un monopole d’exploitation. La proposition qui attribue aux droits personnels un pouvoir direct sur une chose confond les catégories.

32. Depuis le 15 mai 2022, comment le patrimoine de l’entrepreneur individuel est-il organisé ?

Il comprend deux patrimoines distincts uniquement si l’entrepreneur choisit de les séparer par une déclaration.
Il comprend un patrimoine professionnel et un patrimoine personnel, mais les créanciers professionnels peuvent saisir les deux sans exception.
Il comprend un patrimoine personnel protégé contre toute dette, y compris en cas de fraude ou de manquements fiscaux.
Il comprend de plein droit un patrimoine professionnel et un patrimoine personnel distincts, ce dernier étant protégé sous réserve de certaines exceptions.

Il comprend de plein droit un patrimoine professionnel et un patrimoine personnel distincts, ce dernier étant protégé sous réserve de certaines exceptions.

Explication

Depuis le 15 mai 2022, l’entrepreneur individuel dispose automatiquement de patrimoines professionnel et personnel distincts, et le patrimoine personnel est protégé contre les créanciers professionnels sous réserve notamment de fraude ou de manquements fiscaux et sociaux. La protection n’est donc pas absolue.

33. Comment le patrimoine d’affectation se distingue-t-il du patrimoine personnaliste ?

Il est rattaché à une personne et demeure unique pour chaque titulaire.
Il regroupe les biens communs de plusieurs personnes autour d’une finalité.
Il est rattaché à une finalité et peut être multiple pour une même personne.
Il distingue les biens professionnels des biens personnels selon leur origine.

Il est rattaché à une finalité et peut être multiple pour une même personne.

Explication

Le patrimoine d’affectation rassemble des biens autour d’un but déterminé, ce qui permet à une personne d’en détenir plusieurs. À l’inverse, le patrimoine personnaliste est lié à la personne et conçu comme unique.

34. Dans une fiducie, quel rôle le fiduciaire assume-t-il après le transfert temporaire d’un droit par le constituant ?

Il garantit la dette du constituant en engageant son patrimoine propre.
Il restitue immédiatement les biens au constituant sans les administrer.
Il devient propriétaire des biens pour les utiliser à son profit personnel.
Il administre les biens transférés dans le but déterminé par le contrat.

Il administre les biens transférés dans le but déterminé par le contrat.

Explication

Le fiduciaire reçoit temporairement un droit et administre les biens dans le but prévu, au sein d’un patrimoine autonome distinct de ceux des parties. La fiducie ne lui attribue pas ces biens pour son profit personnel.

35. Une entreprise transfère un bien à un fiduciaire afin de garantir une créance jusqu’au remboursement de la dette : de quel mécanisme s’agit-il ?

D’une fiducie-sûreté, destinée à garantir le paiement d’une créance.
D’un cautionnement, destiné à engager le patrimoine d’une personne garante.
D’une fiducie-gestion, destinée à laisser gérer librement les biens transmis.
D’une déclaration d’affectation, destinée à isoler les biens professionnels.

D’une fiducie-sûreté, destinée à garantir le paiement d’une créance.

Explication

La fiducie-sûreté transfère un bien afin de garantir une créance jusqu’au remboursement de la dette. La fiducie-gestion vise plutôt l’administration des biens transmis.

36. Un créancier professionnel détient une créance née après la déclaration d’affectation d’un EIRL : quel patrimoine peut-il poursuivre ?

Le patrimoine d’un fiduciaire désigné par l’entrepreneur.
Le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel.
Les patrimoines affecté et personnel sans distinction.
Le patrimoine affecté à l’activité professionnelle.

Le patrimoine affecté à l’activité professionnelle.

Explication

Pour les créanciers professionnels dont les droits naissent après la déclaration, le droit de poursuite est limité au patrimoine affecté. Les créanciers professionnels antérieurs conservent, eux, un droit de poursuite sur le patrimoine personnel.

37. Quel avantage une sûreté réelle confère-t-elle à un créancier sur le bien affecté ?

Une substitution au débiteur pour l’ensemble de ses obligations.
Un paiement préférentiel ou exclusif sur ce bien, avant d’autres créanciers.
Un engagement personnel du débiteur garantissant toutes ses dettes.
Un droit de paiement égal à celui des créanciers sans garantie.

Un paiement préférentiel ou exclusif sur ce bien, avant d’autres créanciers.

Explication

La sûreté réelle affecte un ou plusieurs biens au paiement préférentiel ou exclusif du créancier, qui peut être payé avant d’autres sur ces biens. L’engagement du patrimoine d’une personne caractérise plutôt une sûreté personnelle.

38. Si le débiteur ne paie pas sa dette, que permet le contrat de cautionnement au créancier ?

D’annuler la dette principale et de réclamer une nouvelle créance.
D’exiger le paiement d’une personne qui s’est engagée comme garante.
D’obtenir un droit de préférence sur tous les biens du débiteur.
De faire vendre un bien déterminé grevé d’une hypothèque.

D’exiger le paiement d’une personne qui s’est engagée comme garante.

Explication

Par le cautionnement, une personne s’engage à payer la dette du débiteur en cas de défaillance, ajoutant ainsi un patrimoine garant. Une hypothèque porte plutôt sur un bien déterminé et constitue une sûreté réelle.

39. Quelle distinction oppose le créancier chirographaire au créancier privilégié ?

Le premier est payé avant les autres, tandis que le second partage le paiement sans préférence.
Le premier dispose d’une sûreté personnelle, tandis que le second engage son propre patrimoine.
Le premier détient un droit de suite, tandis que le second ne bénéficie d’aucune garantie.
Le premier n’a pas de garantie, tandis que le second bénéficie d’une préférence et d’un droit de suite.

Le premier n’a pas de garantie, tandis que le second bénéficie d’une préférence et d’un droit de suite.

Explication

Le créancier chirographaire ne dispose d’aucune garantie, alors que le créancier privilégié bénéficie d’une sûreté donnant un droit de préférence et un droit de suite. La proposition inverse ces caractéristiques.

40. Que devient une sûreté lorsque la dette principale qu’elle garantit disparaît ?

Elle disparaît avec la dette dont elle est l’accessoire.
Elle est transférée à un autre créancier sans dette principale.
Elle se transforme en engagement personnel du débiteur.
Elle subsiste comme créance autonome au profit du créancier.

Elle disparaît avec la dette dont elle est l’accessoire.

Explication

Une sûreté est l’accessoire de la dette principale : elle est constituée pour en assurer le paiement et disparaît avec elle. Elle ne subsiste donc pas comme créance autonome une fois la dette éteinte.

41. Quelle caractéristique permet de distinguer le commerçant du salarié dans l’exercice d’actes de commerce ?

Le commerçant agit sous la subordination d’un employeur dans son activité habituelle.
Le commerçant exerce un travail manuel et participe personnellement à chaque tâche.
Le commerçant réalise des actes de commerce à titre occasionnel et sans autonomie.
Le commerçant agit de manière indépendante dans le cadre d’une profession habituelle.

Le commerçant agit de manière indépendante dans le cadre d’une profession habituelle.

Explication

La qualité de commerçant suppose l’exercice habituel et indépendant d’actes de commerce, ce qui exclut le salarié subordonné à un employeur. Le travail manuel personnel correspond plutôt à une caractéristique de l’artisan.

42. Un commerçant achète du matériel pour les besoins de son commerce : à quel titre cet acte est-il commercial ?

Par la forme, parce que l’identité de la personne rend l’acte commercial.
Par accessoire, parce qu’un commerçant le réalise pour les besoins de son commerce.
Par nature, parce que tout achat de matériel relève d’une activité professionnelle organisée.
Par nature, parce que le matériel est destiné à être utilisé dans une entreprise.

Par accessoire, parce qu’un commerçant le réalise pour les besoins de son commerce.

Explication

Un acte est commercial par accessoire lorsqu’un commerçant l’effectue pour les besoins de son commerce. Le seul achat de matériel ne suffit pas à établir que l’acte est commercial par nature ou par la forme.

43. Quelle combinaison décrit le statut de l’artisan ?

Travailleur indépendant, il exerce un travail manuel, possède une qualification et participe personnellement au travail.
Commerçant indépendant, il réalise des actes de commerce habituels et délègue l’exécution du travail manuel.
Travailleur indépendant, il dirige une activité commerciale sans prendre part à l’exécution du travail.
Travailleur salarié, il exerce un travail manuel, possède une qualification et agit sous la direction d’un employeur.

Travailleur indépendant, il exerce un travail manuel, possède une qualification et participe personnellement au travail.

Explication

L’artisan est indépendant, exerce un travail manuel, justifie d’une qualification professionnelle et prend personnellement part à l’exécution. La qualité de commerçant repose plutôt sur l’exercice habituel et indépendant d’actes de commerce.

44. Une personne qui demande la qualification légale d’artisan emploie dix salariés hors apprentis et membres de sa famille et justifie de trois ans d’expérience : quelles conditions supplémentaires sont requises ?

Exercer une activité de vente et justifier d’une ancienneté de cinq ans.
Employer au moins un apprenti et détenir un diplôme supérieur au CAP.
Exercer une activité commerciale par la forme et s’immatriculer comme société commerciale.
Exercer une activité de production, de réparation ou de services et travailler de façon indépendante.

Exercer une activité de production, de réparation ou de services et travailler de façon indépendante.

Explication

La qualification légale exige notamment une activité de production, de réparation ou de prestation de services ainsi que l’indépendance; les seuils indiqués d’effectif et de qualification sont également compatibles. Une activité commerciale par la forme n’est pas la condition déterminante de ce statut.

45. À quelles conditions une personne peut-elle obtenir légalement la qualité d’artisan ?

Elle exerce une activité artisanale, travaille indépendamment, emploie au plus dix salariés hors exceptions et possède un CAP ou trois ans d’expérience.
Elle exerce une activité artisanale, travaille sous l’autorité d’un employeur, emploie au plus dix salariés et possède un CAP.
Elle exerce une activité commerciale, travaille indépendamment, emploie au plus quinze salariés et possède un diplôme universitaire.
Elle exerce une activité artisanale, travaille indépendamment et possède un CAP, sans condition concernant les effectifs ou l’expérience.

Elle exerce une activité artisanale, travaille indépendamment, emploie au plus dix salariés hors exceptions et possède un CAP ou trois ans d’expérience.

Explication

La qualité légale d’artisan exige cumulativement une activité artisanale, l’indépendance, un effectif maximal de dix salariés hors apprentis et membres de la famille, ainsi qu’un CAP ou trois ans d’expérience. Un diplôme seul ne suffit pas si les autres conditions, notamment l’indépendance et les limites d’effectif, ne sont pas remplies.

46. Un atelier réalise l’essentiel de ses revenus grâce au travail manuel de l’artisan, tandis que les machines et la revente jouent un rôle secondaire. Quelle qualification cette distinction favorise-t-elle ?

La qualification de commerçant, car l’usage de machines suffit à déterminer l’activité.
La qualification d’artisan, car le gain provient principalement du travail manuel.
La qualification de commerçant, car toute vente liée à une production exclut l’artisanat.
La qualification de salarié, car le travail manuel est réalisé dans un atelier équipé.

La qualification d’artisan, car le gain provient principalement du travail manuel.

Explication

Le critère distinctif favorise la qualité d’artisan lorsque le gain provient surtout du travail manuel plutôt que des machines, des salariés ou de l’achat-revente. La présence de machines ne suffit pas, à elle seule, à faire pencher la qualification vers le commerce.

47. Une exploitation organise l’élevage d’animaux et intervient dans leur cycle biologique afin de produire. À quelle définition cette activité correspond-elle ?

À la profession libérale, dès lors que l’exploitant utilise des connaissances techniques spécialisées.
À l’activité commerciale, dès lors que les produits issus de l’élevage sont ensuite vendus.
À l’activité artisanale, dès lors que l’exploitant réalise lui-même une partie du travail manuel.
À l’activité agricole, fondée sur la maîtrise et l’exploitation d’un cycle biologique animal ou végétal.

À l’activité agricole, fondée sur la maîtrise et l’exploitation d’un cycle biologique animal ou végétal.

Explication

L’activité agricole correspond à la maîtrise et à l’exploitation d’un cycle biologique végétal ou animal, notamment dans le prolongement de la production. La vente des produits ne suffit pas à transformer cette activité de production en activité commerciale au sens de cette définition.

48. Quel ensemble de caractéristiques définit une profession libérale ?

Des travaux de production agricole, exercés indépendamment grâce à une qualification professionnelle et une déontologie.
Des opérations habituelles d’achat-revente, indépendantes, exercées avec une qualification technique et une déontologie.
Des services occasionnels et subordonnés, principalement manuels, exercés sans qualification ni règles déontologiques.
Des services habituels et indépendants, intellectuels, techniques ou de soins, exercés avec une qualification et une déontologie.

Des services habituels et indépendants, intellectuels, techniques ou de soins, exercés avec une qualification et une déontologie.

Explication

Une profession libérale fournit habituellement et indépendamment des services intellectuels, techniques ou de soins, grâce à une qualification professionnelle et dans le respect d’une déontologie. L’achat-revente caractérise une autre logique d’activité et ne définit pas la profession libérale.

49. Comment l’article 544 du Code civil définit-il le droit de propriété ?

Le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, sous réserve des usages interdits par la loi ou les règlements.
Le droit de percevoir les revenus des choses, sans pouvoir les utiliser ni en disposer librement.
Le droit de posséder les choses à condition d’obtenir l’accord préalable de l’administration pour chaque usage.
Le droit d’utiliser et de vendre les choses sans restriction, même lorsque la loi ou les règlements l’interdisent.

Le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, sous réserve des usages interdits par la loi ou les règlements.

Explication

L’article 544 reconnaît au propriétaire le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, tout en réservant les usages prohibés par la loi ou les règlements. Le droit de propriété n’autorise donc pas les usages que ces règles interdisent.

50. Un propriétaire décide de vendre son bien plutôt que de le conserver. Quel attribut de la propriété met-il en œuvre ?

Le fructus, qui permet de percevoir les revenus du bien, notamment en le détruisant ou en le vendant.
L’abusus, qui permet de disposer du bien, notamment en le conservant, en le vendant ou en le détruisant.
L’usus, qui permet de percevoir les revenus du bien, tandis que le fructus autorise sa vente.
L’usus, qui permet d’utiliser le bien, notamment en percevant ses revenus ou en le vendant.

L’abusus, qui permet de disposer du bien, notamment en le conservant, en le vendant ou en le détruisant.

Explication

L’abusus est le pouvoir de disposer du bien, notamment en le conservant, en le vendant ou en le détruisant. La perception des revenus relève du fructus, tandis que l’utilisation du bien correspond à l’usus.

51. Deux héritiers détiennent un même bien indivis sans que leurs parts soient matériellement séparées. Quelle caractéristique du droit de propriété cette situation illustre-t-elle ?

Le caractère réel s’efface, car les indivisaires détiennent des parts sans division matérielle du bien.
La perpétuité disparaît, car le partage indivis empêche la propriété de se maintenir dans le temps.
L’exclusivité connaît une limite, car l’indivision permet à plusieurs personnes de partager la propriété d’un même bien.
L’absolutisme exclut les limites, car chaque indivisaire dispose seul de l’ensemble du bien.

L’exclusivité connaît une limite, car l’indivision permet à plusieurs personnes de partager la propriété d’un même bien.

Explication

Le droit de propriété est en principe exclusif, mais l’indivision constitue une limite puisque plusieurs personnes partagent la propriété d’un même bien sans division matérielle des parts. Cette situation ne signifie pas que le caractère réel de la propriété disparaît.

52. Un contrat de vente est conclu, mais le bien n’a pas encore été livré et son prix n’a pas été payé. En principe, à qui sont transférés la propriété et les risques ?

Au vendeur, jusqu’au paiement complet, car le non-paiement retarde en principe le transfert de propriété.
À l’acquéreur, dès l’échange des consentements, même si le vendeur conserve un risque lié au défaut de paiement.
À l’acquéreur pour la propriété, mais au vendeur pour tous les risques jusqu’au paiement complet.
Au vendeur, jusqu’à la livraison, puisque le transfert de propriété attend la remise matérielle du bien.

À l’acquéreur, dès l’échange des consentements, même si le vendeur conserve un risque lié au défaut de paiement.

Explication

En principe, l’échange des consentements transfère immédiatement la propriété et les risques à l’acquéreur, même avant la livraison ou le paiement. Le vendeur conserve toutefois le risque spécifique lié au défaut de paiement, ce qui ne retarde pas en soi le transfert.

53. Quel effet juridique caractérise un brevet délivré pour une invention ?

Il reconnaît un droit d’auteur sur une création originale, du seul fait de sa mise en forme.
Il confère une exclusivité temporaire d’exploitation, après publicité administrative du titre de propriété industrielle.
Il protège la distinction commerciale d’un signe, après son apposition sur des produits ou des services.
Il confère un droit perpétuel d’exploitation, sans publicité administrative ni délivrance d’un titre.

Il confère une exclusivité temporaire d’exploitation, après publicité administrative du titre de propriété industrielle.

Explication

Le brevet est un titre de propriété industrielle délivré pour une invention, rendu public par une procédure administrative et assorti d’une exclusivité temporaire d’exploitation. La protection d’un signe servant à distinguer des produits ou services relève plutôt de la marque.

54. Un inventeur souhaite protéger une solution technique destinée à un usage industriel. Quels critères essentiels son invention doit-elle réunir pour être brevetable ?

Être originale et exprimée sous une forme, sans devoir présenter de caractère technique ni d’application industrielle.
Être nouvelle, licite et brevetable, résulter d’une activité inventive et pouvoir faire l’objet d’une application industrielle.
Être utile et connue du public, la nouveauté pouvant être remplacée par une simple idée abstraite.
Être commercialement distinctive et disponible, même si elle ne résulte pas d’une activité inventive.

Être nouvelle, licite et brevetable, résulter d’une activité inventive et pouvoir faire l’objet d’une application industrielle.

Explication

Une invention brevetable doit constituer une solution technique nouvelle, licite et relevant du domaine brevetable, résulter d’une activité inventive et être susceptible d’application industrielle. Une création originale mise en forme relève plutôt des critères de la protection par le droit d’auteur.

55. Quelle est la durée maximale de protection d’un brevet classique, et à partir de quel moment se calcule-t-elle ?

Vingt-cinq ans au maximum à compter de la première exploitation, sous réserve d’une déclaration annuelle à l’INPI.
Vingt ans au maximum à compter de la délivrance du brevet, sans condition de paiement annuel à l’INPI.
Dix ans au maximum à compter du jour de la demande, sous réserve du paiement d’une taxe annuelle à l’INPI.
Vingt ans au maximum à compter du jour de la demande, sous réserve du paiement de la taxe annuelle à l’INPI.

Vingt ans au maximum à compter du jour de la demande, sous réserve du paiement de la taxe annuelle à l’INPI.

Explication

La protection d’un brevet classique dure au maximum vingt ans à compter du jour de la demande et dépend du paiement de la taxe annuelle à l’INPI. Le délai ne commence donc pas à la délivrance du brevet.

56. À quel moment l’auteur d’une œuvre de l’esprit originale bénéficie-t-il d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous ?

Après le dépôt d’une demande de brevet, dès lors que l’œuvre présente une application industrielle.
Après la première vente de l’œuvre, à condition qu’elle distingue des produits d’entreprises concurrentes.
Après l’enregistrement administratif de l’œuvre, même si sa forme et son originalité ne sont pas établies.
Du seul fait de la création de l’œuvre, dès lors qu’elle est réalisée sous une forme et qu’elle est originale.

Du seul fait de la création de l’œuvre, dès lors qu’elle est réalisée sous une forme et qu’elle est originale.

Explication

L’auteur bénéficie de ce droit exclusif et opposable à tous du seul fait de la création, pour une création originale réalisée sous une forme. Un dépôt de brevet concerne la protection d’une invention technique et ne constitue pas la condition de naissance de ce droit d’auteur.

57. Quelle définition l’article 1101 du Code civil donne-t-il du contrat ?

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations
Un échange de prestations matérielles destiné à transférer la propriété d’un bien
Une décision judiciaire destinée à fixer les droits et obligations des parties
Un acte unilatéral destiné à organiser l’exécution d’une obligation déjà née

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations

Explication

Le contrat suppose un accord de volontés entre au moins deux personnes et vise à produire des effets sur des obligations. Un acte unilatéral ne repose pas sur l’accord de plusieurs volontés.

58. Un contrat se forme par le seul échange des consentements, sans remise d’une chose ni formalité particulière : comment le qualifie-t-on selon son mode de formation ?

Un contrat solennel
Un contrat réel
Un contrat synallagmatique
Un contrat consensuel

Un contrat consensuel

Explication

Le contrat consensuel est formé par le seul accord des volontés. Le contrat réel, contrairement à cette situation, suppose la remise d’une chose.

59. Deux parties choisissent leur cocontractant et définissent les clauses de leur accord, sous réserve des règles d’ordre public : quel principe encadre cette faculté ?

La liberté contractuelle
La force obligatoire du contrat
La bonne foi contractuelle
La responsabilité extracontractuelle

La liberté contractuelle

Explication

La liberté contractuelle permet de choisir de contracter, son partenaire ainsi que la forme et le contenu du contrat, dans les limites de l’ordre public. La force obligatoire concerne plutôt le respect d’un contrat légalement formé.

60. Un contrat légalement formé contient une clause claire et précise : quelle conséquence s’impose aux parties et au juge ?

Les parties doivent renégocier le contrat et le juge peut suspendre la clause
Les parties peuvent remplacer le contrat et le juge peut interpréter la clause à rebours
Les parties doivent respecter le contrat et le juge ne peut dénaturer cette clause
Les parties peuvent écarter le contrat et le juge peut réécrire la clause

Les parties doivent respecter le contrat et le juge ne peut dénaturer cette clause

Explication

L’article 1103 donne au contrat légalement formé force obligatoire pour les parties, et le juge ne peut dénaturer ses clauses claires et précises. La possibilité de réécrire une telle clause contredirait cette règle.

61. Pendant des pourparlers, une partie décide de les interrompre tout en ayant négocié loyalement : comment articuler liberté contractuelle et bonne foi ?

La liberté impose de poursuivre les pourparlers, tandis que la bonne foi autorise leur rupture
La bonne foi impose de choisir le partenaire, tandis que la liberté exige une négociation loyale
La liberté permet de rompre les pourparlers, tandis que la bonne foi exige une négociation loyale
La bonne foi impose de conclure, tandis que la liberté autorise à choisir les clauses

La liberté permet de rompre les pourparlers, tandis que la bonne foi exige une négociation loyale

Explication

Les parties sont libres de négocier ou non, de choisir leur partenaire et de rompre les pourparlers, mais elles doivent agir loyalement. La bonne foi n’impose pas de conclure le contrat.

62. Une partie rompt abusivement des pourparlers avant la conclusion du contrat : quelle responsabilité cette rupture peut-elle engager ?

La responsabilité délictuelle du bénéficiaire, avec une possible substitution à l’acquéreur
La responsabilité pénale, avec une possible annulation des contrats conclus par des tiers
La responsabilité civile extracontractuelle, avec une possible indemnisation
La responsabilité contractuelle, avec une possible exécution forcée du contrat envisagé

La responsabilité civile extracontractuelle, avec une possible indemnisation

Explication

La rupture abusive des pourparlers engage la responsabilité civile extracontractuelle et peut ouvrir droit à des dommages et intérêts. La responsabilité contractuelle concerne notamment la violation d’un pacte de préférence.

63. Dans un pacte de préférence, quelle obligation le promettant assume-t-il si sa décision de conclure le contrat envisagé se concrétise ?

Réserver au bénéficiaire la décision finale de contracter à sa place
Verser une indemnité au bénéficiaire avant de consulter un tiers
Conclure immédiatement le contrat aux conditions fixées par le bénéficiaire
Proposer en priorité au bénéficiaire de traiter avec lui

Proposer en priorité au bénéficiaire de traiter avec lui

Explication

Le promettant s’engage à proposer prioritairement au bénéficiaire de traiter avec lui s’il décide de contracter. Le pacte ne vaut pas à lui seul conclusion immédiate du contrat envisagé.

64. Un promettant vend un bien en violation d’un pacte de préférence, et le tiers connaissait le pacte ainsi que l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir : quelle conséquence peut être demandée ?

La suspension de la vente et le remplacement du bénéficiaire par un autre tiers
L’annulation de la vente et la substitution du bénéficiaire à l’acquéreur
L’annulation du pacte et le maintien du tiers comme acquéreur
La résolution des pourparlers et la substitution du promettant au bénéficiaire

L’annulation de la vente et la substitution du bénéficiaire à l’acquéreur

Explication

Lorsque le tiers connaissait le pacte et l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir, la vente peut être annulée et le bénéficiaire substitué à l’acquéreur. La violation du pacte engage aussi la responsabilité contractuelle du promettant.

65. Un vendeur dissimule volontairement un défaut important pour convaincre l’acheteur de signer : quel vice du consentement cette conduite caractérise-t-elle ?

Le dol, constitué par des manœuvres ou une dissimulation destinées à tromper
La violence, constituée par une contrainte qui force l’acheteur à contracter
La lésion, constituée par un déséquilibre entre les prestations échangées
L’erreur, constituée par une méprise de l’acheteur sur une qualité essentielle

Le dol, constitué par des manœuvres ou une dissimulation destinées à tromper

Explication

Le dol peut résulter de manœuvres, de mensonges ou d’un silence coupable sur un point important. L’erreur correspond à une méprise, sans supposer en elle-même une tromperie volontaire.

66. Un acheteur découvre qu’il a surestimé la valeur d’un bien, mais ne s’est pas mépris sur ses qualités essentielles : cette erreur sur la valeur peut-elle entraîner la nullité ?

Oui, si le vendeur connaissait l’estimation personnelle de l’acheteur
Non, sauf si l’erreur sur la valeur porte aussi sur les motifs de l’achat
Non, l’erreur sur la valeur n’est pas admise comme vice du consentement
Oui, dès lors que l’écart de valeur a déterminé la décision d’acheter

Non, l’erreur sur la valeur n’est pas admise comme vice du consentement

Explication

L’erreur sur la valeur ne constitue pas un vice du consentement pouvant entraîner la nullité. Une erreur déterminante sur une qualité essentielle relève d’une autre situation et peut, sous les conditions requises, être prise en compte.

67. Un cocontractant garde volontairement le silence sur une information importante afin de déterminer l’autre partie à signer : à quelles conditions ce silence peut-il constituer un dol ?

Le silence doit venir d’un tiers sans collusion et être présumé
Le silence doit porter sur la valeur et être involontaire
Le silence doit concerner un motif personnel et être sans effet sur le consentement
Le silence doit être volontaire, déterminant et prouvé

Le silence doit être volontaire, déterminant et prouvé

Explication

Le silence coupable sur un point important peut caractériser un dol s’il est volontaire, déterminant et prouvé. Un silence sans effet déterminant sur le consentement ne satisfait pas cette condition.

68. Une entreprise en position de force exploite la dépendance de son partenaire pour lui imposer un accord qu’il n’aurait pas conclu autrement et en tire un avantage manifestement excessif : comment qualifier cette situation ?

Une erreur sur les qualités essentielles
Une contrepartie illusoire
Un dol par réticence
Une violence économique

Une violence économique

Explication

La violence économique repose sur l’exploitation abusive d’une dépendance ou d’une nécessité afin d’obtenir un contrat autrement refusé et d’en tirer un avantage manifestement excessif. Le dol par réticence implique un silence trompeur, et non nécessairement l’exploitation d’une position de force.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Formation et exécution du contrat.

Qu’est-ce que le Droit objectif ?

Un ensemble de règles obligatoires, sanctionnées et applicables à tous dans une société donnée.

Que sont les droits subjectifs ?

Des prérogatives reconnues par le Droit objectif à un individu ou à un groupe.

Qu’est-ce qui distingue la règle juridique de la règle morale ?

La règle juridique est obligatoire et sanctionnée par la société.

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