★ À maîtriser
Compléments
L’obligation est juridique, tandis que le devoir peut être juridique, moral, religieux, social ou politique.
La justice distributive répartit les biens dans une société selon la situation de chacun, tandis que la justice commutative recherche l’équivalence des valeurs transférées entre individus. - Aristote
Le transfert contractuel est volontaire et consenti, tandis que le transfert relevant de la responsabilité civile est involontaire et contraint.
Selon l’article 2284 du Code civil, celui qui s’engage répond de son engagement sur ses biens mobiliers et immobiliers.
Selon l’article 2285 du Code civil, les biens du débiteur sont le gage commun des créanciers et leur prix se répartit entre eux par contribution, sauf causes légitimes de préférence.
Le créancier est le côté actif ; le débiteur, le côté passif.
★ À maîtriser
📌 La conception moderne voit dans l’obligation naturelle l’extériorisation d’un devoir de conscience envers autrui, sans exiger qu’elle provienne d’une ancienne obligation civile.
📌 Depuis la réforme de 2016, l’article 1100, alinéa 2, du Code civil prévoit que les obligations naturelles peuvent naître de l’exécution volontaire ou de la promesse d’exécution d’un devoir de conscience envers autrui.
Compléments
📌 La conception classique considère l’obligation naturelle comme une obligation civile imparfaite, issue d’une obligation juridique devenue inexigible, par exemple après prescription extinctive.
La décision du 10 octobre 1995 consacre la conception moderne de l’obligation naturelle.
La première chambre civile a jugé le 3 octobre 2006 que les obligations d’un père biologique dont la filiation n’est pas établie ne peuvent être exigées par l’enfant, mais que le père peut s’engager à subvenir à ses besoins.
📌 L’article 1302, alinéa 2, du Code civil exclut la restitution de ce qui a été volontairement payé au titre d’une obligation naturelle.
📌 La novation n’explique pas la transformation d’une obligation naturelle promise en obligation civile si le débiteur n’a pas l’intention de remplacer une obligation par une autre.
Promesse ou exécution volontaire → effet juridique.
★ À maîtriser
📌 La loi de ratification distingue les modifications interprétatives, qui précisent le contenu d’un texte, des modifications correctrices, qui en changent le sens.
📌 L’article 9 de l’ordonnance soumet en principe les contrats conclus avant le 1er octobre 2016 au droit antérieur et ceux conclus à partir de cette date au droit nouveau.
📌 Les modifications interprétatives de la loi de ratification prennent effet rétroactivement au 1er octobre 2016, tandis que les modifications correctrices s’appliquent aux contrats conclus après le 1er octobre 2018.
Compléments
📌 Les actions interrogatoires prévues aux articles 1123, 1183 et 1158 du Code civil s’appliquent immédiatement, y compris à certaines situations antérieures.
Projet Catala, ordonnance de 2016, ratification de 2018.
★ À maîtriser
📌 La conception libérale du contrat privilégie la liberté des parties, tandis que la conception socialisante admet une intervention accrue de l’État pour encadrer leurs relations.
📌 Selon l’article 1103 du Code civil, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.
Compléments
📌 Selon le principe de l’effet relatif, le contrat n’engage que ses parties et celles-ci ne peuvent pas engager des tiers par le contrat.
📌 Le consentement est vicié lorsque le contrat a été conclu par erreur, par dol ou par violence, et le contrat encourt alors la nullité.
Libéralisme : liberté contractuelle ; solidarisme : intérêt commun à la réussite du contrat.
★ À maîtriser
📌 La convention est tout accord de volontés destiné à produire des effets de droit, tandis que le contrat désigne plus spécifiquement un accord destiné à créer des obligations.
📌 Selon l’article 1102 du Code civil, chacun est libre de contracter ou non, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat dans les limites fixées par la loi et l’ordre public.
📌 Selon l’article 1104 du Code civil, les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi.
Compléments
La transaction met fin à un litige et la cession de créance transfère une obligation existante ; ces conventions produisent des effets de droit sans nécessairement créer d’obligations.
Le testament et la reconnaissance d’un lien de filiation sont des exemples d’actes juridiques unilatéraux.
📌 Selon l’article 1100-1, alinéa 2, du Code civil, les actes juridiques unilatéraux obéissent, pour leur validité et leurs effets, aux règles qui régissent les contrats.
★ À maîtriser
Le contrat synallagmatique crée des obligations réciproques entre les parties, tandis que le contrat unilatéral fait naître une obligation sans engagement réciproque de l’autre partie.
Le contrat à titre onéreux prévoit un avantage reçu par chacune des parties en contrepartie de celui qu’elle procure, tandis que le contrat à titre gratuit ne comporte pas une telle contrepartie.
Le contrat commutatif repose sur des prestations considérées comme équivalentes par les parties, tandis que le contrat aléatoire fait dépendre ses effets d’un événement incertain.
Le contrat consensuel se forme par le seul échange des consentements, le contrat solennel exige en plus une forme légale comme condition de validité, et le contrat réel exige la délivrance d’une chose pour être formé.
Le contrat de gré à gré comporte des stipulations librement négociées, tandis que le contrat d’adhésion comporte des clauses non négociables déterminées à l’avance.
Le contrat à exécution instantanée comporte une prestation exécutée en une fois, tandis que le contrat à exécution successive comporte des prestations échelonnées dans le temps.
Compléments
📌 Le contrat-cadre fixe les caractéristiques générales des relations contractuelles futures, tandis que les contrats d’application précisent leur mise en œuvre.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1112, alinéa 1, du Code civil, l’initiative, le déroulement et la rupture des négociations précontractuelles sont libres, mais doivent satisfaire à l’exigence de bonne foi.
Dans l’arrêt Manoukian du 26 novembre 2003, la Cour de cassation a jugé que la perte de chance d’obtenir les gains attendus d’un contrat non conclu n’est pas indemnisable après une rupture fautive des négociations.
Selon l’article 1112, alinéa 2, du Code civil, la faute commise dans la conduite ou la rupture des négociations ne peut compenser la perte des avantages attendus du contrat non conclu.
Après l’arrêt Manoukian, la perte de chance d’obtenir les gains attendus du contrat non conclu n’est pas indemnisable, tandis que les frais de négociation inutilement engagés peuvent l’être.
La perte de chance de conclure un contrat avec un tiers peut être indemnisée, contrairement à la perte de chance d’obtenir les gains du contrat non conclu, exclue par la jurisprudence Manoukian.
Compléments
📌 Pendant les pourparlers, les parties peuvent négocier en parallèle avec plusieurs personnes et chacune peut rompre librement les négociations, sous réserve de la bonne foi.
La jurisprudence retient notamment comme fautes le fait d’entamer ou de poursuivre des négociations sans intention de conclure et celui de les rompre sans motif légitime au dernier moment alors qu’elles sont très avancées.
La chambre commerciale a retenu le 18 juin 2002 le fait d’entamer ou de poursuivre des négociations sans intention de conclure comme comportement fautif.
La première chambre civile a retenu le 8 janvier 1998 le caractère fautif de la rupture sans motif légitime de négociations très avancées, au dernier moment.
Le législateur a exclu l’indemnisation de la perte des avantages attendus du contrat non conclu en 2016, puis celle de la perte de chance d’obtenir ces avantages en 2018.
Liberté de négocier et de rompre, régulée par la bonne foi.
★ À maîtriser
L’information est déterminante si la partie informée aurait refusé de contracter ou aurait contracté à des conditions différentes.
Le devoir d’information porte sur les informations liées au contenu du contrat ou à la qualité des parties, mais ne porte pas sur la valeur de la prestation échangée.
Le manquement au devoir d’information peut entraîner la nullité si les conditions d’un vice du consentement sont réunies et engage en principe la responsabilité civile extracontractuelle.
Selon l’article 1112-2, celui qui utilise ou divulgue sans autorisation une information confidentielle obtenue pendant les négociations engage sa responsabilité dans les conditions du droit commun.
Compléments
L’obligation précontractuelle d’information est consacrée par l’article 1112-1 du Code civil et l’obligation de confidentialité par l’article 1112-2.
Pour déterminer si une information doit être communiquée, il faut vérifier successivement son lien avec le contenu du contrat, puis son caractère déterminant. - Ch. Commerciale, 14 mai 2025
Le débiteur du devoir d’information doit connaître l’information, et la jurisprudence peut exiger de lui qu’il effectue des recherches, notamment lorsqu’un professionnel contracte avec un consommateur.
L’ignorance du créancier est légitime lorsqu’il lui était impossible d’accéder à l’information ou lorsqu’une relation de confiance lui permettait de compter sur l’information du cocontractant.
Selon l’article 1112-1, alinéa 5, les parties ne peuvent ni limiter ni exclure le devoir d’information, et une clause de renonciation anticipée à ce devoir est illicite.
Une information échangée pendant les pourparlers est confidentielle si les parties l’ont expressément qualifiée ainsi ou si sa nature ou la qualité des parties la rend sensible.
En cas de conflit entre le devoir précontractuel d’information et l’obligation de confidentialité, le devoir d’information l’emporte.
L’information due l’emporte sur le secret
★ À maîtriser
L’offre doit être précise, ferme et extériorisée pour être juridiquement qualifiée d’offre.
Selon l’article 1115 du Code civil, l’offre peut être librement rétractée tant qu’elle n’est pas parvenue à son destinataire, ce qui relève de la théorie de la réception.
Selon l’article 1116 du Code civil, une offre parvenue à son destinataire ne peut être retirée avant l’expiration du délai fixé ou, à défaut, d’un délai raisonnable.
La rétractation illicite de l’offre empêche la conclusion du contrat et engage la responsabilité extracontractuelle de son auteur, mais ne permet pas d’obtenir les gains attendus du contrat non conclu.
Le silence peut valoir acceptation en présence de :
Compléments
Une offre assortie d’une réserve permettant à son auteur de changer d’avis n’est pas ferme et demeure une proposition de négociation.
L’offre peut être extériorisée expressément par parole ou écrit, ou tacitement par un comportement manifestant une volonté, et être adressée à une personne déterminée ou indéterminée.
L’offre peut être assortie d’un délai de maintien conventionnel ou d’un délai légal, comme pour le crédit immobilier.
La rétractation fautive d’une offre peut ouvrir droit à l’indemnisation de la perte de chance que le contrat se réalise et procure ses gains, contrairement à la rupture fautive des pourparlers.
Selon l’article 1117, alinéa 2, le décès ou l’incapacité de l’offrant pendant le délai de maintien rend l’offre caduque.
La loi de ratification du 20 avril 2018 a introduit la règle de caducité de l’offre en cas de décès ou d’incapacité de l’offrant, applicable aux offres émises à compter du 1er octobre 2018.
📌 Une acceptation qui modifie les termes de l’offre n’est pas une acceptation, mais une contre-offre.
Offre reçue, maintien respecté, acceptation conforme
★ À maîtriser
Dans la promesse unilatérale, le promettant est engagé tandis que le bénéficiaire conserve le choix de conclure le contrat définitif en levant l’option.
Depuis la réforme de 2016, l’article 1124, alinéa 2, prévoit que la révocation de la promesse pendant le délai d’option n’empêche pas la formation du contrat promis.
Selon l’article 1589, alinéa 1, du Code civil, la promesse de vente vaut vente lorsque les parties se sont accordées sur la chose et le prix.
Si la promesse synallagmatique vaut vente, son inexécution peut donner lieu à l’exécution forcée ; si elle ne vaut pas vente parce que la réitération du consentement était déterminante, l’exécution forcée est refusée.
Compléments
La promesse unilatérale doit déterminer les éléments essentiels du contrat définitif et satisfaire aux conditions générales de validité de l’article 1128 du Code civil : consentement, capacité et contenu licite et certain.
L’absence de délai d’option ne rend pas à elle seule une promesse unilatérale nulle ; pour une promesse à durée indéterminée, il n’existe pas de durée limite générale de cinq ans et le promettant peut y mettre fin en respectant notamment un délai raisonnable.
Selon l’article 1589-2 du Code civil, la promesse unilatérale de vente doit être enregistrée dans les dix jours sous peine de nullité.
Avant la réforme de 2016, la jurisprudence Cruz du 15 décembre 1993 refusait l’exécution forcée du contrat définitif après la rétractation du promettant et n’ouvrait essentiellement droit qu’à des dommages-intérêts.
Selon l’article 1124, alinéa 3, le contrat conclu avec un tiers en violation d’une promesse unilatérale est nul si ce tiers connaissait l’existence de la promesse.
La jurisprudence du 23 juin 2021 a abandonné la solution Cruz pour les contrats conclus avant le 1er octobre 2016, permettant également l’exécution forcée sous les conditions requises. - C.Cass
📌 Une promesse unilatérale de vente peut être requalifiée en promesse synallagmatique lorsque l’indemnité d’immobilisation est très élevée, le cours indiquant un seuil de 10 à 15 % du prix.
📌 Une promesse synallagmatique de vente ne vaut pas vente lorsque les parties ont fait d’un élément accessoire déterminant de leur consentement une condition de la conclusion définitive.
Promesse unilatérale : un seul est engagé ; promesse synallagmatique : les deux le sont
★ À maîtriser
📌 La violation du pacte de préférence peut conduire à l’exécution forcée si le tiers connaissait à la fois l’existence du pacte et l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir. - Ch. mixte, 26 mai 2006
Compléments
📌 Le pacte de préférence ne fixe pas nécessairement les éléments du contrat définitif, notamment le prix d’une vente, et n’impose pas au promettant de décider de contracter.
📌 Si les deux conditions de connaissance sont établies, le bénéficiaire peut demander soit la nullité du contrat conclu avec le tiers, soit sa substitution au tiers.
★ À maîtriser
La validité du contrat exige trois conditions :
Les trois vices du consentement sont l’erreur, le dol et la violence.
📌 Pour être prise en considération, l’erreur doit exister au moment de la conclusion du contrat.
Compléments
Le défaut de consentement ou un consentement vicié peut entraîner la nullité du contrat.
Selon l’article 1129 du Code civil, le consentement doit être donné par une personne saine d’esprit.
L’erreur peut être une erreur de fait portant sur un élément factuel du contrat ou une erreur de droit portant sur la règle juridique applicable.
La doctrine distingue l’erreur-obstacle, qui empêche la rencontre des volontés, l’erreur vice du consentement, susceptible d’entraîner la nullité, et l’erreur indifférente, qui n’est pas sanctionnée.
L’erreur-obstacle peut porter sur la nature du contrat ou sur l’objet désigné par les parties.
Consentement, capacité, contenu licite et certain
★ À maîtriser
Selon l’article 1132 du Code civil, une erreur de fait ou de droit, sauf si elle est inexcusable, entraîne la nullité lorsqu’elle porte sur une qualité essentielle de la prestation due ou du cocontractant.
Selon l’article 1133 du Code civil, les qualités essentielles de la prestation sont celles qui ont été expressément ou tacitement convenues par les parties.
Selon l’article 1133, alinéa 3, l’acceptation de l’aléa sur une qualité de la prestation exclut l’erreur sur cette qualité.
Compléments
📌 La conception objective de l’erreur sur la substance vise la qualité principale de la chose, tandis que la conception subjective vise la qualité considérée comme essentielle par les parties.
La jurisprudence a retenu la conception subjective de l’erreur sur la substance dans l’arrêt du 28 janvier 1913, reprise par l’article 1133 du Code civil. - ch.civ, 28 janv. 1913
L’arrêt Poussin de 1978 admet que l’auteur de l’erreur puisse demander la nullité lorsque l’erreur porte sur sa propre prestation, conformément à l’article 1133, alinéa 2.
Dans l’arrêt Fragonard de 1987, la Cour de cassation a refusé la nullité lorsque l’incertitude sur l’authenticité de l’œuvre avait été acceptée par les parties. - 1ère Ch. civ
Qualité convenue : erreur possible ; aléa accepté : erreur exclue
★ À maîtriser
L’article 1110 du Code civil prévoit que l’erreur sur la personne entraîne la nullité seulement lorsque le contrat a été conclu en considération de cette personne, c’est-à-dire intuitu personae.
L’erreur sur la valeur, définie comme une appréciation économique inexacte de la prestation, n’est pas une cause de nullité du contrat selon l’article 1136 du Code civil.
L’erreur sur un motif extérieur au contrat n’est pas une cause de nullité selon l’article 1135 du Code civil, sauf si le motif a été expressément intégré au contrat.
L’erreur sur la rentabilité est généralement une erreur sur la valeur, mais elle peut relever d’une qualité substantielle dans un contrat d’intérêt commun comme un contrat de franchise.
Compléments
Les contrats de donation, d’entreprise et de mandat peuvent être conclus en considération de la personne du cocontractant.
La location d’une salle pour un séminaire peut être annulée pour erreur sur le motif si cette destination a été précisée au contrat, mais pas si elle est restée extérieure à l’accord.
Dans l’arrêt du 13 novembre 2001, la première chambre civile a écarté l’erreur sur un motif resté extérieur au contrat parce que les parties ne l’y avaient pas intégré expressément.
La chambre commerciale a retenu, le 4 octobre 2011, que la rentabilité pouvait constituer une qualité substantielle dans un contrat de franchise, qualifié de contrat d’intérêt commun.
Erreur sur la valeur : écart économique ; erreur sur un motif intégré au contrat : nullité possible.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1132 du Code civil, l’erreur inexcusable due à la négligence du contractant ne permet pas d’obtenir la nullité du contrat.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Le dol est une erreur provoquée par le comportement trompeur d’un contractant, tandis que l’erreur simple est le fait de se tromper sans qu’elle soit ainsi provoquée.
📌 Le dol, faute civile, peut entraîner des dommages et intérêts en plus de la nullité si la victime établit un préjudice.
📌 Le silence d’une partie sur sa propre estimation de la valeur de la prestation ne constitue pas un dol selon l’article 1137, alinéa 3, du Code civil.
Compléments
Le dol matériel peut prendre la forme de : manœuvres, mensonges, réticence dolosive constituée par le silence volontaire sur une information
L’arrêt Baldus du 3 mai 2000 refuse la nullité pour réticence dolosive lorsque le silence porte sur la valeur du bien, et la jurisprudence précise que l’acquéreur n’a pas à informer le vendeur de sa valeur réelle.
La modification de l’article 1137, alinéa 3, relative à la non-révélation de l’estimation de valeur s’applique aux contrats conclus à partir d’octobre 2018.
📌 L’élément intentionnel du dol suppose que le contractant ait agi dans le but de tromper l’autre partie afin qu’elle contracte, y compris en cas de réticence dolosive.
Dol actif : tromper par une action ; réticence dolosive : tromper par le silence.
★ À maîtriser
📌 Le dol est principal si la victime n’aurait pas conclu le contrat sans lui, et incident si elle l’aurait conclu à des conditions différentes.
📌 L’article 1130 du Code civil permet d’obtenir la nullité pour un dol principal comme pour un dol incident, dès lors que le dol a été déterminant.
📌 Selon l’article 1141 du Code civil, la contrainte doit être illégitime, mais la menace d’exercer une voie de droit n’est pas une violence sauf si elle est détournée de son but ou utilisée pour obtenir un avantage manifestement excessif.
Compléments
📌 Selon l’article 1142 du Code civil, la violence est une cause de nullité même lorsque son auteur n’est pas le cocontractant direct de la victime.
📌 Selon l’article 1140 du Code civil, la violence consiste à inspirer la crainte d’un mal considérable, apprécié concrètement au regard de la personne qui en est victime.
★ À maîtriser
📌 L’article 1143 du Code civil prévoit la violence lorsqu’une partie abuse de l’état de dépendance de son cocontractant pour obtenir un engagement que celui-ci n’aurait pas souscrit sans cette contrainte et en retire un avantage manifestement excessif.
Compléments
La jurisprudence a d’abord admis la violence liée à l’exploitation d’une situation de péril dans certains contrats d’assistance maritime, puis a étendu cette approche à l’exploitation de la dépendance économique au début des années 2000.
Dans un arrêt du 30 mai 2000, la première chambre civile a rattaché à la violence l’exploitation de l’état de dépendance économique d’un contractant.
Le 3 avril 2002, la Cour de cassation a exigé un comportement actif d’abus pour rattacher l’exploitation de la dépendance à la violence.
L’état de dépendance peut être physique, économique ou psychologique, et la loi de ratification a écarté la limitation de l’article 1143 à la seule dépendance économique.
Le 9 novembre 2021, la Cour de cassation a jugé qu’une dépendance peut être retenue même en présence d’un avocat.
Le 21 septembre 2022, la deuxième chambre civile a qualifié d’objective l’appréciation de la dépendance économique.
Le 4 juin 2025, la troisième chambre civile a jugé que l’article 1143 n’exige pas d’acte positif de menace ou de pression lorsque l’état de vulnérabilité était connu et exploité par le cocontractant.
| Duo | Première catégorie | Seconde catégorie |
|---|---|---|
| Obligations | Synallagmatique : obligations réciproques | Unilatéral : pas d’engagement réciproque |
| Contrepartie | Onéreux : avantages réciproques | Gratuit : absence de contrepartie |
| Équivalence | Commutatif : équivalence appréciée par les parties | Aléatoire : effets liés à un événement incertain |
| Formation | Consensuel : seul échange des consentements | Solennel : forme légale requise |
| Négociation | Gré à gré : clauses négociées | Adhésion : clauses non négociables |
| Préjudice | Indemnisation |
|---|---|
| Frais de négociation inutilement engagés | Possible |
| Perte des gains du contrat non conclu | Exclue |
| Chance d’obtenir les gains du contrat non conclu | Exclue |
| Chance de conclure avec un tiers | Possible |
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1. Dans une relation où une personne peut réclamer une prestation à une autre, quelle caractéristique définit l’obligation civile ?
2. Dans un contrat de vente synallagmatique, l’acheteur doit payer le prix et le vendeur doit livrer le bien. Quelle est la position de chacune des parties au regard de leurs obligations réciproques ?
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Qu’est-ce qu’une obligation civile ?
Un lien de droit contraignant entre un créancier et un débiteur, permettant d’exiger une prestation ou une abstention.
Quel rôle chaque partie joue-t-elle dans un contrat synallagmatique ?
Elle est à la fois créancière et débitrice en raison d’obligations réciproques.
Qu’est-ce que le droit de gage général ?
La contrainte civile permettant au créancier de faire sanctionner l’obligation sur le patrimoine du débiteur.
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