QCM : Formes territoriales de l’État (67 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une administration publique établit des règles encadrant ses rapports avec des particuliers. À quelle branche du droit ces règles appartiennent-elles ?

Au droit privé
Au droit public
Au droit pénal
Au droit commercial

Au droit public

Explication

Le droit public organise les institutions publiques et leurs relations avec les individus. Le droit privé concerne les relations entre personnes privées, tandis que le droit pénal et le droit commercial ne désignent pas cette distinction générale.

2. Dans un État, une assemblée rédige des lois, un gouvernement les met en œuvre et des tribunaux tranchent les litiges liés à leur application. Quelle répartition correspond à la distinction de Montesquieu ?

Judiciaire pour rédiger, exécutif pour appliquer, législatif pour juger
Législatif pour rédiger, judiciaire pour appliquer, exécutif pour juger
Législatif pour rédiger, exécutif pour appliquer, judiciaire pour juger
Exécutif pour rédiger, législatif pour appliquer, judiciaire pour juger

Législatif pour rédiger, exécutif pour appliquer, judiciaire pour juger

Explication

Montesquieu distingue l’élaboration des lois, leur application et le règlement des litiges, confiés respectivement aux pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. L’inversion législatif-exécutif brouille la première confusion documentée, et les autres réponses déplacent la fonction judiciaire.

3. Quelle chronologie situe correctement l’adoption des premières constitutions écrites mentionnées ?

France en 1791, puis États-Unis en 1793
États-Unis en 1787, puis France en 1791
France en 1787, puis États-Unis en 1791
États-Unis en 1791, puis France en 1787

États-Unis en 1787, puis France en 1791

Explication

La première constitution écrite est adoptée aux États-Unis en 1787, puis la France adopte la sienne en 1791. Les distracteurs inversent les pays ou déplacent les dates.

4. Quelle définition décrit le mieux le droit constitutionnel ?

L’ensemble des règles relatives aux institutions par lesquelles l’autorité s’établit, se transmet ou s’exerce dans l’État
L’ensemble des règles relatives à la préparation et à l’adoption des lois ordinaires par le Parlement
L’ensemble des règles relatives aux relations juridiques entre personnes privées dans la société
L’ensemble des règles relatives aux juridictions chargées de résoudre les litiges entre particuliers

L’ensemble des règles relatives aux institutions par lesquelles l’autorité s’établit, se transmet ou s’exerce dans l’État

Explication

Le droit constitutionnel porte sur les règles juridiques relatives aux institutions grâce auxquelles l’autorité s’établit, se transmet ou s’exerce dans l’État. Les distracteurs le réduisent aux juridictions, au droit privé ou à la seule procédure législative.

5. Un État possède un territoire terrestre et l’espace aérien situé au-dessus, mais aucune façade maritime. Quels éléments territoriaux correspondent à la définition générale de son territoire ?

Une fraction terrestre et un espace maritime
Un espace aérien et un espace maritime
Une fraction terrestre, un espace aérien et un espace maritime
Une fraction terrestre et un espace aérien

Une fraction terrestre et un espace aérien

Explication

Le territoire de tout État comprend une fraction terrestre et un espace aérien ; seuls certains États possèdent aussi des espaces maritimes. Les distracteurs ajoutent un espace maritime indispensable ou omettent l’espace aérien.

6. Deux États voisins négocient la délimitation de leur frontière terrestre, mais l’un envisage ensuite de l’imposer par la force si l’accord échoue. Quelle démarche respecte le principe applicable ?

Délimiter la frontière par la force, puis demander à l’autre État de la reconnaître
Délimiter la frontière d’un commun accord et écarter sa fixation par la force
Délimiter la frontière par décision unilatérale et recourir à la force en cas de refus
Délimiter la frontière d’un commun accord, puis recourir à la force pour l’imposer

Délimiter la frontière d’un commun accord et écarter sa fixation par la force

Explication

Les frontières terrestres doivent être délimitées d’un commun accord et ne peuvent être fixées par la force. La négociation respecte le principe ; les autres démarches substituent une décision unilatérale ou une contrainte à l’accord.

7. Un aéronef se trouve à environ 120 km au-dessus du sol, dans l’espace situé au-dessus d’un territoire terrestre. Comment cet espace est-il qualifié selon la limite estimée ?

Le territoire aérien
La mer territoriale
La zone économique exclusive
L’espace extra-atmosphérique

Le territoire aérien

Explication

Le territoire aérien est la colonne d’air au-dessus du territoire terrestre et de la mer territoriale, et sa limite supérieure est estimée à environ 160 km. À 120 km, l’aéronef se situe sous cette limite ; les zones maritimes ne désignent pas cet espace.

8. Un navire civil étranger traverse une bande maritime située à 8 milles nautiques de la côte sans y pêcher ni troubler l’ordre public. Quelle règle s’applique à cette zone ?

La mer territoriale, où le passage inoffensif des navires civils est réservé
La mer territoriale, où les navires civils étrangers ne peuvent pas passer
La zone économique exclusive, où les navires civils étrangers peuvent pêcher librement
La zone économique exclusive, où le passage inoffensif des navires civils est réservé

La mer territoriale, où le passage inoffensif des navires civils est réservé

Explication

La mer territoriale s’étend jusqu’à 12 milles nautiques et l’État y exerce notamment des compétences de pêche, d’ordre et de sécurité, sous réserve du passage inoffensif des navires civils. La zone économique exclusive va jusqu’à 200 milles et se rapporte aux droits économiques.

9. Des individus se reconnaissent dans une solidarité commune et déclarent vouloir vivre ensemble, sans invoquer une langue ou une origine identique. Quelle conception de la nation cela illustre-t-il ?

La conception subjective
La souveraineté de l’État
La conception objective
Le pouvoir constituant

La conception subjective

Explication

La conception subjective définit la nation par le sentiment d’appartenance et la volonté de vivre ensemble. La conception objective s’appuie plutôt sur des critères observables comme la langue ou l’origine ; les autres notions ne définissent pas la nation ainsi.

10. Un mouvement politique définit l’appartenance nationale par une langue commune et une religion partagée, plutôt que par une adhésion volontaire à un projet collectif. Quelle conception mobilise-t-il ?

La conception subjective de la nation
La conception objective de la nation
La souveraineté externe de l’État
La souveraineté interne de l’État

La conception objective de la nation

Explication

La conception objective repose sur des critères comme la langue, la religion ou l’appartenance ethnique ou raciale. La conception subjective privilégie le sentiment d’appartenance et la volonté de vivre ensemble ; les deux autres notions portent sur la souveraineté de l’État.

11. Une autorité administrative prend une décision sans règle juridique préalable, et une personne concernée souhaite la contester devant un tribunal compétent. Quel principe permet d’évaluer cette situation ?

La souveraineté nationale
L’État de droit
La séparation des fonctions de l’État
La souveraineté extérieure

L’État de droit

Explication

L’État de droit exige que les activités de l’État et de ses organes s’inscrivent dans des règles juridiques préalables et prévoit un recours devant les tribunaux compétents en cas d’illégalité. La souveraineté extérieure concerne les rapports entre États, et les autres notions ne réunissent pas ces deux exigences.

12. Quelle distinction institutionnelle sépare un État unitaire d’un État fédéral ?

L’État unitaire a plusieurs niveaux politiques, tandis que l’État fédéral a un pouvoir politique unique.
Les deux formes ont un pouvoir politique unique, mais l’État fédéral répartit ses services publics.
L’État unitaire a un seul pouvoir politique, tandis que l’État fédéral comporte des niveaux fédéral et fédéré.
Les deux formes ont des niveaux fédéral et fédéré, mais seul l’État unitaire possède des collectivités locales.

L’État unitaire a un seul pouvoir politique, tandis que l’État fédéral comporte des niveaux fédéral et fédéré.

Explication

Un État unitaire repose sur un seul pouvoir politique, alors qu’un État fédéral fait coexister des institutions aux niveaux fédéral et fédéré. Les autres réponses inversent cette distinction ou confondent organisation administrative et niveaux politiques.

13. Dans un pays, le pouvoir politique reste unique, mais des agents de l’État répartis sur le territoire prennent en charge une partie de l’action administrative sous l’autorité hiérarchique centrale. De quel mode d’organisation s’agit-il ?

De la déconcentration, car les agents locaux restent soumis à l’autorité centrale.
De la concentration, car l’administration reste rattachée au pouvoir central.
De la décentralisation, car les agents locaux agissent sous une autorité élue.
Du fédéralisme, car l’action publique est répartie entre plusieurs territoires.

De la déconcentration, car les agents locaux restent soumis à l’autorité centrale.

Explication

La déconcentration répartit l’action administrative entre des agents de l’État sur le territoire, tout en maintenant leur subordination hiérarchique au centre. La décentralisation suppose des autorités locales distinctes, la concentration rassemble les services dans la capitale et le fédéralisme implique plusieurs niveaux d’institutions politiques.

14. Après la réforme française de 1982, quel dispositif remplace la tutelle de l’État sur les collectivités territoriales ?

Un contrôle de légalité exercé par les collectivités territoriales.
Un contrôle de légalité exercé par la préfecture.
Une validation politique exercée par le parlement national.
Une tutelle administrative exercée par la préfecture.

Un contrôle de légalité exercé par la préfecture.

Explication

La loi de 1982 supprime la tutelle et la remplace par un contrôle de légalité exercé par la préfecture. Le maintien de la tutelle confond les deux régimes, tandis que les autres réponses attribuent le contrôle à une autre autorité ou le suppriment.

15. Une réforme crée des autorités locales juridiquement distinctes de l’État et leur transfère des compétences, mais elles n’ont ni agents ni ressources propres. Quel critère nécessaire à une véritable décentralisation leur fait défaut ?

L’attribution de compétences propres aux autorités locales.
La possession de moyens propres, notamment des agents et des ressources.
La personnalité juridique distincte de l’État.
L’existence d’une autonomie suffisamment large à l’égard de l’État.

La possession de moyens propres, notamment des agents et des ressources.

Explication

La décentralisation requiert notamment des compétences, des agents et des ressources propres ; les autorités décrites ne disposent pas de ces moyens. Les autres réponses désignent des critères qui sont déjà présents ou ne ciblent pas le défaut précisé.

16. Après la révision italienne de 2001, une région revendique de nouvelles compétences législatives en matière d’agriculture et de tourisme. Quelle évolution institutionnelle soutient cette revendication ?

L’élargissement des domaines législatifs nationaux et la réduction des compétences régionales.
La création de constitutions régionales donnant aux régions une souveraineté fédérale.
Le transfert aux commissaires du gouvernement des compétences agricoles et touristiques.
La réduction des domaines législatifs nationaux et l’octroi de nouvelles compétences régionales.

La réduction des domaines législatifs nationaux et l’octroi de nouvelles compétences régionales.

Explication

La révision de 2001 a réduit les domaines législatifs nationaux et accordé aux régions de nouvelles compétences, notamment en agriculture et en tourisme. Les autres réponses décrivent une recentralisation, un rôle de contrôle ou une transformation en fédéralisme non établie.

17. Comment la Constitution espagnole de 1978 articule-t-elle l’unité du pays et les revendications territoriales ?

Elle affirme l’indivisibilité de l’Espagne tout en reconnaissant le droit à l’autonomie des nationalités et des régions.
Elle affirme l’indivisibilité de l’Espagne tout en refusant l’autonomie des nationalités et des régions.
Elle confie aux nationalités et aux régions le pouvoir de fixer la souveraineté de l’État.
Elle reconnaît le droit à l’autonomie des nationalités et des régions ainsi que leur droit à la sécession.

Elle affirme l’indivisibilité de l’Espagne tout en reconnaissant le droit à l’autonomie des nationalités et des régions.

Explication

La Constitution affirme à la fois l’indivisibilité de l’Espagne et le droit à l’autonomie des nationalités et des régions. Les distracteurs transforment l’autonomie en sécession, ou l’indivisibilité en refus d’autonomie ou en souveraineté régionale.

18. Deux communautés autonomes espagnoles concluent un accord pour former une fédération entre elles. Quelle règle constitutionnelle cet accord enfreindrait-il ?

L’article 155, qui interdit aux communautés autonomes de conclure des accords entre elles.
L’article 145, qui interdit aux communautés autonomes de disposer de compétences propres afin de préserver l’unité nationale.
L’article 145, qui interdit aux communautés autonomes de se fédérer afin de préserver l’unité nationale.
L’article 2, qui autorise les communautés autonomes à se fédérer si elles reconnaissent l’indivisibilité.

L’article 145, qui interdit aux communautés autonomes de se fédérer afin de préserver l’unité nationale.

Explication

L’article 145 interdit aux communautés autonomes de se fédérer afin de préserver l’unité de la nation. Cette interdiction ne signifie pas que toute autonomie ou toute coopération est exclue, et les autres réponses attribuent à d’autres règles une portée erronée.

19. Une communauté autonome espagnole élabore un nouveau statut. Quelle étape institutionnelle doit suivre pour que ce statut soit approuvé ?

Le parlement national, les Cortes, doit l’approuver.
Les électeurs de l’ensemble de l’Espagne doivent l’approuver par référendum.
Le conseil régional doit l’approuver à la place des Cortes.
Le tribunal constitutionnel doit l’approuver à la place des Cortes.

Le parlement national, les Cortes, doit l’approuver.

Explication

Chaque communauté élabore son propre statut, mais celui-ci doit être approuvé par le parlement national, les Cortes. Les autres réponses confondent l’élaboration, l’approbation législative et le contrôle constitutionnel.

20. Une communauté autonome espagnole ne respecte plus la Constitution. Quel mécanisme permet à l’État de la placer sous sa tutelle ?

L’article 155 de la Constitution espagnole.
L’article 145 de la Constitution espagnole.
La loi française de 1982 sur le contrôle de légalité.
L’article 147 de la Constitution espagnole.

L’article 155 de la Constitution espagnole.

Explication

L’article 155 permet de placer une communauté autonome sous la tutelle de l’État lorsqu’elle ne respecte plus la Constitution. L’article 145 concerne l’interdiction de se fédérer, l’article 147 le cadre des collectivités, et la loi de 1982 relève du droit français.

21. Une région française souhaite créer un impôt propre et contester une décision de l’État devant le Conseil constitutionnel. Quelle caractéristique institutionnelle s’applique à sa situation ?

Elle peut exercer ces pouvoirs si son conseil régional l’autorise
Elle peut créer un impôt, mais doit saisir une juridiction administrative
Elle peut contester l’État, mais ne peut pas établir son propre statut
Elle ne dispose ni de ces prérogatives ni d’un pouvoir d’auto-organisation

Elle ne dispose ni de ces prérogatives ni d’un pouvoir d’auto-organisation

Explication

L’autonomie des régions françaises reste limitée : elles ne peuvent ni lever leurs propres impôts, ni saisir le Conseil constitutionnel dans un litige avec l’État, ni s’auto-organiser. La première confusion assimile les régions françaises aux communautés autonomes espagnoles, la deuxième minimise le contrôle étatique et la troisième leur attribue des compétences propres à la Nouvelle-Calédonie.

22. Dans quels domaines le congrès de Nouvelle-Calédonie dispose-t-il de compétences dérogatoires ?

Le droit civil, l’accès à l’emploi et le droit électoral
L’accès à l’emploi, l’urbanisme et l’organisation des communes
Le droit civil, l’enseignement supérieur et la défense nationale
Le droit pénal, la fiscalité locale et la politique étrangère

Le droit civil, l’accès à l’emploi et le droit électoral

Explication

Les compétences dérogatoires du congrès concernent le droit civil, l’accès à l’emploi et le droit électoral. Les autres choix substituent à ces domaines la fiscalité, l’organisation locale ou des compétences régaliennes qui ne figurent pas dans cette liste.

23. Une étudiante compare les entités fédérées de trois pays. Quelle correspondance entre pays et appellation est correcte ?

Suisse : Länder ; Canada : provinces ; Allemagne : cantons
Suisse : cantons ; Canada : provinces ; Allemagne : Länder
Suisse : cantons ; Canada : Länder ; Allemagne : provinces
Suisse : provinces ; Canada : cantons ; Allemagne : Länder

Suisse : cantons ; Canada : provinces ; Allemagne : Länder

Explication

Les entités fédérées portent des noms différents : cantons en Suisse, provinces au Canada et Länder en Allemagne. Les distracteurs intervertissent ces appellations nationales, notamment la confusion entre cantons suisses et provinces canadiennes.

24. Dans un État fédéral, deux niveaux disposent chacun de leurs institutions et de leurs normes, mais un conflit oppose une loi fédérale à une loi fédérée. Quel principe permet de trancher ce conflit ?

Le principe de participation
La loi de superposition
La primauté du droit fédéral
L’autonomie des États fédérés

La primauté du droit fédéral

Explication

La superposition fait coexister les institutions et les normes des deux niveaux, tandis que la primauté détermine laquelle l’emporte en cas de conflit, en faveur du droit fédéral. Les distracteurs confondent coexistence et priorité, inversent la hiérarchie ou attribuent à l’autonomie une fonction de règlement des conflits.

25. Un État fédéré adopte sa propre constitution et met en place ses institutions, tout en exerçant les compétences protégées par la constitution fédérale. Quel principe illustre cette situation ?

L’autonomie fédérée
La superposition fédérale
La participation fédérée
La primauté fédérale

L’autonomie fédérée

Explication

L’autonomie fédérée désigne la capacité juridique de s’organiser, de disposer de ses propres constitutions et institutions et d’exercer les compétences garanties. La participation concerne la représentation des États fédérés au parlement, la primauté règle les conflits de normes et la superposition décrit leur coexistence.

26. Dans un parlement fédéral, une chambre représente les citoyens et l’autre les intérêts des États fédérés. Quel principe cette organisation met-elle en œuvre ?

La loi de superposition
La primauté du droit fédéral
Le principe d’autonomie
Le principe de participation

Le principe de participation

Explication

Le principe de participation repose sur un parlement fédéral à deux chambres, l’une représentant la population et l’autre les intérêts des États fédérés. L’autonomie porte sur leur capacité d’organisation, tandis que superposition et primauté concernent les institutions et les normes.

27. Plusieurs États souverains créent des organes communs dotés de compétences limitées, tout en conservant leur autonomie. Quelle forme d’organisation décrivent-ils ?

Une union supranationale intégrée
Un État fédéral
Une collectivité territoriale décentralisée
Une confédération

Une confédération

Explication

Une confédération associe des États qui restent souverains et autonomes, avec des organes communs faibles et des compétences limitées. Un État fédéral répartit les compétences entre deux niveaux, tandis que les autres choix ne correspondent pas à cette association d’États souverains.

28. Un membre d’une association d’États souhaite la quitter en dénonçant l’acte qui l’organise. Quel cadre juridique rend cette démarche possible dans une confédération ?

L’organisation par un traité international que chaque État peut dénoncer
L’organisation par une loi commune que chaque organe national peut abroger
L’organisation par une constitution fédérale modifiable par les États membres
L’organisation par un accord administratif révocable par les organes communs

L’organisation par un traité international que chaque État peut dénoncer

Explication

Une confédération repose sur un traité international que chaque État membre peut ratifier ou dénoncer, ce qui permet d’en sortir. La constitution caractérise plutôt l’État fédéral; les autres distracteurs remplacent le traité par un acte qui ne fonde pas la règle de retrait décrite.

29. Quel objectif économique la Communauté économique européenne poursuivait-elle ?

Mettre en commun la production et la distribution du charbon et de l’acier
Créer un marché commun sans frontières intérieures pour les personnes, les capitaux et les marchandises
Créer un espace de circulation des marchandises sans circulation des personnes ni des capitaux
Organiser la coopération des États dans le domaine du nucléaire civil

Créer un marché commun sans frontières intérieures pour les personnes, les capitaux et les marchandises

Explication

La CEE visait un marché commun sans frontières intérieures pour la circulation des personnes, des capitaux et des marchandises. Le charbon et l’acier relevaient de la CECA, le nucléaire civil d’Euratom, et le dernier choix omet deux des trois catégories concernées.

30. Un étudiant doit caractériser l’Union européenne sans la confondre avec un État ou une confédération. Quelle analyse convient ?

Elle n’est ni un État souverain ni une confédération, et dépasse une simple organisation internationale
Elle est une organisation internationale simple dont les organes ont des compétences réduites
Elle est un État souverain doté de compétences déléguées par ses régions
Elle est une confédération dont les organes communs ont des compétences limitées

Elle n’est ni un État souverain ni une confédération, et dépasse une simple organisation internationale

Explication

L’Union européenne n’est pas un État puisqu’elle n’est pas souveraine, mais ses organes et compétences sont trop puissants pour en faire une confédération; elle dépasse aussi une simple organisation internationale. Les distracteurs la classent à tort dans l’une de ces trois catégories.

31. Quel ensemble de principes l’article 1 de la Constitution française énonce-t-il au sujet de la République et de l’organisation de la société ?

République indivisible et démocratique, égalité des résultats, religion officielle, organisation centralisée et représentation paritaire
République indivisible, laïque, démocratique et sociale, égalité devant la loi, respect des croyances, décentralisation et égal accès des femmes et des hommes
République fédérale, laïque et sociale, égalité devant la loi, liberté des croyances, centralisation et parité des mandats
République indivisible, démocratique et sociale, égalité devant la loi, respect des croyances et organisation décentralisée, sans objectif d’égal accès

République indivisible, laïque, démocratique et sociale, égalité devant la loi, respect des croyances, décentralisation et égal accès des femmes et des hommes

Explication

L’article 1 associe ces principes républicains à l’égalité devant la loi, au respect des croyances, à la décentralisation et à l’égal accès aux mandats et responsabilités. La confusion avec l’article 2 porte sur les symboles ; les autres propositions omettent ou altèrent des principes énoncés par l’article 1.

32. Dans un État, à quoi sert principalement la constitution lorsqu’elle organise le régime politique ?

À déterminer si l’État est unitaire, fédéral ou confédéral, sans organiser les pouvoirs
À déterminer les symboles de l’État, les cérémonies publiques et les règles de citoyenneté
À vérifier la conformité de chaque décision administrative aux droits constitutionnels
À déterminer qui détient le pouvoir, ses fondements et les compétences des gouvernants

À déterminer qui détient le pouvoir, ses fondements et les compétences des gouvernants

Explication

La constitution organise le régime politique en précisant les titulaires du pouvoir, ses fondements et les compétences des gouvernants. Les autres réponses substituent à cette fonction les symboles, la forme de l’État ou le contrôle juridictionnel.

33. Une constitution institue un État où plusieurs entités fédérées composent une république démocratique et sociale. Quelle forme juridique de l’État décrit cette organisation ?

Un État fédéral démocratique et social
Une confédération constituée d’États associés
Un État démocratique dont la forme juridique reste indéterminée
Une République indivisible à organisation unitaire

Un État fédéral démocratique et social

Explication

La constitution allemande définit l’Allemagne comme un État fédéral démocratique et social. La confédération correspond à la Suisse, la République indivisible à la France, et la démocratie ne suffit pas à déterminer la forme de l’État.

34. Une loi déjà en vigueur est contestée parce qu’elle porterait atteinte à une liberté protégée par la Constitution. Quel mécanisme permet de soumettre cette question au Conseil constitutionnel ?

Le contrôle préalable de constitutionnalité d’un projet de loi
La question prioritaire de constitutionnalité
Le recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif
La saisine du Défenseur des droits pour obtenir une recommandation

La question prioritaire de constitutionnalité

Explication

La question prioritaire de constitutionnalité, créée en 2008 par l’article 61-1, permet au Conseil constitutionnel de vérifier si une loi en vigueur porte atteinte à des droits et libertés protégés. Le contrôle préalable concerne une loi avant sa promulgation, tandis que les autres recours n’ont pas cette fonction.

35. Lorsqu’un pays décide d’élaborer une nouvelle constitution, quel cadre général régit le choix du moment et de la méthode ?

Une assemblée constituante détermine nécessairement le calendrier et la procédure
Une juridiction constitutionnelle choisit le moment et la méthode de rédaction
Une règle juridique générale impose le calendrier et la procédure dans chaque État
Aucune règle juridique générale ne les fixe ; ils dépendent des forces politiques en présence

Aucune règle juridique générale ne les fixe ; ils dépendent des forces politiques en présence

Explication

Il n’existe pas de règle juridique générale déterminant quand ou comment une nouvelle constitution doit être élaborée : le processus dépend des forces politiques. Les autres réponses inventent une règle universelle ou attribuent systématiquement la décision à une institution particulière.

36. Après une transformation politique radicale, un État envisage de remplacer son texte constitutionnel. Cette situation constitue-t-elle un contexte possible d’élaboration d’une nouvelle constitution ?

Non, un changement politique radical ne peut conduire qu’à réviser le texte existant
Oui, mais seulement si l’ancienne constitution est devenue obsolète
Non, une nouvelle constitution ne peut être élaborée qu’à la création d’un État
Oui, un changement politique radical peut conduire à une nouvelle constitution

Oui, un changement politique radical peut conduire à une nouvelle constitution

Explication

Un changement politique radical est l’un des contextes possibles d’élaboration d’une nouvelle constitution, au même titre que la création d’un État ou l’obsolescence de l’ancien texte. Les distracteurs confondent ces possibilités avec des conditions exclusives ou avec la révision d’un texte existant.

37. Une assemblée remplace entièrement une constitution existante par un nouveau texte. Quel pouvoir constituant exerce-t-elle ?

Le pouvoir constituant originaire
Le pouvoir législatif ordinaire
Le pouvoir de contrôle constitutionnel
Le pouvoir constituant dérivé

Le pouvoir constituant originaire

Explication

La création d’une nouvelle constitution relève du pouvoir constituant originaire, tandis que la modification d’un texte existant relève du pouvoir constituant dérivé. Le distracteur principal inverse précisément ces deux notions.

38. Un texte constitutionnel prévoit une procédure spécifique pour sa propre révision, distincte de l’adoption des lois ordinaires. Comment qualifie-t-on cette constitution ?

Une constitution irrévisable
Une constitution souple
Une constitution dépourvue de procédure de révision
Une constitution rigide

Une constitution rigide

Explication

Une constitution rigide prévoit elle-même des modalités particulières de révision. Une constitution souple peut être modifiée par des lois ordinaires ; la rigidité ne signifie pas que le texte est irrévisable.

39. Quelles sont les trois phases générales d’une procédure de révision constitutionnelle ?

La saisine du juge, l’examen de constitutionnalité, puis la publication
L’initiative, l’adoption définitive, puis la discussion et le vote
L’initiative, la discussion et le vote, puis l’adoption définitive
La discussion et le vote, l’initiative, puis la promulgation automatique

L’initiative, la discussion et le vote, puis l’adoption définitive

Explication

La procédure générale comporte l’initiative, la discussion et le vote, puis l’adoption définitive du texte. Les autres enchaînements déplacent une phase ou remplacent une étape par une formalité ou un contrôle qui ne constitue pas cette séquence générale.

40. En France, des parlementaires déposent un texte de révision constitutionnelle. Quelle règle de l’article 89 s’applique à son adoption par les assemblées ?

Les deux assemblées doivent voter le texte en termes identiques
Le président de la République doit transformer le texte en projet avant le vote
Le Congrès peut adopter directement la proposition à la majorité des trois cinquièmes
Chaque assemblée peut adopter une version différente du texte

Les deux assemblées doivent voter le texte en termes identiques

Explication

L’article 89 permet aux membres du Parlement de prendre l’initiative d’une proposition de révision, qui doit être votée en termes identiques par les deux assemblées. Le projet relève de l’initiative présidentielle sur proposition du Premier ministre ; la voie du Congrès concerne l’approbation définitive d’un projet soumis par le président.

41. Après le vote conforme des deux assemblées sur un projet de révision, le président choisit de le soumettre au Parlement réuni en Congrès plutôt qu’au référendum. Quel seuil d’approbation s’applique ?

La majorité simple des suffrages exprimés dans chaque assemblée
L’unanimité des suffrages exprimés au Congrès
La majorité absolue des membres de chaque assemblée séparément
Les trois cinquièmes des suffrages exprimés

Les trois cinquièmes des suffrages exprimés

Explication

L’article 89 prévoit le référendum comme voie normale d’approbation définitive, mais permet au président de soumettre un projet au Congrès, où il doit obtenir les trois cinquièmes des suffrages exprimés. Les autres réponses imposent le référendum ou substituent un autre seuil ou une autre règle de vote.

42. Un président souhaite faire approuver une révision constitutionnelle par référendum en empruntant la procédure ordinaire de révision. Quel article organise cette procédure, même si l’article 11 a été utilisé en 1962 pour une révision ?

L’article 16
L’article 11
L’article 7
L’article 89

L’article 89

Explication

L’article 89 organise les voies de révision constitutionnelle, tandis que l’article 11 prévoit un référendum législatif qui a servi en 1962. L’article 16 concerne les pouvoirs exceptionnels et l’article 7 l’intérim présidentiel.

43. Quel changement institutionnel le référendum de 1962 fondé sur l’article 11 a-t-il instauré pour l’élection présidentielle ?

La désignation du président par le Parlement réuni en Congrès
L’élection du président au suffrage universel direct
L’élection du président au suffrage universel indirect
La désignation du président par le Premier ministre

L’élection du président au suffrage universel direct

Explication

La réforme de 1962 a remplacé l’élection présidentielle indirecte par des grands électeurs par le suffrage universel direct. Le suffrage indirect repose sur des grands électeurs, et le référendum n’a supprimé ni la présidence ni institué la désignation du Premier ministre.

44. Une crise porte atteinte à l’intégrité du territoire français. Quelle conséquence l’article 89 prévoit-il pour une révision constitutionnelle en cours ?

La révision peut être poursuivie après un vote du Parlement
La révision peut être soumise au référendum sans autre condition
La révision peut être poursuivie si le Congrès l’approuve
La révision ne peut être engagée ni poursuivie

La révision ne peut être engagée ni poursuivie

Explication

L’article 89 interdit d’engager ou de poursuivre une révision lorsque l’intégrité du territoire est atteinte. La règle ne se réduit pas à une suspension du référendum et ne peut être écartée par un vote parlementaire.

45. Dans un système juridique, une règle inférieure est contestée parce qu’elle contredit une règle supérieure. Quel principe explique que sa validité dépend de sa conformité à cette règle supérieure ?

La codification des règles
Le contrôle de constitutionnalité
La hiérarchie des normes
La séparation des pouvoirs

La hiérarchie des normes

Explication

La hiérarchie organise les règles selon leur auteur, leur contenu et leur nature, les normes inférieures tirant leur validité des normes supérieures. Le contrôle de constitutionnalité vérifie le respect de la Constitution, tandis que la chronologie ou la séparation des pouvoirs ne définissent pas ce rapport.

46. Quel juriste associe la pyramide des normes à une Constitution placée au sommet, dont les normes inférieures tirent leur validité ?

Maurice Duverger
Hans Kelsen
Louis Favoreu
Michel Debré

Hans Kelsen

Explication

Hans Kelsen est associé à la théorie de la hiérarchie des normes, avec la Constitution comme norme fondamentale au sommet. Louis Favoreu est associé à l’appellation « bloc de constitutionnalité », et les autres noms ne sont pas ceux du théoricien.

47. Une loi est contestée au motif qu’elle ne respecte pas la Constitution. Quel mécanisme rend concrètement effective la hiérarchie des normes dans cette situation ?

La hiérarchie des normes considérée comme simple classement
La procédure législative
Le contrôle de constitutionnalité
Le contrôle de conventionnalité

Le contrôle de constitutionnalité

Explication

Le contrôle de constitutionnalité vérifie que les normes inférieures respectent la Constitution et contribue ainsi à l’effectivité de la hiérarchie. Le classement décrit l’organisation des normes, le contrôle de conventionnalité porte sur les traités, et la procédure législative concerne l’adoption de la loi.

48. Un juriste établit l’inventaire des textes ayant valeur constitutionnelle en France. Quel ensemble correspond au bloc de constitutionnalité ?

La Constitution et les lois organiques adoptées pour son application
La Constitution, les traités ratifiés et les lois ordinaires
La Déclaration de 1789 et la Charte de 2004, sans la Constitution
La Constitution, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de 2004

La Constitution, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de 2004

Explication

Le bloc comprend la Constitution et les textes auxquels renvoie son préambule : la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Les lois organiques, les lois ordinaires et les traités ne font pas partie de cet ensemble par cette définition.

49. Une loi française est incompatible avec un traité international ratifié. Quelle règle de l’article 55 détermine leur rapport de valeur ?

Le traité ratifié a la même valeur qu’une loi
Le traité ratifié a une valeur supérieure à la loi
La loi a une valeur supérieure au traité ratifié
Le traité signé a une valeur supérieure à la loi

Le traité ratifié a une valeur supérieure à la loi

Explication

L’article 55 prévoit que les traités internationaux ratifiés ont une valeur supérieure aux lois. La signature ne remplace pas la ratification, et cette primauté ne signifie pas que le traité possède valeur constitutionnelle.

50. Un État négocie un traité, le signe, puis accomplit l’acte qui le lie juridiquement et le fait devenir partie. Quelle est la séquence correcte ?

Négociation, ratification, signature
Négociation, signature, ratification
Signature, négociation, ratification
Ratification, négociation, signature

Négociation, signature, ratification

Explication

La conclusion d’un traité suit la négociation, la signature, puis la ratification, qui lie l’État et en fait un État partie. Placer la ratification avant la signature ou la négociation inverse les étapes, tandis que la signature seule ne correspond pas à l’acte final décrit.

51. Quelle juridiction a fait primer le traité de Rome sur une loi française dans l’arrêt Société des cafés Jacques Vabre de 1975 ?

Le Conseil constitutionnel
La Cour de cassation
Le Conseil d’État
La Cour de justice des Communautés européennes

La Cour de cassation

Explication

Dans l’arrêt Société des cafés Jacques Vabre de 1975, la Cour de cassation a appliqué l’article 55 et fait primer le traité de Rome sur une loi française. Le Conseil d’État est associé à l’arrêt Nicolo de 1989, tandis que les deux autres juridictions n’ont pas rendu cet arrêt.

52. Quelle juridiction a reconnu la primauté des traités sur la loi dans l’arrêt Nicolo de 1989 ?

La Cour de cassation
Le Conseil constitutionnel
Le Conseil d’État
La Cour de justice des Communautés européennes

Le Conseil d’État

Explication

Dans l’arrêt Nicolo de 1989, le Conseil d’État a admis la primauté des traités sur la loi. La Cour de cassation a appliqué cette primauté dans l’arrêt Jacques Vabre de 1975 ; les autres juridictions ne sont pas celles qui ont rendu Nicolo.

53. Une réforme fixe les principes fondamentaux de l’enseignement, tandis qu’un texte précise les programmes scolaires. Quelle répartition correspond à la Constitution de 1958 ?

La loi fixe les principes fondamentaux et le règlement précise les programmes
Le règlement fixe les principes fondamentaux et la loi précise les programmes
Le règlement fixe les deux aspects dans son domaine autonome
La loi fixe les deux aspects dans son domaine législatif

La loi fixe les principes fondamentaux et le règlement précise les programmes

Explication

L’article 34 confie à la loi les principes fondamentaux de l’enseignement, tandis que les modalités telles que les programmes peuvent être précisées par des décrets d’application. Confondre ces deux niveaux inverse leurs rôles ; attribuer les deux au règlement ou à la loi méconnaît cette répartition.

54. Une matière n’est pas comprise dans le domaine de la loi défini par l’article 34. Quelle forme d’organisation peut alors être utilisée au titre de l’article 37 ?

Une loi ordinaire complétant le domaine de l’article 34
Un décret d’application précisant une loi préalable
Une ordonnance prise après habilitation parlementaire
Un décret autonome organisant cette matière réglementaire

Un décret autonome organisant cette matière réglementaire

Explication

L’article 37 attribue un caractère réglementaire aux matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi et permet de les organiser par décret autonome. Le décret d’application suppose une loi à préciser, tandis que l’ordonnance concerne une matière législative et requiert une habilitation.

55. Un décret organise une matière relevant de l’article 37 sans loi préalable, tandis qu’un autre décret précise les modalités d’une loi existante. Comment faut-il les distinguer ?

Le premier est autonome et le second est subordonné à la loi
Le premier est une ordonnance et le second une circulaire
Le premier est une loi d’application et le second un arrêté
Le premier est subordonné à la loi et le second est autonome

Le premier est autonome et le second est subordonné à la loi

Explication

Le règlement autonome intervient dans le domaine réglementaire sans loi préalable, alors que le décret d’application précise une loi et lui est subordonné. Inverser ces rôles confond les deux catégories ; les assimiler à une ordonnance ou à une circulaire leur attribue une autre nature.

56. Une administration diffuse une circulaire pour expliquer aux agents comment appliquer le droit déjà en vigueur, sans édicter de règle nouvelle. De quel type d’acte s’agit-il ?

D’un arrêté fixant un point administratif précis
D’un décret établissant une règle réglementaire
D’une ordonnance intervenant dans le domaine législatif
D’une circulaire explicative du droit existant

D’une circulaire explicative du droit existant

Explication

La circulaire explique le droit existant aux agents sans créer de droit. Le décret et l’arrêté sont des actes réglementaires susceptibles d’édicter des règles, tandis qu’une ordonnance intervient dans le domaine de la loi après habilitation.

57. Une loi est déjà entrée en vigueur lorsqu’un juge examine sa conformité à la Constitution. À quel moment le contrôle intervient-il ?

Avant la promulgation, quel que soit le moment de l’examen
Avant l’adoption, au stade du débat parlementaire
A priori, avant l’entrée en vigueur de la loi
A posteriori, après l’entrée en vigueur de la loi

A posteriori, après l’entrée en vigueur de la loi

Explication

Le contrôle a posteriori intervient une fois l’acte entré en vigueur, contrairement au contrôle a priori, qui le précède. Le moment pertinent est celui de l’entrée en vigueur, et non celui de la saisine ou du débat parlementaire.

58. Au cours d’un procès, une personne soutient qu’une loi déjà en vigueur porte atteinte à un droit garanti par la Constitution. Quel mécanisme peut permettre l’examen de cette contestation ?

Un contrôle a priori exercé avant l’entrée en vigueur
Un recours devant le Conseil d’État contre un décret
Un contrôle obligatoire d’un règlement d’assemblée
Une QPC portant sur une loi en vigueur

Une QPC portant sur une loi en vigueur

Explication

La QPC permet de contrôler certaines lois en vigueur qui porteraient atteinte à des droits ou libertés constitutionnels. Le contrôle a priori précède l’entrée en vigueur ; le Conseil d’État contrôle les actes réglementaires, et les règlements des assemblées relèvent du contrôle obligatoire du Conseil constitutionnel.

59. Au cours d’un procès, une partie soulève l’inconstitutionnalité d’une norme qui pourrait s’appliquer à son litige. Par quelle voie la contestation est-elle présentée ?

Par voie d’action, en attaquant directement la norme
Par contrôle obligatoire, sans procédure contentieuse
Par voie d’exception, à l’occasion du procès
Par contrôle a priori, avant l’entrée en vigueur

Par voie d’exception, à l’occasion du procès

Explication

La voie d’exception se greffe sur un procès en cours, tandis que la voie d’action vise directement la norme. Le contrôle a priori décrit le moment du contrôle, et non la voie de saisine ; le caractère obligatoire concerne certaines normes particulières.

60. Dans un système, chaque citoyen détient une part de la souveraineté et les citoyens prennent eux-mêmes les décisions politiques. Quelle conception de la souveraineté est illustrée ?

La souveraineté populaire de Rousseau
La souveraineté nationale de Sieyès
La souveraineté nationale avec suffrage restreint
La souveraineté nationale exercée par des représentants

La souveraineté populaire de Rousseau

Explication

Dans la conception de Rousseau, chaque citoyen détient une part de souveraineté et la démocratie directe permet aux citoyens de décider eux-mêmes. La souveraineté nationale appartient à une nation abstraite et s’exerce par des représentants ; le suffrage restreint est compatible avec cette dernière conception.

61. Un régime retient la souveraineté nationale et réserve le droit de vote à une partie des citoyens. Cette combinaison est-elle compatible avec cette théorie ?

Oui, mais seulement dans la souveraineté populaire de Rousseau
Non, la souveraineté nationale impose le suffrage universel
Oui, la souveraineté nationale permet le suffrage restreint
Non, car toute souveraineté implique la décision directe des citoyens

Oui, la souveraineté nationale permet le suffrage restreint

Explication

La théorie de la souveraineté nationale autorise aussi bien le suffrage universel que le suffrage restreint. L’obligation du suffrage universel est associée à la théorie de Rousseau, et la décision directe des citoyens relève de la démocratie directe.

62. Quelle formule l’article 3 de la Constitution de 1958 retient-il à propos de la souveraineté nationale ?

Elle appartient aux citoyens, qui l’exercent sans représentants
Elle appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par référendum
Elle appartient aux représentants, qui l’exercent sans référendum
Elle appartient à la nation abstraite, qui l’exerce directement

Elle appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par référendum

Explication

L’article 3 dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. La formule combine donc représentation et référendum, sans attribuer la souveraineté aux seuls représentants ni prévoir un exercice direct exclusif.

63. Dans un pacte politique inspiré de Locke, quel pouvoir les individus transfèrent-ils à la communauté politique, et quelle mission revient au gouvernement ?

Le pouvoir de faire respecter la loi naturelle est transféré au gouvernement, et la communauté protège les droits.
Le pouvoir de faire respecter la loi naturelle est transféré à la communauté, et le gouvernement protège les droits.
Le pouvoir de disposer de leurs droits est transféré au gouvernement, et la communauté protège la loi naturelle.
Le pouvoir de créer la loi naturelle est transféré à la communauté, et le gouvernement définit les droits.

Le pouvoir de faire respecter la loi naturelle est transféré à la communauté, et le gouvernement protège les droits.

Explication

Chez Locke, les individus confient à la communauté politique leur pouvoir de faire respecter la loi naturelle, tandis que le gouvernement a pour rôle de protéger leurs droits. Les autres réponses confondent ce pouvoir avec les droits eux-mêmes, attribuent la création des droits au gouvernement ou inversent les rôles institutionnels.

64. Pour distinguer les formulations de souveraineté dans deux textes français, où réside le principe de toute souveraineté selon l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et à qui appartient la souveraineté nationale selon l’article 3 de la Constitution ?

Dans le peuple selon la Déclaration ; à la nation selon la Constitution.
Dans le peuple selon les deux textes ; à la nation selon aucun des deux.
Dans la nation selon la Déclaration ; au peuple selon la Constitution.
Dans la nation selon les deux textes ; au peuple selon aucun des deux.

Dans la nation selon la Déclaration ; au peuple selon la Constitution.

Explication

La Déclaration affirme que le principe de toute souveraineté réside dans la nation, tandis que l’article 3 de la Constitution dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple. L’inversion échange les formulations ; les autres réponses effacent cette distinction entre les deux textes.

65. Une région italienne adopte une loi dans son domaine de compétence. Quelle situation institutionnelle correspond au statut de l’Italie depuis la révision de 2001 ?

La région agit sous un statut, après vérification préalable de sa loi par le commissaire du gouvernement.
La région agit sous un statut, et sa loi ne peut être contestée que par une autre région.
La région agit sous une constitution, et le gouvernement peut contester sa loi devant la Cour constitutionnelle.
La région agit sous un statut, et le gouvernement peut contester sa loi devant la Cour constitutionnelle.

La région agit sous un statut, et le gouvernement peut contester sa loi devant la Cour constitutionnelle.

Explication

L’Italie n’est pas un État fédéral : ses régions ont des statuts plutôt que des constitutions, et depuis 2001 le gouvernement peut contester leurs lois devant la Cour constitutionnelle sans contrôle préalable du commissaire. Les autres réponses confondent statut et constitution, conservent l’ancien contrôle préalable ou écartent le recours gouvernemental.

66. Une commune doit financer les missions que la loi lui confie. Quel principe financier l’article 142 lui garantit-il ?

Des moyens suffisants, notamment par ses impôts propres et une participation aux impôts de l’État et des communautés autonomes
Des compétences législatives étendues, financées par le budget du parlement national
Des moyens fournis uniquement par les impôts de l’État, sans recettes fiscales locales
Des compétences de l’État transférées à la commune pour remplacer ses ressources fiscales

Des moyens suffisants, notamment par ses impôts propres et une participation aux impôts de l’État et des communautés autonomes

Explication

L’article 142 garantit aux finances locales des moyens suffisants pour exercer leurs fonctions, notamment grâce aux impôts propres et à la participation aux impôts de l’État et des communautés autonomes. Les autres réponses confondent le financement avec la répartition ou le transfert des compétences, ou écartent à tort les recettes fiscales locales.

67. Lors d’une réunion des chefs d’État et de gouvernement du Commonwealth, une décision est adoptée par consensus. Quelle procédure s’applique en principe à cette décision ?

Elle exige l’unanimité, puis la ratification de chaque État membre
Elle est prise par consensus, puis doit être ratifiée par chaque État membre
Elle est prise par consensus, sans ratification obligatoire par les États membres
Elle est prise à la majorité, puis ratifiée lors de la réunion suivante

Elle est prise par consensus, sans ratification obligatoire par les États membres

Explication

Les décisions de cette réunion sont prises par consensus, sans obligation de ratification par les 56 États membres. Exiger l’unanimité ou une ratification obligatoire confond le consensus avec une procédure d’approbation étatique distincte.

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Que régit le droit privé ?

Les relations entre personnes privées.

Qui distingue les fonctions de l’État dans *De l’esprit des lois* (1748) ?

Montesquieu.

En quelle année la France adopte-t-elle sa première constitution ?

En 1791.

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