Fiche de révision : Gestion et Mise en Place de la PSC

📋 Plan du Cours

  1. Mise en place de la PSC
  2. Acte fondateur et accord de branche
  3. Contrat d’assurance et organismes gestionnaires
  4. Notice d’information et responsabilité
  5. Financement social des régimes
  6. Conditions de l’exonération
  7. Couverture des risques assurés
  8. Révision des garanties
  9. Dénonciation de l’acte fondateur
  10. Résiliation du contrat d’assurance

📖 1. Mise en place de la PSC

🔑 Notions clés & Définitions

  • Protection sociale complémentaire : La protection sociale complémentaire désigne des régimes qui complètent les prestations servies par les régimes obligatoires pour couvrir des risques au-delà du socle de base.
  • Acte fondateur : L’acte fondateur est le texte qui fixe les engagements de l’employeur et permet de déterminer les risques couverts ainsi que les prestations promises.
  • Contrat d’assurance : Le contrat d’assurance est l’accord conclu avec un organisme assureur pour que les prestations prévues soient versées lors de la réalisation du risque.
  • Organisme assureur : L’organisme assureur est la structure qui verse les prestations prévues par le contrat d’assurance conclu par l’employeur.

📝 Points essentiels

  • L’employeur s’engage à couvrir un ou plusieurs risques au profit de ses salariés en s’appuyant sur un acte fondateur.
  • Souvent, l’employeur ne paie pas directement : il conclut un contrat d’assurance avec un organisme assureur pour déclencher le versement des prestations.
  • Quand une convention de branche ne précise pas les prestations, elle n’est pas un acte fondateur suffisant et les obligations des entreprises peuvent être jugées inexistantes.
  • Si l’acte de branche fixe le contenu des prestations et la répartition des cotisations, il s’applique automatiquement à toutes les entreprises de la branche (sous réserve de l’extension).
  • En cas d’absence de contrat d’assurance alors que l’acte fondateur impose une assurance, l’employeur est fautif et se substitue à l’assureur en pratique (auto-assurance).

💡 Astuce mémo

Acte fondateur → assurance : si la branche est floue, l’obligation faiblit ; si la branche est précise, l’entreprise doit assurer ou payer à la place.

📖 2. Acte fondateur et accord de branche

🔑 Notions clés & Définitions

  • Convention de branche : Un texte négocié au niveau de la branche qui peut organiser un régime de protection sociale complémentaire pour les entreprises relevant du périmètre.
  • DUE : La décision unilatérale de l’employeur est un acte d’entreprise permettant de mettre en place un régime de protection sociale complémentaire lorsque l’accord collectif n’a pas été conclu.
  • Accord collectif : Un accord conclu avec les organisations compétentes (au niveau de l’entreprise, des établissements ou du groupe) qui met en place un régime de protection sociale complémentaire.
  • Acte référendaire : Un acte d’entreprise adopté par vote des salariés sur un texte de l’employeur, avec une règle de majorité prévue par le Code de la sécurité sociale.

📝 Points essentiels

  • Si la convention de branche fixe seulement des principes directeurs sans prestations déterminées, elle n’est pas suffisante comme acte fondateur et doit être complétée par un acte dans l’entreprise.
  • Si la convention de branche fixe le contenu du régime (niveau des prestations) et la répartition employeur/salarié, la jurisprudence retient que ses stipulations s’appliquent automatiquement à toutes les entreprises de…
  • Quand l’employeur ne conclut pas le contrat d’assurance alors que la convention de branche impose un régime prédéfini, sa faute conduit à une substitution au assureur appelée auto-assurance, avec indemnisation du…
  • L’articulation entre acte de branche et acte d’entreprise suit une logique de principe de faveur global : une décision unilatérale ne peut déroger à l’accord de branche que si son contenu est plus favorable, apprécié…
  • En l’absence de régime prévu par accord de branche, l’employeur doit adopter un acte d’entreprise pour instaurer la protection, notamment par accord collectif, acte référendaire ou DUE.

💡 Astuce mémo

Conso : « BrANCHE précisant = automatique ; BrANCHE flou = à compléter ; EN ANCUn = acte d’entreprise (AC / référendum / DUE). »

📖 3. Contrat d’assurance et organismes gestionnaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrat d’assurance de groupe : Le contrat d’assurance de groupe est le contrat conclu par l’employeur afin que l’organisme assureur prenne en charge, pour les salariés, les prestations prévues par l’acte fondateur.
  • Organisme gestionnaire : L’organisme gestionnaire est l’acteur, assureur ou institution, qui assure la gestion du régime de PSC via le contrat d’assurance collectif.
  • Stipulation pour autrui : La stipulation pour autrui désigne le mécanisme où l’employeur souscrit un contrat prévoyant des prestations au profit des salariés, sans conclusion du contrat par eux.
  • ACPR : L’ACPR est l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution qui supervise les organismes assureurs et exerce une surveillance permanente.
  • Clause de désignation : La clause de désignation était une clause d’accord de branche qui imposait l’adhésion à un organisme assureur déterminé.

📝 Points essentiels

  • La souscription du contrat d’assurance de groupe est une modalité d’exécution de l’engagement de l’employeur, sans obligation automatique d’y recourir si l’employeur choisit une prise en charge interne ou un autre mode…
  • Dans la gestion externe, l’entreprise peut être adhérente et signe un bulletin d’adhésion, ou souscriptrice, les salariés devenant membres participants et bénéficiaires.
  • Les organismes gestionnaires se distinguent par leur statut : sociétés d’assurance (code des assurances, organismes commerciaux soumis à des exigences de solvabilité), institutions de prévoyance (organismes paritaires à…
  • L’ACPR exige un agrément préalable avant toute opération d’assurance et exerce ensuite un contrôle permanent, avec possibilité de sanctions pouvant aller jusqu’au retrait d’agrément et la dissolution de l’organisme.
  • Après la censure des clauses de désignation à partir de 2013, les accords de branche privilégient des clauses de recommandation : l’entreprise reste libre de choisir, tandis que seul l’organisme recommandé est lié par…

💡 Astuce mémo

Organisme = ACPR : agrément d’abord, puis contrôle en continu.

📖 4. Notice d’information et responsabilité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Notice d’information : Document rédigé par l’assureur et remis par l’employeur aux salariés, résumant les garanties et modalités d’application du contrat de PSC.
  • Obligation de remise : Devoir de remettre la notice aux salariés avant l’entrée en vigueur du contrat et, en cas de modification ayant un impact, avant l’application de cette modification.
  • Action en responsabilité civile : Voie de droit permettant au salarié de demander réparation à l’employeur lorsqu’il n’a pas reçu la notice malgré l’obligation de remise.
  • Preuve de la remise : Exigence pour l’employeur d’être en mesure de démontrer qu’il a effectivement remis la notice au salarié en cas de litige.
  • Inopposabilité des clauses : Principe selon lequel l’assureur ne peut opposer au salarié une clause du contrat qui n’a pas été portée à sa connaissance via la notice actualisée.

📝 Points essentiels

  • La notice doit présenter clairement les garanties, l’entrée en vigueur, les formalités en cas de réalisation du risque, et les clauses d’annulation/déchéance ainsi que les exclusions de garantie, sans reproduire le…
  • Le salarié ne peut pas refuser d’adhérer au régime ni demander sa radiation au seul motif qu’il n’a pas reçu la notice.
  • La responsabilité suppose de prouver une faute (manquement de l’employeur à la remise), un préjudice et un lien de causalité.
  • Le préjudice peut correspondre soit aux prestations non versées, soit à une perte de chance de souscrire ailleurs lorsque le salarié a cru à tort pouvoir obtenir des prestations pour le risque survenu.
  • En cas de responsabilité contre l’employeur, l’étendue de la contribution de l’assureur dépend de la répartition des fautes, avec une possibilité de 100% de remboursement si le défaut d’information est exclusivement…
  • Cass. 4 septembre 2025 : l’assureur ne peut pas opposer au salarié une clause non portée à sa connaissance, ce qui impose une notice actualisée en cas de modification du contrat.

💡 Astuce mémo

Notice = preuve + calendrier : remise avant effet, et mise à jour avant toute modification; sans notice prouvée, l’employeur répond.

📖 5. Financement social des régimes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Assiette des cotisations sociales : L’assiette des cotisations sociales désigne l’ensemble des sommes sur lesquelles portent les cotisations au titre des régimes sociaux.
  • Exclusion des cotisations patronales PSC : L’exclusion des cotisations patronales PSC signifie que le financement patronal d’un régime de PSC n’entre pas dans l’assiette des cotisations sociales, sous conditions.
  • CSG et CRDS sur PSC : La CSG et la CRDS sur PSC sont des contributions qui restent dues même lorsque les cotisations sociales sur le financement patronal du régime sont exclues.
  • Forfait social de 8% : Le forfait social de 8% est un taux appliqué aux sommes concernées par le financement social des régimes de PSC.

📝 Points essentiels

  • L’article L242-1 du CSS définit les sommes entrant dans l’assiette des cotisations, par renvoi à L136-1-1.
  • Les cotisations patronales finançant un régime de PSC sont exclues de l’assiette des cotisations sociales par ce jeu de renvois.
  • Le bénéfice de cette exclusion suppose que le régime soit collectif et à adhésion obligatoire.
  • L’exclusion des cotisations n’empêche pas l’assujettissement à la CSG, à la CRDS et au forfait social au taux de 8%.

💡 Astuce mémo

PSC = Patronal sorti de l’assiette, mais CSG-CRDS + forfait 8% restent.

📖 6. Conditions de l’exonération

🔑 Notions clés & Définitions

  • Financement patronal : Le financement patronal désigne les cotisations versées par l’employeur pour financer un régime de PSC, qui seules peuvent ouvrir droit à l’exonération.
  • Régime collectif : Le régime collectif est un régime couvrant une partie ou l’ensemble des salariés selon des catégories établies par des critères objectifs, afin d’éviter une sélection arbitraire des bénéficiaires.
  • Adhésion obligatoire : L’adhésion obligatoire impose aux salariés relevant de la catégorie couverte d’adhérer et de participer au financement, condition nécessaire à l’exonération des contributions patronales.
  • Non-substitution : La non-substitution impose que la contribution patronale financant le régime ne remplace pas un élément de rémunération versé au salarié sur les 12 derniers mois.

📝 Points essentiels

  • L’exonération vise les contributions patronales finançant des prestations de PSC entrant dans le champ des articles L911-1 et L911-2 CSS, et ne couvre pas les financements correspondant à un régime légal de maintien de la rémunération
  • Pour la partie “relais de mensualisation” (au-delà du maintien légal), le financement peut être exonéré, mais il reste soumis à CSG, CRDS et au forfait social au taux de 8%.
  • La contribution patronale exonérée est plafonnée, avec un calcul pour les prestations de prévoyance combinant 6% du PASS et une part variable égale à 1,5% de la rémunération soumise à cotisations, plafonnée ensuite à 12% du PASS.
  • Pour obtenir l’exonération, le régime doit être collectif et à adhésion obligatoire, et l’acte fondateur doit être valablement adopté (à défaut, la contribution patronale réintègre l’assiette).
  • La contribution ne doit pas se substituer à un élément de salaire déjà versé sur les 12 derniers mois (logique similaire en intéressement/participation), sinon l’exonération est compromise.
  • Quand le régime n’est pas collectivement et obligatoirement organisé, l’URSSAF redresse sur les sommes manquantes ou excédentaires en appliquant un multiplicateur de 1,5 en cas d’absence de justificatif et de 3 dans les autres cas.

💡 Astuce mémo

Collectif + Obligatoire + Non-substitution + Acte fondateur valable = Exonération (sinon redressement).

📖 7. Couverture des risques assurés

🔑 Notions clés & Définitions

  • Clauses d’exclusion de garantie : Une clause contractuelle qui écarte la prise en charge de certains sinistres dans des hypothèses prévues au contrat.
  • Clauses d’extension de garantie : Une clause contractuelle qui ajoute des cas couverts alors qu’ils ne seraient pas couverts par la garantie de base.
  • Déchéance de garantie : Une sanction contractuelle qui retire la garantie en cas de manquement de l’assuré lors de la déclaration du sinistre, sous conditions.
  • Contrat responsable : Un contrat d’assurance santé imposant des niveaux de prise en charge précis pour limiter le reste à charge et financer des postes identifiés.

📝 Points essentiels

  • Pour être opposables, les clauses d’exclusion doivent être claires et non équivoques, sinon elles sont annulées en cas de litige.
  • Le risque décès ne peut pas exclure le suicide dans la 1ère année du contrat, mais il doit être couvert à compter de la 2e année.
  • Pour l’assurance accidents corporels, la tentative de suicide n’est pas considérée comme accidentelle car elle est potestative, donc elle n’est pas couverte sauf extension prévue.
  • Une clause de déchéance n’entraîne déchéance que si le retard porte préjudice à l’assureur et ne peut pas être opposée si elle résulte d’un cas fortuit ou de FM.
  • Les clauses d’exclusion doivent être formelles et limitées (causes précises, nombre restreint) et apparaître en caractères très apparents.

💡 Astuce mémo

Décès & suicide : 1ère année exclu impossible, à partir de la 2e année couverture obligatoire.

📖 8. Révision des garanties

🔑 Notions clés & Définitions

  • Révision par le souscripteur : La révision décidée par l’entreprise vise à ajuster le contrat de PSC quand ses engagements deviennent trop coûteux.
  • Préavis de 3 mois : Le délai d’information des salariés avant l’entrée en vigueur des modifications décidées par l’organisme assureur est de 3 mois.
  • Opposabilité des modifications : Les nouvelles garanties et certaines hausses de cotisations produisent effet à l’égard des salariés, y compris en cours d’indemnisation, sous réserve d’information.
  • Révision par l’organisme assureur : La révision décidée par l’assureur impose une information du souscripteur puis des salariés avant toute modification des garanties ou des cotisations.

📝 Points essentiels

  • La révision du contrat d’assurance dépend de l’acte fondateur : si celui-ci ne fixe pas un niveau de garanties, l’entreprise peut réduire les garanties par le contrat d’assurance, sinon elle doit respecter les garanties…
  • Quand l’acte fondateur est un AC, la révision du régime doit respecter les règles de révision de l’AC prévues par L2261-7 du CT, notamment selon le cycle électoral de l’A initial.
  • Lorsque l’organisme assureur veut modifier les garanties ou les cotisations, il doit informer le souscripteur et l’employeur doit informer les salariés 3 mois avant la modification.
  • Les modifications de garanties décidées par l’assureur s’imposent aux salariés, y compris aux adhérents en cours d’indemnisation, à condition que l’information ait été transmise.
  • Si l’acte fondateur fixe le montant des cotisations, l’augmentation des cotisations par l’assureur oblige à mettre l’acte fondateur en conformité avec le contrat d’assurance via une révision adaptée.

💡 Astuce mémo

Échelle de révision : AC puis A référendaire puis DUE (AC > A référendaire > DUE).

📖 9. Dénonciation de l’acte fondateur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dénonciation formelle : La dénonciation formelle est la rupture officielle de l’acte fondateur qui impose un formalisme et exclut toute déduction implicite.
  • Accord de substitution : L’A de substitution est le nouvel A conclu pour remplacer l’acte fondateur dénoncé et faire disparaître le régime antérieur.
  • Survie jusqu’à 12 mois : La survie jusqu’à 12 mois est la période pendant laquelle un engagement antérieur peut continuer à produire effet si un A de substitution est conclu selon les règles prévues.
  • Avantage de retraite : L’avantage de retraite est l’avantage dont la qualification dépend de la nature de l’avantage et qui peut rendre la dénonciation inopposable aux retraités.

📝 Points essentiels

  • La dénonciation n’est pas implicite : la simple résiliation du contrat d’assurance ne suffit pas à prouver la dénonciation de l’acte fondateur.
  • Si l’acte fondateur est une DD, il ne peut pas être dénoncé unilatéralement : il faut le consentement des parties pour résilier avant terme.
  • Si l’acte fondateur est un AC, la dénonciation peut produire effet selon la clause qui autorise une résiliation unilatérale, admise par la JP.
  • L’employeur doit notifier la dénonciation de façon distincte : aux OS signataires pour une dénonciation issue d’un AC, au CSE puis individuellement aux salariés pour une DUE, avec notification selon la logique retenue…
  • La portée dépend de l’A de substitution : sans A, l’acte dénoncé laisse place à une garantie de rémunération (sanction prévue en cas de dénonciation d’un AC), et les droits des salariés sont perdus…

💡 Astuce mémo

DD = « pas de départ seul » (dénonciation unilatérale impossible) ; sinon AC peut prévoir la sortie seule ; toujours notifier et prouver la dénonciation, pas juste résilier l’assurance.

📖 10. Résiliation du contrat d’assurance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Résiliation infra-annuelle : La résiliation infra-annuelle permet au souscripteur de mettre fin au contrat d’assurance de groupe santé avant l’échéance annuelle, après un délai minimal de 1 an.
  • Préavis de 2 mois : Le préavis de 2 mois est le délai minimal à respecter pour que la résiliation du contrat d’assurance soit valablement opposable à la date d’échéance.
  • Notification en liquidation judiciaire : En cas de LJ, la notification de résiliation doit être adressée au liquidateur pour produire ses effets.
  • Mandat de résiliation de plein droit : Le mandat de plein droit permet au nouvel assureur d’effectuer, à la place du souscripteur, les opérations de résiliation lors d’un changement d’organisme assureur.
  • MED pour non-paiement : La MED pour non-paiement impose une procédure étagée avant qu’un assureur puisse résilier pour défaut de paiement.

📝 Points essentiels

  • Le souscripteur (employeur) peut résilier sans frais et à tout moment après la 1ère année, la faculté portant sur les contrats de groupe santé et certains risques (santé, décès, incapacité, perte d’autonomie).
  • La résiliation infra-annuelle est exclue si un régime de prévoyance a été mis en place : dans ce cas, la résiliation interviendra à la date anniversaire.
  • Avant de résilier infra-annuellement, l’employeur doit consulter le CSE sur le projet de résiliation (la consultation conditionne la responsabilité, mais la résiliation produit ses effets).
  • L’assureur qui résilie doit communiquer aux salariés la date d’effet et leur droit au remboursement du solde de cotisations non consommé, avec une demande à faire dans les 30 jours et un remboursement dans le mois…
  • Quand l’assureur résilie (hors résiliation d’un commun A), il ne peut le faire qu’à la date anniversaire avec un préavis au moins égal à 2 mois et sans avoir à motiver sa décision.

💡 Astuce mémo

MED = 10 jours (alerte) → 30 jours (paiement) → 10 jours (encore sans paiement) avant résiliation.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1999CJCE : validité des clauses de désignation sous réserve d’une procédure transparente (transparence/impartialité)
2013Censure des clauses de désignation dans les A de branche : passage à des clauses de recommandation
2019Arrêt (convention de branche imprécise) : si pas de prestations définies, convention pas suffisante pour imposer l’assurance
2017Avis Cass : portabilité (L911-8) applicable même en LJ
2021Cass, soc, 13 janvier 2021 : dispense ne vaut que jusqu’à l’échéance du contrat individuel en cours
2022Cass, 2e civ, 30 mars 2022 : inclusion du financement frais de santé pour vérifier le 1,5% décès (Agirc-Arco, cadres)
2023Cass, 22 juin 2023 : cotisations prises en charge après dénonciation qualifiées d’avantage de retraite
2024Cass, Soc, 29 mai 2024 : la résiliation du contrat d’assurance ne vaut pas dénonciation de la DUE (pas de substitution sans dénonciation formelle)
2025Cass 4 septembre 2025 : l’assureur ne peut opposer au salarié une clause non portée à sa connaissance via la notice actualisée
2025Cass, 27 novembre 2025 : sort des provisions/excédents en cas de changement d’organisme assureur

📊 Tableaux de synthèse

Portabilité : gratuit vs payant

MécanismeQui bénéficieCoûtDurée max
L911-8 (gratuit)anciens salariés (pris en charge par l’assurance chômage) et ayant droità titre gratuitau maximum 12 mois
Article 4 (payant, loi Évin)anciens salariés et ayants-droit du décédéfinancé par le bénéficiairependant la période de perception du revenu de remplacement

Actes fondateurs : rôle et effets

Acte fondateurQuand il faut un complémentEffet si prestations prédéfinies
Convention de branche impréciseoui (à compléter par un acte dans l’entreprise)absence d’obligation suffisamment déterminée pour imposer des prestations
Convention de branche précisenon (pas à renégocier dans l’entreprise, sous réserve de l’extension)stipulations automatiquement applicables à toutes les entreprises du périmètre
Acte d’entreprise (AC / référendaire / DUE)en l’absence de régime prévu par la brancheinstaure le régime et fixe les garanties/conditions selon le mode choisi

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre convention de branche imprécise et acte fondateur suffisant : si les prestations ne sont pas déterminées, l’employeur n’est pas tenu d’assurer le niveau de prestations visé.
  2. Croire que résilier le contrat d’assurance équivaut à dénoncer l’acte fondateur : la Cass refuse la substitution sans dénonciation formelle (DUE/acte préexistant).
  3. Penser que le salarié peut refuser l’adhésion ou demander sa radiation pour non-remise de la notice : la sanction est l’action en responsabilité contre l’employeur.
  4. Mélanger exclusion et déchéance : l’exclusion écarte une garantie (conditions strictes de clarté/limitation), la déchéance sanctionne un manquement en déclaration, seulement si conditions et préjudice.
  5. Oublier que l’exonération vise le financement patronal et impose collectivité + adhésion obligatoire + non-substitution + acte fondateur valablement adopté.
  6. Croire que la clause de désignation (jusqu’à 2013) pouvait produire durablement ses effets : elle a été censurée, remplacée par la recommandation (effets limités).
  7. S’imaginer que la portabilité L911-8 se fait automatiquement pour tout licencié : elle suppose notamment une prise en charge par l’assurance chômage et exclut la faute lourde.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer l’articulation PSC/SS (AMC : diminuer le reste à charge ; prévoyance : incapacité-invalidité-décès et logique de revenus/capital décès).
  2. Dire en quelles conditions une convention de branche est un acte fondateur suffisant (principes directeurs vs contenu prédéterminé + répartition cotisations) et l’effet en cas de défaut de contrat d’assurance…
  3. Lister les 3 actes d’entreprise possibles pour mettre en place le régime en l’absence de régime de branche (AC, acte référendaire, DUE) et les règles de majorité/information mentionnées.
  4. Indiquer quand le CSE doit être consulté selon le type d’acte fondateur (notamment absence de consultation en cas d’AC ; consultation requise en cas d’acte référendaire ou DUE, et consultation en cas de modification).
  5. Présenter les 3 catégories de risques couverts par la logique de l’acte fondateur : frais de santé (panier minimum + financement au moins 50% par l’employeur), garantie de salaire (relais de mensualisation), garantie…
  6. Exposer la logique « degré élevé de solidarité » (mutualisation via fonds/organisme, plafond 2% des cotisations visées, et cadre de mutualisation par décision de branche).
  7. Rappeler les règles de bénéficiaires : généralisation (adhésion obligatoire des salariés du champ), égalité limitée à la même catégorie, et dispenses/exclusions (conditions et effets sur…
  8. Maîtriser l’information des salariés : contenu de la notice, preuve de remise, sanctions (responsabilité employeur, préjudice et partage de fautes), et l’exigence d’opposabilité via notice actualisée (4 septembre 2025).
  9. Expliquer le régime social du financement : assiette/exclusion des cotisations patronales PSC (collectif + adhésion obligatoire), mais maintien de CSG/CRDS et forfait social 8%, et condition de non-substitution (12…
  10. Traiter la couverture et les clauses : opposabilité des exclusions (claires, non équivoques, limitées, caractères apparents), impossibilité d’exclure le suicide la 1ère année et logique de couverture accidents…
  11. Décrire la révision : dépendance à l’acte fondateur (si garanties fixées, l’entreprise ne peut pas réduire librement), règles de révision AC (L2261-7) et préavis d’information de 3 mois pour modification imposée par…
  12. Connaître disparition/résiliation : dénonciation formelle (pas implicite), notification selon acte fondateur (AC/ DUE/ référendaire), A de substitution et survie jusqu’à 12 mois ; résiliation infra-annuelle après 1…

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Gestion et Mise en Place de la PSC avec 20 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Que désigne le contrat d’assurance de groupe conclu par l’employeur ?

2. La simple résiliation du contrat d’assurance suffit-elle à dénoncer l’acte fondateur ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Gestion et Mise en Place de la PSC avec 20 flashcards interactives.

PSC — définition ?

Protection sociale complémentaire pour risques au-delà du socle obligatoire.

Acte fondateur — rôle ?

Fixe engagements, risques couverts, prestations promises.

Contrat d’assurance — organisme ?

Structure qui verse les prestations prévues par le contrat.

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