QCM : Histoire de l’administration française (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une administration locale soutient les candidats du pouvoir sous la Restauration, intervient moins dans les élections sous la Deuxième République, puis voit réapparaître le soutien officiel aux candidats impériaux. Quelle évolution décrit cette séquence ?

Intervention sous la Restauration, recul républicain, retour sous le Second Empire
Intervention républicaine, puis retour sous la monarchie de Juillet
Candidature officielle sous la Restauration, puis recul constant jusqu’en 1870
Recul sous la Restauration, retour républicain, disparition sous le Second Empire

Intervention sous la Restauration, recul républicain, retour sous le Second Empire

Explication

L’intervention locale au bénéfice du gouvernement est fréquente sous la Restauration et la monarchie de Juillet, diminue sous la Deuxième République, puis revient avec la candidature officielle sous le Second Empire. Les autres séquences inversent le recul républicain ou attribuent la candidature officielle à la mauvaise période.

2. Un conseil général examine librement une question d’intérêt départemental et adopte une délibération : quel effet de la loi du 10 août 1871 fonde cette compétence ?

Le renforcement des compétences et du pouvoir de décision du conseil général
La suppression de toute délibération du conseil général
Le transfert au maire du pouvoir de régler les affaires départementales
La nomination des conseillers généraux par le pouvoir exécutif

Le renforcement des compétences et du pouvoir de décision du conseil général

Explication

La loi du 10 août 1871 renforce les compétences et le pouvoir de décision du conseil général, qui peut délibérer librement sur les affaires d’intérêt départemental. Le rôle du maire concerne la commune, et la loi ne remplace pas les délibérations par une décision préfectorale.

3. Un gouvernement d’avant 1914 privilégie l’initiative privée et limite le rôle de l’État ; quelle évolution cette orientation annonce-t-elle ?

L’État minimal ou État gendarme
L’État providence interventionniste
L’État décentralisé autour des communes
L’État de droit soumis au juge

L’État minimal ou État gendarme

Explication

Avant 1914, l’État minimal, dit État gendarme, privilégie l’initiative privée et limite le rôle public. L’État providence interventionniste se développe à partir de la Première Guerre mondiale ; l’État de droit et la décentralisation désignent d’autres caractéristiques.

4. À la veille de 1789, entre quelles catégories se répartit le personnel administratif de l’Ancien Régime ?

Commissaires, ministres et intendants
Officiers, commissaires et commis
Officiers, intendants et magistrats
Commis, magistrats et secrétaires d’État

Officiers, commissaires et commis

Explication

Le personnel administratif se répartit entre officiers, commissaires et commis. Les intendants sont des commissaires, les ministres relèvent d’une autre classification et les magistrats ne remplacent pas les commis dans cette répartition.

5. Au fil du temps, un besoin collectif autrefois pris en charge par l’administration est désormais satisfait autrement. Quel principe relatif à l’intérêt général reste valable ?

Sa variation entraîne la disparition de la mission administrative correspondante
Son contenu demeure identique, mais la mission administrative change avec les époques
Son contenu peut varier, mais la mission administrative demeure la satisfaction de l’intérêt général
Son contenu dépend des intérêts privés, qui déterminent la mission administrative

Son contenu peut varier, mais la mission administrative demeure la satisfaction de l’intérêt général

Explication

Le contenu de l’intérêt général varie selon les époques et la conception de l’État, mais la mission de l’administration reste sa satisfaction. Le premier distracteur inverse stabilité et variation, le deuxième confond variation du contenu et disparition de la mission, et le troisième substitue les intérêts privés à l’intérêt général.

6. Que révèle l’affaire des fiches, rendue publique en 1904, sur l’avancement des officiers ?

Il dépend d’appréciations politiques et religieuses consignées avec l’aide du Grand Orient de France
Il dépend de la consultation individuelle des dossiers autorisée par une loi de 1905
Il dépend de résultats à un concours administratif organisé par le Grand Orient de France
Il dépend d’appréciations politiques et religieuses consignées par les conseils municipaux

Il dépend d’appréciations politiques et religieuses consignées avec l’aide du Grand Orient de France

Explication

L’affaire des fiches révèle que l’avancement des officiers repose sur des appréciations politiques et religieuses consignées avec l’aide du Grand Orient de France. Le concours, les conseils municipaux et le droit de consultation instauré en 1905 ne décrivent pas cette pratique.

7. Quels agents le pouvoir républicain écarte-t-il de la haute fonction publique dans les années 1878-1879, notamment dans le corps préfectoral et au Conseil d’État ?

Les maires et les conseillers municipaux jugés non républicains
Les républicains et les bonapartistes jugés non républicains
Les royalistes et les bonapartistes jugés non républicains
Les royalistes et les républicains jugés non républicains

Les royalistes et les bonapartistes jugés non républicains

Explication

Dans ces années, le pouvoir républicain écarte les royalistes et les bonapartistes jugés non républicains de postes élevés, notamment dans le corps préfectoral et au Conseil d’État. Les autres réponses substituent un groupe ou une institution qui ne correspond pas aux personnes visées.

8. À qui attribue-t-on l’affirmation selon laquelle la centralisation administrative est une institution de l’Ancien Régime, et non l’œuvre de la Révolution ou de l’Empire ?

Montesquieu, dans L’Ancien Régime et la Révolution
Tocqueville, dans L’Ancien Régime et la Révolution
Richelieu, dans L’Ancien Régime et la Révolution
Sieyès, dans L’Ancien Régime et la Révolution

Tocqueville, dans L’Ancien Régime et la Révolution

Explication

Tocqueville défend cette thèse dans L’Ancien Régime et la Révolution. Richelieu est associé à la stabilité des intendants, tandis que les autres noms ne correspondent pas à l’attribution indiquée.

9. Après l’abolition de la patrimonialité des offices, un ancien propriétaire reçoit des assignats en indemnisation, mais leur valeur baisse rapidement. Quelle conséquence suit de ces événements ?

La valeur réelle de son indemnisation diminue fortement
La charge devient transmissible grâce aux assignats reçus
La propriété de son office est rétablie par l’indemnisation
L’indemnisation conserve la valeur de l’office en gages

La valeur réelle de son indemnisation diminue fortement

Explication

La patrimonialité des offices disparaît lors de l’abolition des privilèges, et les propriétaires sont indemnisés en assignats, qui perdent rapidement une grande partie de leur valeur. L’indemnisation ne rétablit donc pas la propriété de la charge ni sa transmissibilité.

10. Pourquoi les frontières souvent rectilignes de plusieurs États africains actuels s’expliquent-elles par leur histoire ?

Elles reprennent les frontières de peuples dont les territoires avaient été respectés
Elles ont été fixées après les indépendances par des accords entre États africains
Elles résultent du partage colonial des territoires entre puissances européennes à la fin du XIXe siècle
Elles suivent des limites naturelles établies par les reliefs et les cours d’eau

Elles résultent du partage colonial des territoires entre puissances européennes à la fin du XIXe siècle

Explication

Le partage des territoires africains entre puissances européennes à la fin du XIXe siècle explique la carte actuelle et ses frontières souvent rectilignes, tracées sans respecter les peuples. L’explication par les limites naturelles, par des accords postérieurs aux indépendances ou par le respect des peuples méconnaît cette origine coloniale.

11. Pour caractériser une administration, un étudiant doit distinguer sa finalité des moyens juridiques dont elle dispose. Quelle distinction doit-il retenir ?

Les besoins sociaux sont son but et l’intérêt général est son moyen juridique
La gestion privée est son but et les contrats ordinaires sont ses moyens publics
Les prérogatives de puissance publique sont son but et l’intérêt général est son moyen
L’intérêt général est son but et les prérogatives de puissance publique sont ses moyens

L’intérêt général est son but et les prérogatives de puissance publique sont ses moyens

Explication

L’administration se caractérise par son but, l’intérêt général, et par ses moyens, les prérogatives de puissance publique. Les distracteurs inversent ces deux éléments ou substituent aux moyens administratifs les besoins sociaux ou des outils de droit privé.

12. Sous la monarchie parlementaire, un gouvernement veut consolider sa position à la Chambre en nommant des députés à des emplois publics et en faisant élire des fonctionnaires. Quelle règle rend cette stratégie possible ?

L’absence d’incompatibilité entre mandat parlementaire et fonction publique
L’incompatibilité prévue pour les représentants du peuple en 1848
L’interdiction constitutionnelle de nommer des députés fonctionnaires
La règle réservant les emplois publics aux élus locaux

L’absence d’incompatibilité entre mandat parlementaire et fonction publique

Explication

Sous la monarchie parlementaire, aucune incompatibilité n’empêche de cumuler mandat parlementaire et fonction publique, ce qui permet au gouvernement de nommer des députés ou de faire élire des fonctionnaires. La Constitution de 1848 instaure précisément une incompatibilité, et les autres propositions ne correspondent pas à la règle en vigueur.

13. Par quel décret et à quelle date la France est-elle divisée en 83 départements ?

Par un décret voté le 26 février 1790
Par un décret voté en 1791
Par une décision prise à l’automne 1789
Par une loi votée le 14 décembre 1789

Par un décret voté le 26 février 1790

Explication

Le découpage en 83 départements est arrêté par un décret voté le 26 février 1790. La date du 14 décembre 1789 concerne les municipalités, 1791 est une date postérieure, et l’automne 1789 correspond au début de la réorganisation.

14. À partir de 1853, un fonctionnaire cotise à un régime de retraite harmonisé et bénéficie d’une garantie de l’État. Quelle évolution ce cas illustre-t-il ?

L’instauration d’un examen professionnel pour obtenir une retraite garantie
La création d’un régime de retraite réservé aux fonctionnaires de l’armée
Le financement intégral des retraites par l’État sans cotisations des agents
L’uniformisation du régime de retraite, financé par les cotisations et garanti par l’État

L’uniformisation du régime de retraite, financé par les cotisations et garanti par l’État

Explication

À partir de 1853, le Second Empire uniformise le régime de retraite des fonctionnaires, financé par leurs cotisations et assorti d’une garantie de l’État. Le régime réservé à l’armée, le financement sans cotisations et l’examen de 1861 concernent d’autres éléments.

15. Quel rôle remplit un statut de la fonction publique ?

Déterminer les modalités de recrutement des fonctionnaires
Fixer les règles concernant les droits et obligations des fonctionnaires
Prononcer la nomination d’un fonctionnaire déterminé
Établir les rémunérations des agents publics

Fixer les règles concernant les droits et obligations des fonctionnaires

Explication

Le statut est un texte, ou un ensemble de textes, qui fixe les règles applicables aux fonctionnaires, notamment leurs droits et leurs obligations. Les autres réponses le réduisent au recrutement, à la rémunération ou à une décision individuelle.

16. Le roi veut confier à un commissaire une autre mission, le déplacer puis mettre fin à sa fonction. Quel pouvoir son statut lui permet-il d’exercer ?

Lui garantir une place dans les bureaux ministériels
Lui permettre de vendre sa fonction ou de la léguer
Le choisir, le déplacer ou le révoquer à sa guise
Lui verser des gages en échange d’un office possédé

Le choisir, le déplacer ou le révoquer à sa guise

Explication

Le commissaire ne détient aucun droit sur sa fonction, si bien que le roi peut le choisir, le déplacer ou le révoquer. La vente et la transmission concernent les offices des officiers, tandis que les bureaux ministériels caractérisent notamment le travail des commis.

17. Quel principe caractérise un État de droit par opposition à un État de police ?

L’État peut agir sans être soumis au droit
L’État limite son action aux fonctions de police
Les collectivités locales échappent au contrôle de l’État
L’État lui-même est soumis au droit

L’État lui-même est soumis au droit

Explication

Dans un État de droit, l’État est lui-même soumis au droit. Limiter l’action de l’État décrit plutôt l’État minimal, la décentralisation concerne l’organisation territoriale et l’absence de soumission caractérise la confusion avec l’État de police.

18. Le gouvernement place dans chaque province des agents locaux chargés de le représenter. Quelle technique administrative met-il en œuvre ?

La déconcentration
La centralisation
La décentralisation
L’administration-juge

La déconcentration

Explication

La déconcentration consiste à placer sur le territoire des agents locaux qui représentent l’État. La décentralisation repose sur des autorités locales autonomes, la centralisation désigne la concentration des pouvoirs et l’administration-juge traite de la fonction de jugement.

19. En 1935, une fonctionnaire cherche les règles juridiques applicables à son corps. Quel cadre juridique correspond à la situation d’avant 1941 ?

Aucune règle écrite applicable aux fonctionnaires
Un statut général unique applicable à tous les fonctionnaires
Une multitude de textes et de statuts spéciaux selon les corps
Un texte commun complété par des règles identiques pour chaque corps

Une multitude de textes et de statuts spéciaux selon les corps

Explication

Avant 1941, les fonctionnaires ne relèvent pas d’un statut général unique : ils sont régis par une pluralité de textes et de statuts spéciaux propres aux corps. Les autres réponses anticipent un cadre général unique ou confondent cette diversité avec l’absence de règles.

20. Dans l’organisation territoriale révolutionnaire, quel enchaînement doit suivre un agent qui part d’un département pour rejoindre l’échelon contenant les communes ?

Commune, canton, districts, département
Département, districts, cantons, communes
Département, cantons, districts, communes
Département, districts, communes, cantons

Département, districts, cantons, communes

Explication

Chaque département comprend six à neuf districts, qui regroupent des cantons eux-mêmes divisés en communes. Inverser districts et cantons, omettre les cantons ou renverser l’ensemble de la hiérarchie méconnaît cette organisation.

21. Après la loi du 24 mai 1872, le Conseil d’État rend une décision définitive sans la soumettre à l’approbation du chef de l’État : de quel système s’agit-il ?

La justice retenue par le chef de l’État
La justice déléguée au Conseil d’État
La saisine préalable du ministre
La théorie du ministre-juge

La justice déléguée au Conseil d’État

Explication

La loi de 1872 instaure la justice déléguée : le Conseil d’État juge définitivement sans approbation du chef de l’État. La justice retenue implique cette approbation, tandis que le ministre-juge et la saisine préalable concernent le recours du particulier.

22. En 1848, une personne élue représentante du peuple est rémunérée pour exercer une fonction publique. Quelle conséquence prévoit l’article 28 de la Constitution ?

Le mandat est incompatible avec la fonction publique rémunérée
Le mandat peut être cumulé si la fonction est municipale
Le mandat peut être cumulé avec toute fonction publique rémunérée
Le mandat est incompatible avec les seules fonctions publiques bénévoles

Le mandat est incompatible avec la fonction publique rémunérée

Explication

L’article 28 de la Constitution de 1848 rend toute fonction publique rémunérée incompatible avec le mandat de représentant du peuple. Le cumul caractérisait la monarchie parlementaire, et la règle ne se limite ni aux fonctions bénévoles ni aux emplois municipaux.

23. Après une révolution, un pays conserve plusieurs structures administratives antérieures tout en les adaptant. Quelle interprétation correspond à la formation historique de l’administration française contemporaine ?

Elle résulte d’une rupture complète, car les révolutions suppriment les principes et structures anciens
Elle résulte d’une création unique, car une seule période détermine l’organisation administrative
Elle résulte d’un abandon de l’héritage, car l’adaptation élimine les structures administratives anciennes
Elle résulte de strates successives, car les révolutions n’effacent pas toujours les principes et structures anciens

Elle résulte de strates successives, car les révolutions n’effacent pas toujours les principes et structures anciens

Explication

L’administration française contemporaine s’est formée par strates historiques successives, les révolutions n’ayant pas toujours fait disparaître les principes et structures anciens. Les distracteurs supposent soit une rupture complète, soit une création en une seule période, soit un abandon systématique de l’héritage.

24. Un bilan de la Révolution relève à la fois l’abolition des privilèges et l’uniformisation territoriale, ainsi que le maintien d’une partie du personnel d’Ancien Régime et des traditions contentieuses. Quelle interprétation rend compte de ces deux constats ?

La Révolution conserve l’Ancien Régime sans innovation administrative durable
La Révolution uniformise le territoire tout en rétablissant les privilèges
La Révolution supprime entièrement les institutions et pratiques antérieures
La Révolution combine des innovations durables et des continuités héritées

La Révolution combine des innovations durables et des continuités héritées

Explication

Le bilan est mixte : la Révolution introduit des innovations durables, mais prolonge aussi l’Ancien Régime par le maintien d’une partie du personnel et des traditions contentieuses. Parler de rupture complète ou de continuité totale néglige l’un des deux aspects, et l’uniformisation ne signifie pas le rétablissement des privilèges.

25. Un roi attribue à une personne une charge publique et lui verse des gages pour son service. Comment cette charge est-elle qualifiée ?

Une intendance
Un emploi de commis
Un office
Une commission

Un office

Explication

Un office est une fonction ou une charge publique accordée par le roi et rémunérée par des gages ou des taxations. Une commission désigne une mission particulière, tandis qu’une intendance et un poste de commis ne définissent pas cette charge.

26. Après le scandale des fiches, un fonctionnaire menacé de sanction demande à consulter son dossier : quelle mesure législative lui ouvre cette possibilité ?

La loi de 1905 sur la consultation du dossier
L’arrêt Demoiselle Bobard sur l’accès aux fonctions
La révélation de 1904 sur les fiches des officiers
Le préambule de 1946 sur les droits syndicaux

La loi de 1905 sur la consultation du dossier

Explication

À la suite du scandale, une loi de 1905 autorise les fonctionnaires menacés de sanctions à consulter leur dossier. Le préambule de 1946 porte sur la liberté syndicale et le droit de grève, tandis que l’arrêt Bobard concerne l’accès des femmes aux fonctions administratives.

27. Une administration publique intervient pour organiser un service répondant à un besoin collectif et utilise des pouvoirs juridiques particuliers. Quelle définition correspond à cette situation ?

Un ensemble d’organes publics exécutant des missions d’intérêt général sans pouvoirs particuliers
Un ensemble d’organes publics exécutant des missions d’intérêt général au moyen de prérogatives de puissance publique
Un ensemble d’organes privés exécutant des missions commerciales au moyen de contrats ordinaires
Un ensemble d’organes publics défendant des intérêts particuliers au moyen de décisions privées

Un ensemble d’organes publics exécutant des missions d’intérêt général au moyen de prérogatives de puissance publique

Explication

L’administration française regroupe des organes de personnes publiques qui exécutent des missions publiques pour satisfaire l’intérêt général grâce aux prérogatives de puissance publique. Les distracteurs substituent des organes privés, des intérêts particuliers ou l’absence de ces prérogatives.

28. Un fonctionnaire du XIXe siècle doit prêter serment, respecter une obligation de réserve et obéir à ses supérieurs. Quelle situation disciplinaire générale caractérise pourtant cette période ?

Ces obligations ne concernent que les agents soumis à un conseil d’administration
Ces obligations disparaissent en l’absence d’un règlement disciplinaire général
Ces obligations sont encadrées par un statut disciplinaire commun à tous les services
Ces obligations existent sans règles disciplinaires générales pour toute la fonction publique

Ces obligations existent sans règles disciplinaires générales pour toute la fonction publique

Explication

Les fonctionnaires étaient soumis au serment, à la réserve et à l’obéissance hiérarchique, mais il n’existait pas de règles disciplinaires générales applicables à toute la fonction publique. Certaines règles locales ne constituaient pas un statut commun, et l’absence de règles générales n’annulait pas les obligations.

29. Après un changement de régime au XIXe siècle, des agents sont écartés en raison de leur allégeance politique, y compris dans l’enseignement et les services préfectoraux. Quel phénomène cette situation illustre-t-elle ?

Des démissions, révocations et épurations liées aux changements de régime
Une incompatibilité entre emploi public et mandat de représentant
Un recrutement fondé sur des concours administratifs uniformes
Une décentralisation des nominations vers les collectivités locales

Des démissions, révocations et épurations liées aux changements de régime

Explication

Entre 1815 et 1870, les changements de régime entraînent démissions, révocations et épurations politiques de fonctionnaires, notamment dans plusieurs secteurs de l’administration. Les concours, l’incompatibilité parlementaire et la décentralisation ne décrivent pas ce phénomène.

30. Une équipe municipale étudie une ancienne crise pour éviter de répéter des erreurs et mieux interpréter la situation actuelle. Quelles sont les deux fonctions de l’histoire mobilisées ?

Préserver les témoignages anciens et prédire les événements futurs
Éviter de renouveler les erreurs passées et comprendre le monde actuel
Comprendre les sociétés anciennes et garantir les choix futurs
Expliquer les décisions passées et remplacer l’analyse du présent

Éviter de renouveler les erreurs passées et comprendre le monde actuel

Explication

L’histoire aide à la fois à ne pas renouveler les erreurs du passé et à comprendre le monde actuel. La conservation des traces n’est pas l’une de ces deux fonctions, l’analyse historique éclaire aussi le présent, et elle ne garantit pas la prévision de l’avenir.

31. Entre 1837 et 1845, un ministre souhaite adapter au modèle allemand la formation des futurs administrateurs en créant des établissements séparés des facultés de droit. Quelle proposition correspond à ce projet ?

Créer des facultés d’administration distinctes des facultés de droit
Créer des examens nationaux pour l’accès aux grands corps
Créer des écoles normales distinctes des facultés de droit
Créer des chaires d’administration au sein des facultés de droit

Créer des facultés d’administration distinctes des facultés de droit

Explication

Salvandy proposa des facultés d’administration distinctes des facultés de droit, en s’inspirant du modèle allemand. Les écoles normales formaient les instituteurs, tandis que les chaires et les examens désignent d’autres dispositifs.

32. Un maire célèbre un acte d’état civil, puis intervient au titre de la police municipale : quels rôles exerce-t-il successivement ?

Agent de l’État, puis agent de la commune
Agent de la commune, puis agent de l’État
Agent de l’État dans les deux situations
Agent du département, puis agent de l’État

Agent de l’État, puis agent de la commune

Explication

Le dédoublement fonctionnel distingue les missions du maire : il agit comme agent de l’État en matière d’état civil et comme agent de la commune pour la police municipale. L’inversion des rôles confond les deux exemples, et ni le département ni une fonction étatique dans les deux cas ne correspondent à cette distinction.

33. En 1844, quel projet la Chambre des députés repousse-t-elle pour régler le recrutement et l’avancement, deux problèmes majeurs signalés par Tocqueville ?

Un projet d’examens obligatoires pour tous les fonctionnaires
Une charte administrative définissant les droits des employés
Un projet de facultés d’administration inspirées du modèle allemand
Un projet de statut général de la fonction publique

Un projet de statut général de la fonction publique

Explication

La Chambre des députés repoussa en 1844 un projet de statut général destiné à régler le recrutement et l’avancement, que Tocqueville présentait comme deux problèmes majeurs. Les facultés d’administration et la charte administrative étaient des propositions distinctes ; le projet ne portait pas sur des examens universels.

34. Un officier souhaite quitter sa charge et la transmettre à son héritière. Quelle caractéristique de son statut rend ces deux actes possibles ?

Son emploi dans un bureau ministériel
La propriété de son office
La lettre de commission reçue du roi
La rémunération de sa fonction par des gages

La propriété de son office

Explication

Les officiers étaient propriétaires de leur office et pouvaient vendre leur charge ou la transmettre à leurs héritiers. La mission révocable caractérise les commissaires, et ni le travail de bureau ni les gages n’impliquent cette propriété.

35. Dans une commune située hors de Paris, le conseil municipal choisit le maire et délibère sur les affaires communales : quelle loi consacre ces règles ?

La loi du 5 avril 1884
La loi du 10 août 1871
La loi de décentralisation de 1982
La loi du 24 mai 1872

La loi du 5 avril 1884

Explication

La loi du 5 avril 1884 consacre l’élection du maire par le conseil municipal, sauf à Paris, et reconnaît au conseil le règlement des affaires communales par délibération. La loi de 1871 concerne le département, tandis que les autres dates renvoient à d’autres réformes.

36. Quelle mesure consacre les communes correspondant aux anciennes paroisses et aux villes d’Ancien Régime ?

Le décret du 26 février 1790 sur les départements
La loi du 14 décembre 1789 sur les municipalités
Une loi de 1791 sur les cantons
Un décret de 1792 sur les districts

La loi du 14 décembre 1789 sur les municipalités

Explication

La loi du 14 décembre 1789 relative à la constitution des municipalités consacre les communes, notamment à partir des anciennes paroisses et des villes d’Ancien Régime. Le décret de février 1790 porte sur les départements, tandis que les autres dates proposées ne désignent pas la mesure municipale.

37. Dans un service, deux agents ont la même ancienneté, mais le chef promeut celui qu’il juge préférable, ce qui favorise un proche de son entourage. Quel mécanisme décrit cette décision ?

L’avancement au mérite, déterminé par un concours externe
La promotion automatique, fondée sur le rang hiérarchique
L’avancement au choix, qui peut ouvrir la voie au favoritisme
L’avancement à l’ancienneté, fondé sur la durée de service

L’avancement au choix, qui peut ouvrir la voie au favoritisme

Explication

L’avancement au choix dépend de la discrétion des chefs de service et peut favoriser le favoritisme. L’ancienneté repose sur la durée de service ; le concours externe et la promotion automatique ne décrivent pas le mécanisme en cause.

38. Un juge envisage d’interrompre une opération menée par un corps administratif. Quelle règle la loi des 16 et 24 août 1790 lui impose-t-elle ?

Suspendre les opérations administratives jusqu’à leur validation judiciaire
Interdire aux corps administratifs de conduire leurs opérations
Ne pas troubler les opérations administratives, sous peine de forfaiture
Trancher les litiges administratifs avant que l’administration agisse

Ne pas troubler les opérations administratives, sous peine de forfaiture

Explication

La loi sépare les fonctions judiciaires et administratives et interdit aux juges de troubler les opérations des corps administratifs, sous peine de forfaiture. Elle ne leur confie pas le contrôle préalable de ces opérations et n’interdit pas à l’administration d’agir.

39. Dans l’organisation prévue par la Constitution de 1791, une assemblée élue adopte les lois. À quelle institution revient le pouvoir exécutif ?

Aux juges élus
Au roi, délégué de la nation
À l’assemblée élue
Aux administrateurs locaux élus

Au roi, délégué de la nation

Explication

La Constitution de 1791 confie le pouvoir exécutif au roi, délégué de la nation, tandis que l’assemblée élue exerce le législatif et les juges élus le judiciaire. La réponse concernant les administrateurs locaux confond une autre catégorie d’agents avec le pouvoir exécutif.

40. À partir de 1792, une administration doit équiper et nourrir environ un million de soldats. Quelle évolution de la bureaucratie cette situation contribue-t-elle à provoquer sous la Convention ?

Une diminution des effectifs pour limiter les dépenses
Une stabilisation des effectifs grâce au recrutement familial
Une forte augmentation des effectifs bureaucratiques
Une baisse des besoins administratifs liée à l’armée

Une forte augmentation des effectifs bureaucratiques

Explication

Sous la Convention, les effectifs bureaucratiques augmentent considérablement pour répondre notamment aux besoins de l’administration militaire, qui doit équiper et nourrir environ un million de soldats. La professionnalisation concerne plutôt le Directoire, et les autres réponses contredisent l’expansion des besoins militaires.

41. Pour remplacer une organisation territoriale composée de provinces, d’intendances, de bailliages et de généralités, les révolutionnaires créent une nouvelle division. Quel objectif cette réforme poursuit-elle ?

Renforcer l’autonomie des provinces et leur esprit particulier
Favoriser l’unité nationale et limiter l’esprit de province
Maintenir l’enchevêtrement des anciennes divisions territoriales
Réunir les bailliages sous l’autorité permanente des intendants

Favoriser l’unité nationale et limiter l’esprit de province

Explication

Les départements remplacent l’enchevêtrement des anciennes divisions afin de favoriser l’unité nationale et de limiter l’esprit de province. Les réponses opposées à cet objectif préservent les particularismes, maintiennent l’ancien découpage ou rétablissent les intendants.

42. Quelle définition de l’intérêt général Jean Rivero met-il en avant ?

La sphère des besoins que l’initiative privée satisfait aisément pour la société
La sphère des nécessités vitales pour la société auxquelles l’initiative privée ne peut répondre
L’ensemble des prérogatives juridiques permettant à l’administration d’agir
La somme des intérêts privés que les individus cherchent à satisfaire séparément

La sphère des nécessités vitales pour la société auxquelles l’initiative privée ne peut répondre

Explication

Jean Rivero associe l’intérêt général aux nécessités vitales pour la société auxquelles l’initiative privée ne peut répondre. La somme des intérêts privés et les besoins pris en charge par le privé ne correspondent pas à cette définition ; les prérogatives désignent plutôt les moyens de la puissance publique.

43. Un agent doit être nommé ou révoqué sous la Constitution de 1848. Quelle procédure prévoit son article 64 ?

Le ministre agit sur proposition du président et selon des conditions librement choisies
Le ministre nomme et révoque l’agent selon les conditions fixées par le Conseil d’État
Le président agit sans proposition ministérielle et selon les règles de chaque service
Le président agit sur proposition du ministre compétent et selon les conditions réglementaires fixées par la loi

Le président agit sur proposition du ministre compétent et selon les conditions réglementaires fixées par la loi

Explication

L’article 64 attribue au président de la République la nomination et la révocation, sur proposition du ministre compétent et dans les conditions réglementaires fixées par la loi. Les autres formulations inversent les autorités, omettent la proposition ministérielle ou écartent le cadre légal.

44. Une citoyenne dont les talents sont reconnus réclame un emploi public sans autre distinction que ses vertus et ses capacités. Quel principe de la Déclaration de 1789 soutient sa demande ?

L’accès aux emplois publics selon l’élection à toutes les fonctions
L’accès aux emplois publics selon la nomination par le gouvernement
L’accès aux emplois publics selon la capacité, les vertus et les talents
L’accès aux emplois publics selon la transmission familiale des charges

L’accès aux emplois publics selon la capacité, les vertus et les talents

Explication

L’article 6 garantit l’admissibilité de tous les citoyens aux dignités, places et emplois publics selon leur capacité, sans autre distinction que leurs vertus et leurs talents. La nomination et l’élection désignent des modes de recrutement, et la transmission familiale rappelle le régime des anciens offices.

45. Entre 1795 et 1799, une candidate constate que l’administration devient plus professionnelle, mais que le recrutement dépend encore de recommandations et que l’avancement reste irrégulier. Quelle période correspond à cette situation ?

La Convention
Le Directoire
La Restauration
La Deuxième République

Le Directoire

Explication

Sous le Directoire, l’administration se professionnalise, mais ses règles restent lacunaires, les recommandations et les liens familiaux pèsent sur le recrutement, et l’avancement n’obéit pas à des règles stables. La Convention est associée à la forte hausse des effectifs, tandis que les deux autres périodes sont postérieures.

46. Un maire révolutionnaire prend une mesure réglementaire importante dans sa commune. Quel contrôle s’applique à cet acte ?

L’acte important doit être approuvé par le canton
L’acte important doit être approuvé par le département
L’acte important n’est soumis à aucune approbation
L’acte important doit être approuvé par le conseil communal

L’acte important doit être approuvé par le département

Explication

Le maire élu dispose d’un pouvoir réglementaire, mais ses actes les plus importants doivent être approuvés par le département. Le conseil communal vote notamment les impôts, le canton n’est pas l’autorité d’approbation indiquée et l’acte important reste soumis à un contrôle.

47. Dans un ministère au début du XXe siècle, une règle de promotion prend en compte à la fois les années de service et la qualité du travail. Quel principe cette règle applique-t-elle ?

L’avancement fondé sur le mérite seul
L’avancement fondé sur l’ancienneté seule
La combinaison de l’ancienneté et du mérite
L’avancement au choix laissé à la discrétion hiérarchique

La combinaison de l’ancienneté et du mérite

Explication

À partir des années 1900, les règles d’avancement dans les ministères associent ancienneté et mérite. L’avancement au choix pur relève, lui, de la discrétion hiérarchique ; les autres réponses écartent à tort l’un des deux critères.

48. Dans un service de la première moitié du XIXe siècle, le chef choisit un nouvel agent après qu’une connaissance lui a recommandé un candidat, sans règle générale encadrant le recrutement. Quel mode de recrutement cette situation illustre-t-elle ?

Le libre choix du chef de service influencé par des préférences ou recommandations
La sélection par un examen uniforme fixé par des règles générales
La nomination selon l’ancienneté acquise dans le service
Le recrutement par concours organisé pour toutes les fonctions publiques

Le libre choix du chef de service influencé par des préférences ou recommandations

Explication

Dans la première moitié du XIXe siècle, le recrutement relève généralement du chef de service et peut dépendre de préférences ou de recommandations. Le concours, l’examen uniforme et l’ancienneté correspondent à d’autres modalités de sélection.

49. Dans un royaume, l’État concentre les pouvoirs et confie les compétences à des autorités soumises au gouvernement. De quel système administratif s’agit-il ?

L’administration-juge
La déconcentration
La décentralisation
La centralisation

La centralisation

Explication

La centralisation concentre les pouvoirs entre les mains de l’État et confie les compétences à des autorités soumises au gouvernement. La décentralisation reconnaît une libre administration locale, la déconcentration place des agents de l’État sur le territoire et l’administration-juge concerne le règlement des litiges.

50. Un candidat réussit un examen donnant accès à un grand corps, mais le gouvernement nomme directement un autre candidat à un emploi supérieur sans le soumettre au concours. Que montre cette situation ?

Les examens encadrent certains recrutements sans empêcher les nominations directes
Les concours s’appliquent à toutes les nominations aux emplois supérieurs
La nomination directe constitue une forme de réussite à l’examen d’aptitude
Les examens ont remplacé les nominations gouvernementales dans les grands corps

Les examens encadrent certains recrutements sans empêcher les nominations directes

Explication

L’apparition d’examens n’a pas fait disparaître le favoritisme : les gouvernements pouvaient encore nommer directement certains candidats en les dispensant du concours. Confondre l’examen avec une garantie générale ou avec une réussite au concours méconnaît cette persistance de l’arbitraire.

51. Un gouvernement réserve certaines fonctions administratives aux hommes en invoquant l’intérêt du service : quelle solution l’arrêt Demoiselle Bobard de 1936 admet-il ?

Le Gouvernement doit réserver toutes les fonctions aux hommes dans chaque ministère
Les fonctionnaires peuvent consulter leur dossier pour contester toute restriction
Les femmes peuvent être exclues des fonctions pour leurs opinions politiques
Le Gouvernement peut réserver certaines fonctions aux hommes pour l’intérêt du service

Le Gouvernement peut réserver certaines fonctions aux hommes pour l’intérêt du service

Explication

L’arrêt Demoiselle Bobard admet que le Gouvernement réserve certaines fonctions aux hommes lorsque l’intérêt du service le justifie. Il ne pose pas une exclusion générale, ne fonde pas une discrimination fondée sur les opinions et ne porte pas sur la consultation des dossiers.

52. Avant la féodalité, les attributs de la souveraineté étaient dispersés. Quel effet leur centralisation par la monarchie a-t-elle eu ?

Construire l’État et renforcer l’unité politique du pays
Accroître l’autonomie politique des provinces et des communes
Remplacer l’unité politique par des administrations locales indépendantes
Dissoudre l’État en répartissant la souveraineté entre les seigneurs

Construire l’État et renforcer l’unité politique du pays

Explication

En centralisant les attributs de souveraineté auparavant dispersés, la monarchie a construit l’État et forgé l’unité politique du pays. Les autres réponses confondent cette concentration avec une décentralisation ou inversent son effet sur l’unité.

53. En 1890, un particulier porte directement un litige administratif devant le Conseil d’État, sans saisir d’abord un ministre : quelle évolution rend cette démarche possible ?

Le ministre-juge conserve la première instance
La loi de 1872 instaure la justice déléguée
La loi de 1872 met fin à la justice retenue
L’arrêt Cadot met fin à la théorie du ministre-juge

L’arrêt Cadot met fin à la théorie du ministre-juge

Explication

L’arrêt Cadot de 1889 permet de porter directement les litiges administratifs devant le Conseil d’État et met fin à la théorie du ministre-juge. La loi de 1872 établit la justice déléguée, mais le ministre devait encore être saisi auparavant.

54. Quel principe la Constitution de 1848 met-elle en avant pour réformer l’accès à la fonction publique ?

La garantie des retraites et l’uniformisation des cotisations
La nomination présidentielle et la révocation par les ministres
La méritocratie et le développement des concours
La liberté de choix de l’administration et le maintien des nominations discrétionnaires

La méritocratie et le développement des concours

Explication

La Constitution de 1848 affirme la méritocratie et vise à développer les concours pour accéder à la fonction publique. Le libre choix administratif, les retraites et les règles de nomination relèvent d’autres aspects de cette période.

55. Quelle thèse François Burdeau défend-il à propos de la relation entre l’administration et l’État en France ?

L’État a produit la nation et chaque période a façonné le système administratif
L’administration a constitué l’État et la place singulière de celui-ci contribue à l’exception française
L’exception française tient à la disparition de l’État et de son administration
L’administration s’est formée sans lien avec la constitution historique de l’État

L’administration a constitué l’État et la place singulière de celui-ci contribue à l’exception française

Explication

Selon François Burdeau, l’administration a constitué l’État et la place singulière de l’État et de son administration explique une part de l’exception française. La construction de la nation est associée à Pierre Rosanvallon, tandis que les autres distracteurs détachent l’administration de l’État ou inversent leur relation.

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À quoi l’histoire aide-t-elle face aux erreurs du passé ?

À ne pas les renouveler.

Que permet de comprendre l’histoire au sujet du monde actuel ?

Le monde actuel.

Quel est le but de l’administration française ?

Satisfaire l’intérêt général.

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