★ À maîtriser
Le droit romain est traditionnellement divisé en ancien droit, droit classique et droit postclassique.
La loi des XII Tables rassemble des règles de :
La procédure formulaire classique se déroule en deux phases : le magistrat établit une formule écrite pour le juge, puis le juge examine l’affaire et rend sa décision.
En 212, l’édit de Caracalla accorde la citoyenneté romaine aux habitants concernés par l’édit.
Compléments
Dans la procédure formulaire, la condemnatio ordonne au juge de condamner ou d’absoudre et la condamnation est toujours pécuniaire.
En -242, Rome crée un préteur pérégrin chargé d’organiser les litiges entre Romains et étrangers.
La compilation de Justinien comprend :
Ancien droit → droit classique → droit postclassique.
★ À maîtriser
📌 L’obligation juridique est assortie d’une sanction étatique, tandis qu’une obligation morale, comme faire la charité, n’en comporte pas.
📌 Le droit personnel permet au créancier d’exiger une prestation d’un débiteur déterminé, tandis que le droit réel confère un pouvoir direct sur une chose et s’oppose à tous.
Le créancier occupe le côté actif de l’obligation et peut en exiger l’exécution, tandis que le débiteur occupe le côté passif et doit s’exécuter.
La prestation peut consister à :
Compléments
Du côté du créancier, l’obligation est appelée créance ; du côté du débiteur, elle est appelée dette.
Le terme latin obligatio associe ob et ligare, au sens de « lié en raison de quelque chose », et sa plus ancienne attestation mentionnée dans le cours date du IIIe siècle av. J.-C., chez Plaute.
Au IIIe siècle apr. J.-C., le juriste Paul décrit la substance des obligations comme le pouvoir de contraindre autrui à donner, faire ou répondre de quelque chose en faveur du créancier.
📌 Le droit réel dure aussi longtemps que la chose existe, tandis que le droit personnel prend fin avec l’accomplissement de l’obligation.
Un lien juridique relie le créancier au débiteur et porte une prestation.
★ À maîtriser
Avant la réforme de 2016, les sources comprenaient :
Depuis la réforme de 2016, les obligations naissent :
📌 Dans les Res cottidianae, Gaius distingue les obligations issues d’un contrat, d’un délit ou de diverses figures de causes, ces dernières pouvant ressembler au contrat ou au délit. - res cottidinae
Compléments
Dans ses Institutes, Gaius présente une division fondamentale des sources d’obligations en deux espèces.
Pothier reprend la classification quadripartite des obligations et y ajoute la loi comme source.
★ À maîtriser
Les contrats se forment (Gaius) :
Labéon illustre le synallagma par :
Selon le juriste Pedius, tout contrat comporte une convention, entendue comme la rencontre des volontés des contractants.
📌 Les juristes romains identifient comme défauts du consentement l’erreur, le dol et la violence, mais ne reconnaissent pas la lésion comme vice du consentement.
📌 L’erreur portant sur un élément essentiel du contrat entraîne sa nullité en raison du défaut de consentement.
Le dol est une ruse volontaire destinée à tromper le cocontractant et est assimilé en matière contractuelle à la mauvaise foi.
Les éléments fondamentaux du contrat sont :
Compléments
Les juristes Julien et Ulpien admettent en matière de vente que l’erreur sur la substance puisse être dirimante.
L’actio metus protège le cocontractant dont la volonté a été guidée par une crainte provoquée par des pressions extérieures.
L’actio metus doit être intentée dans l’année suivant la violence et peut entraîner une condamnation au quadruple de l’estimation de la chose par le juge.
📌 L’objet de l’obligation doit être licite, possible, suffisamment déterminé ou déterminable et présenter un intérêt pour le créancier.
📌 La cause subjective désigne les motifs personnels de l’engagement, tandis que la cause objective désigne la contrepartie convenue.
★ À maîtriser
📌 La sponsio, réservée aux citoyens romains, utilise le verbe spondere, tandis que la fidepromissio, attestée en -186, peut être conclue entre Romains et pérégrins.
📌 La stipulation exige en principe une correspondance entre la question du créancier et la réponse du débiteur ; une discordance rend l’acte nul.
Compléments
Les pontifes déterminent :
Le formalisme attire l’attention des contractants sur leur engagement et facilite la preuve de l’accord.
Le formalisme reste une source d’obligations jusqu’à la compilation de Justinien, puis les contrats formalistes persistent à l’époque postclassique sous une forme davantage écrite qu’orale.
Les contrats verbaux comprennent notamment le serment de l’affranchi envers son ancien maître, appelé iusirandum liberti, et la promesse de dot, appelée dotis dictio.
La stipulation ne permet pas en principe de stipuler pour autrui, car le contrat crée un lien personnel entre le stipulant et le promettant ; une formule comme mihi aut alteri permet toutefois au stipulant de stipuler pour lui-même et un tiers.
L’adstipulatio associe un créancier principal, un créancier accessoire et un débiteur au dialogue de stipulation afin de formaliser une solidarité.
Dans l’expensilatio, le créancier inscrit le nom du débiteur et le montant de la créance dans la colonne des dépenses de son codex accepti et expensi.
📌 L’expensilatio est un contrat abstrait portant seulement sur une somme d’argent et peut être conclue à distance.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Dans le mutuum, les parties peuvent fixer un terme de restitution ; à défaut de terme, la restitution est immédiatement exigible.
📌 Les res mancipi doivent être transférées par un acte formel et comprennent notamment les esclaves, les immeubles, les animaux domptables et les fonds de terre italiques, tandis que les res nec mancipi n’exigent pas cet acte.
Mutuum : la remise transfère la propriété ; stipulation : le dialogue fait naître l’obligation.
★ À maîtriser
📌 Le mutuum porte sur des choses fongibles pouvant être déterminées par leur nombre, leur poids ou leur mesure, mais exclut les corps certains.
📌 L’emprunteur doit restituer exactement la même somme d’argent ou la même quantité et qualité de choses fongibles, même si la chose périt par force majeure ou par vol.
Compléments
📌 Les res mancipi exigent un acte formel de transfert, tandis que les res nec mancipi n’en exigent pas et comprennent notamment les choses fongibles.
Les res mancipi comprennent :
Le mutuum est un contrat unilatéral de droit strict, dont la convention peut fixer un terme de restitution.
Convention, remise de propriété, restitution
★ À maîtriser
Compléments
📌 La fiducie avec un ami permet de préserver un bien en transférant sa propriété à un ami tenu de le restituer selon le pacte fiduciaire.
📌 Dans la fiducie avec un créancier, celui-ci devient propriétaire du bien remis en garantie et doit le restituer après paiement de la dette.
📌 Le créancier gagiste doit conserver la chose sans en percevoir les fruits ni la vendre pour se rembourser, sauf convention contraire, et doit la restituer après paiement de la dette.
Dépôt : garder ; commodat : user ; gage : garantir
★ À maîtriser
📌 Un contrat synallagmatique fait naître des obligations réciproques, contrairement au contrat unilatéral qui ne met l’obligation qu’à la charge d’une partie.
Compléments
Gaius distingue quatre modes de contracter une obligation :
Le consentement peut être exprimé en présence des cocontractants ou à distance par lettre ou par intermédiaire.
📌 La vente, le louage et la société sont synallagmatiques parfaits, tandis que le mandat est synallagmatique imparfait.
★ À maîtriser
📌 La chose vendue doit être licite, possible et dans le commerce ; elle peut être corporelle, incorporelle ou future.
📌 Le prix de la vente doit être certain et consister en argent monnayé, ce qui distingue la vente de l’échange.
Compléments
En droit romain, les arrhes servent d’abord de preuve de la vente et ne permettent pas à l’acheteur de se dégager en les abandonnant.
À partir du IVe siècle, les arrhes deviennent un moyen de se libérer de la vente, tandis que l’écrit devient progressivement nécessaire pour constater la vente.
📌 Le vendeur doit conserver la chose jusqu’à sa délivrance, mais l’acheteur supporte le risque de sa perte fortuite avant la livraison.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Sans convention sur le partage, les associés répartissent gains et pertes à parts égales, indépendamment de leurs apports initiaux.
📌 À la fin du mandat, le mandataire transfère au mandant les droits et obligations issus du service, car le droit romain classique n’admet pas la représentation.
Le mandant dispose de l’action mandati contre le mandataire, et le mandataire peut demander le remboursement de ses frais.
Le mandat est un contrat synallagmatique imparfait : le mandataire assume l’obligation principale, mais une obligation de remboursement peut naître à la charge du mandant.
Sources des obligations
| Classification | Catégories |
|---|---|
| Avant 2016 | Contrat, quasi-contrat, délit, quasi-délit, autorité de la loi |
| Depuis 2016 | Acte juridique, fait juridique, autorité de la loi |
| Gaius, Institutes | Division fondamentale en deux espèces |
| Justinien, Institutes | Contrat, quasi-contrat, délit, quasi-délit |
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1. Quelles sont les trois périodes traditionnellement distinguées dans l’évolution du droit romain ?
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Quelles sont les trois périodes traditionnelles du droit romain ?
L’ancien droit, le droit classique et le droit postclassique.
Qu’est-ce qu’une obligation juridique ?
Un lien de droit sanctionné entre un créancier et un débiteur, portant sur une prestation.
Quelle sanction caractérise l’obligation juridique, contrairement à l’obligation morale ?
Une sanction étatique.
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