QCM : Institutions judiciaires françaises (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En quel sens la justice associe-t-elle un idéal, une activité et un pouvoir ?

Elle désigne un idéal d’égalité, l’action de défendre les parties et un pouvoir exercé par le Parlement.
Elle désigne une règle écrite, l’action de voter les lois et un pouvoir exercé par le gouvernement.
Elle désigne un idéal du juste, l’action de rendre justice et un pouvoir exercé par l’autorité judiciaire.
Elle désigne une morale individuelle, l’action de prévenir les conflits et un pouvoir exercé par la police.

Elle désigne un idéal du juste, l’action de rendre justice et un pouvoir exercé par l’autorité judiciaire.

Explication

La justice réunit un idéal philosophique fondé sur le juste, l’activité qui consiste à rendre justice et le pouvoir de l’autorité judiciaire. La défense des parties relève d’une autre fonction et ne constitue pas le pouvoir judiciaire décrit ici.

2. Quelle distinction Aristote établit-il entre justice commutative et justice distributive ?

La justice commutative corrige les inégalités politiques, tandis que la justice distributive tranche les différends entre particuliers.
La justice commutative répartit les richesses de l’État, tandis que la justice distributive règle les échanges entre individus.
La justice commutative fixe les peines pénales, tandis que la justice distributive détermine les règles des contrats privés.
La justice commutative règle les rapports entre individus, tandis que la justice distributive répartit richesses et charges de l’État.

La justice commutative règle les rapports entre individus, tandis que la justice distributive répartit richesses et charges de l’État.

Explication

Aristote associe la justice commutative aux rapports entre individus et la justice distributive à la répartition des richesses et des charges de l’État. L’option qui attribue ces domaines dans l’ordre inverse confond les deux notions.

3. Dans un litige soumis à une juridiction, qui peut rendre une décision juridictionnelle susceptible de recevoir la formule exécutoire ?

Une autorité locale habilitée à faciliter un accord entre les parties.
Le ministre de la Justice chargé de l’administration des tribunaux.
Un organisme privé choisi par les parties pour administrer le service public.
Une juridiction étatique instituée par la loi et saisie du litige.

Une juridiction étatique instituée par la loi et saisie du litige.

Explication

Les décisions juridictionnelles dans les litiges saisis relèvent des juridictions étatiques instituées par la loi et peuvent être assorties de la formule exécutoire. Le ministre dirige l’administration judiciaire, mais cette fonction ne lui confère pas le pouvoir de juger.

4. Quelle est la limite du rôle du ministre de la Justice à l’égard des juridictions ?

Il gère les juridictions et tranche lui-même les litiges qui leur sont soumis.
Il contrôle les audiences et peut remplacer les juges dans les affaires difficiles.
Il dirige l’administration judiciaire et gère les juridictions, sans exercer d’autorité juridictionnelle directe.
Il dirige l’administration judiciaire et peut réviser directement les décisions des juridictions.

Il dirige l’administration judiciaire et gère les juridictions, sans exercer d’autorité juridictionnelle directe.

Explication

Le ministre de la Justice dirige l’administration judiciaire et gère les juridictions, mais ne possède pas d’autorité juridictionnelle directe. La révision des décisions relève de voies juridictionnelles, et non de son rôle administratif.

5. Qu’est-ce qu’une loi de programmation dans le domaine de la justice ?

Un texte qui détermine les compétences respectives des juridictions judiciaires et administratives
Une loi annuelle qui répartit les dépenses judiciaires entre les juridictions pour l’année en cours
Un texte pluriannuel qui fixe des orientations et prévoit les moyens nécessaires pour les atteindre
Une décision qui établit le nombre de magistrats affectés à chaque juridiction pour une année donnée

Un texte pluriannuel qui fixe des orientations et prévoit les moyens nécessaires pour les atteindre

Explication

Une loi de programmation fixe des orientations de l’État sur plusieurs années et prévoit les moyens financiers et matériels destinés à leur réalisation. Une loi budgétaire annuelle concerne une période plus courte et ne correspond pas à cette définition pluriannuelle.

6. Quelle loi a posé les bases de la séparation des autorités judiciaires et administratives en France ?

La loi de 1872
La loi du 15 juin 2000
La loi des 16-24 août 1790
La loi du 23 mars 2019

La loi des 16-24 août 1790

Explication

La loi des 16-24 août 1790 a établi les bases de la séparation entre autorités judiciaires et administratives, notamment pour empêcher le juge judiciaire de juger les affaires de l’administration. La loi de 1872 concerne plutôt l’attribution du pouvoir de juger au Conseil d’État.

7. Quel est le rôle principal du Tribunal des conflits dans l’organisation juridictionnelle française ?

Réexaminer en appel les décisions rendues par les juridictions administratives
Arbitrer les conflits de compétence entre les ordres judiciaire et administratif
Trancher les litiges opposant les particuliers aux collectivités publiques
Contrôler la conformité des lois aux principes constitutionnels

Arbitrer les conflits de compétence entre les ordres judiciaire et administratif

Explication

Le Tribunal des conflits détermine quel ordre, judiciaire ou administratif, est compétent lorsqu’un conflit de compétence se présente. Le réexamen en appel relève des juridictions d’appel, et non de cette juridiction spécialisée.

8. Depuis quelle date les décisions des cours d’assises peuvent-elles faire l’objet d’un appel ?

Depuis la loi du 15 juin 2000
Depuis la loi du 16 août 1790
Depuis la loi du 23 mars 2019
Depuis la loi de 1872

Depuis la loi du 15 juin 2000

Explication

La possibilité d’interjeter appel des décisions des cours d’assises a été instaurée par la loi du 15 juin 2000. La loi du 23 mars 2019 concerne, elle, la réforme ayant conduit à la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance.

9. En quoi la compétence matérielle d’une juridiction diffère-t-elle de sa compétence territoriale ?

La première dépend de la nature du litige, tandis que la seconde dépend du ressort géographique compétent.
La première dépend de la valeur du litige, tandis que la seconde dépend de l’identité des parties.
La première dépend du degré de juridiction, tandis que la seconde dépend de la spécialisation du tribunal.
La première dépend du ressort géographique, tandis que la seconde dépend de la nature du litige.

La première dépend de la nature du litige, tandis que la seconde dépend du ressort géographique compétent.

Explication

La compétence matérielle se détermine selon la nature de l’affaire, alors que la compétence territoriale désigne le ressort géographique compétent. La distinction entre premier et second degré concerne le moment où la juridiction intervient, et non ces deux critères de compétence.

10. Lorsqu’un juge semble manquer d’impartialité dans une affaire, quelle procédure peut être demandée pour protéger cette garantie ?

La demande d’exécution provisoire
La récusation du juge concerné
Le renvoi de l’affaire en appel
La saisine du Tribunal des conflits

La récusation du juge concerné

Explication

La récusation permet de contester la participation d’un juge lorsque son impartialité est mise en doute. Le Tribunal des conflits, lui, arbitre les conflits de compétence entre les ordres judiciaire et administratif.

11. Quelle conséquence découle de la distinction entre l’avis conforme requis pour nommer un magistrat du siège et l’avis simple concernant un magistrat du parquet ?

Le Conseil supérieur de la magistrature nomme directement les magistrats du parquet sans avis ministériel.
Le garde des Sceaux peut passer outre l’avis rendu pour la nomination d’un magistrat du siège.
Le garde des Sceaux peut passer outre l’avis rendu pour la nomination d’un magistrat du parquet.
Le Conseil supérieur de la magistrature doit approuver la nomination des magistrats du parquet.

Le garde des Sceaux peut passer outre l’avis rendu pour la nomination d’un magistrat du parquet.

Explication

Comme l’avis du Conseil supérieur de la magistrature est simple pour les magistrats du parquet, le garde des Sceaux peut ne pas le suivre. À l’inverse, l’avis conforme exigé pour les magistrats du siège s’impose lors de leur nomination.

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Quelles sont les trois dimensions de la justice ?

Un idéal philosophique, une activité consistant à rendre justice et un pouvoir judiciaire.

Qu'est-ce qui distingue le juste positif du juste idéal ?

Le juste positif respecte le droit, tandis que le juste idéal répond aux exigences de l’équité et de la raison.

Quelles juridictions peuvent rendre des décisions juridictionnelles dans les litiges dont elles sont saisies ?

Les juridictions étatiques instituées par la loi.

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