QCM : Organisation juridictionnelle française (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une instance est qualifiée de juridiction dans un litige opposant deux parties. Quelles garanties procédurales cette qualification entraîne-t-elle ?

Le recours gracieux et la motivation administrative
La publicité des débats et la médiation obligatoire
Le contradictoire et les droits de la défense
La négociation des parties et la confidentialité des échanges

Le contradictoire et les droits de la défense

Explication

La qualification de juridiction entraîne l’application des garanties procédurales juridictionnelles, notamment le contradictoire et les droits de la défense. La publicité et la médiation sont des notions distinctes, la conciliation n’est pas la garantie visée et le recours gracieux relève d’une voie administrative.

2. Une personne souhaite soulever une question prioritaire de constitutionnalité au cours d’une procédure devant un organe qui n’est pas une juridiction. Cette démarche est-elle possible ?

Non, elle se soulève directement devant le Parlement
Oui, elle se soulève devant tout organe public
Oui, elle se soulève devant tout service administratif
Non, cette question se soulève devant une juridiction

Non, cette question se soulève devant une juridiction

Explication

Une question prioritaire de constitutionnalité peut être soulevée devant une juridiction, et cette qualité est nécessaire. L’erreur d’extension inclut les organes non juridictionnels, celle de restriction vise à tort les seules juridictions suprêmes, et la saisine directe du Parlement confond les institutions concernées.

3. Pour déterminer si un organisme constitue une juridiction, une juriste examine d’abord son statut légal, sa place institutionnelle et la procédure suivie, puis la mission qu’il exerce. Quelle distinction applique-t-elle ?

L’approche formelle examine le statut et la procédure, la fonctionnelle la mission exercée
Les deux approches reposent sur le statut légal et la place institutionnelle
L’approche fonctionnelle examine le statut et la procédure, la formelle la mission exercée
Les deux approches reposent sur la mission de trancher un litige

L’approche formelle examine le statut et la procédure, la fonctionnelle la mission exercée

Explication

L’approche formelle s’appuie sur la qualification légale, la place institutionnelle et la procédure, tandis que l’approche fonctionnelle porte sur la mission exercée. L’inversion attribue à chaque approche les critères de l’autre; les deux dernières réponses effacent la distinction entre statut et fonction.

4. Deux personnes en conflit envisagent de régler leur différend par la force plutôt que de recourir aux voies de justice. Quel principe s’applique en France ?

L’État détient le monopole de la justice pénale, sans obligation de qualité
Elles peuvent se faire justice elles-mêmes si le différend est civil
Elles ne peuvent se faire justice elles-mêmes, et l’État doit rendre une justice de qualité
Elles peuvent régler le conflit par la force si aucune juridiction n’est saisie

Elles ne peuvent se faire justice elles-mêmes, et l’État doit rendre une justice de qualité

Explication

Le monopole étatique implique que nul ne peut se faire justice à soi-même et que l’État doit rendre la justice conformément à des exigences de qualité. Autoriser la force contredit l’interdiction de la justice privée, et limiter le monopole au pénal ou écarter l’obligation de qualité en réduit la portée.

5. Deux entreprises en litige civil choisissent un tiers pour régler leur différend sans devoir appliquer la loi au fond. Quelle procédure ont-elles choisie ?

La conciliation conduite par une juridiction étatique
L’arbitrage par un arbitre choisi par les parties
La transaction par un contrat négocié entre les parties
Le recours gracieux auprès de l’administration concernée

L’arbitrage par un arbitre choisi par les parties

Explication

L’arbitrage permet aux parties à un litige civil de choisir un arbitre et de régler le différend sans devoir appliquer la loi au fond. La transaction est un contrat négocié, le recours gracieux concerne l’administration et la conciliation juridictionnelle ne correspond pas au choix d’un arbitre.

6. Une juridiction organise une permanence pour assurer la continuité du service, traite les usagers sans distinction liée à leurs convictions et adapte son fonctionnement aux besoins d’intérêt général. Quels principes applique-t-elle ?

L’égalité, l’adaptation, la hiérarchie des juridictions et la gratuité
L’égalité et la neutralité, la continuité, l’indépendance et la gratuité
L’égalité et la neutralité, la continuité, l’adaptation et la gratuité
La neutralité, la continuité, la spécialisation et l’adaptation

L’égalité et la neutralité, la continuité, l’adaptation et la gratuité

Explication

Le service public de la justice relève des principes d’égalité et de neutralité, de continuité, d’adaptation à l’intérêt général et de gratuité pour l’accès à la juridiction. La continuité n’est pas la gratuité, l’égalité concerne aussi la neutralité envers les convictions, et l’indépendance ou la hiérarchie ne remplace pas l’adaptation.

7. Une personne accède à une juridiction sans payer le fonctionnement du service, mais doit acquitter certains frais liés à son procès. Cette situation est-elle compatible avec la gratuité de la justice ?

Oui, car la partie adverse prend en charge les frais de chaque procès
Non, car la gratuité interdit que tout frais lié au procès incombe au justiciable
Non, car le budget de l’État finance les juridictions, mais pas leur fonctionnement
Oui, car le budget de l’État prend en charge le coût du service, sans exclure des frais individuels

Oui, car le budget de l’État prend en charge le coût du service, sans exclure des frais individuels

Explication

La gratuité signifie que le coût du service de la justice est pris en charge par le budget de l’État et que l’accès à la juridiction n’est pas facturé comme un service. Elle n’exclut pas certains frais à la charge du justiciable ; l’absence totale de frais et la prise en charge systématique par l’adversaire sont donc des confusions.

8. En 1791, un juge judiciaire est saisi d’un litige mettant en cause l’administration. Quelle conséquence les lois des 16 et 24 août 1790 entraînent-elles pour cette affaire ?

Le juge judiciaire ne peut en connaître et l’administration devient son propre juge
Le Conseil d’État en connaît déjà comme juridiction administrative suprême
Le juge judiciaire peut en connaître si le litige concerne un particulier
Le Tribunal des conflits désigne le juge compétent entre les deux ordres

Le juge judiciaire ne peut en connaître et l’administration devient son propre juge

Explication

Les lois de 1790 interdisent aux juges judiciaires de connaître des affaires impliquant l’administration, ce qui conduit celle-ci à devenir son propre juge. La compétence du juge judiciaire inverse cette interdiction, tandis que le Conseil d’État et le Tribunal des conflits correspondent à des étapes ultérieures.

9. Quelle évolution la loi du 24 mai 1872 apporte-t-elle au Conseil d’État ?

Elle lui confie le jugement des litiges administratifs en lui retirant sa mission de conseil
Elle en fait une juridiction chargée de régler les conflits de compétence entre les deux ordres
Elle en fait une véritable juridiction exerçant des missions de conseil et de jugement
Elle crée le Conseil d’État, chargé de conseiller le gouvernement et de régler les litiges administratifs

Elle en fait une véritable juridiction exerçant des missions de conseil et de jugement

Explication

La loi du 24 mai 1872 fait du Conseil d’État une véritable juridiction tout en maintenant sa double mission de conseil et de jugement. Sa création remonte à la Constitution de l’an VIII, et le règlement des conflits de compétence relève du Tribunal des conflits.

10. Quel fondement juridique a été étendu par le Conseil constitutionnel à toutes les juridictions, y compris administratives, pour garantir l’indépendance de la justice ?

Le contrôle de conventionnalité prévu par l’article 55 de la Constitution
Une règle législative protégeant les juridictions administratives
Les garanties issues de l’article 6 de la CEDH et de l’article 64 de la Constitution
La protection de l’autorité judiciaire prévue par l’article 64, sans extension aux juridictions administratives

Les garanties issues de l’article 6 de la CEDH et de l’article 64 de la Constitution

Explication

L’indépendance repose notamment sur l’article 6 de la CEDH et l’article 64 de la Constitution, et le Conseil constitutionnel l’a étendue à l’ensemble des juridictions. Le contrôle de conventionnalité relève d’un autre fondement, l’article 64 n’est pas limité à l’autorité judiciaire dans cette extension, et celle-ci ne vient pas du législateur.

11. Pendant un procès en cours, le législateur adopte une loi visant à imposer au juge la solution à retenir dans cette affaire. Quelle règle d’indépendance cette intervention méconnaît-elle ?

Le législateur peut déterminer l’issue d’un procès, dès lors que le juge interprète ensuite la loi
Le juge crée une règle générale, tandis que le législateur se limite à l’appliquer au litige
Le juge interprète la loi, tandis que le législateur ne peut dicter la solution d’une affaire en cours
Le juge peut écarter une loi nationale dès qu’elle modifie la procédure d’un procès en cours

Le juge interprète la loi, tandis que le législateur ne peut dicter la solution d’une affaire en cours

Explication

Le juge applique et interprète la loi, mais l’indépendance juridictionnelle interdit au législateur d’intervenir dans une affaire en cours pour en imposer la solution. Les autres réponses confondent le rôle du juge avec celui du législateur ou élargissent à tort le contrôle de conventionnalité.

12. Une juridiction supérieure formule une interprétation importante d’une disposition afin d’orienter les décisions futures, sans édicter une règle nouvelle. De quel type d’arrêt s’agit-il ?

Une loi interprétative
Un contrôle de conventionnalité
Un arrêt de principe
Un arrêt de règlement

Un arrêt de principe

Explication

L’arrêt de principe donne une interprétation importante de la loi destinée à guider les juridictions, sans créer de règle nouvelle. L’arrêt de règlement pose une règle normative pour l’avenir, une loi interprétative est un acte législatif et le contrôle de conventionnalité consiste à écarter une loi contraire à un traité.

13. Dans une procédure, les parties rassemblent et présentent les preuves, tandis que le juge intervient surtout pour trancher leur différend. Quelle est la nature de cette procédure ?

Une procédure à juge unique
Une procédure inquisitoire
Une procédure accusatoire
Une procédure contradictoire

Une procédure accusatoire

Explication

Dans une procédure accusatoire, les parties apportent les éléments de preuve et le juge se concentre davantage sur le jugement du litige. La procédure inquisitoire confie l’instruction à l’institution, tandis que le contradictoire concerne l’échange et la discussion des éléments entre les parties.

14. Au cours d’un procès, une partie reçoit les pièces du dossier, peut contester leur authenticité et répondre aux arguments de son adversaire. Quel principe est mis en œuvre ?

Le principe du contradictoire
Les droits de la défense
La publicité des jugements
Le double degré de juridiction

Le principe du contradictoire

Explication

Le principe du contradictoire permet à chaque partie d’accéder aux pièces, d’en discuter la portée et l’authenticité et de répondre aux arguments adverses. Le droit à un avocat relève des droits de la défense, le réexamen par une juridiction supérieure du double degré, et l’accès aux décisions écrites de la publicité des jugements.

15. Après un jugement défavorable, une partie saisit une juridiction supérieure, qui réexamine l’affaire et peut confirmer ou infirmer la décision. Quel principe permet cette démarche ?

La publicité des audiences
Les droits de la défense
Le principe du contradictoire
Le double degré de juridiction

Le double degré de juridiction

Explication

Le double degré de juridiction permet à une partie insatisfaite de demander à une juridiction supérieure de réexaminer l’affaire et de confirmer ou d’infirmer le jugement. Le contradictoire organise la discussion des arguments, la publicité des audiences concerne l’accès du public et les droits de la défense comprennent notamment le recours à un avocat.

16. Un tribunal autorise le public à assister à une audience, mais les décisions écrites ne sont pas accessibles en ligne. Quel principe est respecté par l’accès du public à l’audience ?

La publicité des jugements
Le double degré de juridiction
La publicité des audiences
Le principe du contradictoire

La publicité des audiences

Explication

La publicité des audiences permet au public d’assister aux débats, sans autoriser pour autant leur enregistrement ou leur filmage. La publicité des jugements concerne l’accès aux décisions écrites, le contradictoire l’échange des pièces et arguments, et le double degré le réexamen par une juridiction supérieure.

17. Un juge national rencontre une difficulté sérieuse pour interpréter une règle de l’Union européenne. Quelle démarche peut-il entreprendre ?

Saisir la CJUE d’un renvoi préjudiciel pour obtenir une interprétation
Demander à la Cour internationale de justice de trancher le litige national
Saisir la CEDH afin qu’elle interprète une règle de l’Union européenne
Demander à la CJUE d’annuler la décision nationale rendue dans l’affaire

Saisir la CJUE d’un renvoi préjudiciel pour obtenir une interprétation

Explication

Le renvoi préjudiciel permet à une juridiction nationale de demander à la CJUE de résoudre une difficulté sérieuse d’interprétation du droit européen. Il ne constitue pas un recours contre la décision nationale; la CEDH ne relève pas de l’Union européenne et la CIJ règle des différends entre États.

18. La Commission européenne estime qu’un État n’applique pas une directive de l’Union européenne. Quelle suite correspond au recours en manquement ?

La Commission peut saisir la Cour, qui peut constater le manquement puis des sanctions financières peuvent suivre si l’État persiste
La Commission saisit la CEDH pour condamner l’État, puis la Cour annule la directive européenne
La juridiction nationale saisit la Cour pour qu’elle interprète la directive, puis la Commission annule la loi nationale
Un particulier saisit la Cour pour obtenir l’annulation de la décision nationale, puis l’État peut faire appel

La Commission peut saisir la Cour, qui peut constater le manquement puis des sanctions financières peuvent suivre si l’État persiste

Explication

Dans le recours en manquement, la Commission peut saisir la Cour si elle estime qu’un État n’applique pas une directive; si l’État persiste après le constat, des sanctions financières peuvent suivre. Le renvoi préjudiciel porte sur l’interprétation, un particulier ne saisit pas ainsi la Cour pour faire annuler une décision nationale, et la CEDH ne relève pas de l’Union européenne.

19. Une justiciable veut contester auprès d’une juridiction européenne une violation de ses droits par un État, sans demander l’annulation d’une décision nationale. Quelle juridiction correspond à cette démarche ?

La Cour de justice de l’Union européenne, qui relève du Conseil de l’Europe
La Cour européenne des droits de l’homme, qui relève du Conseil de l’Europe
La Cour internationale de justice, qui reçoit les requêtes individuelles
La Cour pénale internationale, qui examine les plaintes de tout justiciable

La Cour européenne des droits de l’homme, qui relève du Conseil de l’Europe

Explication

La CEDH relève du Conseil de l’Europe et un justiciable peut la saisir contre un État, mais elle ne peut annuler ni les lois ni les décisions des juridictions nationales. La CJUE relève de l’Union européenne, la CIJ traite des différends entre États et la CPI juge des personnes physiques pour certains crimes.

20. Deux États acceptent de soumettre leur différend à une juridiction internationale, tandis qu’un individu est poursuivi pour crimes de guerre et que les juridictions nationales ne peuvent le juger. Quelle attribution est correcte ?

La CPI peut traiter les deux affaires, car les deux relèvent de crimes internationaux
La CIJ peut traiter les deux affaires, car les deux concernent le droit international
La CIJ peut traiter le différend entre États et la CPI peut juger l’individu
La CPI peut traiter le différend entre États et la CIJ peut juger l’individu

La CIJ peut traiter le différend entre États et la CPI peut juger l’individu

Explication

La CIJ règle des différends entre États avec leur accord, tandis que la CPI juge des personnes physiques pour des crimes de guerre lorsque les juridictions nationales sont empêchées de le faire. Inverser ces rôles ou attribuer les deux affaires à la même cour confond leurs compétences.

21. Quelle réforme est entrée en vigueur le 1er janvier 2020 pour créer les tribunaux judiciaires ?

La fusion des tribunaux de grande instance et des tribunaux d’instance
La fusion des tribunaux judiciaires et des cours d’appel
La fusion des tribunaux de police et des cours d’assises
La fusion des tribunaux de proximité et des tribunaux correctionnels

La fusion des tribunaux de grande instance et des tribunaux d’instance

Explication

Les tribunaux judiciaires sont nés de la fusion des tribunaux de grande instance et des tribunaux d’instance, entrée en vigueur le 1er janvier 2020. Les autres choix confondent cette réforme avec d’autres juridictions ou niveaux de juridiction.

22. Une personne engage une action civile et commerciale dont la nature ne confie pas la compétence à une juridiction particulière. Quelle juridiction connaît en principe de l’affaire ?

La cour d’appel
Le tribunal judiciaire
Le tribunal correctionnel
Le tribunal de police

Le tribunal judiciaire

Explication

En vertu de l’article L. 211-3 du Code de l’organisation judiciaire, le tribunal judiciaire connaît des affaires civiles et commerciales qui ne sont pas attribuées à une autre juridiction en raison de la nature de la demande. Le tribunal correctionnel et le tribunal de police jugent des infractions, tandis que la cour d’appel intervient en appel.

23. Un créancier a besoin d’une mesure conservatoire avant que son débiteur soit averti, car la surprise est essentielle. Quelle procédure correspond à cette situation ?

Une ordonnance d’appel, rendue après examen de la décision contestée
Une ordonnance de référé, rendue après une procédure contradictoire et rapide
Une ordonnance sur requête, rendue sans débat préalable avec l’adversaire
Un jugement au fond, rendu après un débat contradictoire complet

Une ordonnance sur requête, rendue sans débat préalable avec l’adversaire

Explication

L’ordonnance sur requête permet une mesure provisoire ou conservatoire sans débat préalable, notamment quand l’effet de surprise est nécessaire. Le référé est bien rapide, mais il se déroule de façon contradictoire; le jugement au fond et l’appel répondent à d’autres fonctions.

24. Une personne est poursuivie pour un délit, tandis qu’une autre est poursuivie pour une contravention. Quels tribunaux sont compétents respectivement ?

Le tribunal judiciaire pour le délit et la cour criminelle départementale pour la contravention
Le tribunal de police pour le délit et le tribunal correctionnel pour la contravention
La cour d’assises pour le délit et le tribunal judiciaire pour la contravention
Le tribunal correctionnel pour le délit et le tribunal de police pour la contravention

Le tribunal correctionnel pour le délit et le tribunal de police pour la contravention

Explication

Les délits relèvent du tribunal correctionnel et les contraventions, réparties en cinq classes, du tribunal de police. L’inversion confond leurs compétences; la cour d’assises et la cour criminelle départementale concernent les crimes.

25. À l’issue d’une instruction, les charges recueillies ne suffisent pas à justifier un procès. Quelle décision le juge d’instruction rend-il ?

Une ordonnance de renvoi
Une ordonnance de non-lieu
Une décision de classement sans suite
Un jugement de culpabilité

Une ordonnance de non-lieu

Explication

Le juge d’instruction prononce un non-lieu lorsque les charges sont insuffisantes ; le renvoi, lui, conduit la personne devant une juridiction de jugement. Le classement sans suite relève du procureur, et la culpabilité est tranchée par une juridiction de jugement.

26. Pendant une enquête, une mesure envisagée porte fortement atteinte aux libertés d’une personne. Quel magistrat, extérieur à l’enquête, peut l’autoriser ou la contrôler ?

La chambre de jugement du tribunal
Le juge des libertés et de la détention
Le juge d’instruction
Le procureur de la République

Le juge des libertés et de la détention

Explication

Le juge des libertés et de la détention, extérieur à l’enquête, autorise ou contrôle des mesures attentatoires aux libertés, notamment la détention provisoire. Le juge d’instruction dirige l’information judiciaire, le procureur exerce l’action publique et une juridiction de jugement statue sur l’affaire.

27. Quelle institution regroupe le procureur de la République, ses adjoints et ses substituts, et exerce l’action publique au nom des intérêts de la société ?

Le parquet, ou ministère public
Le juge des libertés et de la détention
Le tribunal judiciaire
La chambre de l’instruction

Le parquet, ou ministère public

Explication

Le parquet, également appelé ministère public, rassemble le procureur, ses adjoints et ses substituts et exerce l’action publique au nom de la société. Le tribunal judiciaire est une juridiction, le JLD est un magistrat et la chambre de l’instruction est une formation de la cour d’appel.

28. Après avoir reçu une plainte, un procureur estime qu’une procédure simplifiée est adaptée à l’affaire. Quelle décision peut-il prendre dans le cadre de l’opportunité des poursuites ?

Orienter l’affaire vers une procédure alternative ou simplifiée
Rendre une ordonnance de renvoi vers une juridiction de jugement
Prononcer une ordonnance de non-lieu à la fin de l’instruction
Saisir automatiquement une juridiction pour un procès

Orienter l’affaire vers une procédure alternative ou simplifiée

Explication

Le procureur décide des suites à donner aux plaintes et signalements : il peut notamment choisir une procédure alternative ou simplifiée, telle qu’une composition pénale. Le renvoi et le non-lieu sont des décisions du juge d’instruction, tandis qu’une plainte n’entraîne pas automatiquement un procès.

29. Quelle juridiction juge les crimes les plus graves et comprend, en première instance, trois magistrats professionnels et six jurés populaires ?

Le tribunal correctionnel
La cour d’assises
La cour criminelle départementale
La chambre de l’instruction

La cour d’assises

Explication

En première instance, la cour d’assises juge les crimes les plus graves avec trois magistrats professionnels et six jurés populaires. La cour criminelle départementale compte cinq magistrats professionnels sans jury, tandis que le tribunal correctionnel juge les délits et la chambre de l’instruction n’est pas une juridiction de jugement des crimes.

30. Un adulte est accusé d’un crime puni de vingt ans de réclusion criminelle et n’est pas en récidive légale. Quelle juridiction le juge en premier ressort ?

La cour criminelle départementale
La cour d’assises
La cour d’appel
Le tribunal correctionnel

La cour criminelle départementale

Explication

La cour criminelle départementale juge en premier ressort les personnes majeures accusées d’un crime puni de quinze ou vingt ans de réclusion, sauf en cas de récidive légale. La cour d’assises n’est pas la juridiction désignée par cette règle de compétence, la cour d’appel intervient en appel et le tribunal correctionnel juge les délits.

31. Dans une audience criminelle départementale, la formation de jugement ne comprend aucun juré populaire. Quelle composition correspond à cette juridiction ?

Cinq magistrats professionnels
Un magistrat professionnel et quatre jurés populaires
Trois magistrats professionnels et six jurés populaires
Trois magistrats professionnels et cinq jurés populaires

Cinq magistrats professionnels

Explication

La cour criminelle départementale est composée de cinq magistrats professionnels et ne comprend pas de jury populaire. La composition de trois magistrats et six jurés appartient à la cour d’assises ; les autres propositions modifient à tort le nombre ou le statut des membres.

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Quelles garanties procédurales entraîne la qualification de juridiction ?

Le contradictoire et les droits de la défense.

Devant quels organes une question prioritaire de constitutionnalité peut-elle être soulevée ?

Devant toute juridiction, et uniquement devant une juridiction.

Sur quels éléments l’approche formelle fonde-t-elle la qualification d’un organe comme juridiction ?

Sa qualification légale, sa place institutionnelle et la procédure appliquée.

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