QCM : Frontières et espaces maritimes institution internationales (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À partir de quelle ligne mesure-t-on les limites des espaces maritimes relevant des compétences de l’État côtier ?

À partir de la ligne de base
À partir de la frontière terrestre la plus proche
À partir de la limite extérieure du plateau continental
À partir de la limite de l’espace aérien national

À partir de la ligne de base

Explication

La ligne de base sert de point de départ pour mesurer les limites des espaces maritimes relevant des compétences de l’État côtier. La limite extérieure du plateau continental désigne une délimitation maritime, et non la ligne à partir de laquelle ces espaces sont mesurés.

2. Au-dessus de quels espaces l’État exerce-t-il sa compétence aérienne ?

Au-dessus de ses espaces maritimes et de l’espace aérien des États limitrophes
Au-dessus de son territoire terrestre et de l’ensemble des espaces maritimes voisins
Au-dessus de son territoire terrestre et de ses espaces maritimes relevant de sa souveraineté
Au-dessus de son territoire terrestre et de toutes les eaux internationales voisines

Au-dessus de son territoire terrestre et de ses espaces maritimes relevant de sa souveraineté

Explication

La compétence de l’État s’étend à l’espace aérien situé au-dessus de son territoire terrestre et de ses espaces maritimes relevant de sa souveraineté. Elle ne couvre pas, comme le suggère un distracteur, toutes les eaux internationales voisines.

3. Que désigne une frontière entre deux États et comment sa détermination s’effectue-t-elle normalement ?

Une limite de compétence dont la détermination revient normalement à l’État le plus proche
Une limite territoriale dont la détermination suppose normalement un accord entre les États concernés
Une séparation administrative dont le tracé découle généralement de la géographie locale
Une zone de contrôle partagé dont le tracé est fixé par un organisme régional

Une limite territoriale dont la détermination suppose normalement un accord entre les États concernés

Explication

Une frontière est la limite territoriale entre deux États, et sa détermination suppose normalement un accord entre eux. La géographie peut contribuer au tracé, mais elle ne remplace pas à elle seule l’accord nécessaire.

4. Pourquoi un État ne peut-il pas, en principe, imposer unilatéralement une frontière à son voisin ?

Parce que le tracé doit être validé par les États tiers de la même région
Parce que le voisin doit renoncer à toute contestation avant l’ouverture des négociations
Parce que la frontière doit suivre une caractéristique naturelle convenue par les populations
Parce que la frontière doit reposer sur une base juridique acceptée ou reconnue entre les deux États

Parce que la frontière doit reposer sur une base juridique acceptée ou reconnue entre les deux États

Explication

Une frontière ne peut, en principe, être imposée au voisin par une décision unilatérale : elle doit reposer sur une base juridique acceptée ou reconnue entre les deux États. L’intervention d’États tiers n’est pas la condition juridique énoncée ici.

5. Que prévoit le principe de l’uti possidetis juris lors de l’apparition de nouveaux États ?

Les frontières sont tracées selon les ressources naturelles découvertes après l’indépendance
Les limites administratives disparaissent au profit de frontières négociées par les États voisins
Les frontières internationales sont remplacées par des limites fondées sur les langues parlées
D’anciennes limites administratives peuvent devenir des frontières internationales

D’anciennes limites administratives peuvent devenir des frontières internationales

Explication

L’uti possidetis juris permet que d’anciennes limites administratives deviennent des frontières internationales lors de l’apparition de nouveaux États, notamment après une décolonisation. Des critères linguistiques peuvent être invoqués dans des débats territoriaux, mais ils ne définissent pas ce principe.

6. Quel tracé a généralement servi de base aux frontières des États indépendants lors de la décolonisation de l’Afrique ?

Les limites établies par les autorités des nouveaux États après leur indépendance
Les limites territoriales des anciennes métropoles en Europe
Les frontières linguistiques entre les principales communautés locales
Les anciennes limites administratives entre les colonies

Les anciennes limites administratives entre les colonies

Explication

Lors de la décolonisation de l’Afrique, les anciennes limites administratives entre les colonies ont été conservées comme frontières entre les nouveaux États indépendants. Les frontières linguistiques n’ont pas constitué le tracé généralement retenu dans ce processus.

7. À quoi correspond la ligne de base normale le long d’une côte ?

À la laisse de basse mer, qui sépare la terre de la mer à marée basse
À la laisse de pleine mer, qui marque l’avancée maximale de la marée
À une ligne droite reliant les extrémités des baies côtières
À la limite extérieure de la zone économique exclusive

À la laisse de basse mer, qui sépare la terre de la mer à marée basse

Explication

La ligne de base normale suit la laisse de basse mer, c’est-à-dire la limite entre terre et mer au moment de la marée basse. La laisse de pleine mer correspond à un autre niveau de marée et ne définit pas cette ligne.

8. En quelle année la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer a-t-elle été adoptée à Montego Bay ?

En 1982
En 1994
En 1958
En 1972

En 1982

Explication

La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer a été adoptée à Montego Bay en 1982. L’année 1958 correspond à l’adoption de quatre conventions à Genève consacrées à la codification de règles du droit de la mer.

9. Quelle distance représente un mille marin en droit de la mer ?

1 852 mètres, soit 1,852 km
1 500 mètres, soit 1,5 km
2 000 mètres, soit 2 km
1 609 mètres, soit environ 1,6 km

1 852 mètres, soit 1,852 km

Explication

Le mille marin utilisé en droit de la mer équivaut à 1 852 mètres, soit 1,852 km. La valeur d’environ 1,6 km correspond plutôt au mille terrestre, et non au mille marin.

10. En s’éloignant de la ligne de base vers le large, dans quel ordre les espaces maritimes se succèdent-ils ?

Mer territoriale, ZEE, zone contiguë, haute mer
Mer territoriale, zone contiguë, ZEE, haute mer
Zone contiguë, mer territoriale, ZEE, haute mer
Mer territoriale, zone contiguë, haute mer, ZEE

Mer territoriale, zone contiguë, ZEE, haute mer

Explication

À partir de la ligne de base, on rencontre la mer territoriale, puis la zone contiguë, la ZEE et enfin la haute mer. La ZEE précède la haute mer et se situe après la zone contiguë.

11. Comment évoluent les compétences de l’État côtier à mesure que l’on s’éloigne de la ligne de base ?

Elles diminuent : elles sont plus importantes en mer territoriale qu’en ZEE, et la haute mer n’est sous la souveraineté d’aucun État particulier
Elles diminuent jusqu’à la zone contiguë, puis la souveraineté de l’État côtier s’étend de nouveau en haute mer
Elles augmentent : elles sont plus importantes en ZEE qu’en mer territoriale, tandis que la haute mer relève d’une souveraineté partagée
Elles restent identiques en mer territoriale et en ZEE, tandis que la haute mer relève de l’État côtier le plus proche

Elles diminuent : elles sont plus importantes en mer territoriale qu’en ZEE, et la haute mer n’est sous la souveraineté d’aucun État particulier

Explication

Les compétences de l’État côtier diminuent en s’éloignant de la ligne de base : elles sont plus importantes dans la mer territoriale que dans la ZEE, et la haute mer n’est sous la souveraineté d’aucun État particulier. La ZEE n’accorde donc pas à l’État côtier des compétences plus importantes que la mer territoriale.

12. Quelle est la place de la mer territoriale dans l’organisation des espaces maritimes et quel niveau de compétences l’État côtier y exerce-t-il ?

C’est le premier espace au-delà des lignes de base, où l’État côtier exerce ses compétences les plus importantes
C’est l’espace situé après la ZEE, où l’État côtier exerce ses compétences les plus importantes
C’est l’espace situé après la zone contiguë, où l’État côtier exerce des compétences limitées
C’est l’espace au-delà des lignes de base où l’État côtier ne dispose que de droits économiques

C’est le premier espace au-delà des lignes de base, où l’État côtier exerce ses compétences les plus importantes

Explication

La mer territoriale est le premier espace maritime au-delà des lignes de base et c’est là que l’État côtier exerce ses compétences les plus importantes. La zone contiguë se trouve au-delà de la mer territoriale, elle n’en constitue donc pas le premier espace.

13. Un État côtier exerce sa souveraineté dans sa mer territoriale : quels espaces cette souveraineté couvre-t-elle ?

L’espace maritime, l’espace aérien au-dessus et le sous-sol, mais pas le fond de la mer
L’espace maritime et le fond marin, tandis que l’espace aérien et le sous-sol relèvent d’un régime distinct
L’espace maritime, l’espace aérien au-dessus, le fond marin et le sous-sol, dans les limites du droit international
L’espace maritime, le fond marin et le sous-sol, tandis que l’espace aérien au-dessus reste hors de sa souveraineté

L’espace maritime, l’espace aérien au-dessus, le fond marin et le sous-sol, dans les limites du droit international

Explication

La souveraineté de l’État côtier couvre l’espace maritime, l’espace aérien situé au-dessus, le fond de la mer et son sous-sol, dans les limites du droit international. La dissociation de l’espace aérien ou du fond marin proposée dans certains distracteurs ne correspond pas à l’étendue indiquée.

14. Un navire étranger traverse la mer territoriale de manière continue et rapide, sans porter préjudice à la paix, au bon ordre ni à la sécurité de l’État côtier. Quel principe s’applique ?

Le passage inoffensif, qui permet en principe cette traversée sans autorisation préalable
Le droit de navigation en haute mer, qui s’applique à toute traversée côtière sans condition
Le passage soumis à autorisation, qui permet une traversée interrompue dans la mer territoriale
Le droit de transit aérien, qui régit le déplacement des navires étrangers près des côtes

Le passage inoffensif, qui permet en principe cette traversée sans autorisation préalable

Explication

Le passage inoffensif permet aux navires étrangers de traverser la mer territoriale de manière continue et rapide, en principe sans autorisation préalable, si leur passage ne porte pas préjudice à l’État côtier. Une traversée interrompue ne répond pas à l’exigence de continuité.

15. Quelle est la limite maximale de la mer territoriale fixée par la Convention de Montego Bay à partir des lignes de base ?

12 milles marins
24 milles marins
3 milles marins
200 milles marins

12 milles marins

Explication

La Convention de Montego Bay fixe à 12 milles marins la limite maximale de la mer territoriale mesurée à partir des lignes de base. La référence historique de 3 milles marins ne correspond pas à la limite maximale prévue par cette Convention.

16. Quelle caractéristique définit la zone contiguë en droit maritime ?

Une zone comprise dans la mer territoriale où l’État côtier exerce sa souveraineté complète
Une zone maritime où les navires étrangers bénéficient d’un droit général de passage inoffensif
Une zone au-delà de la mer territoriale où l’État côtier exerce des droits sur les ressources du fond marin
Une zone au-delà de la mer territoriale où l’État côtier exerce des compétences limitées de police et de contrôle

Une zone au-delà de la mer territoriale où l’État côtier exerce des compétences limitées de police et de contrôle

Explication

La zone contiguë se situe au-delà de la mer territoriale et permet des compétences de police et de contrôle limitées à certains domaines. Les droits sur les ressources du fond marin caractérisent plutôt le plateau continental.

17. Un navire se trouve dans la zone contiguë et une infraction aux règles douanières de l’État côtier est en préparation : quelle action cet État peut-il entreprendre ?

Soumettre le navire à toutes ses lois comme s’il se trouvait dans son territoire terrestre
Prévenir ou réprimer l’infraction douanière relevant de ses règles
Interdire tout passage du navire en raison de sa présence dans la zone
Exploiter les ressources du fond marin situées sous le navire

Prévenir ou réprimer l’infraction douanière relevant de ses règles

Explication

Dans la zone contiguë, l’État côtier peut prévenir ou réprimer les infractions à ses règles douanières, fiscales, sanitaires et d’immigration. La présence du navire ne confère pas à l’État une compétence générale équivalente à celle exercée sur son territoire.

18. À partir des lignes de base, quelle est l’étendue maximale de la zone contiguë ?

12 milles marins
200 milles marins
24 milles marins
350 milles marins

24 milles marins

Explication

La zone contiguë peut s’étendre jusqu’à 24 milles marins à partir des lignes de base. La limite de 200 milles marins concerne notamment l’étendue potentielle du plateau continental dans certaines conditions.

19. Quelle partie de l’espace marin constitue le plateau continental ?

La mer territoriale et son espace aérien jusqu’à la limite de la zone contiguë
Les fonds marins situés uniquement à l’intérieur de la mer territoriale
La colonne d’eau et les courants marins au-dessus du prolongement naturel du territoire terrestre
Le fond de la mer et son sous-sol formant le prolongement naturel du territoire terrestre sous la mer

Le fond de la mer et son sous-sol formant le prolongement naturel du territoire terrestre sous la mer

Explication

Le plateau continental désigne le fond de la mer et son sous-sol en tant que prolongement naturel du territoire terrestre sous la mer. La colonne d’eau est une autre composante de l’espace maritime, et non le plateau continental.

20. La marge continentale d’un État ne dépasse pas 200 milles marins et son prolongement géologique s’arrête avant cette distance : jusqu’où peut aller son plateau continental ?

Jusqu’à la seule limite atteinte par le prolongement géologique réel
Jusqu’à 200 milles marins
Jusqu’à 350 milles marins sans autre condition
Jusqu’à 100 milles marins au-delà de l’isobathe de 2 500 mètres

Jusqu’à 200 milles marins

Explication

La Convention de Montego Bay permet à l’État côtier d’avoir un plateau continental allant jusqu’à 200 milles marins lorsque sa marge continentale ne dépasse pas cette distance, même si le prolongement géologique s’arrête avant. La limite fondée sur le prolongement géologique réel ne s’impose donc pas dans ce cas.

21. La marge continentale d’un État dépasse 200 milles marins : quelle démarche lui permet de demander une extension de son plateau continental au-delà de cette limite ?

Déclarer unilatéralement l’extension, sans transmettre de données à un organisme compétent
Demander à l’État voisin de valider l’extension à partir de ses propres relevés maritimes
Soumettre à la CLPC les informations scientifiques et techniques nécessaires, sous réserve des conditions applicables
Obtenir l’autorisation de l’État du pavillon de chaque navire naviguant dans la zone

Soumettre à la CLPC les informations scientifiques et techniques nécessaires, sous réserve des conditions applicables

Explication

Une extension au-delà de 200 milles marins peut être demandée sous certaines conditions, en soumettant les informations scientifiques et techniques nécessaires à la Commission des limites du plateau continental. Une déclaration unilatérale sans ces informations ne correspond pas à la démarche indiquée.

22. Quelles limites peuvent encadrer l’extension du plateau continental au-delà de 200 milles marins ?

200 milles marins depuis les lignes de base ou 24 milles marins au-delà de l’isobathe de 2 500 mètres
200 milles marins depuis l’isobathe de 2 500 mètres ou 100 milles marins au-delà des lignes de base
350 milles marins au-delà de l’isobathe de 2 500 mètres ou 100 milles marins depuis les lignes de base
350 milles marins depuis les lignes de base ou 100 milles marins au-delà de l’isobathe de 2 500 mètres, selon les règles applicables

350 milles marins depuis les lignes de base ou 100 milles marins au-delà de l’isobathe de 2 500 mètres, selon les règles applicables

Explication

Selon les règles applicables, l’extension ne peut dépasser 350 milles marins à partir des lignes de base ou 100 milles marins au-delà de l’isobathe de 2 500 mètres. Les autres formulations inversent les références ou attribuent à ces repères des distances différentes.

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À partir de quelle ligne mesure-t-on les limites des espaces maritimes relevant des compétences de l’État côtier ?

La ligne de base.

Qu’est-ce qu’une frontière entre deux États ?

La limite territoriale entre deux États.

Sur quoi repose normalement la détermination d’une frontière entre deux États ?

Sur un accord entre les États concernés.

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