★ À maîtriser
📌 En principe, un État ne peut pas déterminer unilatéralement une frontière qui s’imposerait à l’État voisin, car elle doit reposer sur une base juridique acceptée ou reconnue entre les deux États.
Compléments
Les États peuvent fixer le tracé d’une frontière par traité en s’appuyant notamment sur des frontières naturelles, comme un fleuve ou une chaîne de montagnes.
En l’absence d’accord sur une frontière, les États peuvent demander à une juridiction internationale d’appliquer le droit international et d’examiner les titres juridiques, les accords existants et les circonstances pertinentes pour déterminer le tracé.
Accord entre États d’abord ; juridiction internationale en cas de désaccord.
Lors de la décolonisation de l’Afrique, les anciennes limites administratives entre colonies ont été conservées comme frontières entre les nouveaux États indépendants.
Lors de la dissolution de l’URSS, les nouvelles républiques indépendantes ont, dans l’ensemble, conservé les limites administratives des anciennes républiques soviétiques pour établir leurs frontières internationales.
Lors de la dissolution de la Yougoslavie, les anciennes limites administratives entre les républiques socialistes ont servi de base aux frontières des nouveaux États.
Anciennes limites administratives conservées → frontières des nouveaux États.
📌 Les lignes de base sont établies par l’État côtier, mais leur tracé est encadré par les règles du droit international de la mer.
★ À maîtriser
📌 Les compétences de l’État côtier diminuent à mesure que l’on s’éloigne de la ligne de base : elles sont plus importantes dans la mer territoriale que dans la ZEE, tandis que la haute mer n’est soumise à la souveraineté d’aucun État particulier.
Compléments
Les espaces maritimes comprennent notamment la colonne d’eau, le fond marin et, selon la zone considérée, le sous-sol marin, sur lesquels les droits de l’État varient selon l’espace.
La Convention de Montego Bay fixe notamment le régime des espaces maritimes relevant des États et celui d’espaces ne relevant pas de la souveraineté d’un État, comme la haute mer.
Ligne de base → mer territoriale → zone contiguë → ZEE → haute mer.
★ À maîtriser
📌 Dans sa mer territoriale, l’État côtier exerce sa souveraineté sur l’espace maritime, l’espace aérien situé au-dessus, le fond de la mer et son sous-sol, dans les limites du droit international.
📌 La Convention de Montego Bay fixe à 12 milles marins à partir des lignes de base la limite maximale de la mer territoriale.
Compléments
Souveraineté côtière forte, mais passage inoffensif des navires étrangers.
📌 La zone contiguë peut s’étendre au maximum à 24 milles marins à partir des lignes de base.
★ À maîtriser
Selon la Convention de Montego Bay de 1982, lorsque la marge continentale ne dépasse pas 200 milles marins, l’État côtier peut avoir un plateau continental allant jusqu’à 200 milles marins, même si le prolongement géologique réel s’arrête avant.
Lorsque la marge continentale dépasse 200 milles marins, l’État peut demander une extension de son plateau continental au-delà de 200 milles sous certaines conditions, en soumettant les informations scientifiques et techniques nécessaires à la Commission des limites du plateau continental (CLPC).
L’extension du plateau continental ne peut dépasser 350 milles marins à partir des lignes de base ou 100 milles marins au-delà de l’isobathe de 2 500 mètres, selon les règles applicables.
Compléments
Les ressources recherchées dans le sol et le sous-sol marins comprennent :
La Convention de Genève de 1958 permettait l’exercice de droits sur le plateau continental jusqu’à 200 mètres de profondeur, ou au-delà lorsque les moyens technologiques permettaient encore l’exploitation des ressources naturelles.
Le plateau continental concerne le fond et le sous-sol, contrairement à la colonne d’eau.
Régimes des espaces maritimes
| Espace | Position ou étendue | Compétences indiquées |
|---|---|---|
| Mer territoriale | Premier espace au-delà des lignes de base ; maximum de 12 milles marins | Souveraineté de l’État côtier, sous réserve du passage inoffensif |
| Zone contiguë | Au-delà de la mer territoriale ; maximum de 24 milles marins depuis les lignes de base | Police et contrôle dans des domaines déterminés |
| ZEE | Après la zone contiguë | Compétences moins étendues que dans la mer territoriale |
| Haute mer | Au-delà des espaces relevant des compétences de l’État côtier | Pas de souveraineté d’un État particulier |
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1. À partir de quelle ligne mesure-t-on les limites des espaces maritimes relevant des compétences de l’État côtier ?
2. Au-dessus de quels espaces l’État exerce-t-il sa compétence aérienne ?
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À partir de quelle ligne mesure-t-on les limites des espaces maritimes relevant des compétences de l’État côtier ?
La ligne de base.
Qu’est-ce qu’une frontière entre deux États ?
La limite territoriale entre deux États.
Sur quoi repose normalement la détermination d’une frontière entre deux États ?
Sur un accord entre les États concernés.
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