Fiche de révision : Introduction à la psychologie criminologique

📋 Plan du Cours

  1. Psychologie criminologique : champ et objectifs
  2. Versants auteurs et victimes en criminologie
  3. Objets d’étude : violences et délinquances
  4. Psychologie et justice : logiques opposées
  5. Interdisciplinarité psychologie et justice
  6. Expertise psychologique en contexte pénal
  7. Mission d’expertise psychiatrique et psychologique
  8. Interventions de réhabilitation et prévention récidive
  9. Désistance et facteurs favorisant l’arrêt
  10. Suivis judiciaires des mineurs et majeurs
  11. Détention préventive et alternatives à la détention
  12. Aménagements de peine et aide psychologique contrainte

📖 1. Psychologie criminologique : champ et objectifs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psychologie criminologique : Discipline à l’interface de la psychologie, de la criminologie, de la sociologie et du juridique, centrée sur les phénomènes de violence et de criminalité.
  • Évaluation psychologique : Démarche psychologique visant à apprécier le fonctionnement et les caractéristiques d’un individu impliqué dans des faits criminels ou déviants.
  • Traitement et interventions : Ensemble d’actions psychologiques destinées aux personnes impliquées dans la criminalité, la délinquance ou la déviance.
  • Perspective développementale : Approche qui relie l’évolution au cours de la vie aux conduites délinquantes et violentes.
  • Perspective clinique : Cadre centré sur l’analyse psychologique et la compréhension des difficultés individuelles en lien avec les comportements.

📝 Points essentiels

  • La psychologie criminologique étudie scientifiquement les phénomènes criminels via leurs dimensions psychologiques.
  • Elle couvre l’évaluation psychologique ainsi que le traitement et les interventions auprès des personnes impliquées.
  • Elle applique la psychologie à l’étude du crime, de la déviance, de la délinquance et des violences intrafamiliales.
  • Elle intègre deux versants complémentaires : auteurs et victimes.
  • Ses objectifs incluent la compréhension des conduites délinquantes, violentes et criminelles agies et subies.
  • Elle analyse aussi les processus psychologiques, psycho-sociaux et psychopathologiques liés aux comportements violents.

💡 Astuce mémo

Auteurs + victimes, et toujours : comprendre → évaluer → intervenir.

📖 2. Versants auteurs et victimes en criminologie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Versant auteurs : Angle d’analyse centré sur le sujet ayant commis l’infraction et sur ses dynamiques de passage à l’acte.
  • Versant victimes : Angle d’analyse centré sur l’expérience de la victime, ses interactions et les effets de la victimisation.
  • Victimisation : Ensemble des conséquences psychologiques et sociales liées au fait d’être victime d’une infraction ou de violences.
  • Vulnérabilité et résilience : Notions décrivant, respectivement, la susceptibilité aux effets de la victimisation et la capacité à s’en relever.
  • Réponses sociétales : Ensemble des réponses apportées à la victimisation par les institutions et la société, incluant les dimensions juridiques et thérapeutiques.

📝 Points essentiels

  • Le rapport du sujet-auteur est analysé avec son environnement, la victime et les dynamiques du passage à l’acte.
  • L’analyse des victimes inclut leurs expériences et leurs interactions avec les institutions judiciaires, sociales et médicales.
  • Les causes et conséquences de la victimisation font partie des objectifs du champ.
  • L’étude porte sur des facteurs de vulnérabilité et de résilience chez les victimes.
  • Les réponses sociétales, juridiques et thérapeutiques aux victimes sont intégrées à l’analyse.
  • Les interventions psycho-judiciaires et psycho-sociales de prévention et d’évaluation font partie des axes couverts.

💡 Astuce mémo

Auteur : passage à l’acte ; Victime : expérience + interactions + conséquences.

📖 3. Objets d’étude : violences et délinquances

🔑 Notions clés & Définitions

  • Violences conjugales : Objet d’étude portant sur les violences commises dans le cadre conjugal, avec leurs dimensions psychologiques.
  • Délinquance juvénile : Objet d’étude centré sur les conduites délinquantes impliquant des jeunes, analysées sous des angles psychologiques et développementaux.
  • Maltraitances et abus sexuels d’enfants : Objet d’étude portant sur les maltraitances et abus sexuels visant des enfants, avec une approche psychologique.
  • Délinquance sexuelle : Catégorie d’infractions étudiée en criminologie psychologique, incluant l’analyse des conduites et de leurs déterminants.
  • Harcèlement scolaire : Objet d’étude relatif aux violences répétées en milieu scolaire, abordé via ses dimensions psychologiques et sociales.

📝 Points essentiels

  • Les violences et les crimes sont présentés comme des thématiques traversant l’histoire et influençant les représentations collectives.
  • Le cours cite des objets variés : violences, délinquance juvénile, violences conjugales, maltraitances, homicides, délinquance sexuelle, harcèlement scolaire, terrorisme.
  • Les objets d’étude sont abordés à travers leurs dimensions psychologiques, pas uniquement juridiques.
  • Les vignettes cliniques, articles référencés et filmographie sont annoncés comme supports d’apprentissage sur ces objets.
  • Les conduites criminelles et violentes sont étudiées comme agies et subies.
  • La perspective criminologique et la perspective clinique s’articulent pour traiter ces objets.

💡 Astuce mémo

Liste à mémoriser : juvénile, conjugales, enfants, homicides, sexuelle, harcèlement, terrorisme.

📖 4. Psychologie et justice : logiques opposées

🔑 Notions clés & Définitions

  • Responsabilité pénale : Principe juridique selon lequel la justice apprécie la culpabilité et applique une sanction en fonction de la responsabilité.
  • Juger : Logique de la justice centrée sur une décision normative et binaire à propos de la culpabilité et de la sanction.
  • Comprendre : Logique psychologique centrée sur l’explication des motivations, traumatismes et troubles sous-jacents.
  • Temporalité rigide : Caractéristique du droit décrite comme fondée sur des délais stricts et des décisions définitives.
  • Temporalité évolutive : Caractéristique psychologique décrite comme liée à la transformation du psychisme, rendant les conclusions définitives difficiles.

📝 Points essentiels

  • La justice applique les lois et sanctionne les infractions en jugeant les actes selon des principes de responsabilité et de culpabilité.
  • La justice fonctionne avec une logique de sanction : la peine est présentée comme proportionnée au crime commis.
  • Le droit est décrit comme ayant une temporalité rigide avec des délais stricts et des décisions définitives.
  • La psychologie cherche à analyser motivations, traumatismes et troubles sous-jacents du comportement criminel.
  • La psychologie poursuit une logique thérapeutique : aider le sujet à changer plutôt que seulement punir.
  • La psychologie s’appuie sur une temporalité évolutive, illustrée par la désistance et les effets du trauma.

💡 Astuce mémo

Justice : binaire + sanction + délais ; Psychologie : explicatif + changement + évolution.

📖 5. Interdisciplinarité psychologie et justice

🔑 Notions clés & Définitions

  • Facteurs de récidive : Ensemble de déterminants psychologiques et contextuels qui augmentent le risque de réitération des comportements délinquants.
  • Désistance : Processus de changement durable qui favorise l’arrêt des comportements délinquants.
  • Santé mentale : Dimension psychologique prise en compte dans l’évaluation de la responsabilité pénale et dans l’adaptation des procédures.
  • Alternatives à l’incarcération : Mesures permettant d’éviter l’emprisonnement tout en maintenant un cadre de suivi et de prise en charge.
  • Réinsertion sociale : Objectif de retour à une place sociale, soutenu par une combinaison de logiques répressives et thérapeutiques.

📝 Points essentiels

  • L’interdisciplinarité vise une meilleure compréhension des comportements criminels en intégrant les facteurs psychologiques.
  • Elle sert à identifier des facteurs de récidive et de désistance pour adapter sanctions et mesures de réhabilitation.
  • Elle vise une justice plus adaptée aux réalités humaines en éclairant la justice par les savoirs psychologiques.
  • Elle inclut la prise en compte de la santé mentale dans l’évaluation de la responsabilité pénale.
  • Elle prévoit l’adaptation des procédures aux besoins psychologiques des victimes et témoins vulnérables.
  • Elle combine répression et thérapie pour favoriser la réinsertion et proposer des alternatives à l’incarcération.

💡 Astuce mémo

Interdisciplinarité = mieux comprendre + mieux décider + mieux prendre en charge.

📖 6. Expertise psychologique en contexte pénal

🔑 Notions clés & Définitions

  • Expertise psychologique : Examen psychologique ordonné par un magistrat et réalisé par un psychologue pour répondre à des questions d’ordre psychologique.
  • Auxiliaire de la justice : Statut lié à l’acceptation d’une mission d’expertise, impliquant une fonction d’aide à la justice.
  • Dangerosité : Évaluation psychologique du risque que la personne représente un danger pour elle-même ou pour autrui.
  • Risque de récidive : Estimation du risque que l’auteur commette à nouveau des faits délinquants.
  • Crédibilité : Appréciation psychologique visant à éclairer la cohérence et la fiabilité des éléments rapportés.

📝 Points essentiels

  • L’expertise psychologique est un examen ordonné par un magistrat qui commet un psychologue.
  • La mission consiste notamment à décrire la personnalité du sujet et à répondre à des interrogations psychologiques.
  • Accepter la mission implique d’accepter la condition d’auxiliaire de la justice.
  • L’expertise analyse le profil psychologique de l’auteur ou de la victime.
  • Elle évalue la dangerosité et le risque de récidive.
  • Elle peut contribuer à déterminer l’altération ou l’abolition du discernement et à orienter les prises en charge.

💡 Astuce mémo

Mission : décrire personnalité + répondre questions + évaluer risque/danger + orienter.

📖 7. Mission d’expertise psychiatrique et psychologique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Expertise psychiatrique : Expertise centrée sur l’état mental et les affections, visant à éclairer la justice sur la capacité de contrôle des actions et le danger actuel.
  • Altération du discernement : Situation où l’état mental au moment des faits perturbe la capacité de contrôler ses actions, selon l’évaluation expertale.
  • Abolition du discernement : Situation où l’état mental au moment des faits rend la personne incapable du contrôle de ses actions, selon l’évaluation expertale.
  • Déradicalisation : Objectif de prise en charge visant à réduire l’adhésion à la pensée terroriste et à prévenir la récidive.
  • Serment de l’expert : Engagement formel prêté par l’apposition sur le rapport avant signature, selon la formule indiquée.

📝 Points essentiels

  • L’expertise psychiatrique décrite prévoit la prise de connaissance du dossier et l’examen de la personnalité et de l’état mental.
  • Elle demande de dire si, au moment des faits, la personne était dans un état de démence ou un état grave de déséquilibre/débilité rendant incapable du contrôle des actions.
  • Elle prévoit de dire si la personne est encore dans l’un de ces états.
  • Elle inclut l’évaluation du danger actuel pour la personne ou pour la société.
  • Elle impose l’établissement d’un rapport écrit et circonstancié des constatations, observations et conclusions.
  • L’expertise psychologique inclut la prise de connaissance au greffe, l’examen (entretiens et testing si utile), un avis sur l’authenticité des allégations et la recommandation éventuelle d’une thérapie.

💡 Astuce mémo

Psychiatrique : état mental + contrôle + danger actuel ; Psychologique : dossier + entretiens + avis + orientation.

📖 8. Interventions de réhabilitation et prévention récidive

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prévention de la récidive : Ensemble de stratégies et d’interventions visant à empêcher la réitération de faits de délinquance.
  • Réhabilitation sociale : Processus aidant une personne à retrouver une place active et reconnue dans la société après exclusion ou marginalisation.
  • Désistance : Accompagnement vers un changement durable en renforçant les facteurs favorisant l’arrêt des comportements délinquants.
  • Approche individuelle : Modalité de prévention centrée sur les caractéristiques et besoins propres de la personne.
  • Approche structurelle et communautaire : Modalité de prévention qui agit aussi sur le contexte social et les ressources collectives.

📝 Points essentiels

  • La prévention de la récidive vise à éviter qu’une personne ayant commis une infraction commette à nouveau des faits de délinquance.
  • Elle est décrite avec une approche individuelle, structurelle et communautaire.
  • La réhabilitation sociale vise le retour à une place active et reconnue après exclusion ou difficultés sociales.
  • La désistance est présentée comme un accompagnement vers un changement durable.
  • Pour les mineurs, le suivi en contexte de placement mentionne les IPPJ.
  • Pour les mineurs en ambulatoire, le cours cite les équipes mobiles d’accompagnement (EMA) et les services de consultations.

💡 Astuce mémo

Prévenir récidive = stratégies à plusieurs niveaux ; Réhabilitation = place sociale ; Désistance = arrêt durable.

📖 9. Désistance et facteurs favorisant l’arrêt

🔑 Notions clés & Définitions

  • Désistance : Changement durable qui conduit à l’arrêt des comportements délinquants, soutenu par un accompagnement.
  • Facteurs favorisant l’arrêt : Ensemble de conditions et leviers qui rendent plus probable la cessation des conduites délinquantes.
  • Accompagnement : Soutien mis en place pour renforcer les facteurs qui permettent la désistance.
  • Changement durable : Transformation maintenue dans le temps, plutôt qu’un arrêt temporaire des conduites.
  • Comportements délinquants : Conduites visées par la désistance, dont l’arrêt est l’objectif du suivi.

📝 Points essentiels

  • La désistance est définie comme un accompagnement vers un changement durable.
  • Elle renforce les facteurs favorisant l’arrêt des comportements délinquants.
  • Le cours relie la désistance à la difficulté de conclure définitivement en psychologie en raison de l’évolution du psychisme.
  • Les interventions de réhabilitation et prévention de la récidive sont présentées comme un cadre utile à la désistance.
  • Le suivi judiciaire et les mesures (notamment pour mineurs et majeurs) sont présentés comme des contextes de soutien.
  • L’objectif global est d’éviter toute récidive en soutenant un arrêt durable.

💡 Astuce mémo

Désistance = arrêt durable + accompagnement qui renforce les bons leviers.

📖 10. Suivis judiciaires des mineurs et majeurs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Auteur de fait qualifié infraction : Catégorie de mineur mentionnée pour organiser le suivi dans le cadre de placements et mesures judiciaires.
  • IPPJ : Structure de placement citée pour le suivi des mineurs en contexte de placement.
  • Équipes mobiles d’accompagnement : Dispositif ambulatoire cité pour le suivi des mineurs sans placement.
  • Services de consultations : Dispositif ambulatoire cité pour le suivi des mineurs.
  • Peines alternatives et aménagement de peine : Cadres pour majeurs permettant un suivi psychologique sans recourir uniquement à l’incarcération.

📝 Points essentiels

  • Pour les mineurs, le cours mentionne un suivi dans le cadre de placement et de mesures judiciaires.
  • En contexte de placement pour les mineurs, le cours cite les IPPJ.
  • En ambulatoire pour les mineurs, le cours cite les équipes mobiles d’accompagnement (EMA).
  • Le cours cite aussi des services de consultations pour le suivi ambulatoire des mineurs.
  • Pour les majeurs, le cours mentionne des suivis psychologiques dans le cadre des peines alternatives et de l’aménagement de peine.
  • Le cours relie ces suivis à l’objectif de réhabilitation et de prévention de la récidive.

💡 Astuce mémo

Mineurs : IPPJ (placement) / EMA + consultations (ambulatoire) ; Majeurs : suivi psy avec alternatives/aménagement.

📖 11. Détention préventive et alternatives à la détention

🔑 Notions clés & Définitions

  • Détention préventive : Mesure temporaire de privation de liberté appliquée avant jugement, encadrée par des conditions strictes.
  • Présomption d’innocence : Principe rappelé comme devant être respecté car la détention préventive n’est pas une peine.
  • Mandat d’arrêt : Décision permettant de maintenir une personne en détention après arrestation, sous conditions.
  • Surveillance électronique : Alternative à l’exécution de la détention préventive, mentionnée comme modalité de contrôle.
  • Prévenu : Personne laissée en liberté sous conditions lorsque la détention préventive n’est pas exécutée.

📝 Points essentiels

  • La détention préventive est régie par la loi du 20 juillet 1990 relative à la détention préventive.
  • Le cours rappelle qu’en Belgique, nul ne peut être privé de sa liberté plus de vingt-quatre heures sans l’intervention d’un juge.
  • Après arrestation, le juge d’instruction peut délivrer un mandat d’arrêt si l’infraction est passible d’au moins un an d’emprisonnement.
  • Le mandat d’arrêt exige une absolue nécessité pour la sécurité publique selon le cours.
  • La détention préventive est une privation temporaire envers une personne présumée innocente, fondée sur des indices sérieux.
  • Le cours précise que le juge peut décider de ne pas exécuter la détention en prison ou sous surveillance électronique et imposer des conditions pour un maximum de trois mois renouvelable.

💡 Astuce mémo

DP = temporaire + présumé innocent + conditions strictes ; alternative = liberté sous conditions (jusqu’à 3 mois renouvelables).

📖 12. Aménagements de peine et aide psychologique contrainte

🔑 Notions clés & Définitions

  • Libération conditionnelle : Modalité d’exécution de peine permettant une sortie sous obligations après une période minimale de détention.
  • Placement sous surveillance électronique : Aménagement permettant d’adapter la peine en dehors de la prison grâce à un bracelet électronique.
  • Permission de sortie et congés pénitentiaires : Mesures transitoires de sorties ponctuelles pour préparer la réinsertion, notamment pour raisons familiales ou professionnelles.
  • Aide psychologique contrainte : Prise en charge psychologique intégrée à un cadre judiciaire visant à concilier soin et prévention de la récidive.
  • Maisons de justice : Institution citée comme lieu d’articulation entre justice, psychologues et suivi du justiciable.

📝 Points essentiels

  • La libération conditionnelle est citée avec l’article 72 de la loi de 2006 sur l’exécution des peines.
  • Le cours indique qu’après un tiers de peine (ou deux tiers pour les récidivistes), une libération peut être accordée avec conditions.
  • Les conditions mentionnées incluent travail, formation et interdictions.
  • Le placement sous surveillance électronique est présenté comme adaptation de la peine en dehors de la prison avec bracelet électronique.
  • Les permissions de sortie et congés pénitentiaires sont décrits comme des mesures transitoires pour préparer la réinsertion.
  • L’aide psychologique contrainte est présentée comme visant à concilier prise en charge thérapeutique et prévention de la récidive dans un plan de réinsertion sociale.

💡 Astuce mémo

Aménagements = sortie encadrée : conditionnelle / bracelet / sorties ponctuelles ; Psychologie contrainte = soin + prévention.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
2025-2026Année académique du cours PSYC0921-1
20 juillet 1990Loi relative à la détention préventive
24 heuresDélai constitutionnel avant intervention d’un juge en cas de privation de liberté

📊 Tableaux de synthèse

Justice vs psychologie

AxeJusticePsychologie
LogiqueNormative et binaireClinique et explicative
ObjectifSanction proportionnéeAider le sujet à changer
TemporalitéDélais stricts et décisions définitivesPsychisme évolutif, conclusions difficiles

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre la détention préventive avec une peine : la DP est une mesure provisoire fondée sur des indices et doit respecter la présomption d’innocence.
  2. Mélanger les rôles en expertise : l’expert aide le juge par des réponses psychologiques, sans être assimilé à une partie cherchant la « vérité judiciaire ».
  3. Croire que la justice et la psychologie poursuivent le même objectif : la justice sanctionne, la psychologie vise compréhension et changement.
  4. Oublier que la désistance est présentée comme un changement durable renforcé par des facteurs favorisant l’arrêt, pas seulement une absence temporaire de faits.
  5. Rater les conditions de mandat d’arrêt : il faut une infraction passible d’au moins un an et une absolue nécessité pour la sécurité publique selon le cours.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la psychologie criminologique et citer ses trois axes : compréhension scientifique, évaluation, traitement/interventions.
  2. Expliquer les deux versants de la psychologie criminologique : auteurs et victimes, avec ce que chacun analyse.
  3. Citer des objets d’étude mentionnés : violences conjugales, délinquance juvénile, maltraitances/abus sexuels d’enfants, homicides, délinquance sexuelle, harcèlement scolaire, terrorisme.
  4. Comparer justice et psychologie sur les trois axes : logique (binaire vs explicative), objectif (sanction vs changement), temporalité (rigide vs évolutive).
  5. Justifier l’interdisciplinarité psychologie-justice en listant au moins deux bénéfices : compréhension, adaptation des sanctions/procédures, prise en compte santé mentale, alternatives à l’incarcération.
  6. Décrire ce qu’est une expertise psychologique pénale : examen ordonné par un magistrat, mission de décrire la personnalité et de répondre à des questions psychologiques.
  7. Lister les éléments évalués en expertise psychologique : profil, dangerosité, risque de récidive, discernement, crédibilité, orientation des prises en charge.
  8. Distinguer les missions psychiatrique et psychologique telles que décrites : état mental/contrôle/danger actuel pour la psychiatrique, dossier/entretiens/avis/rapport pour la psychologique.
  9. Définir prévention de la récidive, réhabilitation sociale et désistance, et relier la désistance à l’arrêt durable des comportements délinquants.
  10. Citer les dispositifs de suivi des mineurs : IPPJ en placement, EMA et services de consultations en ambulatoire, et préciser le cadre (AFQI).
  11. Décrire le suivi des majeurs : suivis psychologiques dans le cadre des peines alternatives et de l’aménagement de peine.
  12. Rappeler les règles clés de la détention préventive : loi du 20 juillet 1990, intervention du juge avant 24 heures, conditions du mandat d’arrêt, présomption d’innocence, alternatives et durée maximale de trois mois.
  13. Connaître les aménagements de peine cités : libération conditionnelle (article 72, seuils de tiers/deux tiers), surveillance électronique, permissions de sortie/congés, et l’idée d’aide psychologique contrainte via les «

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Psychologie criminologique — champ ?

Étude scientifique des phénomènes criminels et déviants.

Objectif de la psychologie criminologique

Comprendre, évaluer, intervenir auprès des impliqués.

Versant auteurs — analyse ?

Dynamiques de passage à l’acte et profil de l’auteur.

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