📌 La coutume sociale repose sur des usages collectifs non juridiques, tandis que la coutume juridique constitue une source du droit fondée sur des règles contraignantes et formalisées.
Le droit trouve ses origines en Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, et son apparition a suivi de très près l’invention de l’écriture.
La science juridique romaine s’est principalement développée entre le premier et le troisième siècle après Jésus-Christ et a systématisé des notions comme le contrat, l’obligation et la loi.
Écriture → règles formalisées → droit juridique
★ À maîtriser
📌 Le droit cherche à se légitimer par la justice, mais le droit ne se confond pas avec la justice.
Compléments
Les mœurs, issues des termes latins mos et mores, correspondent aux usages constatés dans une société et aux comportements perçus comme obligatoires par le groupe social.
La qualification juridique implique une dimension axiologique, car elle comporte un jugement de valeur et une évaluation morale des situations.
Droit formalisé, mœurs sociales, morale du bien et du mal
★ À maîtriser
📌 Le droit positif est objectivement constatable et en vigueur, tandis que le droit naturel est présenté comme existant en tout temps et en tout lieu.
Compléments
L’idée de nature ordonnée est une notion occidentale élaborée par les Grecs puis reprise par les Romains.
Cicéron est présenté comme la première grande référence du droit naturel, en s’inspirant de la philosophie stoïcienne.
Naturel : universel et intemporel ; positif : observable et en vigueur
★ À maîtriser
📌 Le droit entretient une relation de distance avec la science et l’art, car il constitue à la fois un système de règles et une technique particulière d’organisation sociale.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Le droit est historiquement situé, car le sens d’un mot ou d’une notion juridique dépend du texte et du contexte dans lesquels il est mobilisé.
Compléments
Contexte historique → sens des mots et effets juridiques
★ À maîtriser
L’invention de l’imprimerie vers 1450 a bouleversé la diffusion des connaissances en permettant la multiplication des textes.
La Réforme de Martin Luther commence en 1517 avec la publication de thèses contestant l’autorité catholique.
Les traités de Westphalie de 1648 mettent fin à plusieurs guerres et renforcent l’idée d’États souverains à l’intérieur de leurs territoires.
Compléments
Antiquité → Moyen Âge → modernité → époque contemporaine
📌 Une source directe tire sa force d’un acte constituant, tandis qu’une source indirecte tire sa force d’une autre règle.
La typologie classique distingue quatre sources du droit:
En France, la loi est définie comme une règle de droit votée par le Parlement depuis 1789.
LCJD : loi, coutume, jurisprudence, doctrine
📌 Dans les conceptions monothéistes présentées, la loi divine exprime un ordre universel que les hommes doivent retranscrire, tandis que le législateur humain n’en est pas l’auteur véritable.
Orient divin → nomos grec → lex romaine
À Rome, une loi était proposée par un magistrat, publiée et discutée, votée par les citoyens, puis rendue pleinement légitime par l’autorité du Sénat.
La loi des Douze Tables est élaborée au début du Ve siècle avant Jésus-Christ par les décemvirs afin de fixer des règles communes aux citoyens romains.
📌 Le plébiscite est une règle adoptée par la plèbe pour elle-même, tandis que la loi peut s’appliquer à l’ensemble de la cité.
📌 Sous l’Empire romain, la volonté de l’empereur acquiert progressivement force de loi, tandis que le Sénat cesse d’être l’organe principal de décision.
Douze Tables → préteur → empereur
★ À maîtriser
Après la chute de l’Empire romain d’Occident en 476, l’Église conserve des fonctions administratives et devient un relais des institutions impériales.
La féodalité repose sur des liens personnels de fidélité entre un seigneur et son vassal, en échange desquels le vassal reçoit un fief.
En 800, Charlemagne est couronné empereur à Rome, ce qui renforce la dimension universelle de son pouvoir.
Le Corpus juris civilis, commandé par Justinien, rassemble et synthétise le droit romain classique élaboré principalement entre le premier et le troisième siècle après Jésus-Christ.
À partir du XIIe siècle, le développement de l’écrit documentaire renforce la sécurité juridique en servant de preuve pour les contrats, le gouvernement des territoires et la transmission des patrimoines.
Compléments
Affaiblissement impérial → féodalité → renforcement des institutions
★ À maîtriser
Les traités de Westphalie de 1648 consacrent une conception d’États souverains, mais la mondialisation contemporaine rend les États de plus en plus interdépendants.
La modernité est associée à l’individualisme, au capitalisme, à l’impérialisme, à l’esprit scientifique et à la mise à distance progressive du religieux dans les institutions publiques.
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirme un universalisme qui reste limité, notamment parce que les femmes et les pauvres ne disposent pas du droit de vote.
Compléments
La colonisation s’accélère entre les années 1810 et 1980, principalement en Afrique et en Asie du Sud-Est.
La décolonisation de 1955 redistribue les États et contribue à faire du monde une mosaïque d’États interdépendants.
Rationalisme et souveraineté → droits universels et droit positif
📌 L’empereur fait fixer l’édit du préteur et interdit qu’il puisse encore changer, transformant ainsi le droit prétorien en droit stabilisé intégré au corpus civil du VIe siècle.
Doctrine → jus concret → édit prétorien stabilisé
★ À maîtriser
Sous l’Empire, la volonté de l’empereur acquiert force de loi sans qu’il ait besoin de consulter les comices, tandis que le Sénat se limite progressivement à approuver ses décisions.
Les édits impériaux énoncent des règles générales qui s’imposent à tous.
Compléments
📌 Les décrets sont des jugements rendus par l’empereur pour un cas particulier, mais leur solution peut ensuite être appliquée à tous les cas identiques.
📌 Les rescrits sont les réponses de l’empereur à des questions juridiques, et ces réponses peuvent également être appliquées aux cas identiques.
E-D-R : édits, décrets, rescrits
★ À maîtriser
📌 Au haut Moyen Âge, on distingue la loi germanique propre à un peuple et la loi romaine des Germains, qui interprète des règles romaines pour ces peuples.
Compléments
Loi germanique pour le peuple, loi romaine des Germains
★ À maîtriser
📌 Selon saint Thomas d’Aquin, le prince exerce un pouvoir législatif ordinaire au service de l’intérêt supérieur des sujets, et non selon sa seule volonté.
📌 Selon Philippe de Beaumanoir, le roi peut établir de nouvelles règles pour le profit commun, mais il doit agir conformément à l’intérêt de la communauté et à sa fonction.
Compléments
📌 À la fin du règne de Saint Louis, le roi peut légiférer sans obtenir l’accord de ses vassaux, qu’il consulte seulement.
Raison → bien commun → loi promulguée
★ À maîtriser
Jean Bodin définit la loi comme le commandement pur et simple du souverain, faisant de la volonté du prince le critère de l’existence de la loi.
Au XIXe siècle, le légalisme fait de la loi l’expression du peuple souverain organisé dans la démocratie et tend à identifier la loi et le droit.
Compléments
📌 Le magistrat peut interpréter la loi, mais il ne peut pas la supprimer ou la casser.
Bodin : volonté du souverain ; Rousseau : volonté générale
La coutume comporte un aspect matériel, constitué par la pratique répétée, et un aspect normatif, constitué par le sentiment que cette pratique doit être suivie.
Une coutume devient formellement juridique lorsqu’une autorité la constate et l’affirme, même si elle existait déjà matériellement dans la société.
Dans la pensée romaine, la coutume peut combler les lacunes de la loi lorsqu’elle repose sur un consentement général, une pratique ancienne et un contenu raisonnable conforme à l’intérêt commun.
Usage matériel ≠ sentiment obligatoire
★ À maîtriser
Au haut Moyen Âge, les lois des royaumes germaniques reprennent souvent des pratiques germaniques, mais leur mise par écrit en latin les transforme déjà en lois plutôt qu’en simples coutumes.
À l’époque féodale, le terme coutume désigne d’abord des taxes seigneuriales habituelles, puis des règles dont le juge recherche l’ancienneté et la pratique générale.
📌 Une bonne coutume doit être ancienne, consentie et raisonnable, tandis qu’une coutume récente ou abusive peut être écartée.
Compléments
📌 Isidore de Séville distingue la loi écrite, constituée par les constitutions, et la coutume non écrite, prouvée par son ancienneté.
Enquête → ancienneté → consentement → bonne coutume
| Notion | Caractéristique | Fondement |
|---|---|---|
| Droit naturel | Universel et intemporel | Ordre naturel et raison |
| Droit positif | Observable et en vigueur | Règles historiques et formalisées |
| Acte | Nature | Portée |
|---|---|---|
| Édit | Règle générale | S’impose à tous |
| Décret | Jugement impérial | Cas particulier puis cas identiques |
| Rescrit | Réponse à une question juridique | Cas identiques |
| Mandat | Instruction aux fonctionnaires | Effet indirect de loi |
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