QCM : Introduction au droit des sociétés — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de dispositions constitue principalement le droit commun des sociétés ?

Les dispositions fiscales applicables aux entreprises
Les articles 1101 à 1231-7 du Code civil
Les règles du Livre Ier du Code de commerce
Les articles 1832 à 1844-17 du Code civil

Les articles 1832 à 1844-17 du Code civil

Explication

Les articles 1832 à 1844-17 du Code civil forment le socle principal du droit commun des sociétés. Le Livre II du Code de commerce concerne surtout les régimes spéciaux des sociétés commerciales.

2. Quelle réforme a profondément modifié les dispositions du Code civil relatives aux sociétés ?

La loi du 14 février 2022
La loi du 4 janvier 1978
La loi du 24 juillet 1966
L’ordonnance du 18 septembre 2000

La loi du 4 janvier 1978

Explication

La loi du 4 janvier 1978 a profondément réformé les règles du Code civil relatives aux sociétés. L’ordonnance du 18 septembre 2000 a, quant à elle, codifié le Livre II du Code de commerce.

3. Quel rôle la jurisprudence joue-t-elle en droit des sociétés ?

Elle rassemble les analyses des universitaires et des praticiens
Elle remplace les règles légales par des usages professionnels
Elle prolonge les textes par des décisions juridictionnelles
Elle codifie les régimes spéciaux des sociétés commerciales

Elle prolonge les textes par des décisions juridictionnelles

Explication

La jurisprudence prolonge les textes grâce aux décisions rendues par les juridictions, notamment la chambre commerciale de la Cour de cassation. Les analyses des universitaires et des praticiens relèvent de la doctrine, qui interprète et influence le droit sans rendre de décisions juridictionnelles.

4. Quelle affirmation caractérise correctement la doctrine en droit des sociétés ?

Elle applique les sanctions pénales prévues pour les dirigeants sociaux
Elle rassemble les arrêts rendus par les juridictions commerciales et civiles
Elle édicte les règles obligatoires applicables à toutes les sociétés
Elle réunit les travaux des universitaires et des praticiens sans constituer une source formelle

Elle réunit les travaux des universitaires et des praticiens sans constituer une source formelle

Explication

La doctrine regroupe les contributions des universitaires et des praticiens, mais elle n’est pas une source formelle du droit. Les arrêts juridictionnels relèvent de la jurisprudence, tandis que les règles obligatoires sont principalement fixées par les textes.

5. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre l’entreprise et la société ?

L’entreprise est une organisation économique, tandis que la société est une structure juridique
L’entreprise est une juridiction, tandis que la société constitue une règle professionnelle
L’entreprise est un patrimoine autonome, tandis que la société réunit des moyens matériels
L’entreprise est une personne morale, tandis que la société désigne une activité économique

L’entreprise est une organisation économique, tandis que la société est une structure juridique

Explication

L’entreprise désigne économiquement une organisation de moyens humains et matériels destinée à exercer une activité. La société est une structure juridique qui peut recevoir la personnalité morale et doit être distinguée de l’activité économique elle-même.

6. Quelle conséquence la loi du 14 février 2022 a-t-elle prévue pour l’entrepreneur individuel ?

La transformation obligatoire de son activité en société commerciale
La suppression de toute responsabilité liée à son activité économique
La séparation automatique de son patrimoine professionnel et de son patrimoine personnel
L’attribution automatique de la personnalité morale à son activité professionnelle

La séparation automatique de son patrimoine professionnel et de son patrimoine personnel

Explication

Depuis la loi n° 2022-172 du 14 février 2022, l’entrepreneur individuel bénéficie automatiquement d’un patrimoine professionnel distinct de son patrimoine personnel. Cette séparation ne transforme pas l’entrepreneur en personne morale, contrairement à une société dotée de la personnalité morale.

7. Quel élément constitue un apport en industrie dans une société ?

Un équipement inscrit à l’actif de la société
Le savoir-faire ou le travail fourni par un associé
Une somme d’argent versée sur le compte social
Un immeuble transféré au patrimoine de la société

Le savoir-faire ou le travail fourni par un associé

Explication

L’apport en industrie consiste à mettre à la disposition de la société un savoir-faire ou un travail. Les autres réponses décrivent des apports portant sur des biens ou des sommes d’argent.

8. Que recouvre la vocation aux résultats des associés ?

La perception d’une rémunération fixe indépendante des résultats
La détention d’un droit de vote sans participation financière
Le partage des bénéfices et des économies, avec une contribution aux pertes
Le remboursement prioritaire des dettes personnelles des associés

Le partage des bénéfices et des économies, avec une contribution aux pertes

Explication

La vocation aux résultats donne aux associés le droit de partager les bénéfices ou les économies et leur impose de contribuer aux pertes. Elle ne correspond pas à une rémunération fixe ni à un simple droit de vote.

9. Quelle attitude caractérise l’affectio societatis ?

La volonté d’investir sans prendre part à la réalisation de l’objet social
La recherche d’un bénéfice personnel sans coopération avec les autres associés
La délégation complète de la gestion à un tiers extérieur à la société
La volonté durable de collaborer activement et à égalité au projet social

La volonté durable de collaborer activement et à égalité au projet social

Explication

L’affectio societatis suppose une volonté réelle et persistante de s’associer, de collaborer activement et à égalité. Un investissement passif ou une absence de coopération ne suffit pas à caractériser cet élément.

10. Quelle conséquence entraîne l’absence d’un seul des éléments essentiels de la société ?

La société obtient la personnalité morale après une décision des associés
La qualification de société n’est pas retenue
La société conserve sa qualification avec une responsabilité accrue
La société est automatiquement transformée en entreprise individuelle

La qualification de société n’est pas retenue

Explication

La qualification de société exige la réunion d’un apport, d’une vocation aux résultats et de l’affectio societatis. La disparition d’un seul de ces éléments fait obstacle à cette qualification.

11. À quel moment la société devient-elle une personne morale distincte de ses membres ?

Après la première opération commerciale réalisée pour le compte commun
Après l’accomplissement des formalités requises, principalement l’immatriculation
Dès l’accord oral entre les personnes souhaitant exercer ensemble
Dès la signature des statuts, même sans formalité auprès du registre

Après l’accomplissement des formalités requises, principalement l’immatriculation

Explication

La société est d’abord un contrat, puis acquiert la personnalité morale après les formalités requises, principalement son immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Un accord ou une activité préalable ne suffit pas à produire cette personnalité.

12. Quel effet caractérise la personnalité morale d’une société ?

Les associés répondent personnellement de toutes les dettes avec leurs biens
Le patrimoine social se confond avec celui de chaque associé
La société ne peut ni contracter en son nom ni agir en justice
La société possède un patrimoine propre et répond de ses dettes sur ses actifs

La société possède un patrimoine propre et répond de ses dettes sur ses actifs

Explication

La personnalité morale permet à la société de posséder son propre patrimoine, de contracter, d’agir en justice et de répondre de ses dettes sur ses actifs. Le patrimoine social ne se confond pas avec le patrimoine personnel des associés.

13. Dans une société à risques limités, dans quelle mesure un associé répond-il en principe des dettes sociales ?

À hauteur des dettes fiscales, mais pas des dettes contractuelles
À hauteur d’un montant fixé librement par les créanciers sociaux
À hauteur de l’ensemble de son patrimoine, indépendamment de ses apports
À hauteur de ses apports, sauf notamment s’il a accordé une garantie personnelle

À hauteur de ses apports, sauf notamment s’il a accordé une garantie personnelle

Explication

Dans une société à risques limités, la responsabilité de l’associé est en principe limitée au montant de ses apports. Une garantie personnelle peut toutefois étendre son engagement au-delà de cette limite.

14. Quel mécanisme permet principalement à une société par actions de réunir des capitaux ?

La vente du patrimoine privé des dirigeants aux investisseurs
La suppression des titres de capital au profit de contrats de travail
La conversion automatique des dettes sociales en apports personnels
L’émission d’actions, l’augmentation du capital ou l’emprunt obligataire

L’émission d’actions, l’augmentation du capital ou l’emprunt obligataire

Explication

Une société par actions peut obtenir des capitaux par émission d’actions, augmentation de capital ou emprunt obligataire, et une société cotée peut faire appel public à l’épargne. Les actions représentent du capital, tandis que les obligations correspondent à une dette envers les prêteurs.

15. Quel taux normal d’impôt sur les sociétés s’applique depuis 2022, avec quel taux réduit pour certaines PME ?

15 %, puis 25 % sur la fraction de bénéfices jusqu’à 42 500 €
25 %, puis 15 % sur la fraction de bénéfices jusqu’à 42 500 €
25 %, puis 10 % sur la fraction de bénéfices jusqu’à 50 000 €
30 %, puis 15 % sur la fraction de bénéfices jusqu’à 42 500 €

25 %, puis 15 % sur la fraction de bénéfices jusqu’à 42 500 €

Explication

Depuis 2022, le taux normal de l’impôt sur les sociétés est de 25 %, tandis que le taux réduit de 15 % concerne les PME sur la fraction de bénéfices n’excédant pas 42 500 €. Les autres combinaisons modifient le taux ou le seuil prévus.

16. Quel régime social s’applique respectivement au gérant majoritaire de SARL et au dirigeant de SAS ?

Travailleur non-salarié pour les deux fonctions
Travailleur non-salarié pour le premier, assimilé-salarié pour le second
Assimilé-salarié pour les deux fonctions
Assimilé-salarié pour le premier, travailleur non-salarié pour le second

Travailleur non-salarié pour le premier, assimilé-salarié pour le second

Explication

Le gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs non-salariés, alors que le dirigeant de SAS est assimilé-salarié. Le régime dépend donc de la forme sociale et de la position du dirigeant.

17. Quel principe s’applique à la qualification civile ou commerciale d’une société ?

Une société est civile par principe, sauf si la loi lui reconnaît un caractère commercial
Une société est commerciale par principe, sauf si ses associés exercent une activité civile
Une société est civile lorsque son capital est fermé, puis commerciale lorsqu’il devient ouvert
Une société est commerciale dès qu’elle réalise un bénéfice, quelle que soit son activité

Une société est civile par principe, sauf si la loi lui reconnaît un caractère commercial

Explication

La qualification civile constitue le principe, tandis que le caractère commercial doit résulter d’une disposition légale. L’existence d’un bénéfice ou la structure du capital ne suffit pas à déterminer cette qualification.

18. Une société exerce une activité commerciale, mais sa forme sociale ne figure pas parmi celles auxquelles la loi attribue la commercialité par la forme : sur quel fondement peut-elle être qualifiée de commerciale ?

Sur le fondement de son objet, en raison de l’activité commerciale exercée
Sur le fondement de sa comptabilité, lorsqu’elle adopte des comptes commerciaux
Sur le fondement de ses bénéfices, dès lors qu’ils dépassent un seuil légal
Sur le fondement de son financement, lorsque ses apports proviennent d’investisseurs

Sur le fondement de son objet, en raison de l’activité commerciale exercée

Explication

La commercialité par l’objet découle de l’activité commerciale effectivement exercée, indépendamment de la forme sociale. La forme, le niveau des bénéfices ou le mode de financement constituent des critères différents et ne suffisent pas ici.

19. Quelle caractéristique distingue principalement une société de personnes d’une société de capitaux ?

Elle repose sur la personne des associés, avec une responsabilité indéfinie et solidaire pour les dettes sociales
Elle repose sur la négociation des titres, avec une responsabilité proportionnelle aux bénéfices distribués
Elle repose sur la personnalité morale, avec une responsabilité assumée par les créanciers sociaux
Elle repose sur le montant du capital, avec une responsabilité limitée et des actions librement cessibles

Elle repose sur la personne des associés, avec une responsabilité indéfinie et solidaire pour les dettes sociales

Explication

Dans une société de personnes, l’intuitu personæ est central et les associés répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales. La responsabilité limitée et la libre cessibilité des titres caractérisent plutôt les sociétés de capitaux.

20. Un investisseur souhaite participer à une société sans exposer son patrimoine au-delà de son apport et pouvoir céder plus facilement ses titres : quelle structure correspond le mieux à ces caractéristiques ?

Une société civile, où la responsabilité dépend principalement de la nature des bénéfices réalisés
Une société de personnes, où la responsabilité s’étend aux dettes et les parts restent difficiles à céder
Une société de capitaux, où la responsabilité est limitée aux apports et les actions sont en principe cessibles
Une société à intuitu personæ renforcé, où la cession exige l’accord de chaque créancier

Une société de capitaux, où la responsabilité est limitée aux apports et les actions sont en principe cessibles

Explication

Les sociétés de capitaux limitent en principe la responsabilité des actionnaires à leurs apports et permettent la libre cessibilité des actions. Les sociétés de personnes reposent davantage sur la confiance entre associés et imposent une responsabilité plus étendue.

21. Quelles sociétés peuvent recourir à une offre au public de titres financiers sous le contrôle de l’Autorité des marchés financiers ?

La SARL, la SA et la SNC
La SNC, la SARL et la SAS
La SA, la SCA et la SE
La SAS, la SCS et la SARL

La SA, la SCA et la SE

Explication

La SA, la SCA et la SE sont les formes habilitées à recourir à une offre au public de titres financiers sous le contrôle de l’Autorité des marchés financiers. Les autres formes citées ne figurent pas dans cette liste légale.

22. Quels éléments sont cumulativement pris en compte pour déterminer la taille d’une société ?

Le montant du capital, le résultat net et le nombre d’associés
Le chiffre d’affaires brut, les immobilisations et l’ancienneté de la société
Le total des dettes, le bénéfice imposable et la valeur des titres
Le total du bilan, le chiffre d’affaires net et le nombre moyen de salariés

Le total du bilan, le chiffre d’affaires net et le nombre moyen de salariés

Explication

La taille d’une société repose sur trois critères cumulatifs : le total du bilan, le chiffre d’affaires net et le nombre moyen de salariés. Le capital, le résultat ou l’ancienneté ne constituent pas les trois critères retenus.

23. Quelle loi a introduit la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux de l’activité dans la gestion des sociétés ?

La loi du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques
La loi du 24 juillet 1966 sur les sociétés commerciales
La loi PACTE du 22 mai 2019
La loi du 4 janvier 1978 relative aux comptes sociaux

La loi PACTE du 22 mai 2019

Explication

La loi n° 2019-486 du 22 mai 2019, appelée loi PACTE, a intégré les enjeux sociaux et environnementaux dans la gestion des sociétés. Les autres textes proposés ne correspondent pas à cette réforme précise.

24. Comment définir la raison d’être d’une société ?

Un comité composé de salariés chargé de vérifier la conformité des décisions de gestion
Une certification délivrée par un organisme indépendant après contrôle des comptes sociaux
Un ensemble d’objectifs imposés par la loi à toute société commerciale lors de sa constitution
Des principes inscrits dans les statuts auxquels la société affecte des moyens pour réaliser son activité

Des principes inscrits dans les statuts auxquels la société affecte des moyens pour réaliser son activité

Explication

La raison d’être correspond à des principes que la société inscrit dans ses statuts et auxquels elle entend consacrer des moyens dans son activité. Elle ne se confond ni avec une certification, ni avec un comité, ni avec une obligation uniforme de résultats sociaux et environnementaux.

25. Quelle démarche est nécessaire pour qu’une société commerciale devienne société à mission ?

Adopter des objectifs économiques, créer un comité d’actionnaires, faire certifier ses comptes et déclarer sa forme auprès de l’Autorité des marchés financiers
Inscrire une activité commerciale, nommer un commissaire aux comptes, publier ses bénéfices et demander une autorisation administrative préalable
Modifier son capital, désigner un conseil de surveillance, obtenir l’accord des créanciers et déposer un rapport fiscal annuel
Adopter une raison d’être, définir des objectifs sociaux et environnementaux, instaurer un comité de mission, faire vérifier ces objectifs et déclarer sa qualité au registre

Adopter une raison d’être, définir des objectifs sociaux et environnementaux, instaurer un comité de mission, faire vérifier ces objectifs et déclarer sa qualité au registre

Explication

Le statut de société à mission suppose une raison d’être, des objectifs sociaux et environnementaux, un comité de mission comprenant au moins un salarié, une vérification par un organisme tiers indépendant et une déclaration au registre. Les autres démarches mentionnent des formalités sociétaires ou financières qui ne constituent pas le processus requis.

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Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Introduction au droit des sociétés.

Sur quels articles du Code civil repose le droit commun des sociétés ?

Sur les articles 1832 à 1844-17 du Code civil.

Dans quel livre du Code de commerce figurent les régimes spéciaux des sociétés ?

Dans le Livre II du Code de commerce.

Quel code rassemble les règles propres aux sociétés commerciales ?

Le Code de commerce, notamment son Livre II.

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