QCM : Introduction aux pratiques et procédures en droit du travail — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle combinaison de conditions permet de qualifier une pratique d’usage d’entreprise ?

Répétition ponctuelle, bénéfice réservé à quelques salariés et montant variable
Application automatique par le Code du travail sans pratique antérieure
Décision écrite de l’employeur, consultation du CSE et accord individuel du salarié
Ancienneté et constance, généralité, puis fixité des conditions d’attribution et du montant

Ancienneté et constance, généralité, puis fixité des conditions d’attribution et du montant

Explication

Un usage d’entreprise suppose cumulativement une pratique ancienne et constante, générale pour les salariés placés dans la même situation, et fixée dans ses critères d’attribution comme dans son montant. Une simple tolérance ponctuelle ou une décision isolée ne suffit pas.

2. Quelle formalité est indispensable pour dénoncer valablement un usage d’entreprise ?

Informer préalablement le CSE puis notifier personnellement les salariés concernés par lettre recommandée avec accusé de réception
Prévenir uniquement les représentants syndicaux par courrier simple
Afficher une note interne sur le panneau de l’entreprise et modifier le bulletin de paie
Attendre la fin de l’exercice comptable avant toute annonce

Informer préalablement le CSE puis notifier personnellement les salariés concernés par lettre recommandée avec accusé de réception

Explication

La dénonciation exige d’abord l’information du CSE, puis une सूचना personnelle des salariés concernés par lettre recommandée avec accusé de réception. Un simple affichage ou une note interne ne suffit pas.

3. Quel est le contenu du droit de visite de l’inspecteur du travail ?

Intervenir uniquement sur rendez-vous pendant les heures d’ouverture
Saisir directement la juridiction compétente sans passer par l’entreprise
Contrôler sans avertissement préalable les locaux où travaillent des salariés ou apprentis, de jour comme de nuit
Exiger seulement les explications écrites du dirigeant

Contrôler sans avertissement préalable les locaux où travaillent des salariés ou apprentis, de jour comme de nuit

Explication

Le droit de visite permet à l’inspecteur de contrôler inopinément tout local où travaillent des salariés ou apprentis, sans avertissement préalable. Il peut agir de jour comme de nuit.

4. Dans quelle situation l’inspecteur du travail peut-il dresser immédiatement un procès-verbal et déclencher des mesures d’urgence ?

Uniquement après une mise en demeure restée sans réponse pendant six mois
Seulement si le CSE en fait la demande écrite
À la première simple irrégularité formelle
En cas de danger grave et imminent

En cas de danger grave et imminent

Explication

En présence d’un danger grave et imminent, l’inspecteur peut réagir sans attendre et dresser immédiatement un procès-verbal. Il peut alors engager des procédures d’urgence, comme des référés ou l’arrêt temporaire des travaux.

5. Quelle sanction administrative peut être appliquée en cas de non-respect du Code du travail ?

Une simple mise en garde sans effet financier
Une suspension automatique du contrat de travail de tous les salariés
Une amende administrative pouvant être prononcée autant de fois qu’il y a de salariés concernés
Une peine d’emprisonnement prononcée par l’inspecteur

Une amende administrative pouvant être prononcée autant de fois qu’il y a de salariés concernés

Explication

L’amende administrative est la sanction pécuniaire prévue en cas de non-respect des dispositions du Code du travail, et elle peut être appliquée par salarié concerné. Le texte mentionne aussi des montants majorés en cas de récidive.

6. Quel est l’effet du recours hiérarchique contre une décision de l’inspecteur du travail ?

Il ne peut être exercé qu’après un recours gracieux préalable
Il doit être présenté dans les six mois et vaut acceptation tacite en l’absence de réponse
Il suspend automatiquement la décision attaquée jusqu’à réponse
Il n’est pas suspensif et doit être formé dans les deux mois

Il n’est pas suspensif et doit être formé dans les deux mois

Explication

Le recours hiérarchique est formé dans les deux mois suivant la décision et il n’est pas suspensif. Le silence du ministre pendant quatre mois vaut décision implicite de rejet.

7. Que doit établir la victime devant le juge civil pour faire présumer une discrimination ?

Une condamnation pénale déjà définitive
Un aveu écrit préalable de l’auteur présumé
La preuve complète de l’intention discriminatoire de l’employeur
Des éléments de fait laissant supposer une discrimination directe ou indirecte

Des éléments de fait laissant supposer une discrimination directe ou indirecte

Explication

En matière civile, la victime n’a pas à démontrer l’intention discriminatoire ; elle produit des éléments de fait laissant supposer l’existence d’une discrimination. Ensuite, l’employeur doit justifier sa décision.

8. Quel énoncé décrit correctement le testing en matière de discrimination ?

Une médiation organisée par le Défenseur des droits
Un échange contradictoire devant le conseil de prud’hommes
Une expertise médicale obligatoire du salarié avant toute action
Une vérification à l’improviste destinée à révéler un comportement discriminatoire

Une vérification à l’improviste destinée à révéler un comportement discriminatoire

Explication

Le testing consiste à se porter candidat ou à solliciter un bien afin de mettre en évidence, par une vérification à l’improviste, un comportement discriminatoire. C’est un mode de preuve admis pour objectiver la discrimination.

9. Quel rôle peut jouer le Défenseur des droits lorsqu’une victime de discrimination le saisit ?

Il remplace automatiquement le conseil de prud’hommes
Il peut procéder à des vérifications et proposer une médiation
Il annule directement les contrats de travail litigieux
Il prononce lui-même une peine d’emprisonnement

Il peut procéder à des vérifications et proposer une médiation

Explication

Le Défenseur des droits peut être saisi par une victime ou une association, effectuer des vérifications et proposer une médiation. Il peut aussi intervenir dans le cadre d’une transaction pénale homologuée.

10. Quelle sanction pénale est prévue pour une discrimination commise par une personne physique ?

Une simple amende civile sans peine pénale
Cinq ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende
Un an d’emprisonnement et 3 750 € d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende

Trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende

Explication

La discrimination prévue par les articles 225-1 et suivants du Code pénal est punie, pour une personne physique, de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. Le texte distingue cette sanction de celle applicable aux personnes morales.

11. À quel moment la clause de non-concurrence produit-elle ses effets ?

Uniquement après la rupture du contrat de travail
Pendant l’exécution normale du contrat de travail
Dès la signature du contrat de travail
Seulement en cas de faute grave du salarié

Uniquement après la rupture du contrat de travail

Explication

La clause de non-concurrence est une clause dite « dormante » : elle ne s’applique qu’à partir de la rupture du contrat. Elle ne régit donc pas l’exécution normale de la relation de travail.

12. Que peut obtenir l’employeur si le salarié viole une clause de non-concurrence valable ?

Le remboursement de tous les salaires perçus
La nullité automatique du contrat de travail
Des dommages-intérêts, éventuellement avec une clause pénale
Une amende administrative au profit de l’inspection du travail

Des dommages-intérêts, éventuellement avec une clause pénale

Explication

En cas de violation, l’employeur peut demander des dommages-intérêts, et une clause pénale peut aussi être prévue. Les autres réponses renvoient à des mécanismes qui ne correspondent pas à cette sanction contractuelle.

13. Quel est le principe du salaire payé au temps ?

Il est calculé selon la durée de travail effectuée
Il correspond à une rémunération en nature
Il dépend du nombre d’unités produites par le salarié
Il repose uniquement sur des commissions commerciales

Il est calculé selon la durée de travail effectuée

Explication

Le salaire au temps rémunère la durée de travail accomplie, et non la quantité produite. Le salaire au rendement, lui, dépend de la production réalisée.

14. Dans la mensualisation du salaire à temps plein, quelle durée de référence est retenue ?

218 jours par mois
130 heures par mois
151,67 heures par mois
160 heures par mois

151,67 heures par mois

Explication

La mensualisation d’un temps plein repose sur 151,67 heures par mois. La référence de 218 jours concerne plutôt la convention de forfait en jours.

15. Par quel moyen la convocation à l’entretien préalable doit-elle être transmise ?

Par simple affichage dans l’entreprise
Par télécopie, courriel ou SMS
Par courrier recommandé, lettre remise en main propre ou lettre électronique
Par un appel téléphonique ou un message oral

Par courrier recommandé, lettre remise en main propre ou lettre électronique

Explication

La convocation doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception, par lettre électronique ou remise en main propre contre récépissé. Une convocation orale, par courriel, SMS ou télécopie est irrégulière.

16. Quelle est la sanction d’une irrégularité de procédure lorsque le licenciement repose malgré tout sur une cause réelle et sérieuse ?

Aucune indemnité ne peut être accordée
L’employeur doit verser six mois de salaire minimum
Le salarié obtient une indemnité plafonnée à un mois de salaire
Le licenciement est automatiquement nul

Le salarié obtient une indemnité plafonnée à un mois de salaire

Explication

Lorsque la forme est irrégulière mais qu’il existe une cause réelle et sérieuse, le licenciement reste valable et le salarié a droit à une indemnité plafonnée à un mois de salaire. Cette indemnité ne se cumule pas avec celle due pour absence de cause réelle et sérieuse.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Introduction aux pratiques et procédures en droit du travail.

Usage professionnel — définition ?

Une coutume née dans une profession ou localité.

Usage d’entreprise — rôle ?

Accordé par l’employeur, source de droits.

Ancienneté et constance — exigence ?

Pratique répétée pour être durable.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction aux pratiques et procédures en droit du travail.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM