QCM : Introduction générale au droit (49 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de règles suit en principe une personne lorsqu’elle passe de son pays à l’étranger ?

Le statut personnel, relatif à l’état et à la capacité des personnes.
Les lois de police et de sûreté, relatives à la nationalité de la personne.
Le statut personnel, relatif aux immeubles et à leur localisation.
Le principe de territorialité, relatif à l’état et à la capacité des personnes.

Le statut personnel, relatif à l’état et à la capacité des personnes.

Explication

Le statut personnel regroupe les règles relatives à l’état et à la capacité et suit en principe la personne à l’étranger comme en France. La territorialité rattache plutôt l’application de la loi au territoire.

2. Quelle date marque la promulgation des 36 lois composant le Code civil des Français ?

Le 4 octobre 1958.
Le 21 mars 1804.
Le 3 mai 1974.
Le 27 octobre 1946.

Le 21 mars 1804.

Explication

Les 36 lois composant le Code civil des Français ont été promulguées le 21 mars 1804, avec l’abrogation des dispositions antérieures portant sur les mêmes matières. Le 4 octobre 1958 est la date de la Constitution de la Ve République.

3. Quelle peine correspond à la catégorie des crimes dans la distinction établie par le Code pénal ?

La résiliation d’un contrat civil.
L’emprisonnement et/ou une amende pour un délit.
La réclusion criminelle.
Une amende correspondant à une contravention.

La réclusion criminelle.

Explication

Les crimes entraînent la réclusion criminelle, tandis que les contraventions sont sanctionnées par des amendes et les délits par l’emprisonnement et/ou des amendes. L’emprisonnement et l’amende caractérisent ici les délits, pas les crimes.

4. Une personne peut exiger le respect d’une prérogative que lui reconnaît la loi en raison de sa situation. De quoi s’agit-il ?

D’une recommandation institutionnelle adressée aux membres de la société
D’une règle de conduite générale régissant les rapports sociaux
D’un droit subjectif conféré à cette personne par le droit objectif
D’une sanction prévue en cas de non-respect d’une règle de droit

D’un droit subjectif conféré à cette personne par le droit objectif

Explication

Les droits subjectifs sont des prérogatives que le droit objectif confère à une personne selon sa qualité et sa situation. Une règle générale qui organise les rapports entre les personnes relève du droit objectif, et non d’une prérogative individuelle.

5. Quel critère distingue une sanction juridique d’une sanction attachée à une autre règle sociale ?

Elle émane de l’autorité publique.
Elle résulte d’un engagement privé.
Elle entraîne une désapprobation morale.
Elle est approuvée par un groupe social.

Elle émane de l’autorité publique.

Explication

Une sanction juridique se caractérise par son origine : elle émane de l’autorité publique. Une sanction sociale privée peut être décidée par un groupe, mais cette origine ne lui confère pas un caractère juridique.

6. Qui Napoléon Bonaparte a-t-il nommé pour élaborer le Code civil ?

Kelsen, Portalis, Maleville et Tronchet.
Bigot de Préameneu, Tronchet, Kelsen et Napoléon.
Portalis, Maleville, Rousseau et Montesquieu.
Portalis, Maleville, Bigot de Préameneu et Tronchet.

Portalis, Maleville, Bigot de Préameneu et Tronchet.

Explication

Napoléon Bonaparte a nommé quatre juristes : Portalis, Maleville, Bigot de Préameneu et Tronchet. Kelsen est associé à la représentation de la hiérarchie des normes, et non à l’élaboration du Code civil.

7. Un fait juridique antérieur à une loi nouvelle a produit tous ses effets avant l’entrée en vigueur de celle-ci : quelle loi lui est applicable ?

La loi nouvelle, car elle régit les faits antérieurs dont les effets sont épuisés.
La loi ancienne, car ses effets étaient épuisés avant l’entrée en vigueur de la loi nouvelle.
La loi ancienne, car elle régit aussi les effets produits après l’entrée en vigueur de la loi nouvelle.
La loi nouvelle, car toute situation antérieure relève des effets futurs de la loi.

La loi ancienne, car ses effets étaient épuisés avant l’entrée en vigueur de la loi nouvelle.

Explication

Les actes et faits antérieurs dont tous les effets sont épuisés restent soumis à la loi ancienne, conformément à la non-rétroactivité. La loi nouvelle régit plutôt les situations nouvelles et, en principe, les effets futurs de situations antérieures.

8. Comment le droit international distingue-t-il le droit public du droit privé ?

Le droit public règle les rapports entre personnes de nationalités différentes, tandis que le droit privé traite les rapports entre États.
Le droit public concerne les relations entre administrations nationales, tandis que le droit privé régit les infractions commises entre États.
Le droit public règle les rapports entre États, tandis que le droit privé traite les rapports entre personnes de nationalités différentes.
Le droit public traite des échanges commerciaux internationaux, tandis que le droit privé règle les relations entre gouvernements étrangers.

Le droit public règle les rapports entre États, tandis que le droit privé traite les rapports entre personnes de nationalités différentes.

Explication

Le droit international public porte sur les rapports entre États, alors que son volet privé concerne les rapports entre personnes de nationalités différentes. L’option qui inverse ces deux domaines confond leurs objets respectifs.

9. Une personne obtient réparation d’un préjudice subi à la suite d’un manquement contractuel ; quelle forme de sanction civile peut être prononcée ?

La réclusion criminelle de l’auteur.
La transposition d’une directive européenne.
Le versement de dommages et intérêts.
L’annulation d’une règle réglementaire.

Le versement de dommages et intérêts.

Explication

Les dommages et intérêts constituent une forme de sanction civile destinée à réparer un préjudice. La réclusion criminelle relève des sanctions pénales applicables aux crimes.

10. Une étude porte sur le droit pénal, le droit fiscal et le droit de l’environnement dans l’organisation du droit interne. Comment ces matières y sont-elles situées ?

Elles forment une catégorie du droit international public.
Elles relèvent toutes du droit public interne.
Elles appartiennent toutes au droit privé interne.
Elles se trouvent entre le droit public et le droit privé.

Elles se trouvent entre le droit public et le droit privé.

Explication

Le droit interne comprend le droit public, le droit privé et des matières situées entre les deux, notamment ces trois domaines. Les ranger toutes dans le droit public néglige leur classement particulier dans cette organisation.

11. Une disposition autorise une personne à exercer une liberté. Sous quelle forme la règle de droit peut-elle se présenter ?

Comme une prescription imposant un comportement déterminé
Comme une recommandation proposant un comportement facultatif
Comme une interdiction empêchant un comportement déterminé
Comme une permission reconnaissant une liberté ou un droit

Comme une permission reconnaissant une liberté ou un droit

Explication

La règle de droit peut prendre la forme d’une permission qui reconnaît une liberté ou un droit. Une prescription impose un comportement et une interdiction prohibe un comportement, mais aucune de ces deux formes ne correspond à l’autorisation décrite.

12. Quelle portée l’arrêt Jacques Vabre, rendu par la chambre mixte en 1975, reconnaît-il au droit communautaire face à une loi nationale ?

Il affirme la primauté du droit communautaire sur la loi nationale.
Il confie au Conseil constitutionnel le contrôle du droit communautaire.
Il réserve au législateur national l’interprétation du droit communautaire.
Il affirme la primauté de la loi nationale sur le droit communautaire.

Il affirme la primauté du droit communautaire sur la loi nationale.

Explication

Cet arrêt affirme que le droit communautaire prime sur la loi nationale. Il ne consacre donc pas la primauté de la loi nationale, qui est le contresens le plus proche.

13. Que prévoit l’article 6 du Code civil à propos des conventions particulières et des lois intéressant l’ordre public et les bonnes mœurs ?

Il interdit aux conventions particulières d’y déroger
Il autorise le juge à écarter ces lois selon les circonstances du contrat
Il permet aux parties d’y déroger si leur convention est écrite
Il permet aux conventions particulières d’y déroger avec l’accord des parties

Il interdit aux conventions particulières d’y déroger

Explication

L’article 6 interdit de déroger par des conventions particulières aux lois qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs. Le consentement des parties ne suffit donc pas à autoriser une telle dérogation.

14. Que représente la pyramide de Hans Kelsen dans la hiérarchie des normes ?

Les normes nationales prévalent sur les normes de rang supérieur.
Les normes de même rang doivent être adoptées par une autorité identique.
Les normes inférieures doivent respecter les normes supérieures.
Les normes supérieures doivent être conformes aux normes inférieures.

Les normes inférieures doivent respecter les normes supérieures.

Explication

La pyramide de Hans Kelsen représente une hiérarchie où les normes inférieures doivent respecter celles qui leur sont supérieures. L’idée inverse, selon laquelle les normes supérieures devraient se conformer aux normes inférieures, renverse cette relation.

15. Une règle s’applique à toute personne appartenant à une catégorie juridique, sans désigner quelqu’un en particulier : quel caractère illustre-t-elle ?

Un caractère permanent, car elle demeure applicable entre son entrée en vigueur et sa fin.
Un caractère exceptionnel, car elle écarte le droit commun pour certaines personnes.
Un caractère abstrait, car elle définit généralement les actes auxquels elle s’applique.
Un caractère impersonnel, car elle vise une catégorie de personnes plutôt qu’un individu désigné.

Un caractère impersonnel, car elle vise une catégorie de personnes plutôt qu’un individu désigné.

Explication

Une règle impersonnelle ne vise pas une personne désignée, mais les personnes relevant de la catégorie juridique concernée. Le caractère abstrait porte plutôt sur la définition générale des actes régis par la règle.

16. Comment distinguer l’abrogation expresse de l’abrogation tacite ?

L’abrogation expresse découle de dispositions incompatibles, tandis que la tacite est formellement prévue par le nouveau texte.
L’abrogation expresse est formellement prévue par le nouveau texte, tandis que la tacite découle de dispositions incompatibles avec la loi ancienne.
L’abrogation expresse concerne une loi spéciale, tandis que la tacite concerne une loi générale incompatible.
L’abrogation expresse résulte d’une décision rétroactive, tandis que la tacite met fin à la loi ancienne pour l’avenir.

L’abrogation expresse est formellement prévue par le nouveau texte, tandis que la tacite découle de dispositions incompatibles avec la loi ancienne.

Explication

L’abrogation expresse est énoncée formellement dans le nouveau texte, alors que l’abrogation tacite résulte de l’incompatibilité entre des dispositions nouvelles et la loi ancienne. L’incompatibilité seule caractérise donc l’abrogation tacite, non l’expresse.

17. Un juge est saisi d’un litige et estime que la loi est silencieuse : que lui interdit l’article 4 du Code civil ?

Refuser de statuer en invoquant le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi
Édicter une règle générale et réglementaire applicable à des litiges futurs
Interpréter une disposition légale dont le sens est incertain
S’appuyer sur une règle jurisprudentielle pour résoudre le litige

Refuser de statuer en invoquant le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi

Explication

L’article 4 interdit au juge de refuser de statuer en raison du silence, de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi. L’interdiction de poser des règles générales relève plutôt de l’article 5.

18. Quel ensemble figure dans le bloc de constitutionnalité français ?

La Constitution de 1958, son préambule, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004.
La Constitution de 1958, le préambule de 1946, les règlements européens et les directives transposées.
La Constitution de 1958, le Code civil, le Code pénal, la Déclaration de 1789 et les traités européens.
La Constitution de 1958, son préambule, la Convention européenne des droits de l’homme et les lois ordinaires.

La Constitution de 1958, son préambule, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004.

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution de 1958 et son préambule, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Le Code civil et le Code pénal sont des codes législatifs, et non des éléments de cet ensemble constitutionnel.

19. Un contrat est conclu avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle : quelle loi le régit en principe ?

La loi en vigueur lors de son exécution, afin de préserver la sécurité juridique et la cohérence contractuelle.
La loi nouvelle, dès son entrée en vigueur, afin d’aligner le contrat sur les règles récentes.
La loi nouvelle pour les effets futurs, comme pour toute situation juridique antérieure.
La loi en vigueur lors de sa conclusion, afin de préserver la sécurité juridique et la cohérence contractuelle.

La loi en vigueur lors de sa conclusion, afin de préserver la sécurité juridique et la cohérence contractuelle.

Explication

Un contrat conclu avant la loi nouvelle reste en principe soumis à la loi en vigueur lors de sa conclusion, ce qui protège la sécurité juridique et la cohérence contractuelle. La règle générale d’application immédiate des effets futurs ne s’applique pas de la même manière aux contrats en cours.

20. Dans un contrat, les parties souhaitent écarter une règle impérative. Quelle conséquence s’applique ?

Elles peuvent la remplacer si elles expriment clairement leur volonté
Elles peuvent l’écarter si chacune accepte les conséquences de son choix
Elles ne peuvent ni l’écarter ni la modifier par leur accord
Elles peuvent la modifier lorsque le contrat prévoit une règle supplétive

Elles ne peuvent ni l’écarter ni la modifier par leur accord

Explication

Une règle impérative doit être respectée et ne peut être écartée ni modifiée par les parties. La possibilité d’y déroger par un accord caractérise plutôt une règle supplétive.

21. Comment un règlement européen se distingue-t-il d’une directive quant à son application dans les États membres ?

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive doit être transposée en droit national.
Le règlement concerne le pouvoir réglementaire national, tandis que la directive relève des juridictions.
Le règlement doit être transposé, tandis que la directive est directement applicable.
Le règlement entre en vigueur après ratification nationale, tandis que la directive s’applique sans transposition.

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive doit être transposée en droit national.

Explication

Les règlements européens sont directement applicables dans les États membres, alors que les directives nécessitent une transposition en droit national. La proposition inverse confond précisément le régime d’application de ces deux actes.

22. Des parties n’ont rien prévu sur un point contractuel, mais une règle supplétive le régit. Que peuvent-elles faire ?

Être tenues d’appliquer cette règle même si elles expriment une volonté contraire
Écarter ou modifier cette règle en exprimant une volonté contraire
Demander au juge de transformer cette règle en règle impérative
Écarter cette règle uniquement si une loi nouvelle la remplace

Écarter ou modifier cette règle en exprimant une volonté contraire

Explication

Une règle supplétive s’applique en l’absence de volonté contraire, et les parties peuvent l’écarter ou la modifier. Une règle impérative, à l’inverse, ne peut être écartée par leur accord.

23. Quelle distinction s’applique entre ordre public absolu et ordre public de protection ?

L’ordre public absolu peut être aménagé par accord, tandis que l’ordre public de protection peut être écarté par la partie protégée
L’ordre public absolu interdit les dérogations défavorables, tandis que l’ordre public de protection exclut toute modification
L’ordre public absolu régit les choix des parties, tandis que l’ordre public de protection comble leur silence
L’ordre public absolu exclut toute dérogation, tandis que l’ordre public de protection interdit les dérogations défavorables à la partie protégée

L’ordre public absolu exclut toute dérogation, tandis que l’ordre public de protection interdit les dérogations défavorables à la partie protégée

Explication

Les règles d’ordre public absolu ne peuvent être ni écartées ni modifiées, alors que l’ordre public de protection interdit les dérogations défavorables à la partie protégée. L’interdiction totale de toute modification caractérise donc l’ordre public absolu, et non l’ordre public de protection.

24. Quel élément distingue une coutume d’une simple habitude sociale ?

L’existence d’un texte écrit qui autorise la pratique
La reconnaissance systématique de la pratique par une juridiction
La répétition de la pratique dans plusieurs régions du pays
La croyance commune que la pratique présente un caractère obligatoire

La croyance commune que la pratique présente un caractère obligatoire

Explication

Une coutume associe une pratique générale et prolongée à la croyance commune qu’elle est obligatoire. Une habitude peut être largement suivie sans être tenue pour juridiquement obligatoire.

25. Une autorité prend une mesure pour empêcher qu’une règle de droit soit enfreinte ; comment qualifier cette mesure ?

De mesure préventive, car elle cherche à éviter la violation.
De mesure répressive, car elle punit un comportement passé.
De sanction pénale, car elle répond à une infraction.
De sanction civile, car elle répare un préjudice subi.

De mesure préventive, car elle cherche à éviter la violation.

Explication

Une mesure préventive vise à éviter la violation de la règle de droit, contrairement à une mesure répressive qui sanctionne son non-respect. Une sanction répressive répond donc à une violation déjà commise.

26. Quelle est la fonction de la promulgation d’une loi par le président de la République ?

Attester l’existence de la loi et donner aux autorités de l’État l’ordre de la faire respecter.
Adopter le texte au nom du Parlement et déterminer les sanctions liées à sa violation.
Corriger les erreurs matérielles du texte et préciser les catégories auxquelles il s’applique.
Publier le texte au Journal officiel et fixer la date à laquelle il est présumé connu.

Attester l’existence de la loi et donner aux autorités de l’État l’ordre de la faire respecter.

Explication

La promulgation est le décret par lequel le président atteste l’existence de la loi et ordonne aux autorités de l’État de la faire respecter. La publication au Journal officiel est une étape distincte et ne constitue pas la fonction de la promulgation.

27. Un touriste étranger séjourne en France : quel principe signifie que la loi française s’applique sur le territoire français aux nationaux comme aux étrangers ?

Le principe de territorialité rattache l’application de la loi au territoire français.
Le principe de territorialité rattache l’application de la loi à la nationalité de la personne.
Le statut personnel rattache l’application de la loi au territoire français.
Le statut personnel soumet toute personne présente à la loi du lieu de son séjour.

Le principe de territorialité rattache l’application de la loi au territoire français.

Explication

La territorialité rattache l’application de la loi au territoire et concerne les nationaux comme les étrangers qui s’y trouvent. Le statut personnel suit en principe la personne et relève de règles liées à son état et à sa capacité.

28. Une loi demeure applicable de façon constante entre son entrée en vigueur et son abrogation éventuelle : quel caractère possède-t-elle ?

Un caractère transitoire, puisqu’elle reste applicable pendant une période déterminée.
Un caractère abstrait, puisqu’elle régit une catégorie générale d’actes.
Un caractère impersonnel, puisqu’elle s’adresse à une catégorie de personnes.
Un caractère permanent, sans que cela signifie qu’elle soit éternelle.

Un caractère permanent, sans que cela signifie qu’elle soit éternelle.

Explication

La permanence désigne l’application constante de la loi pendant la période comprise entre son entrée en vigueur et sa fin éventuelle, sans impliquer l’éternité. Une règle transitoire, contrairement à cette description, s’applique pendant une période limitée liée au passage entre deux lois.

29. Quel équilibre le Code civil de 1804 cherche-t-il à établir ?

Harmoniser le droit écrit et le droit coutumier, ainsi que l’Ancien Régime et les idées révolutionnaires.
Unifier les traditions révolutionnaires et religieuses en subordonnant le droit civil à l’Église.
Remplacer le droit écrit par le droit coutumier et restaurer les institutions de l’Ancien Régime.
Séparer le droit écrit du droit coutumier et écarter les principes hérités de la Révolution.

Harmoniser le droit écrit et le droit coutumier, ainsi que l’Ancien Régime et les idées révolutionnaires.

Explication

Le Code civil de 1804 harmonise le droit écrit avec le droit coutumier, ainsi que les traditions de l’Ancien Régime avec les idées de la Révolution. Remplacer le droit écrit par le droit coutumier ne correspond pas à cet objectif d’harmonisation.

30. Dans quelle situation la jurisprudence peut-elle contribuer à créer une règle de droit ?

Lorsque la doctrine impose une interprétation que le juge doit suivre
Lorsque le juge transforme une décision individuelle en règlement applicable à tous
Lorsque l’administration adopte un texte pour préciser une loi déjà complète
Lorsque la loi est silencieuse ou laisse au juge une marge d’appréciation au moyen de notions floues

Lorsque la loi est silencieuse ou laisse au juge une marge d’appréciation au moyen de notions floues

Explication

La jurisprudence peut contribuer à créer des règles lorsque la loi est silencieuse ou confie au juge un pouvoir d’appréciation fondé sur des notions floues. Cela ne signifie pas que le juge puisse édicter un règlement général, ce que l’article 5 du Code civil lui interdit.

31. Dans quelle situation la rétroactivité d’une loi nouvelle peut-elle résulter de l’application de la loi pénale plus douce ?

Lorsque le contrat concerné a été conclu après l’entrée en vigueur de la loi.
Lorsque les effets de la situation juridique sont épuisés avant l’entrée en vigueur de la loi.
Lorsque la peine n’a pas encore été prononcée.
Lorsque la peine a déjà été exécutée.

Lorsque la peine n’a pas encore été prononcée.

Explication

La loi pénale plus douce peut recevoir une application rétroactive tant que les peines ne sont pas prononcées. Une peine déjà exécutée ne satisfait pas cette condition.

32. Une question ne relevant pas du domaine limité des lois ordinaires par l’article 34 relève de quel principe constitutionnel ?

Elle relève du domaine constitutionnel défini par l’article 34.
Elle relève du pouvoir réglementaire visé par l’article 34.
Elle relève du domaine législatif défini par l’article 37.
Elle relève du pouvoir réglementaire visé par l’article 37.

Elle relève du pouvoir réglementaire visé par l’article 37.

Explication

L’article 34 délimite le domaine des lois ordinaires, tandis que l’article 37 renvoie au pouvoir réglementaire. Attribuer le pouvoir réglementaire à l’article 34 inverse les rôles respectifs de ces deux articles.

33. Quel ensemble de matières relève notamment du droit civil ?

Le droit des relations entre États, des traités et des organisations internationales.
Le droit pénal, fiscal, de l’environnement et des relations diplomatiques.
Le droit constitutionnel, administratif, des finances publiques et de la santé.
Le droit des personnes, des biens, des obligations, de la famille et des successions.

Le droit des personnes, des biens, des obligations, de la famille et des successions.

Explication

Le droit civil comprend notamment les matières relatives aux personnes, aux biens, aux obligations, à la famille et aux successions. Le droit constitutionnel et le droit administratif relèvent plutôt du droit public interne.

34. Quelle définition décrit le droit objectif ?

L’ensemble des règles régissant les rapports sociaux, dont la violation peut entraîner une sanction institutionnelle
Les conseils destinés à orienter les comportements sans entraîner de conséquences institutionnelles
Les prérogatives attribuées à une personne en fonction de sa qualité et de sa situation
Les décisions prises par une personne pour régler ses relations avec les autres membres de la société

L’ensemble des règles régissant les rapports sociaux, dont la violation peut entraîner une sanction institutionnelle

Explication

Le droit objectif regroupe les règles de conduite qui organisent les rapports entre les personnes dans une société et dont le non-respect peut être sanctionné par des institutions. Les prérogatives individuelles relèvent plutôt des droits subjectifs.

35. Que garantit l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 à propos de la loi ?

Elle doit varier selon la fonction exercée par chaque citoyen.
Elle doit être la même pour tous, qu’elle protège ou punisse.
Elle doit protéger les citoyens, mais prévoir des sanctions différentes selon leur statut.
Elle doit être identique pour les infractions, mais adaptée aux personnes qu’elle protège.

Elle doit être la même pour tous, qu’elle protège ou punisse.

Explication

L’article 6 affirme que la loi est la même pour tous, qu’elle protège ou qu’elle punisse. L’idée d’une loi modulée selon la fonction ou le statut des personnes ne correspond pas à cette exigence d’égalité.

36. Une loi renvoie expressément à un usage pour compléter ses dispositions : de quel type de coutume s’agit-il ?

D’une coutume contra legem, qui s’oppose à une loi non appliquée
D’une coutume praeter legem, qui intervient dans le silence de la loi
D’une coutume secundum legem, qui complète la loi par renvoi de celle-ci
D’une habitude sociale, qui ne comporte pas de croyance à son caractère obligatoire

D’une coutume secundum legem, qui complète la loi par renvoi de celle-ci

Explication

La coutume secundum legem complète la loi lorsque celle-ci renvoie à l’usage. La coutume praeter legem intervient, elle, lorsque la loi est silencieuse.

37. Que défend l’article 5 du Code civil au sujet du pouvoir du juge ?

Il interdit au juge de poser des règles générales et réglementaires pour les causes qui lui sont soumises
Il limite les décisions du juge aux litiges qui concernent des actes administratifs
Il autorise le juge à édicter des règles générales applicables à toutes les causes futures
Il permet au juge de refuser de statuer lorsque la loi manque de précision

Il interdit au juge de poser des règles générales et réglementaires pour les causes qui lui sont soumises

Explication

L’article 5 interdit au juge de prononcer des dispositions générales et réglementaires à propos des causes dont il est saisi. L’obligation de ne pas refuser de statuer relève de l’article 4, et non de cet article.

38. Comment une règle d’exception se distingue-t-elle d’une règle spéciale ?

La règle d’exception s’applique à toutes les catégories, tandis que la règle spéciale vise une personne désignée.
La règle d’exception déroge au droit commun, tandis que la règle spéciale le précise pour une situation particulière.
La règle d’exception organise une période transitoire, tandis que la règle spéciale demeure applicable sans limite.
La règle d’exception précise le droit commun, tandis que la règle spéciale y déroge pour une situation particulière.

La règle d’exception déroge au droit commun, tandis que la règle spéciale le précise pour une situation particulière.

Explication

Une règle d’exception déroge au droit commun, alors qu’une règle spéciale précise ce droit pour certaines situations. Confondre leurs fonctions revient à attribuer à chacune le rôle de l’autre.

39. Que signifie le principe « nul n’est censé ignorer la loi » lorsqu’une personne enfreint une règle ?

Elle est réputée connaître chaque loi en vigueur, même si aucune sanction n’est prévue.
Elle ne peut invoquer son ignorance pour échapper aux sanctions, sans être tenue de connaître toutes les lois.
Elle peut éviter une sanction si elle prouve qu’elle n’a pas consulté la publication officielle.
Elle doit démontrer qu’elle a appris la règle avant de pouvoir être sanctionnée pour sa violation.

Elle ne peut invoquer son ignorance pour échapper aux sanctions, sans être tenue de connaître toutes les lois.

Explication

Le principe empêche d’invoquer l’ignorance d’une règle pour échapper aux sanctions de sa violation, mais n’impose pas de connaître toutes les lois. Il ne crée donc pas une obligation de maîtriser l’ensemble des textes en vigueur.

40. Une loi nouvelle est promulguée le 1er juin : quelle loi régit un acte juridique réalisé le 10 juin ?

La loi ancienne, puisqu’elle régit les actes réalisés après la promulgation d’une loi nouvelle.
La loi ancienne, puisqu’un acte juridique échappe au changement de loi.
La loi nouvelle, puisqu’elle s’applique aux actes réalisés après sa promulgation.
La loi nouvelle, puisqu’elle s’applique aux actes réalisés avant sa promulgation.

La loi nouvelle, puisqu’elle s’applique aux actes réalisés après sa promulgation.

Explication

La loi nouvelle s’applique aux actes juridiques réalisés après sa promulgation. Le principe de non-rétroactivité ne signifie pas que la loi ancienne gouverne les actes postérieurs.

41. Quelle distinction sépare l’abrogation d’une loi de l’annulation d’un acte ?

L’abrogation anéantit rétroactivement la loi, tandis que l’annulation met fin à l’acte pour l’avenir.
L’abrogation corrige les effets passés de la loi, tandis que l’annulation empêche son application future.
L’abrogation met fin à la loi pour l’avenir, tandis que l’annulation anéantit rétroactivement l’acte.
L’abrogation suspend temporairement la loi, tandis que l’annulation la remplace par une règle nouvelle.

L’abrogation met fin à la loi pour l’avenir, tandis que l’annulation anéantit rétroactivement l’acte.

Explication

L’abrogation met fin à la loi pour l’avenir, alors que l’annulation produit un effet rétroactif et fait considérer l’acte comme n’ayant jamais existé. La confusion entre ces notions consiste notamment à attribuer à l’abrogation l’effet rétroactif propre à l’annulation.

42. Que doit faire le destinataire d’un avis conforme ?

Appliquer l’avis reçu
Le publier avant de décider s’il convient de le suivre
Le transmettre à une juridiction pour approbation
Le prendre en considération sans devoir le suivre

Appliquer l’avis reçu

Explication

Un avis conforme doit être appliqué par son destinataire. Un avis simplement consultatif peut être pris en considération sans avoir cette portée contraignante.

43. Que désigne la codification en droit ?

La rédaction d’un contrat réunissant plusieurs engagements.
La création d’une juridiction chargée d’interpréter les lois.
Le rassemblement cohérent de lois dans un même ouvrage.
L’abrogation de toute règle adoptée avant un nouveau régime.

Le rassemblement cohérent de lois dans un même ouvrage.

Explication

La codification rassemble des lois dans un ouvrage organisé de manière cohérente. L’abrogation de dispositions antérieures peut accompagner une codification particulière, mais ne définit pas la codification en général.

44. Quels instruments l’administration utilise-t-elle notamment pour produire des règles ?

Des jugements, des arrêts et des avis conformes
Des décrets, des arrêtés et des circulaires
Des contrats, des coutumes et des décisions de justice
Des lois, des traités et des délibérations judiciaires

Des décrets, des arrêtés et des circulaires

Explication

L’administration produit notamment des règles sous forme de décrets, d’arrêtés et de circulaires. Les jugements et les arrêts sont des décisions de justice, et non des instruments administratifs de cette catégorie.

45. Qu’est-ce qui distingue principalement une règle de droit d’une recommandation ?

La règle de droit concerne les institutions, tandis qu’une recommandation concerne les relations entre personnes
La règle de droit propose un comportement, tandis qu’une recommandation crée une sanction institutionnelle
La règle de droit s’impose à tous, tandis qu’une recommandation ne présente pas ce caractère obligatoire
La règle de droit exprime une préférence individuelle, tandis qu’une recommandation fixe une obligation générale

La règle de droit s’impose à tous, tandis qu’une recommandation ne présente pas ce caractère obligatoire

Explication

La règle de droit s’impose à tous, contrairement à une recommandation ou à un avis. Une recommandation ne se caractérise pas par la création d’une sanction institutionnelle.

46. À quel moment le Conseil constitutionnel peut-il contrôler la conformité d’une loi à la Constitution ?

Après sa promulgation, et avant celle-ci par la question prioritaire de constitutionnalité.
Avant sa promulgation, et après celle-ci par la question prioritaire de constitutionnalité.
Avant sa promulgation, tandis que tout contrôle après celle-ci est exclu.
Après sa promulgation, tandis que le contrôle préalable relève des juridictions judiciaires.

Avant sa promulgation, et après celle-ci par la question prioritaire de constitutionnalité.

Explication

Le Conseil constitutionnel contrôle les lois avant leur promulgation, et la question prioritaire de constitutionnalité ouvre un contrôle a posteriori. La QPC ne correspond donc pas au contrôle préalable.

47. Quelle suite d’étapes caractérise l’entrée en vigueur d’une loi ?

La loi est publiée et entre immédiatement en vigueur, puis sa promulgation confirme qu’elle est présumée connue.
La loi est promulguée et publiée, puis entre en vigueur à une date déterminée à partir de laquelle elle est présumée connue.
La loi est promulguée et entre en vigueur à la date de son vote, puis sa publication fixe la durée de son application.
La loi est votée et entre en vigueur dès son adoption, puis sa publication informe les autorités de son existence.

La loi est promulguée et publiée, puis entre en vigueur à une date déterminée à partir de laquelle elle est présumée connue.

Explication

L’entrée en vigueur suppose la promulgation et la publication, puis intervient à une date déterminée à partir de laquelle la loi est présumée connue. La publication ne remplace pas la promulgation et ne rend pas nécessairement la loi immédiatement applicable.

48. Quels sont les deux éléments constitutifs de la coutume ?

Une pratique écrite par une autorité et sa publication dans un recueil officiel
Une décision judiciaire répétée et l’approbation de toutes les parties concernées
Un usage répété pendant une certaine durée et la croyance commune à son caractère obligatoire
Un usage local limité et une référence expresse dans un contrat

Un usage répété pendant une certaine durée et la croyance commune à son caractère obligatoire

Explication

La coutume comporte un élément matériel, l’usage répété dans le temps, et un élément psychologique, la croyance commune à son caractère obligatoire. La publication officielle n’est pas l’un de ces deux éléments constitutifs.

49. Que désigne la jurisprudence ?

Les usages professionnels reconnus comme obligatoires dans une activité
L’ensemble des décisions de justice, ou celles qui contribuent à former des règles de droit
Les analyses des juristes qui proposent des interprétations sans rendre de décisions
Les règles générales adoptées par le législateur et publiées dans les codes

L’ensemble des décisions de justice, ou celles qui contribuent à former des règles de droit

Explication

La jurisprudence peut désigner l’ensemble des décisions de justice ou celles qui contribuent à former des règles de droit. Les analyses des juristes relèvent plutôt de la doctrine.

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Mémorisez les réponses avec 80 flashcards sur Introduction générale au droit.

Qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des règles de conduite régissant les rapports entre les personnes dans une société donnée, dont le non-respect peut entraîner des sanctions institutionnelles.

Qu’est-ce que les droits subjectifs ?

Les prérogatives conférées à une personne par le droit objectif selon sa qualité et sa situation.

À qui s’impose la règle de droit, contrairement à une recommandation ou à un avis ?

À tous.

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