QCM : Droit constitutionnel : fondements (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction sépare le droit objectif du droit subjectif ?

Le droit objectif désigne les normes, tandis que le droit subjectif est une prérogative reconnue à une personne.
Le droit objectif désigne les décisions des juges, tandis que le droit subjectif regroupe les règles constitutionnelles.
Le droit objectif décrit la science juridique, tandis que le droit subjectif désigne les institutions politiques.
Le droit objectif correspond aux droits naturels, tandis que le droit subjectif rassemble les normes en vigueur.

Le droit objectif désigne les normes, tandis que le droit subjectif est une prérogative reconnue à une personne.

Explication

Le droit objectif correspond aux normes juridiques, alors que le droit subjectif est une prérogative attribuée à une personne. Confondre le droit subjectif avec les normes en vigueur revient à le confondre avec le droit positif.

2. Un juriste cherche à identifier les normes valides et applicables dans un ordre juridique à un moment donné. De quelle notion s’agit-il ?

De la science juridique, qui regroupe les décisions rendues par les autorités compétentes.
Du droit naturel, qui réunit les règles idéales auxquelles l’ordre juridique devrait se conformer.
Du droit positif, qui réunit les normes en vigueur et valides dans cet ordre juridique.
Du droit subjectif, qui réunit les prérogatives attribuées à chaque personne juridique.

Du droit positif, qui réunit les normes en vigueur et valides dans cet ordre juridique.

Explication

Le droit positif est l’ensemble des normes valides et en vigueur qui s’appliquent dans un ordre juridique. Le droit naturel renvoie plutôt à ce que le droit devrait être, et non aux normes effectivement applicables.

3. Une personne peut voter parce qu’une règle juridique lui reconnaît cette prérogative. Comment qualifie-t-on cette prérogative ?

De droit subjectif, car elle est conférée à une personne par le droit objectif.
De droit naturel, car elle exprime une règle idéale indépendante de toute norme.
De droit objectif, car elle constitue l’ensemble des normes régissant le vote.
De droit positif, car elle désigne toute norme valide en vigueur dans l’ordre juridique.

De droit subjectif, car elle est conférée à une personne par le droit objectif.

Explication

Le droit de vote est un droit subjectif : il s’agit d’une prérogative conférée à une personne juridique par le droit objectif. Le droit objectif désigne les normes qui reconnaissent cette prérogative, et non la prérogative elle-même.

4. Quel objet caractérise principalement le droit constitutionnel en tant que branche du droit public ?

Il étudie les contrats privés et organise les relations patrimoniales entre les personnes juridiques.
Il étudie les normes pénales et organise les sanctions applicables aux auteurs d’infractions.
Il étudie les constitutions et organise les institutions politiques, leurs compétences et les droits des citoyens.
Il étudie les juridictions civiles et organise le règlement des différends entre particuliers.

Il étudie les constitutions et organise les institutions politiques, leurs compétences et les droits des citoyens.

Explication

Le droit constitutionnel étudie les constitutions et organise les institutions politiques, leurs compétences ainsi que les droits des citoyens. L’étude des contrats privés relève d’un autre champ juridique et ne caractérise pas cet objet.

5. Quelle approche étudie les choix effectués par les juges constitutionnels ?

La conception politique du droit constitutionnel, centrée sur le pouvoir et sa limitation.
Le droit constitutionnel institutionnel, centré sur les institutions régies par la Constitution.
Le droit constitutionnel jurisprudentiel, centré sur les choix des juges constitutionnels.
La conception juridique du droit constitutionnel, centrée sur la production des normes.

Le droit constitutionnel jurisprudentiel, centré sur les choix des juges constitutionnels.

Explication

Le droit constitutionnel jurisprudentiel porte sur les choix des juges constitutionnels. L’approche institutionnelle étudie plutôt les institutions politiques régies par la Constitution.

6. Une analyse porte sur la manière dont les organes politiques produisent des normes. À quelle conception du droit constitutionnel correspond-elle ?

À la conception politique, qui s’intéresse au pouvoir et aux moyens de le limiter.
À l’approche institutionnelle, qui étudie les institutions politiques régies par la Constitution.
À la conception juridique, qui s’intéresse à la production des normes par les organes politiques.
À l’approche jurisprudentielle, qui étudie les choix des juges constitutionnels.

À la conception juridique, qui s’intéresse à la production des normes par les organes politiques.

Explication

La conception juridique du droit constitutionnel porte sur la production des normes par les organes politiques. La conception politique s’intéresse plutôt au pouvoir et à sa limitation.

7. Dans le modèle américain, quelle caractéristique décrit le contrôle de constitutionnalité ?

Il est exercé par les organes politiques avant l’adoption de toute norme législative.
Il est centralisé et confié à un juge spécial distinct des juridictions ordinaires.
Il est confié aux juridictions administratives sous l’autorité du parlement national.
Il est décentralisé et peut être exercé par les juges ordinaires sous l’autorité de la Cour suprême.

Il est décentralisé et peut être exercé par les juges ordinaires sous l’autorité de la Cour suprême.

Explication

Le modèle américain permet aux juges ordinaires d’exercer le contrôle, dans un système décentralisé placé sous l’autorité de la Cour suprême. Le contrôle centralisé par un juge spécial caractérise plutôt le modèle européen.

8. Une loi est examinée avant sa promulgation, puis une autre est contestée après sa promulgation et son entrée en vigueur. Comment qualifier ces deux contrôles, dans cet ordre ?

Le premier est a priori et le second est a posteriori.
Les deux sont a posteriori puisqu’ils sont effectués par une juridiction.
Les deux sont a priori puisqu’ils portent sur la constitutionnalité des lois.
Le premier est a posteriori et le second est a priori.

Le premier est a priori et le second est a posteriori.

Explication

Le contrôle a priori a lieu avant la promulgation, tandis que le contrôle a posteriori intervient après la promulgation et l’entrée en vigueur. La nature juridictionnelle d’un examen ne détermine pas à elle seule s’il est a priori ou a posteriori.

9. En France, quel mécanisme permet de contester a posteriori la constitutionnalité d’une loi entrée en vigueur ?

La question prioritaire de constitutionnalité, introduite par la révision constitutionnelle de 2008.
Le contrôle prévu par l’article 61, qui intervient avant la promulgation de la loi.
La séparation des pouvoirs, qui autorise les juridictions à abroger toute loi contestée.
La promulgation présidentielle, qui permet de vérifier la conformité de la loi après son entrée en vigueur.

La question prioritaire de constitutionnalité, introduite par la révision constitutionnelle de 2008.

Explication

La révision constitutionnelle de 2008 a introduit la question prioritaire de constitutionnalité pour permettre le contrôle a posteriori. L’article 61 prévoit le contrôle a priori des lois, avant leur promulgation.

10. Quelle caractéristique définit l’État comme une communauté politique institutionnalisée ?

Il constitue une association dont l’autorité dépend d’un autre pouvoir.
Il réunit des individus sans institutions ni autorité politique commune.
Il correspond à une administration locale aux compétences déléguées.
Il est organisé sur un territoire et doté d’une autorité souveraine.

Il est organisé sur un territoire et doté d’une autorité souveraine.

Explication

L’État est une communauté politique institutionnalisée, organisée sur un territoire et dotée d’une autorité souveraine. Une administration locale, contrairement à l’État, ne possède pas cette autorité souveraine.

11. Une règle juridique étatique s’applique dans l’espace relevant de la compétence de l’État : quel élément constitutif cet exemple illustre-t-il ?

La population, qui rassemble les personnes soumises à l’autorité étatique.
La personnalité juridique, qui permet à l’État d’avoir des obligations.
Le territoire, où s’exercent le droit et la compétence de l’État.
Le gouvernement, qui détient le pouvoir de commandement politique.

Le territoire, où s’exercent le droit et la compétence de l’État.

Explication

Le territoire est l’espace sur lequel s’exerce le droit de l’État et où celui-ci exerce sa compétence. La population désigne plutôt les individus soumis à l’autorité et au droit de l’État.

12. Qui appartient à la population étatique au sens juridique ?

Les personnes qui exercent le pouvoir de commandement au sein des institutions étatiques.
Les individus soumis à l’autorité et au droit de l’État, notamment les résidents permanents.
Les institutions publiques qui disposent d’une compétence sur une partie du territoire.
Les personnes morales étrangères qui concluent des accords avec l’État.

Les individus soumis à l’autorité et au droit de l’État, notamment les résidents permanents.

Explication

La population étatique rassemble les individus soumis à l’autorité et au droit de l’État, notamment ceux qui résident de façon permanente sur son territoire. Les responsables des institutions gouvernementales sont une partie de l’appareil de l’État, et non la définition de sa population.

13. Quelle fonction caractérise le gouvernement parmi les éléments de l’État ?

Rassembler les individus soumis à l’autorité et au droit de l’État.
Définir l’espace où s’appliquent le droit et la compétence de l’État.
Détenir le pouvoir de commandement et le monopole de la contrainte légitime.
Représenter les intérêts de l’État dans les relations internationales.

Détenir le pouvoir de commandement et le monopole de la contrainte légitime.

Explication

Le gouvernement est la structure institutionnelle qui détient le pouvoir de commandement et le monopole de la contrainte légitime. L’espace d’application du droit étatique correspond au territoire, et non au gouvernement.

14. Que permet à l’État sa personnalité juridique de personne morale de droit public ?

Avoir un nom, un patrimoine, des droits et des obligations, et être tenu responsable.
Exercer une autorité politique qui ne dépend d’aucun autre pouvoir.
Disposer d’une compétence limitée aux affaires d’une collectivité territoriale.
Édicter des règles sans pouvoir être tenu responsable de leurs conséquences.

Avoir un nom, un patrimoine, des droits et des obligations, et être tenu responsable.

Explication

La personnalité juridique rend l’État capable d’avoir un nom, un patrimoine, des droits et des obligations, et de voir sa responsabilité engagée. L’indépendance à l’égard des autres pouvoirs relève de la souveraineté, qui est une notion distincte.

15. Une collectivité territoriale agit dans les limites de son ressort, tandis que l’État organise aussi les compétences des personnes publiques : quelle distinction cela illustre-t-il ?

Les collectivités représentent l’État à l’étranger et déterminent ses compétences internationales.
L’État a une compétence territoriale limitée et reçoit ses pouvoirs des collectivités.
Les collectivités ont une compétence générale et fixent les pouvoirs de l’État.
L’État a une compétence générale et détermine la source des autres compétences publiques.

L’État a une compétence générale et détermine la source des autres compétences publiques.

Explication

L’État possède une compétence générale sur le territoire et détermine la source des compétences des autres personnes publiques, alors que celles des collectivités sont territorialement limitées. La compétence des collectivités ne détermine donc pas celle de l’État.

16. Quand un pouvoir est-il souverain au sens général ?

Lorsqu’il ne dépend d’aucun autre pouvoir et ne lui est pas subordonné.
Lorsqu’il agit dans un territoire défini sous le contrôle d’une autre autorité.
Lorsqu’il représente une population dans les relations avec des collectivités.
Lorsqu’il reçoit ses compétences d’une autorité supérieure et peut les exercer.

Lorsqu’il ne dépend d’aucun autre pouvoir et ne lui est pas subordonné.

Explication

La souveraineté désigne la qualité d’un pouvoir qui ne dépend d’aucun autre pouvoir et ne lui est pas subordonné. Un pouvoir soumis à une autorité supérieure n’est donc pas souverain au sens de cette définition.

17. Quelle idée Jellinek exprime-t-il par la formule « compétence de la compétence » ?

Le droit de représenter les intérêts de l’État dans les relations internationales.
Le pouvoir de fixer les compétences juridiques dans la société politique.
Le pouvoir d’exercer une compétence locale définie par une autorité supérieure.
La capacité de percevoir des impôts et de rendre la justice au nom de l’État.

Le pouvoir de fixer les compétences juridiques dans la société politique.

Explication

Pour Jellinek, la souveraineté de l’État consiste en la compétence de la compétence, c’est-à-dire le pouvoir de fixer les compétences juridiques dans la société politique. L’exercice d’une compétence locale déjà définie ne correspond pas à ce pouvoir de détermination.

18. Quelle affirmation distingue l’analyse de Karl Marx des théories qui associent généralement l’État au bien commun ?

Marx présente l’État comme un contrat social, contrairement aux théories centrées sur la sécurité collective.
Marx présente l’État comme servant les intérêts de quelques-uns, contrairement aux théories centrées sur l’intérêt général.
Marx présente l’État comme un arbitre de l’intérêt général, contrairement aux théories centrées sur les intérêts particuliers.
Marx présente l’État comme un garant des libertés individuelles, contrairement aux théories centrées sur l’ordre public.

Marx présente l’État comme servant les intérêts de quelques-uns, contrairement aux théories centrées sur l’intérêt général.

Explication

Les théories de l’État l’associent généralement au bien commun et à l’intérêt général, alors que Karl Marx le décrit comme servant les intérêts de quelques-uns. La conception de l’État arbitre au service de l’intérêt général correspond à l’autre approche, et non à celle de Marx.

19. Une politique protège les libertés individuelles et les droits politiques des citoyens : quelle fonction de l’État met-elle en œuvre ?

La fonction répressive, qui maintient l’ordre public par la force publique.
La fonction interventionniste, qui étend le rôle de l’État dans l’économie.
La fonction protectrice, qui garantit les droits fondamentaux.
La fonction contractualiste, qui fonde l’État sur un accord entre individus.

La fonction protectrice, qui garantit les droits fondamentaux.

Explication

La fonction protectrice de l’État consiste notamment à garantir les droits fondamentaux, dont les droits politiques et les libertés individuelles. Le maintien de l’ordre public relève plutôt de sa fonction répressive.

20. Pour maintenir l’ordre public dans le cadre d’un État de droit, quelle fonction l’État exerce-t-il ?

Une fonction répressive fondée sur le maintien de l’ordre et la force publique.
Une fonction libérale qui limite l’État aux fonctions régaliennes.
Une fonction protectrice centrée sur la garantie des libertés individuelles.
Une fonction contractuelle qui organise la société par l’accord des individus.

Une fonction répressive fondée sur le maintien de l’ordre et la force publique.

Explication

La fonction répressive consiste à maintenir l’ordre public et à détenir la force publique, dans le cadre d’un État de droit. La garantie des libertés individuelles relève de la fonction protectrice, distincte de cette mission.

21. Comment la conception libérale se distingue-t-elle de l’interventionnisme quant au rôle de l’État ?

La conception libérale limite l’État aux fonctions régaliennes et aux libertés, tandis que l’interventionnisme étend notamment son rôle économique.
La conception libérale fonde l’État sur un contrat social, tandis que l’interventionnisme le fonde sur la volonté générale.
La conception libérale étend le rôle économique de l’État, tandis que l’interventionnisme le limite aux fonctions régaliennes.
La conception libérale confie à l’État la protection de la propriété, tandis que l’interventionnisme lui retire toute fonction protectrice.

La conception libérale limite l’État aux fonctions régaliennes et aux libertés, tandis que l’interventionnisme étend notamment son rôle économique.

Explication

La conception libérale limite l’État aux fonctions régaliennes et à la garantie des libertés individuelles, tandis que l’interventionnisme étend son rôle, notamment en matière économique. L’affirmation qui attribue l’extension économique à la conception libérale inverse cette distinction.

22. Quel rôle la légitimité politique joue-t-elle dans l’exercice du pouvoir ?

Elle fonde l’existence et l’exercice du pouvoir et favorise l’obéissance à celui-ci.
Elle fixe les règles de décompte des suffrages et détermine les élus.
Elle attribue à chaque citoyen une part égale des fonctions législatives.
Elle garantit que les représentants suivent les instructions de leurs électeurs.

Elle fonde l’existence et l’exercice du pouvoir et favorise l’obéissance à celui-ci.

Explication

La légitimité contribue à fonder le pouvoir et à faire accepter son exercice par les individus. Le décompte des suffrages relève plutôt des règles du mode de scrutin.

23. Quelle association correspond aux trois formes de légitimité distinguées par Weber ?

La tradition repose sur la loi, le charisme sur la coutume et la légalité sur l’autorité personnelle.
La tradition repose sur l’autorité personnelle, le charisme sur la loi et la légalité sur la coutume.
La tradition repose sur la coutume, le charisme sur l’autorité personnelle et la légalité sur la croyance dans la loi.
La tradition repose sur le vote, le charisme sur la nation et la légalité sur les instructions des électeurs.

La tradition repose sur la coutume, le charisme sur l’autorité personnelle et la légalité sur la croyance dans la loi.

Explication

Weber distingue la légitimité traditionnelle, charismatique et légale selon qu’elle s’appuie respectivement sur la coutume, l’autorité personnelle ou la croyance dans la loi. La légalité ne repose donc pas sur la coutume, contrairement à ce que suggère une association erronée.

24. Dans la théorie de la souveraineté nationale exposée par Sieyès, où réside la souveraineté ?

Dans la nation, conçue comme une entité abstraite.
Dans l’ensemble des citoyens, chacun détenant une parcelle de souveraineté.
Dans les assemblées élues, qui possèdent la souveraineté à titre propre.
Dans les électeurs, qui donnent des instructions obligatoires à leurs représentants.

Dans la nation, conçue comme une entité abstraite.

Explication

Pour Sieyès, la souveraineté appartient à la nation conçue comme une entité abstraite. L’attribution d’une parcelle de souveraineté à chaque citoyen caractérise plutôt la souveraineté populaire.

25. Dans la logique de la souveraineté nationale, quel rôle les représentants élus exercent-ils ?

Ils appliquent les instructions de leurs électeurs, le vote étant conçu comme un droit individuel.
Ils expriment la souveraineté de façon indépendante de leurs électeurs, le vote étant conçu comme une fonction.
Ils peuvent être révoqués par leurs électeurs à tout moment, selon un mandat impératif.
Ils partagent directement avec chaque électeur la parcelle de souveraineté qui lui revient.

Ils expriment la souveraineté de façon indépendante de leurs électeurs, le vote étant conçu comme une fonction.

Explication

La souveraineté nationale s’exprime par des représentants élus qui sont indépendants de leurs électeurs, et le vote y est conçu comme une fonction. Le mandat soumis aux instructions des électeurs correspond à une conception différente de la représentation.

26. Qu’est-ce qui caractérise la démocratie représentative ?

Les représentants élus exercent leur mandat sous les ordres impératifs de leurs électeurs.
Des assemblées désignées par tirage au sort représentent les électeurs et suivent leurs instructions.
Des assemblées élues représentent la nation et exercent leur mandat indépendamment des électeurs.
Les électeurs prennent directement chaque décision sans déléguer de pouvoir à des élus.

Des assemblées élues représentent la nation et exercent leur mandat indépendamment des électeurs.

Explication

Dans la démocratie représentative, des assemblées élues représentent la nation et leurs membres exercent leur mandat de façon indépendante. Le mandat impératif, qui soumet les élus aux instructions des électeurs, constitue une confusion fréquente avec ce modèle.

27. Quelle distinction sépare le référendum législatif du référendum constituant ?

Le premier porte sur la révision de la Constitution, tandis que le second porte sur une loi.
Le premier permet d’écourter le mandat d’une assemblée, tandis que le second abroge une loi.
Le premier conteste une décision électorale, tandis que le second choisit les membres d’une assemblée.
Le premier porte sur une loi, tandis que le second porte sur la révision de la Constitution.

Le premier porte sur une loi, tandis que le second porte sur la révision de la Constitution.

Explication

Le référendum législatif concerne une loi, alors que le référendum constituant concerne la révision de la Constitution. La fin anticipée du mandat d’une assemblée relève de la révocation populaire, non du référendum constituant.

28. Que désigne le droit de vote ?

Le droit de choisir les règles de comptabilisation des suffrages exprimés.
Le droit de contester une loi et d’en demander directement l’abrogation.
Le droit de se présenter à une élection et d’obtenir un mandat représentatif.
Le droit de participer à un suffrage et à un processus collectif de décision.

Le droit de participer à un suffrage et à un processus collectif de décision.

Explication

Le droit de vote permet de participer à un suffrage et à une décision collective. Le droit de se présenter à une élection correspond à une possibilité distincte de la participation électorale comme votant.

29. En quelle année le droit de vote a-t-il été reconnu aux femmes en France ?

En 1944.
En 1946.
En 1958.
En 1936.

En 1944.

Explication

Le droit de vote a été reconnu aux femmes en France en 1944. Les autres dates ne correspondent pas à cette reconnaissance.

30. Comment l’isoloir contribue-t-il à l’exercice du droit de vote ?

Il permet de comptabiliser les bulletins valables séparément des bulletins nuls.
Il vérifie la nationalité de l’électeur et confirme son inscription sur les listes.
Il garantit le secret du choix de l’électeur, dans le cadre d’un vote libre et secret.
Il assure que l’électeur choisit un candidat plutôt que de déposer un bulletin blanc.

Il garantit le secret du choix de l’électeur, dans le cadre d’un vote libre et secret.

Explication

Le vote doit être libre et secret, et l’isoloir protège le secret du choix de l’électeur. La vérification de la nationalité ne constitue pas la fonction de l’isoloir.

31. Comment les suffrages exprimés se distinguent-ils des votes blancs et nuls ?

Ils correspondent aux bulletins valables exprimant un choix, tandis que les votes blancs et nuls n’en font pas partie.
Ils regroupent les bulletins valables et les votes blancs, tandis que les votes nuls en sont exclus.
Ils comprennent les votes nuls exprimant un choix, tandis que les bulletins valables sont comptés à part.
Ils comprennent les bulletins blancs et nuls, tandis que les choix valables sont comptés séparément.

Ils correspondent aux bulletins valables exprimant un choix, tandis que les votes blancs et nuls n’en font pas partie.

Explication

Les suffrages exprimés sont les bulletins valables par lesquels un choix est exprimé ; les votes blancs et nuls n’y sont pas comptés. Les votes blancs ne sont donc pas inclus dans les suffrages exprimés.

32. Quelle association l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen établit-il au sujet d’une Constitution ?

Elle organise le vote de l’impôt et la responsabilité gouvernementale.
Elle confie la production des règles à un pouvoir judiciaire indépendant.
Elle répartit les fonctions exécutives entre deux chambres législatives.
Elle suppose la garantie des droits et la séparation des pouvoirs.

Elle suppose la garantie des droits et la séparation des pouvoirs.

Explication

L’article 16 associe l’existence d’une Constitution à la garantie des droits et à la séparation des pouvoirs. Le vote de l’impôt relève du pouvoir législatif, mais ne constitue pas l’association visée par cet article.

33. Dans le cadre de ses fonctions, quelle tâche caractérise le pouvoir exécutif ?

Il tranche les contentieux et rend des décisions juridictionnelles.
Il adopte la loi, vote l’impôt et contrôle l’action des juridictions.
Il contrôle l’action gouvernementale et adopte les lois sans les appliquer.
Il applique la loi, assure la fonction gouvernementale et édicte des règles dans son domaine réglementaire.

Il applique la loi, assure la fonction gouvernementale et édicte des règles dans son domaine réglementaire.

Explication

Le pouvoir exécutif applique la loi, exerce la fonction gouvernementale et peut produire des règles dans le domaine réglementaire. Le contrôle de l’action gouvernementale et l’adoption des lois caractérisent plutôt le pouvoir législatif.

34. Dans un exécutif dualiste, comment les fonctions de chef de l’État et de gouvernement sont-elles organisées ?

Elles sont confiées à des juridictions différentes.
Elles sont réunies dans la même personne.
Elles sont assumées par deux organes distincts.
Elles sont réparties entre deux chambres législatives.

Elles sont assumées par deux organes distincts.

Explication

Un exécutif dualiste distingue le chef de l’État et le gouvernement comme deux organes. Leur réunion dans une même personne caractérise plutôt un exécutif monocéphale.

35. Quelle combinaison de fonctions correspond au pouvoir législatif ?

Adopter la loi, voter l’impôt et contrôler l’action exécutive.
Garantir les droits et répartir les fonctions entre organes exécutifs.
Appliquer la loi, gouverner et édicter des règles réglementaires.
Trancher les contentieux et rendre des décisions juridictionnelles.

Adopter la loi, voter l’impôt et contrôler l’action exécutive.

Explication

Le pouvoir législatif adopte la loi, vote l’impôt et contrôle l’action du pouvoir exécutif. L’application de la loi et la fonction gouvernementale relèvent du pouvoir exécutif.

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Quelles sont les trois acceptions du droit ?

Le droit objectif, le droit subjectif et la science juridique.

Qu’est-ce que le droit positif ?

L’ensemble des normes en vigueur et valides applicables dans un ordre juridique.

Qu’est-ce qu’un droit subjectif ?

Une prérogative conférée à une personne juridique par le droit objectif.

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