★ À maîtriser
En Mésopotamie, l’écriture sert d’abord à gérer les territoires, les biens et la main-d’œuvre avant l’apparition, à partir du milieu du IIIe millénaire, de contrats, de décisions administratives et d’inscriptions royales normatives.
Urukagina affirme vouloir protéger les veuves et les orphelins contre les abus des agents du pouvoir et garantir l’équité entre les faibles et les puissants. — URUKGINA
Au XXIe siècle avant J.-C., Ur-Nammu fonde la troisième dynastie d’Ur et son nom est associé au plus ancien recueil législatif actuellement connu, conservé de manière fragmentaire.
Compléments
Sumériens → Suméro-Akkadiens → Babyloniens
★ À maîtriser
📌 L’Égypte ancienne n’a livré aucun code juridique connu, mais ses biographies funéraires, inscriptions royales et actes administratifs permettent de reconstituer son système juridique.
Durant l’Ancien Empire, de 2700 à 2200 avant J.-C., le pharaon détient les pouvoirs législatif, administratif, judiciaire et religieux et le vizir participe à l’organisation de la justice.
En justice égyptienne, les parties présentent elles-mêmes leurs arguments, témoins et documents devant le juge, puis peuvent faire conserver un titre durable de leur décision ou de leur acte.
Compléments
Ma’at → maintien de l’ordre et recherche de l’équilibre
★ À maîtriser
📌 Dans la Bible, désobéir à la loi constitue à la fois une infraction juridique et une rupture de l’alliance conclue avec Dieu.
📌 La loi du talion, exprimée par « œil pour œil, dent pour dent », limite la vengeance privée en imposant une proportion entre l’infraction et la sanction.
Compléments
Désobéir à la loi = enfreindre le droit et rompre l’alliance divine
★ À maîtriser
📌 La Grèce antique ne connaît pas de droit grec unifié, car elle est composée d’environ 300 cités indépendantes dotées de leurs propres institutions politiques et juridiques.
La renaissance archaïque se caractérise par: la réapparition de l’écriture, l’essor du commerce, l’expansion coloniale autour de la Méditerranée, la formation des cités-États
La Constitution d’Athènes, attribuée à Aristote ou à un membre de son école et rédigée à la fin du IVe siècle avant J.-C., décrit l’évolution et le fonctionnement des institutions athéniennes.
À Athènes, l’Ecclésia vote les lois et décide de la guerre et de la paix, tandis que la Boulè, ou Conseil des 500, est composée de citoyens désignés par tirage au sort.
Compléments
Athènes : droit public démocratique ; Gortyne : droit privé familial
La période romaine s’étend de 753 avant J.-C., date de la fondation légendaire de Rome, à 476 après J.-C., date de la chute de l’Empire romain d’Occident.
Sous la République romaine, le pouvoir est réparti entre les magistrats, les comices et le Sénat : les magistrats proposent les lois, les comices les votent et élisent certains magistrats, tandis que le Sénat exerce une fonction consultative et politique.
Entre 286 et 293, Dioclétien met en place la tétrarchie, dans laquelle deux Augustes sont chacun assistés d’un César destiné à lui succéder, sans que l’unité juridique de l’Empire soit supprimée.
Royauté → République → Principat → Dominat
★ À maîtriser
Sous la République, une loi est proposée par un magistrat puis adoptée par le peuple réuni en comices, ce qui fonde sa force obligatoire sur l’approbation du corps civique.
En 304 avant J.-C., Flavius rend publiques les formules de procédure, contribuant à la laïcisation de l’interprétation du droit auparavant dominée par les pontifes.
Compléments
📌 La coutume romaine possède une double dimension sociale et religieuse, car les familles veillent à son application tandis que les pontifes l’interprètent conformément à l’ordre voulu par les dieux.
Coutume → loi → interprétation pontificale
★ À maîtriser
📌 La publicité de la loi des Douze Tables permet à l’ensemble des citoyens romains de connaître les règles fondamentales auparavant réservées aux pontifes et aux magistrats.
Compléments
Incertitude coutumière → revendication plébéienne → publicité du droit
Les pontifes détenaient le monopole de l’interprétation du droit, des formules des actes juridiques, des actions judiciaires, du calendrier judiciaire et des techniques juridiques.
Les pontifes interprétaient les règles en respectant les formes anciennes tout en les adaptant aux besoins nouveaux de la société, ce qui élargissait leur champ d’application sans modifier leur formulation traditionnelle.
Pontifes → Flavius → Coruncanius → préteurs
★ À maîtriser
La loi républicaine était une décision des Romains prise sur proposition d’un magistrat, après consultation des augures sur la faveur des dieux.
Les lois étaient votées par les comices, tandis que les plébiscites étaient adoptés par l’assemblée de la plèbe sur proposition d’un tribun de la plèbe.
La lex Hortensia donna aux plébiscites la même force juridique qu’aux lois votées par l’ensemble du peuple romain et renforça les prérogatives de la plèbe.
Les lois républicaines visaient principalement à compléter ou corriger le droit existant plutôt qu’à remplacer les coutumes des ancêtres.
Compléments
La loi ajuste le droit ancien, tandis que le droit prétorien l’adapte aux situations nouvelles
📌 Grâce à son imperium, le préteur pouvait reconnaître des situations nouvelles, créer des voies de recours inédites et accorder une protection lorsque le droit civil restait silencieux.
Le droit prétorien est le droit introduit par les magistrats pour aider, compléter et corriger le droit civil.
Les trois fonctions des jurisconsultes sont:
Conquêtes et commerce → insuffisance du ius civile → ius gentium et droit prétorien
Les principales notions élaborées par les jurisconsultes impériaux sont:
Les Institutes de Gaïus, rédigées au IIe siècle après J.-C., présentent le droit selon un plan composé des personnes, des choses et des actions.
📌 Sous l’Empire, les jurisconsultes furent intégrés aux fonctions de l’État et leur science juridique devint un instrument de gouvernement destiné à organiser un territoire immense et diversifié.
L’empereur au centre, entouré de jurisconsultes, d’écoles et de manuels
Les principaux statuts juridiques de l’Empire étaient:
Le Code théodosien comprend 16 livres subdivisés en titres et en constitutions, selon un classement rationnel des matières juridiques.
Les quatre parties du Corpus juris civilis sont:
Édit perpétuel → Code grégorien → Code hermogénien → Code théodosien → Corpus de Justinien
En 313, l’édit de Milan accorda la liberté de culte aux chrétiens, puis l’édit de Thessalonique de 380 fit du christianisme la religion officielle de l’Empire.
Après la chute de l’Empire romain d’Occident en 476, l’Église se maintint sur le territoire et servit de relais de stabilité auprès des peuples germaniques.
Les conciles sont des assemblées d’évêques qui délibèrent sur des questions doctrinales, disciplinaires et institutionnelles et produisent des décisions normatives appelées droit conciliaire.
Les collections canoniques rassemblaient les décisions conciliaires, les décrétales pontificales et les constitutions impériales afin de conserver les normes et d’en faciliter la consultation.
Persécutions → liberté de culte → religion officielle → droit canonique
Liberté de culte → restitution des biens → privilèges de l’Église
★ À maîtriser
Les décrétales pontificales dépassent progressivement leur objet initial de réponse pour devenir des règles de référence.
Les décrétales pontificales contribuent à normaliser et à unifier les pratiques des différentes Églises.
Au 6e siècle, le moine Denis le Petit rédige la collection Dionysiana, qui rassemble les décisions des conciles les plus importants et les décrétales pontificales.
Compléments
Questions → réponses pontificales → règles → collections
| Système juridique | Fondement | Sources principales | Caractéristique |
|---|---|---|---|
| Mésopotamie | Centralisation royale et gestion | Codes, contrats, jugements, lettres | Approche casuistique |
| Égypte | Ma’at | Décisions royales, actes administratifs, pratique | Absence de code connu |
| Bible | Alliance religieuse | Torah et traditions rédactionnelles | Confusion du droit, de la morale et de la religion |
| Grèce | Cité autonome et citoyenneté | Constitutions, historiens, orateurs, poèmes | Pluralité des droits |
| Code | Auteur ou période | Caractéristique |
|---|---|---|
| Code grégorien | Gregorius, 291-294 | Compilation privée de constitutions impériales, notamment des rescrits |
| Code hermogénien | Hermogenianus | Mise à jour du Code grégorien, centrée sur des constitutions récentes |
| Code théodosien | Théodose II, 438 | Première codification officielle et générale |
| Corpus juris civilis | Justinien, 529-534 | Ensemble composé du Digeste, des Institutes, du Code et des Novelles |
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À quoi servait d'abord l'écriture en Mésopotamie ?
À gérer les territoires, les biens et la main-d’œuvre.
Que veut protéger Urukagina selon ses affirmations ?
Les veuves et les orphelins contre les abus des agents du pouvoir.
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