QCM : Juridictions et preuve des droits (66 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lequel décrit correctement le droit objectif ?

Une faculté personnelle d’agir fondée sur la conscience morale
Un pouvoir accordé à un titulaire pour modifier une règle générale
L’ensemble des règles de comportement rendues obligatoires par l’autorité publique
Une prérogative individuelle permettant à une personne d’exiger une prestation

L’ensemble des règles de comportement rendues obligatoires par l’autorité publique

Explication

Le droit objectif regroupe les règles de comportement obligatoires et sanctionnées par l’autorité publique. La prérogative appartenant à une personne déterminée relève du droit subjectif, et non du droit objectif.

2. Quel exemple illustre un droit subjectif ?

L’obligation générale de respecter les règles de circulation
La faculté pour un créancier de réclamer le paiement de sa créance
L’ensemble des normes organisant les relations entre les citoyens
La règle imposant la réparation de tout dommage causé à autrui

La faculté pour un créancier de réclamer le paiement de sa créance

Explication

Le droit subjectif est une prérogative attribuée à un titulaire déterminé, comme la possibilité pour un créancier d’obtenir le paiement dû. Une obligation générale ou un ensemble de normes relève du droit objectif.

3. Comment le droit objectif et le droit subjectif sont-ils articulés ?

Une règle générale concerne les institutions, tandis qu’une prérogative vise la morale
Une prérogative individuelle existe sans dépendre d’une règle juridique préalable
Une règle générale peut attribuer une prérogative individuelle à son bénéficiaire
Une prérogative individuelle remplace la règle générale qui lui sert de fondement

Une règle générale peut attribuer une prérogative individuelle à son bénéficiaire

Explication

Les deux notions sont complémentaires : une règle générale peut fonder un droit individuel, comme le droit pour une victime d’obtenir réparation. Une prérogative juridique ne se substitue pas à sa règle fondatrice et ne repose pas sur la seule morale.

4. Quelle caractéristique définit la règle de droit ?

Elle s’adresse à une personne désignée pour régler une situation particulière
Elle exprime un idéal de comportement sans intervention des institutions publiques
Elle est générale, impersonnelle, permanente et garantie par l’autorité publique
Elle dépend de la conscience individuelle et de la réprobation du groupe

Elle est générale, impersonnelle, permanente et garantie par l’autorité publique

Explication

La règle de droit est une règle de comportement générale, impersonnelle et permanente dont le respect est assuré par l’autorité publique. La conscience et la réprobation sociale caractérisent davantage la règle morale.

5. Quelle différence distingue une règle impérative d’une règle supplétive ?

La règle impérative intervient lorsqu’aucune volonté des parties n’a été exprimée
La règle impérative s’impose malgré la volonté contraire des parties
La règle supplétive bénéficie d’une sanction publique plus forte que la règle impérative
La règle supplétive interdit aux parties d’aménager leurs relations juridiques

La règle impérative s’impose malgré la volonté contraire des parties

Explication

Une règle impérative s’impose aux sujets de droit et ne peut pas être écartée par leur accord. Une règle supplétive s’applique lorsqu’aucune volonté contraire n’a été exprimée.

6. Quelle sanction vise à faire disparaître rétroactivement un acte juridique mal formé ?

La réparation financière du dommage subi
La nullité rétroactive de l’acte juridique
L’exécution forcée en nature de l’obligation
La punition pénale de l’auteur du comportement

La nullité rétroactive de l’acte juridique

Explication

La nullité rétroactive remet en cause l’acte juridique mal formé en le faisant disparaître avec effet rétroactif. L’exécution forcée, la réparation et la punition pénale poursuivent des finalités juridiques différentes.

7. Quelle opposition distingue le droit naturel du positivisme juridique ?

Le droit naturel invoque un droit idéal supérieur, tandis que le positivisme s’attache au droit effectivement posé
Le droit naturel dépend des institutions, tandis que le positivisme repose sur une justice universelle accessible par la raison
Le droit naturel concerne les relations privées, tandis que le positivisme organise l’action des personnes publiques
Le droit naturel sanctionne les actes, tandis que le positivisme détermine les devoirs moraux de chaque personne

Le droit naturel invoque un droit idéal supérieur, tandis que le positivisme s’attache au droit effectivement posé

Explication

Le droit naturel fonde la légitimité des lois sur un droit idéal, universel et accessible par la raison, tandis que le positivisme se concentre sur le droit adopté ou produit dans la société. Cette opposition permet notamment de contester une loi injuste au nom d’un droit supérieur.

8. Selon Kelsen, comment une norme juridique tire-t-elle sa validité dans la hiérarchie des normes ?

Elle est valable lorsqu’elle correspond à une exigence morale universelle reconnue par la raison
Elle s’impose dès qu’elle protège directement l’intérêt général contre un intérêt privé
Elle devient valide par son application répétée dans les relations entre particuliers
Elle est adoptée par une autorité compétente et respecte la norme immédiatement supérieure

Elle est adoptée par une autorité compétente et respecte la norme immédiatement supérieure

Explication

Dans la pyramide de Kelsen, chaque norme doit être produite par une autorité compétente et respecter la norme qui lui est immédiatement supérieure. La validité juridique ne dépend donc pas principalement de sa conformité à la morale ou de sa fréquence d’application.

9. Quelle distinction oppose principalement le droit public et le droit privé ?

Le droit public règle les contrats privés, tandis que le droit privé organise les services des collectivités publiques
Le droit public s’applique aux personnes physiques, tandis que le droit privé concerne les institutions administratives
Le droit public protège les intérêts individuels, tandis que le droit privé détermine les compétences de l’État
Le droit public concerne les personnes publiques et l’intérêt général, tandis que le droit privé régit les rapports entre particuliers

Le droit public concerne les personnes publiques et l’intérêt général, tandis que le droit privé régit les rapports entre particuliers

Explication

Le droit public organise principalement l’action de l’État et des collectivités publiques dans l’intérêt général. Le droit privé régit les relations entre personnes privées et leurs intérêts.

10. Quels domaines appartiennent aux cinq grandes matières du droit civil ?

Les institutions, les élections, la fiscalité, la police et les relations internationales
Les personnes, les biens, la famille, les obligations et les sûretés
Les infractions, les peines, la procédure pénale, la police judiciaire et la sécurité publique
Les contrats administratifs, les marchés publics, les libertés publiques, les finances et la fonction publique

Les personnes, les biens, la famille, les obligations et les sûretés

Explication

Le droit civil constitue le droit commun des rapports entre personnes privées et comprend les personnes, les biens, la famille, les obligations et les sûretés. Les autres ensembles proposés relèvent principalement du droit public ou du droit pénal.

11. Quelle fonction principale la Constitution du 4 octobre 1958 assure-t-elle dans la Cinquième République ?

Elle détermine principalement les relations commerciales entre les entreprises
Elle fixe principalement les comportements attendus des citoyens
Elle établit principalement les règles applicables aux contrats privés
Elle organise principalement les pouvoirs publics et leur fonctionnement

Elle organise principalement les pouvoirs publics et leur fonctionnement

Explication

La Constitution de 1958 fonde la Cinquième République et définit prioritairement l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics. Les lois encadrent davantage les comportements et les relations entre les particuliers.

12. Quel ensemble correspond au bloc de constitutionnalité en droit français ?

La DDHC, le Code pénal, les lois organiques, les conventions collectives et les usages professionnels
La Charte de l’environnement, les lois ordinaires, les directives européennes, les décrets et les principes généraux du droit
La Constitution de 1958, la DDHC, les préambules de 1946 et 1958, la Charte de l’environnement et certains principes républicains
La Constitution de 1958, le Code civil, les traités européens, les règlements administratifs et les décisions judiciaires

La Constitution de 1958, la DDHC, les préambules de 1946 et 1958, la Charte de l’environnement et certains principes républicains

Explication

Le bloc de constitutionnalité regroupe notamment la Constitution de 1958, son préambule, la DDHC, le préambule de 1946, la Charte de l’environnement et les principes reconnus par les lois de la République. Les autres ensembles mélangent des normes de valeur différente qui n’en font pas partie.

13. Quelle distinction caractérise le contrôle a priori et le contrôle a posteriori d’une loi ?

Le contrôle a priori suit la promulgation, tandis que le contrôle a posteriori précède l’adoption parlementaire
Le contrôle a priori précède la promulgation, tandis que le contrôle a posteriori intervient après celle-ci par une QPC
Le contrôle a priori concerne les traités, tandis que le contrôle a posteriori concerne les règlements administratifs
Le contrôle a priori est exercé par les juridictions ordinaires, tandis que le contrôle a posteriori relève du Parlement

Le contrôle a priori précède la promulgation, tandis que le contrôle a posteriori intervient après celle-ci par une QPC

Explication

Le contrôle a priori est exercé avant la promulgation de la loi, alors que le contrôle a posteriori peut être engagé après sa promulgation au moyen d’une QPC. La QPC peut notamment conduire à l’abrogation d’une disposition déjà en vigueur.

14. Quel parcours une question prioritaire de constitutionnalité suit-elle lorsque les conditions de transmission sont réunies ?

Cour de cassation, Conseil constitutionnel, puis juge saisi du litige
Parlement, Conseil constitutionnel, puis juge administratif ou juge judiciaire
Conseil constitutionnel, juge saisi, puis Conseil d’État ou Cour de cassation
Juge saisi, Conseil d’État ou Cour de cassation, puis Conseil constitutionnel

Juge saisi, Conseil d’État ou Cour de cassation, puis Conseil constitutionnel

Explication

La QPC est d’abord examinée par le juge saisi, puis par le Conseil d’État ou la Cour de cassation, avant d’être éventuellement transmise au Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel n’intervient donc pas au début de cette procédure.

15. Qu’est-ce qu’une norme internationale applicable en France ?

Une règle de droit adoptée par une commune française pour organiser ses services publics
Une règle de droit élaborée par le Parlement français dans le cadre d’une loi ordinaire
Une règle de droit issue d’un accord conclu par la France avec un ou plusieurs autres États
Une règle de droit créée par une juridiction française à partir d’un litige interne

Une règle de droit issue d’un accord conclu par la France avec un ou plusieurs autres États

Explication

Une norme internationale trouve sa source dans un accord conclu par la France avec un ou plusieurs autres États et peut s’appliquer dans l’ordre juridique français. Les autres propositions décrivent des normes issues d’autorités ou de procédures internes.

16. Dans quelle situation un traité produit-il un effet direct horizontal ?

Lorsqu’un État invoque le traité contre un autre État devant une juridiction internationale
Lorsqu’un particulier l’invoque dans un litige contre l’État ou une administration
Lorsqu’un particulier l’invoque dans un litige contre un autre particulier
Lorsqu’une juridiction applique le traité pour contrôler une loi nationale

Lorsqu’un particulier l’invoque dans un litige contre un autre particulier

Explication

L’effet direct horizontal concerne l’invocation d’un traité par un particulier contre un autre particulier. L’invocation d’un traité par un particulier contre l’État correspond à l’effet direct vertical.

17. Quelle est la place d’un traité international régulièrement ratifié dans la hiérarchie des normes française ?

Il est supérieur à la Constitution et inférieur aux lois adoptées ultérieurement
Il est inférieur à la Constitution et supérieur aux lois, sous réserve de réciprocité
Il est inférieur aux lois, car le Parlement conserve la primauté dans l’ordre interne
Il possède la même valeur que la Constitution dès sa signature par les représentants

Il est inférieur à la Constitution et supérieur aux lois, sous réserve de réciprocité

Explication

Dans l’ordre interne français, un traité régulièrement ratifié se situe sous la Constitution mais au-dessus des lois, sous réserve notamment de son application réciproque. La signature seule ne lui confère pas cette place et un traité ne prime pas la Constitution.

18. Quelles conditions l’article 55 de la Constitution associe-t-il à l’autorité supérieure des traités sur les lois ?

Une ratification ou approbation régulière, une publication et l’application par l’autre partie
Une ratification populaire, une publication et l’accord préalable des collectivités territoriales
Une adoption parlementaire, une promulgation et une application par les juridictions françaises
Une signature officielle, une publication et une validation par le Conseil constitutionnel

Une ratification ou approbation régulière, une publication et l’application par l’autre partie

Explication

L’article 55 vise les traités régulièrement ratifiés ou approuvés, publiés, et appliqués par l’autre partie. La signature, l’approbation du Conseil constitutionnel ou l’intervention des collectivités territoriales ne constituent pas l’ensemble des conditions prévues.

19. Pourquoi la signature d’un traité ne suffit-elle pas à lui donner une autorité supérieure à la loi ?

Parce que cette autorité exige une adoption identique du traité par toutes les collectivités françaises
Parce que cette autorité suppose une ratification ou une approbation selon les règles constitutionnelles
Parce que cette autorité dépend d’une décision préalable du Conseil constitutionnel sur chaque traité
Parce que cette autorité résulte d’une application prolongée du traité par les juridictions nationales

Parce que cette autorité suppose une ratification ou une approbation selon les règles constitutionnelles

Explication

La primauté d’un traité sur la loi suppose sa ratification ou son approbation, la ratification relevant du président de la République et pouvant nécessiter une autorisation législative ou un référendum. La signature constitue une étape distincte qui ne produit pas à elle seule cet effet.

20. À quelle condition la réserve de réciprocité peut-elle subordonner la primauté d’un traité sur la loi ?

Elle exige que le Conseil constitutionnel vérifie périodiquement l’exécution du traité par les États
Elle exige que chaque particulier puisse invoquer le traité dans les litiges entre personnes privées
Elle exige que le traité soit également intégré dans les constitutions de tous les États signataires
Elle exige que les autres États signataires respectent eux-mêmes les engagements prévus par le traité

Elle exige que les autres États signataires respectent eux-mêmes les engagements prévus par le traité

Explication

La réserve de réciprocité lie la primauté du traité au respect des engagements par les autres États signataires. Elle ne s’applique toutefois pas au droit de l’Union européenne, à la Convention européenne des droits de l’homme ni aux traités de protection des droits humains.

21. Quelle position le Conseil constitutionnel a-t-il adoptée dans sa décision du 15 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse ?

Il a refusé de contrôler la conformité d’une loi aux traités
Il a confié au Parlement le contrôle de la conformité des lois aux traités
Il a reconnu que le Conseil constitutionnel devait contrôler chaque traité avant sa ratification
Il a affirmé que les traités ont une valeur supérieure à la Constitution

Il a refusé de contrôler la conformité d’une loi aux traités

Explication

Dans sa décision de 1975 relative à la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, le Conseil constitutionnel a refusé d’examiner la conformité de la loi aux traités. Ce contrôle de conventionnalité relève des juridictions ordinaires, tandis que le Conseil constitutionnel contrôle la constitutionnalité des lois.

22. Quelle portée la Cour de cassation a-t-elle reconnue à son contrôle dans l’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975 ?

Écarter un traité lorsqu’il contredit une loi adoptée ultérieurement
Saisir le Conseil constitutionnel lorsqu’une loi méconnaît un traité
Écarter une loi contraire à un traité, même si cette loi est postérieure au traité
Annuler une loi contraire à un traité, quelle que soit sa date d’adoption

Écarter une loi contraire à un traité, même si cette loi est postérieure au traité

Explication

L’arrêt Jacques Vabre reconnaît à la Cour de cassation le pouvoir d’écarter, dans un litige, une loi incompatible avec un traité, y compris lorsque la loi est postérieure. Cette décision ne lui confère toutefois pas le pouvoir général d’annuler la loi dans l’ordre juridique.

23. Quelle solution le Conseil d’État a-t-il consacrée dans l’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989 ?

Il peut écarter un traité lorsque celui-ci est contraire à une loi plus récente
Il peut contrôler la conformité d’une loi aux traités, indépendamment de la date de la loi
Il peut contrôler la constitutionnalité d’une loi après sa promulgation, quelle que soit sa date
Il doit transmettre au Conseil constitutionnel tout conflit entre une loi et un traité

Il peut contrôler la conformité d’une loi aux traités, indépendamment de la date de la loi

Explication

Par l’arrêt Nicolo, le Conseil d’État a admis qu’il pouvait contrôler la compatibilité d’une loi avec un traité sans tenir compte de la date d’adoption de la loi. Le contrôle de conventionnalité relève ainsi des juridictions ordinaires, tandis que le contrôle de constitutionnalité des lois relève du Conseil constitutionnel.

24. Que signifie l’effet direct d’une norme internationale ?

Elle impose aux États de modifier leur Constitution dès son entrée en vigueur
Elle prime automatiquement toutes les normes nationales sans intervention juridictionnelle
Elle crée directement des droits ou des obligations que les particuliers peuvent invoquer devant un juge
Elle autorise un particulier à contester toute décision administrative devant une juridiction internationale

Elle crée directement des droits ou des obligations que les particuliers peuvent invoquer devant un juge

Explication

L’effet direct désigne l’aptitude d’une norme internationale à produire directement des droits ou des obligations pour les particuliers, invocables devant un juge. Une stipulation dépourvue d’effet direct ne peut pas être invoquée de cette manière par un particulier.

25. Quelle différence distingue le contrôle de conventionnalité in abstracto du contrôle in concreto ?

Le contrôle in abstracto appartient au Conseil constitutionnel, tandis que le contrôle in concreto appartient aux juridictions ordinaires
Le contrôle in abstracto examine la compatibilité générale d’un texte, tandis que le contrôle in concreto évalue son application dans une situation donnée
Le contrôle in abstracto annule la norme incompatible, tandis que le contrôle in concreto la remplace par une norme internationale
Le contrôle in abstracto porte sur les faits d’un litige, tandis que le contrôle in concreto compare deux textes indépendamment de leur application

Le contrôle in abstracto examine la compatibilité générale d’un texte, tandis que le contrôle in concreto évalue son application dans une situation donnée

Explication

Le contrôle in abstracto compare de manière générale deux textes afin d’en vérifier la compatibilité. Le contrôle in concreto recherche plutôt si l’application de la loi à une situation particulière fait apparaître une incompatibilité.

26. Quelle est la nature de la Convention européenne des droits de l’homme ?

Une juridiction internationale créée à Rome en 1950 pour annuler les lois nationales
Un organe du Conseil de l’Europe chargé d’interpréter les décisions des juridictions nationales
Un traité signé à Rome en 1950 qui protège notamment des droits fondamentaux
Un règlement européen adopté pour harmoniser les législations relatives aux libertés publiques

Un traité signé à Rome en 1950 qui protège notamment des droits fondamentaux

Explication

La Convention européenne des droits de l’homme est un traité signé à Rome en 1950 qui protège des droits fondamentaux, comme la liberté d’expression. La Cour européenne des droits de l’homme est distincte de la Convention : elle en contrôle l’interprétation et l’application.

27. Qui peut introduire une requête individuelle devant la Cour européenne des droits de l’homme ?

Une personne, une organisation non gouvernementale ou un groupe de particuliers se prétendant victime d’une violation étatique
Tout particulier estimant qu’une loi nationale est abstraitement contraire à la Convention
Une institution européenne souhaitant demander l’interprétation générale d’un droit protégé
Un État membre de l’Union européenne contestant une décision d’un autre État

Une personne, une organisation non gouvernementale ou un groupe de particuliers se prétendant victime d’une violation étatique

Explication

Une requête individuelle peut être déposée par une personne physique, une organisation non gouvernementale ou un groupe de particuliers qui se prétend victime d’une violation imputable à un État partie. La qualité de victime distingue cette procédure d’une action abstraite sans victime directe.

28. Laquelle de ces conditions fait partie des exigences de recevabilité d’une requête individuelle devant la Cour européenne des droits de l’homme ?

Démontrer qu’une majorité de citoyens a subi le même préjudice et déposer la requête avant tout recours national
Avoir épuisé les voies de recours internes et saisir la Cour dans les quatre mois suivant la décision définitive
Avoir obtenu l’accord préalable du Conseil de l’Europe et saisir la Cour dans les six mois suivant la violation
Avoir engagé une procédure devant la Cour de justice de l’Union européenne et présenter la requête dans l’année

Avoir épuisé les voies de recours internes et saisir la Cour dans les quatre mois suivant la décision définitive

Explication

La requête doit notamment être précédée de l’épuisement des voies de recours internes et être déposée dans les quatre mois suivant la décision interne définitive. Elle doit aussi concerner une victime directe ayant subi un préjudice important et être fondée en droit.

29. Quelle est la principale conséquence d’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme condamnant un État ?

L’État doit prendre les mesures nécessaires pour mettre son droit en conformité, sans annulation directe de la loi nationale
La décision nationale contestée est immédiatement remplacée par un jugement de la Cour européenne
La loi nationale est automatiquement annulée dès le prononcé de l’arrêt par la Cour européenne
L’État doit modifier sa Constitution selon le contenu exact imposé par l’arrêt européen

L’État doit prendre les mesures nécessaires pour mettre son droit en conformité, sans annulation directe de la loi nationale

Explication

Les arrêts de la Cour européenne ont en principe un caractère déclaratoire : ils n’annulent pas directement les lois nationales et n’imposent pas automatiquement la modification d’une décision interne. L’État condamné doit néanmoins prendre les mesures nécessaires pour rendre son droit conforme à la Convention.

30. Quelle distinction oppose le droit primaire et le droit dérivé de l’Union européenne ?

Le droit primaire concerne les politiques économiques, tandis que le droit dérivé concerne les droits fondamentaux protégés par l’Union
Le droit primaire repose sur les traités constitutifs, tandis que le droit dérivé rassemble les actes adoptés par les institutions de l’Union
Le droit primaire est produit par les juridictions européennes, tandis que le droit dérivé est adopté par les parlements nationaux
Le droit primaire regroupe les règlements des institutions, tandis que le droit dérivé correspond aux traités conclus entre les États membres

Le droit primaire repose sur les traités constitutifs, tandis que le droit dérivé rassemble les actes adoptés par les institutions de l’Union

Explication

Le droit primaire comprend les règles constitutives établies par les traités, qui fondent notamment les institutions et les compétences de l’Union. Le droit dérivé est produit par les institutions européennes sur le fondement de ces traités.

31. Comment les règlements et les directives de l’Union européenne se distinguent-ils quant à leur application dans les États membres ?

Les règlements fixent un objectif général, tandis que les directives imposent une réglementation identique immédiatement applicable
Les règlements doivent être transposés par une loi nationale, tandis que les directives s’appliquent directement dès leur adoption
Les règlements sont directement applicables, tandis que les directives fixent un résultat à atteindre et doivent en principe être transposées
Les règlements s’adressent aux États, tandis que les directives s’adressent aux particuliers sans intervention du droit interne

Les règlements sont directement applicables, tandis que les directives fixent un résultat à atteindre et doivent en principe être transposées

Explication

Un règlement s’applique directement dans les États membres sans acte national d’incorporation. Une directive lie les États quant au résultat à atteindre et doit en principe être transposée en droit interne, ce qui la distingue du règlement.

32. Sur quel fondement la transposition des directives européennes constitue-t-elle une exigence constitutionnelle en France ?

Sur le fondement de l’article 89 de la Constitution, après révision constitutionnelle pour chaque directive
Sur le fondement de l’article 88-1 de la Constitution, sous réserve du respect de l’identité constitutionnelle de la France
Sur le fondement de l’article 16 de la Constitution, lorsque la directive concerne une compétence régalienne
Sur le fondement de l’article 55 de la Constitution, sans considération des principes constitutionnels français

Sur le fondement de l’article 88-1 de la Constitution, sous réserve du respect de l’identité constitutionnelle de la France

Explication

En France, l’article 88-1 de la Constitution fonde l’exigence de transposition des directives de l’Union européenne. Cette exigence connaît toutefois une réserve tenant au respect de l’identité constitutionnelle de la France.

33. Quelle distinction caractérise la loi au sens strict et le règlement ?

La loi est votée par le Parlement, tandis que le règlement est adopté par le pouvoir exécutif.
La loi est adoptée par le pouvoir exécutif, tandis que le règlement est voté par le Parlement.
La loi est rendue par le juge administratif, tandis que le règlement est voté par le Parlement.
La loi est proposée par les collectivités, tandis que le règlement est adopté par le pouvoir judiciaire.

La loi est votée par le Parlement, tandis que le règlement est adopté par le pouvoir exécutif.

Explication

La loi au sens strict résulte d’un vote du Parlement, alors que le règlement est un acte du pouvoir exécutif, comme un décret ou un arrêté. Confondre leurs auteurs revient à inverser leurs modes d’adoption respectifs.

34. Une matière ne figure pas dans le domaine défini par l’article 34 de la Constitution : quelle autorité possède en principe la compétence pour l’encadrer ?

Le Parlement, en vertu d’une compétence générale pour toute matière juridique.
Le juge administratif, par une décision prise dans chaque litige individuel.
Le Conseil constitutionnel, au moyen d’une réglementation directement applicable.
Le pouvoir réglementaire, en vertu de la compétence attribuée par l’article 37.

Le pouvoir réglementaire, en vertu de la compétence attribuée par l’article 37.

Explication

L’article 37 attribue un caractère réglementaire aux matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi fixé par l’article 34. Le Parlement n’a donc pas une compétence générale couvrant toutes les matières.

35. Quel recours permet d’obtenir l’annulation d’un règlement illégal dans les deux mois suivant sa publication ?

Le recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif.
La demande d’abrogation adressée à l’autorité administrative compétente.
L’exception d’illégalité soulevée devant le juge judiciaire.
L’action en responsabilité dirigée contre l’auteur du règlement.

Le recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif.

Explication

Le recours pour excès de pouvoir vise l’annulation du règlement illégal et doit être exercé dans les deux mois suivant sa publication. L’exception d’illégalité permet seulement d’écarter le règlement dans le litige, sans délai déterminé.

36. À quelle date une loi entre-t-elle en vigueur lorsqu’elle ne fixe pas elle-même sa date d’application ?

Le premier jour du mois suivant sa publication, quelle que soit sa rédaction.
Le jour de son adoption définitive par le Parlement, avant sa publication officielle.
À la date de la première décision judiciaire appliquant ses dispositions.
Le lendemain de sa publication au Journal officiel, sous réserve des exceptions prévues.

Le lendemain de sa publication au Journal officiel, sous réserve des exceptions prévues.

Explication

Selon l’article premier du Code civil, la loi entre en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel lorsqu’aucune autre date n’est prévue. Des mesures d’application nécessaires ou une entrée en vigueur urgente peuvent toutefois modifier cette règle.

37. Comment distinguer un droit acquis d’une simple expectative ?

Le droit acquis concerne les contrats, tandis que l’expectative concerne les sanctions pénales.
Le droit acquis dépend d’une loi future, tandis que l’expectative produit déjà tous ses effets.
Le droit acquis est hypothétique, tandis que l’expectative est définitivement constituée.
Le droit acquis est définitivement constitué, tandis que l’expectative reste un droit éventuel.

Le droit acquis est définitivement constitué, tandis que l’expectative reste un droit éventuel.

Explication

Un droit acquis est déjà définitivement constitué et bénéficie d’une protection juridique établie. Une expectative correspond à une possibilité de droit encore susceptible d’être remise en cause par une loi nouvelle.

38. Dans la théorie moderne de Paul Roubier, quelle analyse faut-il appliquer à une situation juridique confrontée à une loi nouvelle ?

Distinguer sa constitution, ses effets passés et ses effets futurs.
Soumettre toute la situation à la loi ancienne jusqu’à sa disparition complète.
Examiner uniquement la date de publication de la loi, sans distinguer les effets.
Appliquer la loi nouvelle à la constitution et aux effets passés de la situation.

Distinguer sa constitution, ses effets passés et ses effets futurs.

Explication

La théorie de Paul Roubier distingue la phase de constitution de la situation juridique, ses effets déjà produits et ses effets futurs. L’idée d’une application uniforme à toute la situation ne tient pas compte de cette différenciation temporelle.

39. Une personne a commis un acte qui ne constituait pas une infraction au moment des faits ; quelle règle pénale s’applique ?

Elle est soumise à la loi nouvelle lorsque celle-ci renforce la protection sociale.
Elle peut être punie si la nouvelle infraction correspond à la gravité de son comportement.
Elle ne peut pas être punie sur le fondement d’une incrimination créée après les faits.
Elle peut recevoir la peine nouvelle si le procès intervient après son entrée en vigueur.

Elle ne peut pas être punie sur le fondement d’une incrimination créée après les faits.

Explication

L’article 112-1 du Code pénal interdit de punir un fait qui n’était pas constitutif d’une infraction lorsqu’il a été commis. Une incrimination ou une peine nouvelle ne peut donc pas être appliquée rétroactivement au détriment de l’auteur.

40. Un contrat conclu avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle produit encore des effets futurs : quelle règle s’applique en principe ?

Le contrat passe sous la loi nouvelle dès qu’un de ses effets se produit après son entrée en vigueur.
Le contrat est soumis à la loi applicable au lieu où chaque obligation est exécutée.
Le contrat reste soumis à la loi ancienne, sauf intervention immédiate d’une loi nouvelle d’ordre public.
Le contrat cesse de produire ses effets dès que la loi ancienne est remplacée.

Le contrat reste soumis à la loi ancienne, sauf intervention immédiate d’une loi nouvelle d’ordre public.

Explication

Le principe de survie de la loi ancienne maintient le contrat sous la loi applicable lors de sa conclusion. Une loi nouvelle d’ordre public peut toutefois s’appliquer immédiatement à ses effets futurs.

41. Que signifie l’abrogation d’un texte juridique ?

La modification d’une disposition ancienne sans suppression de son texte.
La suspension provisoire d’un texte par une décision administrative individuelle.
La fixation de la date à laquelle un texte nouveau commence à s’appliquer.
La suppression d’un texte antérieur par un texte juridique nouveau.

La suppression d’un texte antérieur par un texte juridique nouveau.

Explication

L’abrogation consiste à supprimer un texte juridique antérieur au moyen d’un nouveau texte. Elle se distingue de l’entrée en vigueur, qui détermine le début de l’application d’un texte sans supprimer par elle-même un texte antérieur.

42. Quelle différence existe-t-il entre l’abrogation expresse et l’abrogation tacite ?

L’abrogation expresse résulte d’une contradiction, tandis que la tacite est annoncée dans le texte nouveau.
L’abrogation expresse suspend l’ancien texte, tandis que la tacite en prolonge les effets futurs.
L’abrogation expresse est déclarée par le texte nouveau, tandis que la tacite découle d’une incompatibilité.
L’abrogation expresse concerne les règlements, tandis que la tacite concerne les lois parlementaires.

L’abrogation expresse est déclarée par le texte nouveau, tandis que la tacite découle d’une incompatibilité.

Explication

L’abrogation expresse est formulée explicitement par le nouveau texte. L’abrogation tacite doit être déduite de l’incompatibilité entre les dispositions nouvelles et anciennes, contrairement à l’abrogation expressément déclarée.

43. Selon l’article 3 du Code civil, quelle règle s’applique à un immeuble situé en France ?

Il est régi par la loi française, indépendamment de la nationalité de son propriétaire.
Il est régi par la loi du pays dont le propriétaire possède la nationalité.
Il est régi par la loi choisie par les parties dans leur contrat de vente.
Il est régi par la loi du domicile du propriétaire au moment de l’acquisition.

Il est régi par la loi française, indépendamment de la nationalité de son propriétaire.

Explication

L’article 3 du Code civil prévoit que les immeubles situés en France sont régis par la loi française. Cette règle rattache l’immeuble à son lieu de situation plutôt qu’à la nationalité ou au domicile de son propriétaire.

44. Quelle caractéristique permet de distinguer la coutume de la loi ?

La coutume naît d’une pratique sociale spontanée, tandis que la loi est édictée par une autorité publique.
La coutume est formulée par les juristes, tandis que la loi est consacrée par les tribunaux.
La coutume résulte d’une décision judiciaire, tandis que la loi provient d’une pratique professionnelle.
La coutume est adoptée par le Parlement, tandis que la loi repose sur une répétition sociale.

La coutume naît d’une pratique sociale spontanée, tandis que la loi est édictée par une autorité publique.

Explication

La coutume se forme par l’observation spontanée et répétée d’une pratique sociale, sans intervention créatrice d’une autorité publique. La décision judiciaire relève de la jurisprudence et ne constitue pas le mode de formation de la coutume.

45. Quels sont les deux éléments nécessaires à la formation d’une coutume juridique ?

La répétition d’une pratique et la croyance en son caractère obligatoire.
La publication d’un texte et la validation par une juridiction.
La rédaction d’un commentaire et son approbation par le législateur.
L’existence d’un conflit et la décision rendue par un magistrat.

La répétition d’une pratique et la croyance en son caractère obligatoire.

Explication

La coutume suppose un élément matériel, la répétition d’une pratique, et un élément psychologique, l’opinio juris, c’est-à-dire la conviction de son caractère obligatoire. Une publication officielle n’est pas exigée pour constituer ces deux éléments.

46. Une pratique complète une loi qui ne règle pas une situation précise : comment cette coutume est-elle qualifiée ?

Une coutume judiciaire, car elle résulte d’une décision rendue par un tribunal.
Une coutume praeter legem, car elle comble une lacune de la loi.
Une coutume contra legem, car elle écarte une règle législative existante.
Une coutume secundum legem, car elle reproduit une solution imposée par la loi.

Une coutume praeter legem, car elle comble une lacune de la loi.

Explication

La coutume praeter legem intervient lorsque la loi est silencieuse et comble ainsi une lacune. La coutume contra legem se définit au contraire par sa contradiction avec une loi ou un règlement.

47. Au sens strict, que désigne la jurisprudence ?

L’ensemble des pratiques sociales répétées avec la conviction de leur caractère obligatoire.
Une règle générale et réglementaire formulée par un juge pour toutes les affaires.
Les opinions exprimées par les juristes dans leurs ouvrages et articles.
Une solution constante adoptée par une juridiction et suivie par d’autres juridictions.

Une solution constante adoptée par une juridiction et suivie par d’autres juridictions.

Explication

Au sens strict, la jurisprudence correspond à une solution constante adoptée par une juridiction puis suivie par d’autres. Les opinions doctrinales appartiennent à la doctrine, tandis qu’un juge ne peut pas édicter une règle générale et réglementaire pour les affaires soumises.

48. Quelle répartition des fonctions distingue les magistrats du siège des magistrats du parquet ?

Le siège représente la société, tandis que le parquet rend les décisions civiles et pénales.
Le siège rédige les lois, tandis que le parquet contrôle la conformité des décisions judiciaires.
Le siège conduit l’action pénale, tandis que le parquet apprécie souverainement les faits du litige.
Le siège tranche les conflits, tandis que le parquet requiert l’application de la loi au nom de l’intérêt public.

Le siège tranche les conflits, tandis que le parquet requiert l’application de la loi au nom de l’intérêt public.

Explication

Les magistrats du siège jugent les litiges et rendent les décisions, alors que les magistrats du parquet demandent l’application de la loi et conduisent l’action pénale dans l’intérêt public. Le parquet ne rend donc pas les décisions juridictionnelles.

49. Quel contrôle exerce la Cour de cassation par rapport aux juridictions du fond ?

Elle contrôle la correcte application du droit sans réexaminer les faits comme un troisième degré de juridiction.
Elle tranche les litiges administratifs en contrôlant l’opportunité des décisions contestées.
Elle réexamine les faits et le droit afin de remplacer la décision rendue par les juges du fond.
Elle organise un nouveau procès complet en recueillant directement les preuves des parties.

Elle contrôle la correcte application du droit sans réexaminer les faits comme un troisième degré de juridiction.

Explication

Les juridictions du fond apprécient les faits et appliquent le droit, tandis que la Cour de cassation vérifie la correcte application des règles juridiques. Elle ne constitue donc pas un troisième degré de juridiction chargé de rejuger entièrement l’affaire.

50. Quelle réforme est à l’origine de la distinction entre les ordres judiciaire et administratif ?

La création de la Cour de cassation, qui a réparti les compétences entre deux ordres.
La loi des 16 et 24 août 1790, qui a séparé les fonctions judiciaires et administratives.
L’article 5 du Code civil, qui a organisé la séparation des tribunaux judiciaires et administratifs.
La loi du 1er janvier 2020, qui a fusionné les juridictions civiles de première instance.

La loi des 16 et 24 août 1790, qui a séparé les fonctions judiciaires et administratives.

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 a organisé la séparation entre les fonctions judiciaires et administratives, à l’origine des deux ordres de juridiction. La réforme de 2020 concernait la fusion de juridictions civiles et n’a pas créé cette distinction.

51. Quelle juridiction a remplacé les tribunaux de grande instance et les tribunaux d’instance depuis le 1er janvier 2020 ?

Le tribunal de commerce, compétent pour les litiges civils et commerciaux ordinaires.
La cour d’appel, devenue la juridiction civile de première instance de droit commun.
Le tribunal judiciaire, issu de la fusion des tribunaux de grande instance et d’instance.
Le tribunal de proximité, chargé de reprendre toutes les compétences des anciennes juridictions.

Le tribunal judiciaire, issu de la fusion des tribunaux de grande instance et d’instance.

Explication

Depuis le 1er janvier 2020, le tribunal judiciaire résulte de la fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d’instance. Le tribunal de proximité peut subsister dans certaines villes, mais il n’a pas remplacé ces deux juridictions.

52. Dans quelle situation le tribunal judiciaire est-il compétent comme juge de droit commun ?

Lorsqu’un salarié conteste la rupture ou l’exécution de son contrat de travail.
Lorsqu’une partie demande à la Cour de cassation de contrôler une règle de droit.
Lorsqu’une affaire civile ou commerciale n’est pas attribuée par la loi à une autre juridiction.
Lorsqu’un litige oppose deux commerçants au sujet de leur activité professionnelle.

Lorsqu’une affaire civile ou commerciale n’est pas attribuée par la loi à une autre juridiction.

Explication

Le tribunal judiciaire est le juge de droit commun pour les affaires civiles ou commerciales lorsque la loi n’en confie pas la compétence à une juridiction spécialisée. Les litiges entre commerçants et les conflits individuels du travail relèvent respectivement du tribunal de commerce et du conseil de prud’hommes.

53. Une demande civile porte sur un montant de 6 000 euros : quel principe s’applique à la décision du tribunal judiciaire ?

La décision relève directement de la Cour de cassation, car le litige dépasse 5 000 euros.
La décision est rendue en premier et dernier ressort, car le montant dépasse le seuil d’appel.
La décision est automatiquement transférée à la cour d’appel avant tout jugement.
La décision est rendue à charge d’appel, car le montant atteint le seuil de 5 000 euros.

La décision est rendue à charge d’appel, car le montant atteint le seuil de 5 000 euros.

Explication

Une affaire atteignant au moins 5 000 euros est en principe jugée à charge d’appel par le tribunal judiciaire. Les demandes ne dépassant pas ce seuil sont en principe jugées en premier et dernier ressort, sans que la cour d’appel intervienne automatiquement.

54. Quel effet produit l’appel sur une affaire déjà jugée ?

Il transfère le litige à une juridiction spécialisée selon la nature du contrat contesté.
Il permet à la Cour de cassation de contrôler la correcte application du droit sans revoir les faits.
Il permet au tribunal ayant statué de modifier lui-même sa décision initiale.
Il permet de faire rejuger l’affaire en fait et en droit par une cour d’appel.

Il permet de faire rejuger l’affaire en fait et en droit par une cour d’appel.

Explication

L’appel est une voie de recours ordinaire qui soumet l’affaire à un nouvel examen en fait et en droit par une cour d’appel. Le contrôle limité à la correcte application du droit relève de la Cour de cassation.

55. Lorsqu’une partie conteste l’appréciation des faits par une cour d’appel, pourquoi la Cour de cassation ne réexamine-t-elle pas elle-même ces faits ?

Parce qu’elle renvoie toute contestation factuelle devant le tribunal judiciaire
Parce qu’elle statue comme une juridiction d’appel sur les seuls litiges civils
Parce qu’elle vérifie principalement la crédibilité des témoignages produits
Parce qu’elle contrôle la correcte application du droit par les juges du fond

Parce qu’elle contrôle la correcte application du droit par les juges du fond

Explication

La Cour de cassation est juge du droit : elle vérifie l’application correcte des règles juridiques sans rejuger la matérialité des faits. La cour d’appel, en revanche, peut réexaminer les faits et le droit.

56. Quelle composition correspond aux six chambres permanentes de la Cour de cassation ?

Deux chambres civiles, deux chambres commerciales, une chambre sociale et une chambre criminelle
Trois chambres civiles, une chambre commerciale, une chambre sociale et une chambre criminelle
Trois chambres civiles, une chambre financière, une chambre sociale et une chambre pénale
Quatre chambres civiles, une chambre commerciale et une chambre criminelle

Trois chambres civiles, une chambre commerciale, une chambre sociale et une chambre criminelle

Explication

La Cour de cassation comprend trois chambres civiles, une chambre commerciale, une chambre sociale et une chambre criminelle. Cette organisation distingue les principales matières juridiques traitées par la Cour.

57. Quelle démarche correspond à un pourvoi en cassation régulièrement formé ?

Demander au tribunal judiciaire de rejuger les faits après une décision devenue définitive
Saisir la cour d’appel d’un jugement de première instance dans un délai de trois mois
Former un recours extraordinaire contre une décision rendue en dernier ressort dans un délai de deux mois
Présenter une requête au Conseil d’État contre toute décision administrative dans un délai d’un mois

Former un recours extraordinaire contre une décision rendue en dernier ressort dans un délai de deux mois

Explication

Le pourvoi en cassation est une voie de recours extraordinaire dirigée contre une décision rendue en dernier ressort, dans un délai de deux mois, au moyen d’un mémoire ampliatif présenté par un avocat au Conseil. Il ne constitue pas un nouvel examen des faits.

58. Quel type d’arrêt la Cour de cassation rend-elle lorsqu’elle accueille une critique juridique dirigée contre la décision attaquée ?

Un arrêt de cassation
Un arrêt de rejet
Un arrêt de renvoi consultatif
Un arrêt de confirmation factuelle

Un arrêt de cassation

Explication

La Cour rend un arrêt de cassation lorsqu’elle reconnaît qu’une règle de droit a été mal appliquée ou méconnue. L’arrêt de rejet correspond au cas où elle approuve juridiquement la décision des juges du fond.

59. Quel rôle le tribunal administratif exerce-t-il dans l’ordre administratif ?

Il statue principalement sur les recours dirigés contre les décisions de l’OFPRA
Il contrôle en cassation les arrêts rendus par les juridictions administratives inférieures
Il juge en première instance les litiges impliquant notamment l’administration et les services publics
Il réexamine en appel les décisions rendues par les cours administratives d’appel

Il juge en première instance les litiges impliquant notamment l’administration et les services publics

Explication

Le tribunal administratif est une juridiction de première instance pour de nombreux litiges opposant des particuliers à l’État, aux collectivités ou à des organismes chargés d’un service public. La cour administrative d’appel intervient ensuite au second degré.

60. Une personne demande l’annulation d’un arrêté administratif qu’elle estime illégal, sans réclamer d’indemnisation : quel recours correspond à cette démarche ?

Une action arbitrale, visant à obtenir une sentence contre l’administration
Un pourvoi en cassation, portant sur la réparation d’un préjudice
Un recours pour excès de pouvoir, relevant d’un contentieux objectif
Un recours en responsabilité, relevant d’un contentieux subjectif

Un recours pour excès de pouvoir, relevant d’un contentieux objectif

Explication

Le recours pour excès de pouvoir vise l’annulation totale ou partielle d’un acte administratif et relève d’un contentieux objectif. Le recours en responsabilité tend notamment à indemniser un préjudice et relève d’un contentieux subjectif.

61. Après le jugement d’un litige par un tribunal administratif, que peut faire la cour administrative d’appel ?

Elle réexamine l’affaire en faits et en droit, puis son arrêt peut être attaqué devant le Conseil d’État
Elle statue en première instance sur le litige, puis renvoie les faits au tribunal administratif
Elle vérifie les comptes publics concernés, puis saisit la Cour des comptes
Elle contrôle uniquement la règle de droit, puis transmet directement l’affaire à la Cour de cassation

Elle réexamine l’affaire en faits et en droit, puis son arrêt peut être attaqué devant le Conseil d’État

Explication

La cour administrative d’appel réexamine les affaires jugées par les tribunaux administratifs en fait et en droit. Ses arrêts peuvent ensuite faire l’objet d’un pourvoi devant le Conseil d’État, juridiction suprême de l’ordre administratif.

62. Quelle particularité distingue la compétence du Conseil d’État au sein de l’ordre administratif ?

Il intervient exclusivement comme juridiction d’appel pour les décisions des tribunaux administratifs
Il exerce uniquement une fonction consultative auprès du Gouvernement et des assemblées
Il contrôle le droit en cassation et peut aussi juger certains litiges en premier et dernier ressort ou en appel
Il réexamine les faits dans toutes les affaires et remplace les cours administratives d’appel

Il contrôle le droit en cassation et peut aussi juger certains litiges en premier et dernier ressort ou en appel

Explication

Le Conseil d’État est la juridiction suprême de l’ordre administratif et contrôle l’application du droit par les juges du fond. Il possède aussi des compétences particulières, notamment pour juger certains litiges en premier et dernier ressort ou en appel.

63. Qu’est-ce qui caractérise l’arbitrage ?

Les parties renoncent à toute décision et organisent une négociation directe sans intervenant
Le juge étatique propose une solution que les parties peuvent discuter avant tout procès
Les parties demandent à un tiers de faciliter un accord sans qu’une décision leur soit imposée
Les parties confient par convention leur litige à un arbitre, qui rend une sentence s’imposant à elles

Les parties confient par convention leur litige à un arbitre, qui rend une sentence s’imposant à elles

Explication

L’arbitrage est une justice privée dans laquelle un arbitre tranche le litige par une sentence qui s’impose aux parties. La médiation recherche plutôt un accord entre les parties sans confier au tiers le pouvoir de décider.

64. Une clause compromissoire se distingue d’un compromis parce qu’elle est conclue à quel moment ?

Après l’obtention de l’exequatur par le juge étatique
Avant la naissance éventuelle du litige
Après la naissance effective du litige
Après le prononcé de la sentence arbitrale

Avant la naissance éventuelle du litige

Explication

La clause compromissoire prévoit à l’avance le recours à l’arbitrage pour un litige éventuel. Le compromis intervient après la naissance d’un litige déjà identifié.

65. Pourquoi une sentence arbitrale ne peut-elle pas encore être exécutée de force dès son prononcé ?

Parce qu’elle doit être transformée en jugement par la Cour de cassation avant toute exécution
Parce qu’elle ne possède aucune autorité de chose jugée avant l’accord renouvelé des parties
Parce que l’arbitre doit transmettre automatiquement l’affaire à une cour administrative d’appel
Parce qu’elle doit recevoir l’exequatur du juge étatique pour obtenir la force exécutoire

Parce qu’elle doit recevoir l’exequatur du juge étatique pour obtenir la force exécutoire

Explication

La sentence arbitrale possède l’autorité de la chose jugée, mais elle n’a pas de force exécutoire tant que le juge étatique ne lui a pas accordé l’exequatur. L’exequatur permet donc son exécution forcée.

66. En matière civile, qui supporte le risque lorsque l’incertitude subsiste après la production des preuves ?

Le tiers qui a participé à la tentative de conciliation
La personne qui avait la charge de prouver le fait en question
La partie qui a présenté la demande la plus récente au juge
Le juge qui doit alors retenir la version la plus favorable à l’accord

La personne qui avait la charge de prouver le fait en question

Explication

Lorsque les preuves ne permettent pas de lever l’incertitude, celle-ci est retenue au détriment de la personne qui supportait la charge de la preuve. Cette règle empêche de faire bénéficier du doute la partie qui devait établir le fait invoqué.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 84 flashcards sur Juridictions et preuve des droits.

Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles de comportement sanctionnées et obligatoires par l'autorité publique.

Qu'est-ce que le droit subjectif ?

Une prérogative accordée à une personne par une règle de droit.

Comment le droit objectif et le droit subjectif sont-ils liés ?

Ils sont complémentaires car une règle générale peut accorder une prérogative individuelle.

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