QCM : Juridictions et sources du droit — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction caractérise l’appel en matière civile ou pénale ?

Déférer la décision d’un tribunal de première instance à une cour d’appel
Contrôler la conformité d’une loi à la Constitution
Demander au même tribunal de modifier sa décision
Saisir directement la Cour de cassation après tout jugement

Déférer la décision d’un tribunal de première instance à une cour d’appel

Explication

L’appel permet de soumettre la décision d’un tribunal de première instance à une juridiction supérieure, la cour d’appel. La Cour de cassation exerce une mission différente, centrée sur l’application du droit.

2. Lorsqu’elle examine un appel, que peut faire la cour d’appel ?

Réexaminer les faits sans apprécier les règles juridiques applicables
Annuler la décision sans pouvoir adopter une solution différente
Réexaminer les faits et le droit, puis confirmer ou infirmer le jugement
Vérifier la loi appliquée sans réexaminer les faits de l’affaire

Réexaminer les faits et le droit, puis confirmer ou infirmer le jugement

Explication

La cour d’appel rejugera l’affaire en fait et en droit et peut donc confirmer ou infirmer le jugement. Le contrôle principalement juridique, sans nouvel examen normal des faits, relève de la Cour de cassation.

3. Quelle limite accompagne l’effet dévolutif de l’appel ?

La cour d’appel limite son examen aux seules règles de droit invoquées par le tribunal
La cour d’appel examine les points du jugement critiqués sans admettre de demandes nouvelles
La cour d’appel ne peut connaître que des faits apparus après le jugement
La cour d’appel reprend toute l’affaire et accueille les demandes nouvelles des parties

La cour d’appel examine les points du jugement critiqués sans admettre de demandes nouvelles

Explication

L’effet dévolutif permet un nouvel examen de l’affaire dans la limite des points critiqués par l’appelant, et les demandes nouvelles ne sont pas admises. Il ne transforme donc pas l’appel en procès entièrement ouvert à de nouvelles prétentions.

4. Quel est l’effet suspensif de l’appel sur l’exécution du jugement de première instance ?

Il interdit toute exécution dès le prononcé du jugement jusqu’à une décision définitive
Il suspend l’exécution jusqu’à l’expiration du délai d’appel, sauf notamment en cas d’exécution provisoire
Il suspend l’exécution pendant l’instance d’appel, y compris lorsque l’exécution provisoire est ordonnée
Il reporte l’exécution jusqu’à la saisine de la Cour de cassation après l’arrêt d’appel

Il suspend l’exécution jusqu’à l’expiration du délai d’appel, sauf notamment en cas d’exécution provisoire

Explication

L’effet suspensif retarde l’exécution de la décision jusqu’à l’expiration du délai d’appel, sous réserve notamment de l’exécution provisoire. Cette dernière constitue donc une exception au principe de suspension.

5. Combien de cours d’appel existent-elles en France, avec une compétence couvrant plusieurs départements ?

101 cours d’appel
18 cours d’appel
36 cours d’appel
50 cours d’appel

36 cours d’appel

Explication

L’organisation judiciaire comprend 36 cours d’appel, dont le ressort territorial s’étend sur plusieurs départements. Les autres nombres ne correspondent pas à l’effectif indiqué.

6. Quelle composition correspond à la formation ordinaire qui rend un arrêt d’appel ?

Un président assisté de quatre conseillers
Un conseiller statuant avec deux magistrats non professionnels
Un président assisté de deux conseillers
Deux présidents assistés de trois conseillers

Un président assisté de deux conseillers

Explication

La formation ordinaire de la cour d’appel comprend trois magistrats professionnels : un président et deux conseillers. La formation solennelle se distingue par une composition de cinq magistrats.

7. Quelle est la mission principale de la Cour de cassation ?

Rejuger en fait et en droit toutes les affaires déjà examinées par une cour d’appel
Trancher directement les litiges avant toute décision rendue en dernier ressort
Contrôler l’application des règles de droit et en assurer l’unité sur le territoire national
Organiser territorialement les juridictions civiles et répressives du premier degré

Contrôler l’application des règles de droit et en assurer l’unité sur le territoire national

Explication

La Cour de cassation connaît des décisions rendues en dernier ressort et veille à l’unité d’application des règles de droit. Elle ne constitue pas un troisième degré chargé de rejuger normalement les faits.

8. Quelle organisation correspond aux chambres de la Cour de cassation ?

Trois chambres civiles, une chambre administrative, une chambre commerciale et une chambre pénale
Trois chambres civiles, une chambre sociale, une chambre commerciale et une chambre criminelle
Deux chambres civiles, deux chambres sociales, une chambre commerciale et une chambre criminelle
Une chambre civile, trois chambres sociales, une chambre commerciale et deux chambres criminelles

Trois chambres civiles, une chambre sociale, une chambre commerciale et une chambre criminelle

Explication

La Cour de cassation comprend trois chambres civiles, une chambre sociale, une chambre commerciale et une chambre criminelle. Cette répartition distingue les principaux domaines du contentieux judiciaire.

9. Quels éléments la Cour de cassation contrôle-t-elle dans une décision qui lui est soumise ?

Le choix de la loi applicable, son interprétation et la motivation de la décision
La recevabilité de toute demande nouvelle, la preuve produite et l’opportunité du procès
La compétence territoriale du tribunal, la médiation proposée et l’exécution du jugement
La crédibilité des témoins, la matérialité des faits et le montant des dommages-intérêts

Le choix de la loi applicable, son interprétation et la motivation de la décision

Explication

Le contrôle porte notamment sur la loi applicable, l’interprétation qui en a été donnée et la motivation de la décision. L’appréciation concrète des faits et des preuves appartient en principe aux juges du fond.

10. Que se passe-t-il après une nouvelle cassation lorsque la cour d’appel de renvoi reprend la solution précédemment censurée ?

Une chambre civile statue sans renvoi, et la cour d’appel de renvoi conserve toute liberté
Le tribunal de première instance devient compétent, et son jugement clôt définitivement la procédure
L’assemblée plénière statue, et une troisième cour d’appel doit suivre sa solution en cas de nouvelle cassation
La première cour d’appel reprend l’affaire, et la Cour de cassation statue ensuite sans renvoi

L’assemblée plénière statue, et une troisième cour d’appel doit suivre sa solution en cas de nouvelle cassation

Explication

Après une nouvelle cassation consécutive à la reprise de la solution censurée, l’assemblée plénière tranche la question. Si une troisième cour d’appel est saisie après une nouvelle cassation, elle doit suivre la solution de l’assemblée plénière.

11. Quel ordre de juridiction examine un litige opposant une entreprise privée à une commune au sujet d’une mission de service public ?

Le Tribunal des conflits
L’ordre administratif
L’ordre judiciaire
Le Conseil constitutionnel

L’ordre administratif

Explication

L’ordre administratif connaît des litiges impliquant l’administration ou un organisme privé chargé d’une mission de service public. L’ordre judiciaire traite les litiges relevant des juridictions judiciaires, mais ce critère ne correspond pas ici.

12. Quelle juridiction peut examiner en cassation une décision rendue par une cour administrative d’appel ?

Le Conseil d’État
La Cour de cassation
Le tribunal administratif
Le Tribunal des conflits

Le Conseil d’État

Explication

Le Conseil d’État peut intervenir en cassation après le jugement d’une cour administrative d’appel. Le tribunal administratif statue en premier ressort, tandis que la Cour de cassation appartient à l’ordre judiciaire.

13. Quelle est la mission principale du Tribunal des conflits lorsqu’un litige semble relever de deux ordres de juridiction ?

Contrôler la constitutionnalité d’une loi
Réformer une décision administrative
Désigner l’ordre de juridiction compétent
Trancher directement le fond du litige

Désigner l’ordre de juridiction compétent

Explication

Le Tribunal des conflits tranche les conflits de compétence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif afin d’éviter un déni de justice. Les juridictions de chaque ordre jugent ensuite les litiges relevant de leur compétence.

14. Comment qualifie-t-on une situation dans laquelle l’ordre judiciaire et l’ordre administratif refusent tous deux de juger une affaire ?

Un conflit négatif
Un conflit de cassation
Un conflit positif
Un conflit constitutionnel

Un conflit négatif

Explication

Il y a conflit négatif lorsque les deux ordres se déclarent incompétents. Le conflit positif correspond, au contraire, à une revendication de compétence par chacun des deux ordres.

15. Quelle caractéristique distingue principalement la règle de droit d’une règle morale ou religieuse ?

Elle peut être sanctionnée par la puissance publique
Elle dépend d’une croyance ou d’une conception du bien
Elle repose sur une adhésion personnelle de l’individu
Elle s’applique dans le cadre d’une communauté spirituelle

Elle peut être sanctionnée par la puissance publique

Explication

La règle de droit se distingue par la possibilité d’une sanction juridique exercée par la puissance publique. Les règles morales ou religieuses peuvent guider les comportements sans bénéficier de cette sanction juridique étatique.

16. Quelle affirmation décrit correctement la différence entre une règle impérative et une règle supplétive ?

La règle impérative est morale, tandis que la règle supplétive est dépourvue de sanction
La règle impérative concerne les contrats, tandis que la règle supplétive concerne les pouvoirs publics
La règle impérative s’impose aux parties, tandis que la règle supplétive peut être écartée par leur volonté
La règle impérative dépend d’un accord, tandis que la règle supplétive s’impose aux parties

La règle impérative s’impose aux parties, tandis que la règle supplétive peut être écartée par leur volonté

Explication

Les parties doivent respecter une règle impérative, alors qu’elles peuvent écarter une règle supplétive par une manifestation de volonté. Toutefois, la règle supplétive devient sanctionnée lorsqu’elle est choisie par les parties au contrat.

17. Pourquoi la Constitution est-elle considérée comme la norme suprême dans l’ordre juridique ?

Parce qu’elle fixe les décisions quotidiennes des tribunaux administratifs
Parce qu’elle organise les pouvoirs publics et s’impose aux normes qui lui sont subordonnées
Parce qu’elle règle directement toutes les relations sociales
Parce qu’elle remplace les contrats conclus entre personnes privées

Parce qu’elle organise les pouvoirs publics et s’impose aux normes qui lui sont subordonnées

Explication

La Constitution est la norme suprême car elle réglemente l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics et se situe au sommet de la pyramide des normes. Elle ne règle pas directement toutes les relations sociales ni les décisions quotidiennes des juridictions.

18. Quels éléments sont notamment associés au préambule de la Constitution de 1958 ?

Les principes de fonctionnement des contrats et les usages professionnels
Les sanctions pénales applicables aux infractions et les règles de procédure civile
Les droits politiques de la DDHC de 1789 et les droits sociaux du Préambule de 1946
Les règles de compétence du Tribunal des conflits et les décisions du Conseil d’État

Les droits politiques de la DDHC de 1789 et les droits sociaux du Préambule de 1946

Explication

Le préambule de 1958 renvoie notamment aux droits politiques de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et aux droits sociaux du Préambule de 1946. Les autres propositions concernent des règles juridictionnelles, contractuelles ou procédurales qui ne définissent pas ce contenu constitutionnel.

19. Quelle caractéristique permet de distinguer la loi au sens formel de la loi au sens matériel ?

La loi formelle se définit par son caractère général, tandis que la loi matérielle se définit par son origine gouvernementale.
La loi formelle se définit par son application judiciaire, tandis que la loi matérielle se définit par son approbation populaire.
La loi formelle se définit par son adoption parlementaire, tandis que la loi matérielle se définit par son contenu normatif.
La loi formelle se définit par sa permanence, tandis que la loi matérielle se définit par sa publication officielle.

La loi formelle se définit par son adoption parlementaire, tandis que la loi matérielle se définit par son contenu normatif.

Explication

La loi formelle est identifiée par son origine parlementaire, alors que la loi matérielle est caractérisée par son contenu de règle générale, abstraite et obligatoire. Confondre ces deux notions revient à attribuer à la loi formelle des caractéristiques qui définissent plutôt son contenu.

20. Dans quelle situation un traité peut-il avoir une autorité supérieure à celle d’une loi en vertu de l’article 55 de la Constitution ?

Après sa publication, sa ratification et l’application réciproque par l’autre partie signataire.
Après sa publication officielle, dès lors qu’il traite d’une matière internationale.
Après son approbation parlementaire, même si l’autre partie ne l’applique pas.
Après sa signature diplomatique et sa publication, même en l’absence de ratification.

Après sa publication, sa ratification et l’application réciproque par l’autre partie signataire.

Explication

La supériorité du traité sur la loi suppose sa publication, sa ratification et l’application réciproque par l’autre partie. La publication seule ne suffit donc pas, pas plus que la signature ou l’approbation isolée.

21. Quel domaine relève principalement du droit de l’Union européenne plutôt que du droit européen du Conseil de l’Europe ?

La libre circulation des personnes et des marchandises dans l’espace européen.
La sauvegarde des droits fondamentaux par les mécanismes conventionnels européens.
La garantie des libertés individuelles au moyen d’une convention internationale.
La protection juridictionnelle des libertés garanties par la Convention européenne des droits de l’Homme.

La libre circulation des personnes et des marchandises dans l’espace européen.

Explication

Le droit de l’Union européenne concerne notamment la libre circulation, le droit économique et l’union douanière. La protection des libertés et droits fondamentaux par la Convention européenne des droits de l’Homme relève principalement du Conseil de l’Europe.

22. Quelle formulation distingue correctement la jurisprudence au sens large de la jurisprudence au sens étroit ?

Au sens large, elle désigne une solution dominante ; au sens étroit, elle désigne toutes les décisions administratives.
Au sens large, elle désigne la production des tribunaux ; au sens étroit, elle désigne une solution dominante à un problème particulier.
Au sens large, elle désigne les lois interprétées ; au sens étroit, elle désigne les règles votées par le Parlement.
Au sens large, elle désigne les usages professionnels ; au sens étroit, elle désigne les pratiques reconnues par la société.

Au sens large, elle désigne la production des tribunaux ; au sens étroit, elle désigne une solution dominante à un problème particulier.

Explication

La jurisprudence au sens large englobe la production des tribunaux, tandis qu’au sens étroit elle correspond à une solution dominante retenue par les juridictions. Les autres formulations confondent la jurisprudence avec la loi, les usages ou des catégories étrangères à cette distinction.

23. Que doit faire un juge lorsque la loi applicable est obscure, incomplète, contradictoire ou inexistante ?

Il doit suspendre l’affaire jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi par le Parlement.
Il doit statuer sur le litige afin de ne pas commettre un déni de justice.
Il doit appliquer une règle générale élaborée pour les litiges futurs de même nature.
Il doit transmettre automatiquement le dossier à une juridiction supérieure pour interprétation.

Il doit statuer sur le litige afin de ne pas commettre un déni de justice.

Explication

L’article 4 du Code civil oblige le juge à rendre une décision même lorsque la loi présente une difficulté ou une lacune. Attendre systématiquement une intervention législative méconnaîtrait cette obligation de statuer et pourrait constituer un déni de justice.

24. Quelle décision est interdite au juge par l’article 5 du Code civil ?

Rendre une décision motivée limitée aux circonstances de l’affaire examinée.
Appliquer une règle existante aux faits particuliers présentés par les parties.
Interpréter une disposition obscure pour résoudre le litige dont il est saisi.
Énoncer une règle générale destinée à s’appliquer à tous les litiges futurs.

Énoncer une règle générale destinée à s’appliquer à tous les litiges futurs.

Explication

L’article 5 interdit les arrêts de règlement, par lesquels le juge créerait une règle générale applicable aux affaires futures. Il peut en revanche interpréter le droit et trancher le litige concret qui lui est soumis.

25. Comment définir la coutume en tant que source du droit ?

Une règle écrite adoptée par le Parlement et publiée dans un texte officiel.
Une pratique individuelle suivie par certaines personnes sans conviction de son caractère obligatoire.
Une décision judiciaire particulière rendue par une juridiction dans un litige déterminé.
Une règle non écrite issue d’un usage répété que le groupe considère comme obligatoire.

Une règle non écrite issue d’un usage répété que le groupe considère comme obligatoire.

Explication

La coutume naît d’un usage général et répété auquel les membres d’un groupe se conforment parce qu’ils le tiennent pour obligatoire. Une pratique isolée ou dépourvue de cette conviction ne possède donc pas, à elle seule, le caractère coutumier.

26. Dans la formation d’une coutume, quel élément correspond à la répétition constante et largement répandue de l’usage ?

L’élément juridictionnel, qui repose sur la reconnaissance de la pratique par un tribunal.
L’élément matériel, qui repose sur l’existence observable d’une pratique répétée.
L’élément législatif, qui repose sur l’autorisation de la pratique par une loi.
L’élément psychologique, qui repose sur la conviction que la pratique est obligatoire.

L’élément matériel, qui repose sur l’existence observable d’une pratique répétée.

Explication

La répétition constante et largement répandue constitue l’élément matériel de la coutume, car elle correspond à une pratique observable. La conviction de l’obligation relève, quant à elle, de l’élément psychologique.

27. Une pratique contredit directement une règle écrite en vigueur : comment qualifier cette coutume ?

Il s’agit d’une coutume secundum legem, car elle est expressément autorisée par la loi.
Il s’agit d’une coutume contra legem, car elle s’oppose à la loi.
Il s’agit d’une coutume praeter legem, car elle intervient sans renvoi légal.
Il s’agit d’une coutume interprétative, car elle précise le sens d’une décision judiciaire.

Il s’agit d’une coutume contra legem, car elle s’oppose à la loi.

Explication

La coutume contra legem est celle qui contredit une règle légale. La coutume secundum legem est autorisée par la loi, tandis que la coutume praeter legem intervient en l’absence de renvoi légal.

28. Quelle proposition décrit correctement le droit subjectif ?

Une sanction prononcée contre l’auteur d’une infraction
Une capacité abstraite attribuée à tout objet juridique
Un ensemble de règles générales applicables à la société
Une prérogative concrète reconnue à un sujet de droit

Une prérogative concrète reconnue à un sujet de droit

Explication

Le droit subjectif est une prérogative concrète consacrée et protégée par le droit au profit d’un sujet. Le droit objectif correspond plutôt à l’ensemble des règles générales qui organisent la vie sociale.

29. Quelle est la fonction principale de la personnalité juridique ?

Organiser la classification des sanctions pénales
Déterminer la valeur économique d’un bien
Fixer la durée d’une obligation contractuelle
Permettre d’acquérir et d’exercer des droits

Permettre d’acquérir et d’exercer des droits

Explication

La personnalité juridique désigne l’aptitude à acquérir et à exercer des droits, ce qui caractérise les sujets de droit. Un objet de droit peut avoir une valeur économique, mais il ne possède pas cette aptitude juridique.

30. À quel moment la personnalité juridique apparaît-elle en principe ?

Après l’établissement officiel de son acte de naissance
Lorsque l’enfant est né vivant et viable
Lorsque l’enfant atteint l’âge de la majorité civile
Dès le début de la grossesse médicalement constatée

Lorsque l’enfant est né vivant et viable

Explication

En principe, la personnalité juridique commence lorsque l’enfant naît vivant et viable. L’acte de naissance établit juridiquement l’événement, mais ce n’est pas lui qui constitue la condition de vie juridique.

31. Dans quelle situation la règle infans conceptus peut-elle permettre à un enfant conçu de recueillir une succession ?

S’il est simplement conçu au moment du décès, sans condition liée à sa naissance
S’il est reconnu par un proche avant sa conception juridique
S’il est né vivant, même lorsque la succession lui est défavorable
S’il naît ensuite vivant et viable et que cette reconnaissance sert son intérêt

S’il naît ensuite vivant et viable et que cette reconnaissance sert son intérêt

Explication

La règle infans conceptus assimile l’enfant conçu à un enfant né lorsque cela protège son intérêt, notamment pour hériter, à condition qu’il naisse vivant et viable. La seule conception au moment du décès ne suffit donc pas à produire cet effet.

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Qu'est-ce que l'appel en droit judiciaire ?

Une voie de recours vers une juridiction supérieure, la cour d'appel.

Que fait la cour d'appel lors du réexamen d'une affaire ?

Elle réexamine l'affaire en fait et en droit.

Que peut faire la cour d'appel après réexamen ?

Elle confirme ou infirme le jugement de première instance.

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