QCM : Le bail commercial (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles conditions doivent être réunies pour que le statut des baux commerciaux s’applique de plein droit ?

L’exploitation d’un fonds dans un local, l’immatriculation du bailleur et la rédaction obligatoire d’un bail écrit
Un bail portant sur un immeuble, l’exploitation effective d’un fonds commercial, industriel ou artisanal et l’immatriculation du locataire au registre compétent
La location d’un immeuble, l’intention d’y exploiter un fonds et l’accord préalable du bailleur sur l’immatriculation
Un bail portant sur un immeuble, la propriété du local par le locataire et un acte notarié établissant la destination commerciale

Un bail portant sur un immeuble, l’exploitation effective d’un fonds commercial, industriel ou artisanal et l’immatriculation du locataire au registre compétent

Explication

L’application de plein droit suppose cumulativement un bail, un bien immobilier, l’exploitation effective d’un fonds relevant des activités visées et l’immatriculation du locataire au registre compétent. Un acte notarié n’est pas une condition requise.

2. Quelle conséquence découle du caractère d’ordre public du statut des baux commerciaux ?

Les parties peuvent écarter le statut par une clause, à condition que le bailleur la fasse enregistrer
Les parties ne peuvent pas écarter le statut par contrat, sauf dans les cas autorisés par la loi
Les parties peuvent modifier librement le statut si elles prévoient une durée de bail suffisante
Le statut s’impose au bailleur, mais le locataire peut y renoncer par une déclaration écrite

Les parties ne peuvent pas écarter le statut par contrat, sauf dans les cas autorisés par la loi

Explication

Le caractère d’ordre public empêche les parties d’écarter contractuellement le statut, sauf lorsque la loi le permet. Une simple clause contractuelle ne suffit donc pas à autoriser cette dérogation.

3. Quel est le rôle d’un écrit dans un bail commercial ?

Il est facultatif pour la validité et pour la preuve du bail, dès lors que les parties l’exécutent
Il est nécessaire à la validité et à la preuve du bail, sauf si le local est commercial
Il n’est pas nécessaire à la validité du bail, mais il est nécessaire pour en apporter la preuve
Il est nécessaire à la validité du bail, mais la preuve peut être apportée sans écrit

Il n’est pas nécessaire à la validité du bail, mais il est nécessaire pour en apporter la preuve

Explication

Le bail peut être valable sans écrit, mais un écrit est nécessaire pour le prouver. L’idée qu’il conditionne aussi la validité confond la preuve du bail avec sa formation.

4. Quelle est la durée minimale d’un bail commercial ?

Neuf ans
Trois ans
Six ans
Douze ans

Neuf ans

Explication

La durée minimale prévue pour le bail commercial est de neuf ans. Une durée de six ans ne correspond pas à ce minimum.

5. Quelle situation permet au locataire de satisfaire à la condition d’exploitation ouvrant droit au renouvellement ?

Il est propriétaire du fonds, immatriculé au registre compétent et l’a exploité effectivement pendant les trois années précédant la fin du bail
Il est propriétaire du fonds et l’a exploité pendant les deux années précédant la fin du bail, même sans immatriculation
Il est propriétaire du local, immatriculé au registre compétent et a exploité le fonds pendant les trois années précédant la fin du bail
Il est immatriculé et a exploité le fonds pendant les trois années précédant la fin du bail, même si le fonds appartient à un tiers

Il est propriétaire du fonds, immatriculé au registre compétent et l’a exploité effectivement pendant les trois années précédant la fin du bail

Explication

Le locataire doit être propriétaire du fonds, être immatriculé au registre compétent et avoir exploité effectivement ce fonds pendant les trois années précédant la fin du bail. La propriété exigée porte sur le fonds, non sur le local.

6. Le bailleur n’ayant pas pris l’initiative du renouvellement, comment et à quel moment le locataire peut-il le demander ?

Dans les trois mois précédant la fin du bail, par lettre recommandée ou par acte notarié
Au moins six mois avant la fin du bail, par acte de commissaire de justice adressé au bailleur
Dans les six mois précédant la fin du bail, par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec accusé de réception
Après la fin du bail, dans les six mois, par lettre simple ou par acte de commissaire de justice

Dans les six mois précédant la fin du bail, par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec accusé de réception

Explication

En l’absence d’initiative du bailleur, le locataire demande le renouvellement dans les six mois précédant la fin du bail, par acte de commissaire de justice ou par LRAR. Le délai d’au moins six mois avant la fin concerne le congé avec offre de renouvellement donné par le bailleur.

7. Après que le locataire a demandé le renouvellement, quelle est la conséquence du silence du bailleur pendant trois mois ?

Il suspend la demande jusqu’à la fin du bail
Il impose au locataire de renouveler sa demande par acte de commissaire de justice
Il vaut refus du renouvellement et ouvre droit à une indemnité
Il vaut acceptation du principe du renouvellement

Il vaut acceptation du principe du renouvellement

Explication

Le bailleur dispose de trois mois pour répondre à la demande de renouvellement, et son silence vaut acceptation du principe du renouvellement. Ce silence ne constitue donc pas un refus.

8. Que désigne la déspécialisation d’un bail commercial ?

La modification de la durée du bail afin de prolonger l’exploitation du fonds
La transformation des locaux loués sans modification de l’activité autorisée
L’élargissement ou le changement de l’activité autorisée par la clause de destination du bail
Le transfert du fonds de commerce à un nouveau locataire dans les mêmes locaux

L’élargissement ou le changement de l’activité autorisée par la clause de destination du bail

Explication

La déspécialisation consiste à élargir ou à changer l’activité autorisée par la clause de destination. La transformation matérielle du local ne définit pas cette notion.

9. Un locataire souhaite ajouter une activité complémentaire à celle prévue au bail, sans changer complètement de secteur. De quel régime relève cette démarche ?

De la déspécialisation totale, qui permet le changement d’activité après simple information du bailleur
De la déspécialisation partielle, qui exige l’accord préalable du bailleur pour toute activité ajoutée
De la déspécialisation partielle, qui permet l’ajout d’activités connexes ou complémentaires après information du bailleur
De la déspécialisation totale, qui permet l’ajout d’activités connexes après accord du bailleur

De la déspécialisation partielle, qui permet l’ajout d’activités connexes ou complémentaires après information du bailleur

Explication

La déspécialisation partielle permet d’ajouter des activités connexes ou complémentaires en informant le bailleur, lequel peut contester leur caractère connexe ou complémentaire. La déspécialisation totale concerne un changement complet d’activité et requiert l’accord du bailleur.

10. Comment le loyer initial d’un bail commercial est-il fixé ?

Il est plafonné par la loi selon la durée du bail.
Il est fixé en appliquant l’indice ILC au loyer précédent.
Il est librement négocié entre le bailleur et le locataire.
Il est déterminé par le juge selon la valeur locative du local.

Il est librement négocié entre le bailleur et le locataire.

Explication

Le loyer initial résulte de la négociation libre entre les parties. La référence à un indice concerne plutôt certaines évolutions du loyer en cours de bail.

11. À quel moment les parties peuvent-elles demander une révision triennale du loyer, en principe plafonnée selon un indice ?

À chaque date annuelle prévue pour l’indexation automatique.
À la fin de chaque période de trois ans.
À la fin du bail, lors de la demande de renouvellement.
À tout moment dès qu’une partie estime le loyer trop élevé.

À la fin de chaque période de trois ans.

Explication

La révision triennale peut être demandée par l’une ou l’autre partie à la fin de chaque période de trois ans, avec une variation en principe plafonnée selon l’ILC ou l’ILAT. L’indexation annuelle automatique relève plutôt d’une clause d’échelle mobile.

12. Une clause d’échelle mobile entraîne une hausse de plus d’un quart par rapport au loyer précédent ; quelle démarche devient possible ?

Demander automatiquement le renouvellement du bail.
Remplacer l’indice prévu par la valeur locative.
Demander une révision judiciaire du loyer.
Mettre fin au bail sans préavis.

Demander une révision judiciaire du loyer.

Explication

Lorsque la variation liée à la clause dépasse un quart par rapport au loyer précédent, une révision judiciaire peut être demandée. Le dépassement ne met pas fin au bail et ne rend pas le renouvellement automatique.

13. Quelle distinction décrit correctement le plafonnement et le déplafonnement du loyer ?

Le plafonnement limite la hausse selon un indice, tandis que le déplafonnement permet de revenir à la valeur locative.
Le plafonnement concerne le loyer initial, tandis que le déplafonnement suspend le paiement du loyer.
Le plafonnement fixe le loyer à la valeur locative, tandis que le déplafonnement applique un indice à sa hausse.
Le plafonnement modifie la durée du bail, tandis que le déplafonnement fixe les échéances de révision.

Le plafonnement limite la hausse selon un indice, tandis que le déplafonnement permet de revenir à la valeur locative.

Explication

Le plafonnement encadre la hausse du loyer en fonction d’un indice, alors que le déplafonnement écarte cette limite pour revenir à la valeur locative du local. Appliquer un indice correspond donc au plafonnement, et non au déplafonnement.

14. Un locataire souhaite résilier son bail à la fin de la sixième année : quelle condition doit-il respecter ?

Verser une pénalité au bailleur au moins six mois à l’avance.
Obtenir l’accord du bailleur trois mois à l’avance.
Donner congé au moins six mois à l’avance.
Justifier d’un motif grave et légitime six mois à l’avance.

Donner congé au moins six mois à l’avance.

Explication

Le locataire peut résilier à une échéance triennale, notamment à six ans, en donnant congé au moins six mois à l’avance. Le cours ne conditionne pas l’exercice de ce droit à un motif particulier.

15. Quel est l’effet d’une clause qui impose une pénalité au locataire exerçant son droit de résiliation triennale ?

Elle est réputée non écrite.
Elle est valable lorsque le bailleur prouve un préjudice.
Elle reporte la résiliation à l’échéance triennale suivante.
Elle s’applique si le locataire ne justifie pas son départ.

Elle est réputée non écrite.

Explication

Une clause imposant une pénalité au locataire qui exerce son droit de résiliation triennale est réputée non écrite. La possibilité de résilier ne dépend pas, dans cette règle, de la preuve d’un préjudice par le bailleur.

16. Quel préjudice l’indemnité d’éviction vise-t-elle principalement à réparer ?

La perte de revenus du bailleur pendant les travaux de reconstruction.
Les frais engagés par le bailleur pour remettre le local en état.
La perte de l’emplacement et de la clientèle causée par le refus de renouvellement.
La hausse du loyer résultant de la révision triennale du bail.

La perte de l’emplacement et de la clientèle causée par le refus de renouvellement.

Explication

L’indemnité d’éviction répare le préjudice du locataire découlant du refus de renouvellement, notamment la perte de son emplacement et de sa clientèle. Les frais de remise en état du local relèvent d’une autre question que cette indemnisation.

17. Quels éléments peuvent entrer dans le calcul de l’indemnité d’éviction ?

La valeur du fonds ou de remplacement, les frais de déménagement et de réinstallation, ainsi que les droits de mutation.
La valeur locative du local, les loyers futurs et les frais de gestion du bailleur.
Les frais de reconstruction, les travaux d’entretien et les taxes foncières du local.
Le montant des loyers impayés, les pénalités contractuelles et les charges prévisionnelles.

La valeur du fonds ou de remplacement, les frais de déménagement et de réinstallation, ainsi que les droits de mutation.

Explication

L’indemnité comprend notamment la valeur marchande du fonds ou sa valeur de remplacement, les frais de déménagement et de réinstallation ainsi que les droits de mutation. La valeur locative et les frais de gestion du bailleur ne correspondent pas aux éléments énumérés pour cette indemnité.

18. Le bailleur refuse le renouvellement, mais l’indemnité d’éviction n’a pas encore été payée : quelle situation le locataire peut-il connaître ?

Il peut rester dans les lieux sans verser aucune somme.
Il doit verser le loyer révisé jusqu’à la conclusion d’un nouveau bail.
Il doit quitter les lieux dès le refus et cesser tout versement.
Il peut rester dans les lieux en versant une indemnité d’occupation.

Il peut rester dans les lieux en versant une indemnité d’occupation.

Explication

Le locataire peut se maintenir dans les lieux jusqu’au paiement effectif de l’indemnité d’éviction, à condition de verser une indemnité d’occupation. Ce maintien n’est donc pas gratuit.

19. Dans quelle situation le bailleur peut-il être exonéré de l’indemnité d’éviction ?

Lorsque le bailleur souhaite récupérer le local pour le louer à un autre commerçant.
Lorsque le locataire conteste le montant du loyer ou demande sa révision.
Lorsque des impayés répétés persistent malgré une mise en demeure, ou lorsque l’immeuble est insalubre.
Lorsque le bailleur envisage des travaux d’entretien sans autre motif particulier.

Lorsque des impayés répétés persistent malgré une mise en demeure, ou lorsque l’immeuble est insalubre.

Explication

Un motif grave et légitime imputable au locataire, tel que des impayés répétés malgré une mise en demeure, peut exonérer le bailleur, tout comme l’insalubrité de l’immeuble. Le simple souhait de récupérer le local ne constitue pas, à lui seul, un motif suffisant.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Le bail commercial.

Qu’est-ce qu’un bail commercial ?

Un contrat de location d’un local à un commerçant, un artisan ou un industriel pour exploiter son fonds de commerce.

Quelle est la portée du statut des baux commerciaux à l’égard des contrats ?

Il est d’ordre public et ne peut être écarté que dans les cas permis par la loi.

Quelles conditions cumulatives ouvrent de plein droit le statut des baux commerciaux ?

Un bail immobilier, l’exploitation effective d’un fonds commercial, industriel ou artisanal et l’immatriculation du locataire au RCS ou au Répertoire des Métiers.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Le bail commercial.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM