Flashcards : Légalité criminelle et loi pénale (93 cartes)

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1Question

Au sens pénal large, que désigne le crime dans un pays à un moment donné ?

Réponse

L’ensemble des infractions commises.

2Question

Quelles infractions composent la criminalité apparente ?

Réponse

Celles portées à la connaissance des autorités.

3Question

Que mesure le chiffre noir de la criminalité ?

Réponse

La différence entre la criminalité réelle et la criminalité apparente.

4Question

À quoi l’hypothèse de la criminalité innée attribue-t-elle la délinquance ?

Réponse

À une prédisposition présente dès la naissance.

5Question

Sur quoi le courant classique fonde-t-il la responsabilité pénale ?

Réponse

Sur le libre arbitre.

6Question

Quels déterminismes expliquent l’acte criminel selon le courant positiviste ?

Réponse

Les déterminismes biologiques, psychologiques ou sociaux.

7Question

Quand le courant classique s’est-il développé ?

Réponse

Entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle.

8Question

Comment le courant classique conçoit-il principalement la peine ?

Réponse

Comme une rétribution proportionnée au mal causé.

9Question

Quelle notion le courant positiviste substitue-t-il à la culpabilité ?

Réponse

L’état dangereux.

10Question

Quel ouvrage Marc Ancel a-t-il publié en 1954 ?

Réponse

La défense sociale nouvelle.

11Question

Quels critères le courant néoclassique prend-il en compte pour fixer la peine ?

Réponse

Les déterminismes, la personnalité et les circonstances.

12Question

Quelles matières composent le droit criminel ?

Réponse

Le droit pénal et la procédure pénale.

13Question

Que distingue le droit pénal général du droit pénal spécial ?

Réponse

Le droit pénal général étudie les règles communes aux infractions, tandis que le droit pénal spécial étudie chaque infraction isolément.

14Question

Sous l’Ancien Régime, quelle source déterminait principalement les incriminations ?

Réponse

La coutume.

15Question

Quelles catégories d’infractions établit le droit pénal intermédiaire ?

Réponse

Les contraventions, les délits et les crimes.

16Question

Quand le code pénal actuel entre-t-il en vigueur ?

Réponse

Le 1er mars 1994.

17Question

Pourquoi le droit pénal est-il qualifié d’hybride ?

Réponse

Il sanctionne des règles relevant du droit public comme du droit privé.

18Question

Qu’exige le principe de légalité des délits et des peines ?

Réponse

Les infractions et les peines doivent être prévues par un texte préalable, clair et précis.

19Question

Quels textes consacrent le principe de légalité pénale ?

Réponse

L’article 8 de la DDHC, l’article 111-3 du Code pénal et l’article 7 de la CEDH.

20Question

À quelle source relèvent en principe les contraventions ?

Réponse

Au pouvoir réglementaire.

21Question

Que ne peut pas créer la jurisprudence en matière pénale ?

Réponse

Des incriminations ou des peines.

22Question

Que faut-il pour qu’une norme internationale fonde une répression en France ?

Réponse

Elle doit être reçue en droit interne et la peine doit être prévue nationalement.

23Question

Que doit faire l’ordre juridique interne lorsqu’un traité impose d’incriminer un comportement ?

Réponse

Il doit réceptionner le traité.

24Question

Quelle loi le juge pénal français peut-il appliquer ?

Réponse

La loi pénale française.

25Question

Quel était le statut de la torture en droit français jusqu’au 1er mars 1994 ?

Réponse

Elle n’était pas une infraction autonome et constituait une circonstance aggravante au titre des actes de barbarie.

26Question

Quelle peine l’article 222-1 du Code pénal prévoit-il pour les tortures ou actes de barbarie ?

Réponse

Quinze ans de réclusion criminelle.

27Question

Que désignent les obligations positives de punir déduites par la Cour européenne des droits de l’homme ?

Réponse

L’obligation de criminaliser et de réprimer effectivement certains comportements.

28Question

Qu’a créé la loi du 5 août 2013 en matière de réduction en esclavage, de servitude et de travail forcé ?

Réponse

Des incriminations spécifiques.

29Question

Que prévoit l’article 111-4 du Code pénal sur l’interprétation de la loi pénale ?

Réponse

La loi pénale est d’interprétation stricte.

30Question

Que privilégie la méthode littérale d’interprétation de la loi pénale ?

Réponse

La lettre de la loi.

31Question

Pourquoi la méthode analogique est-elle incompatible avec l’interprétation stricte ?

Réponse

Elle applique un texte à un comportement qu’il ne vise pas.

32Question

Que recherche d’abord le juge face à un texte pénal obscur ?

Réponse

La jurisprudence.

33Question

Que prohibe la non-rétroactivité pénale pour les faits antérieurs ?

Réponse

L’application d’une loi pénale plus sévère.

34Question

Quelle décision a conféré valeur constitutionnelle à la non-rétroactivité pénale plus sévère ?

Réponse

La décision du Conseil constitutionnel du 23 septembre 1986.

35Question

Quelle exception soumet une mesure de sûreté à la non-rétroactivité des textes plus sévères ?

Réponse

La qualification légale de peine complémentaire.

36Question

Quand un revirement jurisprudentiel pénal défavorable peut-il être appliqué rétroactivement ?

Réponse

Lorsqu’il était prévisible au moment des faits.

37Question

Que désigne le déclin politique de la légalité criminelle ?

Réponse

L’évolution par rapport à l’idée originelle de 1789 selon laquelle seule la loi peut interdire des comportements.

38Question

À quelle souveraineté la loi est-elle liée dans l’idée originelle de 1789 ?

Réponse

À la souveraineté nationale.

39Question

Qu’exprime la loi dans l’idée originelle de 1789 ?

Réponse

La volonté générale.

40Question

Quelle dérogation le législateur peut-il prévoir à la rétroactivité des lois pénales plus douces ?

Réponse

Il peut expressément exclure leur rétroactivité.

41Question

Quelle part des condamnations représentent les contraventions relevant du domaine réglementaire ?

Réponse

Les quatre cinquièmes des condamnations.

42Question

Que peut imposer l’internationalisation du droit pénal à l’État concernant les incriminations ?

Réponse

Incriminer certains comportements ou neutraliser une incrimination nationale contraire à une norme supranationale.

43Question

Quel principe constitutionnel encadre la clarté et la précision des incriminations ?

Réponse

L’exigence rattachée à l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

44Question

Comment une loi pénale est-elle promulguée et publiée ?

Réponse

Par décret du président de la République, puis au Journal officiel.

45Question

Qu’est-ce qui distingue l’abrogation expresse de l’abrogation tacite ?

Réponse

La première est énoncée par la loi nouvelle, la seconde découle d’une incompatibilité logique et manifeste entre deux lois.

46Question

Quelle autorité contrôle la constitutionnalité des lois pénales ?

Réponse

Le Conseil constitutionnel.

47Question

À quel article le Conseil constitutionnel rattache-t-il les garanties de légalité et d’application de la loi pénale ?

Réponse

À l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

48Question

Dans quelle limite le juge judiciaire écarte-t-il une loi pénale incompatible avec un traité international ?

Réponse

Uniquement dans l’affaire jugée.

49Question

Quel rôle un acte administratif réglementaire peut-il jouer dans une incrimination ?

Réponse

Il peut servir de support à une incrimination.

50Question

Quel effet un acte administratif individuel peut-il avoir sur des poursuites particulières ?

Réponse

Il peut en conditionner l’issue.

51Question

Selon l’article 111-5 du Code pénal, quand le juge pénal peut-il contrôler un acte administratif ?

Réponse

Lorsque la solution du procès pénal en dépend.

52Question

Quand l’exception d’illégalité doit-elle en principe être soulevée ?

Réponse

In limine litis, avant toute défense au fond.

53Question

Sur quoi le contrôle de légalité du juge pénal ne porte-t-il pas ?

Réponse

Sur l’opportunité de l’acte.

54Question

Quel effet la décision pénale constatant l’illégalité d’un acte administratif produit-elle ?

Réponse

Elle l’écarte seulement dans la procédure en cours, sans l’annuler, et son autorité est relative.

55Question

Quels sont les quatre systèmes d’application territoriale de la loi pénale française ?

Réponse

La territorialité, la personnalité active ou passive, la réalité et l’universalité.

56Question

À quelles infractions la territorialité applique-t-elle la loi pénale française, quelle que soit la nationalité de l’auteur ?

Réponse

À toute infraction commise sur le territoire de la République.

57Question

Quels principes la territorialité maintient-elle malgré un jugement étranger antérieur ou l’absence de réciprocité d’incrimination ?

Réponse

Elle demeure le système principal et exclusif.

58Question

Quelles infractions des agents diplomatiques étrangers échappent aux poursuites françaises grâce à l’immunité ?

Réponse

Les infractions commises en France, même hors de leurs fonctions.

59Question

Quelle largeur le cours attribue-t-il à la mer territoriale française ?

Réponse

Une bande de 12 000 marins.

60Question

À quels navires l’article 113-3 du Code pénal étend-il la loi pénale française ?

Réponse

Aux navires français et aux infractions commises contre eux, où qu’ils se trouvent.

61Question

Quand une infraction est-elle réputée commise en France selon l’article 113-2, alinéa 2, du Code pénal ?

Réponse

Dès lors qu’un de ses faits constitutifs a eu lieu en France.

62Question

Qui définit sociologiquement le crime en 1893 comme une atteinte à la conscience collective ?

Réponse

Émile Durkheim.

63Question

Quel ouvrage Lombroso publie-t-il en 1876 sur la criminalité innée ?

Réponse

L’homme criminel.

64Question

Qui propose la théorie des conflits de cultures en 1938 ?

Réponse

Sellin.

65Question

Qui développe la théorie de la stigmatisation en 1963 ?

Réponse

Howard Becker.

66Question

Quel auteur a publié La défense sociale et les transformations du droit pénal ?

Réponse

Adolf Trins, en 1910.

67Question

Qui définit la politique criminelle comme l’ensemble des moyens étatiques de lutte contre le phénomène criminel ?

Réponse

Mireille Delmas-Marty.

68Question

Quand le code pénal napoléonien entre-t-il en vigueur ?

Réponse

Le 1er janvier 1811.

69Question

Que désigne l’incrimination en droit pénal ?

Réponse

L’interdiction d’un comportement sous la menace d’une peine.

70Question

Que doit fixer le législateur pour chaque infraction ?

Réponse

La nature et le volume des peines.

71Question

Quel rôle la coutume peut-elle exceptionnellement jouer en droit pénal ?

Réponse

Elle peut justifier certains actes, mais ne peut créer d’incrimination.

72Question

Quelle obligation pénale la Convention contre la torture du 10 décembre 1984 impose-t-elle aux États parties ?

Réponse

Ils doivent faire de la torture une infraction pénale.

73Question

Dans quelle affaire la Cour européenne des droits de l’homme a-t-elle rendu son arrêt du 11 octobre 2012 ?

Réponse

CN et V c. France.

74Question

À quelle date la Cour de cassation a-t-elle formulé le principe d’interprétation stricte ?

Réponse

Le 6 mai 1964.

75Question

Quelle infraction spécifique fut créée en 1873 après le refus de qualifier la filouterie ?

Réponse

La filouterie, aujourd’hui prévue à l’article 313-5 du Code pénal.

76Question

Quel bénéfice la chambre criminelle a-t-elle inclus dans le recel le 17 février 1953 ?

Réponse

Le bénéfice tiré d’un crime ou d’un délit.

77Question

Pourquoi le juge pénal doit-il statuer malgré une difficulté d’interprétation ?

Réponse

Refuser de juger constitue un déni de justice prohibé par l’article 434-7-1 du Code pénal.

78Question

Comment la chambre criminelle a-t-elle qualifié l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ?

Réponse

Une mesure de prévention, et non une peine.

79Question

Quelle peine la CEDH a-t-elle reconnue dans Jamil c. France ?

Réponse

La contrainte par corps.

80Question

Quelle règle la Cour de cassation a-t-elle écartée le 25 novembre 2020 ?

Réponse

L’imputation rétroactive à une société absorbante des infractions antérieures de la société absorbée.

81Question

Quelle exigence l’arrêt Pessino c. France pose-t-il pour l’interprétation jurisprudentielle appliquée ?

Réponse

Elle doit être raisonnablement prévisible.

82Question

Quels trois phénomènes le cours annonce-t-il pour le déclin politique de la légalité criminelle ?

Réponse

L’extension du domaine réglementaire, l’avis du Conseil constitutionnel et l’internationalisation du droit pénal.

83Question

Quels deux déclins le cours distingue-t-il pour le principe de légalité criminelle ?

Réponse

Le déclin politique et le déclin juridique.

84Question

Depuis quelle année les contraventions ne peuvent-elles plus être punies d’emprisonnement ?

Réponse

Depuis 1994.

85Question

Quel effet le règlement de la CEE a-t-il eu sur l’incrimination française dans l’arrêt du 22 octobre 1970 ?

Réponse

Il l’a neutralisée, entraînant la confirmation de la relaxe du dirigeant.

86Question

Quelle disposition la CEDH a-t-elle jugée contraire à l’article 10 § 1 dans l’arrêt Du Roy et Malaurie ?

Réponse

La condamnation de journalistes fondée sur l’article 2 de la loi du 2 juillet 1931.

87Question

En quelle année l’article 2 de la loi du 2 juillet 1931 a-t-il été abrogé ?

Réponse

En 2004, par la loi du 9 mars.

88Question

Quand les quatre lois constitutives de l’actuel Code pénal ont-elles été promulguées ?

Réponse

Le 22 juillet 1992.

89Question

Quel effet la désuétude produit-elle sur une loi pénale ?

Réponse

Elle ne l’abroge pas ; le juge peut encore appliquer la loi ancienne.

90Question

Depuis quel arrêt le juge peut-il contrôler une loi postérieure à un traité international ?

Réponse

Depuis l’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975.

91Question

Quel arrêt admet le relevé d’office de l’illégalité d’un acte administratif par le juge pénal ?

Réponse

L’arrêt de la chambre criminelle du 7 juin 1995.

92Question

Le juge pénal doit-il surseoir lorsqu’un recours en annulation est engagé devant le juge administratif ?

Réponse

Non, mais il peut choisir de surseoir.

93Question

Quelle exception à l’immunité diplomatique la chambre criminelle a-t-elle retenue le 28 juin 1950 ?

Réponse

L’immunité ne s’applique pas aux crimes de guerre.

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1. Au sens pénal large, que désigne le crime ?

2. Quelle distinction permet de différencier la criminalité apparente de la criminalité légale ?

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