QCM : L’enfant et ses droits — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon l’article 388 du Code civil, comment se définit un mineur ?

Une personne privée de l’exercice de ses droits civils
Une personne dont la filiation n’est pas légalement établie
Une personne qui n’a pas encore atteint dix-huit ans accomplis
Une personne qui n’a pas encore atteint seize ans accomplis

Une personne qui n’a pas encore atteint dix-huit ans accomplis

Explication

Le mineur est une personne qui n’a pas atteint l’âge de dix-huit ans accomplis. L’absence de filiation établie concerne l’état familial, et non la définition juridique de la minorité.

2. Quel ensemble comprend des sources majeures du droit de la famille ?

Les contrats de mariage et les actes administratifs individuels
Le Code pénal et les règlements municipaux relatifs à l’état civil
Le Code civil et les conventions relatives aux droits humains et aux droits de l’enfant
Les usages familiaux et les décisions privées des représentants légaux

Le Code civil et les conventions relatives aux droits humains et aux droits de l’enfant

Explication

Le droit de la famille s’appuie notamment sur le Code civil ainsi que sur plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits humains et aux droits de l’enfant. Les autres ensembles ne regroupent pas les principales sources mentionnées.

3. Quels interdits fondamentaux sont mentionnés respectivement aux articles 310-2 et 16-7 du Code civil ?

L’accouchement sous le secret et l’émancipation
Le mariage et la procréation médicalement assistée
L’inceste et la gestation pour autrui
La reconnaissance et l’adoption simple

L’inceste et la gestation pour autrui

Explication

L’article 310-2 concerne l’interdit de l’inceste, tandis que l’article 16-7 concerne celui de la gestation pour autrui. La reconnaissance et l’adoption relèvent d’autres règles de filiation.

4. Quel effet produit une filiation légalement établie pour l’enfant ?

Elle lui confère les mêmes droits et devoirs envers son père et sa mère
Elle lui attribue des droits différents selon le mode d’établissement de sa filiation
Elle crée des devoirs familiaux sans lui ouvrir de droits correspondants
Elle l’intègre à la famille maternelle sans l’intégrer à la famille paternelle

Elle lui confère les mêmes droits et devoirs envers son père et sa mère

Explication

L’article 310 garantit aux enfants dont la filiation est établie les mêmes droits et devoirs dans leurs rapports avec leurs parents. Le mode d’établissement de la filiation ne justifie pas une différence de droits entre eux.

5. Par quels moyens la filiation peut-elle être établie selon l’article 310-1 du Code civil ?

Par adoption simple ou par choix du nom de famille
Par témoignage familial ou par inscription scolaire
Par l’effet de la loi ou par reconnaissance volontaire
Par décision administrative ou par contrat entre les parents

Par l’effet de la loi ou par reconnaissance volontaire

Explication

L’article 310-1 distingue l’établissement de la filiation par l’effet de la loi et celui résultant d’une reconnaissance volontaire. Le choix du nom et les démarches administratives citées ne constituent pas ces deux modes juridiques.

6. Comment la filiation maternelle est-elle normalement établie ?

Par une reconnaissance volontaire signée après la majorité de l’enfant
Par un jugement d’adoption prononcé au profit de la mère
Par la désignation de la mère dans l’acte de naissance de l’enfant
Par la désignation du père dans l’acte de naissance de l’enfant

Par la désignation de la mère dans l’acte de naissance de l’enfant

Explication

La filiation maternelle résulte de la désignation de la mère dans l’acte de naissance, sauf en cas d’accouchement sous le secret. La reconnaissance volontaire et l’adoption sont des mécanismes distincts, qui ne constituent pas la règle générale.

7. Quelle est la caractéristique juridique d’une reconnaissance de filiation ?

C’est une déclaration par laquelle l’enfant choisit la famille à laquelle il souhaite appartenir
C’est un acte par lequel une personne énonce sa maternité ou sa paternité et en assume les conséquences légales
C’est une inscription administrative qui attribue automatiquement le nom du parent à l’enfant
C’est un jugement qui crée un lien de filiation entre des personnes généralement sans lien de sang

C’est un acte par lequel une personne énonce sa maternité ou sa paternité et en assume les conséquences légales

Explication

La reconnaissance est un acte juridique par lequel la mère ou le père déclare sa maternité ou sa paternité et accepte les conséquences légales correspondantes. Le jugement créant un lien entre personnes sans rapport de sang caractérise plutôt l’adoption.

8. Quelle distinction décrit correctement le rôle du nom de famille et du prénom ?

Le nom rattache la personne à sa famille, tandis que le prénom l’individualise dans cette famille
Le prénom rattache la personne à sa famille, tandis que le nom l’individualise dans cette famille
Le nom établit la filiation, tandis que le prénom crée un lien d’adoption
Le prénom établit la filiation, tandis que le nom détermine la capacité juridique

Le nom rattache la personne à sa famille, tandis que le prénom l’individualise dans cette famille

Explication

Le nom de famille rattache la personne à sa famille, alors que le prénom permet de l’individualiser parmi les membres de cette famille. Ni le nom ni le prénom ne crée à lui seul un lien d’adoption ou ne détermine la capacité juridique.

9. Quelle fonction caractérise principalement le prénom de l’enfant ?

Il détermine la nationalité de la personne dès sa naissance
Il individualise la personne au sein de la famille dont elle porte le nom
Il remplace le lien de filiation lorsque celui-ci n’est pas établi
Il rattache juridiquement la personne à la famille de ses parents

Il individualise la personne au sein de la famille dont elle porte le nom

Explication

Selon l’article 57 du Code civil, le prénom désigne la personne et l’individualise dans la famille dont elle porte le nom. Le rattachement familial relève principalement du nom, tandis que la nationalité et la filiation obéissent à d’autres règles.

10. Que doit faire l’officier de l’état civil si les prénoms choisis paraissent contraires à l’intérêt de l’enfant ?

Il doit en aviser le procureur de la République
Il doit demander à l’enfant majeur de confirmer le choix effectué
Il doit supprimer automatiquement les prénoms contestés de l’acte de naissance
Il doit choisir lui-même un prénom conforme à l’intérêt de l’enfant

Il doit en aviser le procureur de la République

Explication

Les parents choisissent les prénoms, mais l’officier de l’état civil doit aviser le procureur lorsque ce choix paraît contraire à l’intérêt de l’enfant ou au droit des tiers. Il ne remplace pas directement les prénoms et ne les supprime pas de sa propre initiative.

11. Quelle est la finalité principale de l’autorité parentale ?

Préserver les intérêts personnels des parents
Garantir l’intérêt et le développement de l’enfant
Assurer la transmission du patrimoine familial
Organiser les relations entre les parents séparés

Garantir l’intérêt et le développement de l’enfant

Explication

L’autorité parentale regroupe des droits et des devoirs exercés dans l’intérêt de l’enfant jusqu’à sa majorité ou son émancipation. Elle ne constitue donc pas un pouvoir destiné à satisfaire les intérêts personnels des parents.

12. Lorsqu’une décision concerne un enfant de douze ans suffisamment mature, quelle exigence découle de l’autorité parentale ?

Consulter uniquement le parent qui exerce la résidence principale
Associer l’enfant à la décision selon son âge et sa maturité
Écarter l’enfant des décisions pour protéger son équilibre
Laisser l’enfant décider seul de toutes les questions le concernant

Associer l’enfant à la décision selon son âge et sa maturité

Explication

L’autorité parentale impose d’associer l’enfant aux décisions qui le concernent en fonction de son âge et de sa maturité. Cette participation ne signifie pas qu’il dispose seul du pouvoir de décision.

13. Quel principe régit l’exercice de l’autorité parentale par le père et la mère ?

Elle est exercée en commun par les deux parents
Elle est exercée par le parent désigné par le juge
Elle appartient au parent disposant des revenus les plus élevés
Elle revient au parent qui assume la résidence de l’enfant

Elle est exercée en commun par les deux parents

Explication

L’article 372 du Code civil pose le principe d’un exercice commun de l’autorité parentale par le père et la mère. La résidence de l’enfant ou la situation financière d’un parent ne modifie pas, par elle-même, ce principe.

14. Dans quelle situation le juge peut-il ordonner une mesure d’assistance éducative ?

Lorsqu’un désaccord parental porte sur une dépense courante
Lorsque la santé, la sécurité ou le développement du mineur sont gravement compromis
Lorsqu’un enfant demande à changer d’établissement scolaire
Lorsqu’un parent souhaite modifier seul la résidence habituelle de l’enfant

Lorsque la santé, la sécurité ou le développement du mineur sont gravement compromis

Explication

L’assistance éducative est destinée aux situations où la santé, la sécurité ou la moralité du mineur sont en danger, ou lorsque son éducation ou son développement sont gravement compromis. Une simple divergence parentale ne suffit pas à caractériser cette situation.

15. Quelle solution doit être privilégiée, lorsque cela est possible, pour un mineur bénéficiant d’une assistance éducative ?

Son placement auprès d’un tiers choisi par la famille
Son transfert auprès de l’autre parent sans suivi éducatif
Son maintien dans son milieu actuel avec un accompagnement adapté
Son accueil dans un établissement sanitaire spécialisé

Son maintien dans son milieu actuel avec un accompagnement adapté

Explication

L’article 375-2 privilégie le maintien du mineur dans son milieu actuel, avec l’aide et le suivi d’une personne qualifiée ou d’un service en milieu ouvert. Le placement peut être décidé lorsque la protection de l’enfant l’exige, mais il ne constitue pas la solution prioritaire dans tous les cas.

16. Que caractérise la délégation de l’autorité parentale ?

Un accord privé permettant à un parent de renoncer définitivement à ses droits
Une mesure administrative organisant un accompagnement éducatif sans transfert
Une sanction pénale supprimant automatiquement tous les droits parentaux
Une décision judiciaire transférant l’exercice de l’autorité à une autre personne

Une décision judiciaire transférant l’exercice de l’autorité à une autre personne

Explication

La délégation de l’autorité parentale est une décision judiciaire, volontaire ou forcée, qui transfère son exercice lorsque les parents ne peuvent plus s’occuper correctement de l’enfant ou manifestent un désintérêt. Elle se distingue ainsi d’un simple accompagnement éducatif sans transfert de l’exercice de l’autorité.

17. Quel effet produit, jusqu’à la décision du juge et dans la limite de six mois, la poursuite ou la condamnation même non définitive d’un parent pour un crime commis contre l’autre parent ?

La suspension de plein droit de l’autorité parentale et des droits de visite et d’hébergement
Le transfert automatique de l’autorité parentale à l’autre parent
La suppression définitive de tout lien juridique entre le parent et l’enfant
La suspension des droits patrimoniaux de l’enfant à l’égard de ce parent

La suspension de plein droit de l’autorité parentale et des droits de visite et d’hébergement

Explication

Dans cette situation, l’exercice de l’autorité parentale ainsi que les droits de visite et d’hébergement sont suspendus de plein droit, pour une durée maximale de six mois dans l’attente de la décision du juge. Cette suspension ne constitue pas un retrait définitif ni un transfert automatique de l’autorité parentale.

18. Quel événement met fin à l’autorité parentale en raison de l’âge ou du statut de l’enfant ?

La séparation ou le divorce des parents
L’exercice d’une activité professionnelle par l’enfant mineur
La majorité ou l’émancipation de l’enfant
Le changement de résidence habituelle de l’enfant

La majorité ou l’émancipation de l’enfant

Explication

L’autorité parentale prend fin lorsque l’enfant atteint la majorité ou lorsqu’il est émancipé. La séparation des parents et le changement de résidence n’y mettent pas fin, tandis qu’une activité professionnelle ne suffit pas à établir une émancipation.

19. Quel autre événement peut mettre fin à l’autorité parentale en dehors de la majorité et de l’émancipation ?

L’attribution de la résidence de l’enfant à un tiers
Le retrait des droits parentaux décidé dans le cadre légal
Le désaccord d’un parent sur l’orientation scolaire de l’enfant
La mise en place d’une assistance éducative en milieu ouvert

Le retrait des droits parentaux décidé dans le cadre légal

Explication

Le retrait des droits parentaux peut mettre fin à l’autorité parentale lorsqu’il résulte d’une décision concernant ces droits. Une assistance éducative, une résidence confiée à un tiers ou un désaccord parental ne produisent pas automatiquement cet effet.

20. Quel texte constitue le socle de la protection internationale des droits de l’enfant ?

La Déclaration des droits de l’enfant adoptée en 1959
La Charte des Nations unies consacrée aux libertés publiques
La Déclaration de Genève adoptée en 1924
La Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989

La Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989

Explication

La Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989 constitue le texte de référence de la protection internationale des droits de l’enfant. Les déclarations de 1924 et de 1959 ont marqué des étapes historiques importantes, mais elles ne remplacent pas cette convention comme texte socle.

21. Selon l’article 2 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, comment les États parties doivent-ils garantir les droits des enfants relevant de leur juridiction ?

En les accordant après vérification de leur niveau de maturité
En les adaptant selon la nationalité et la situation financière
En les réservant aux enfants dépourvus de soutien familial
En les garantissant sans distinction liée à leur situation

En les garantissant sans distinction liée à leur situation

Explication

L’article 2 impose aux États de respecter et de garantir les droits de tout enfant relevant de leur juridiction sans distinction liée notamment à la race, au sexe, à la langue, à la religion ou à la situation de fortune. Une protection conditionnée par la famille, la nationalité ou les ressources contredirait ce principe de non-discrimination.

22. Quels ensembles de droits sont couverts par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant ?

Les droits politiques des adultes et les protections pénales applicables aux responsables légaux
Les droits économiques et patrimoniaux, accompagnés de garanties relatives à la nationalité
Les droits scolaires et médicaux, avec une priorité donnée aux obligations familiales
Les droits civils et politiques, sociaux et culturels, ainsi que la protection contre les abus

Les droits civils et politiques, sociaux et culturels, ainsi que la protection contre les abus

Explication

La Convention couvre les droits civils et politiques, les droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que la protection contre l’exploitation, les abus et la traite. Elle ne se limite donc ni aux droits scolaires et médicaux ni aux seuls droits patrimoniaux.

23. Quelle conclusion découle du rappel effectué par la Cour de cassation le 14 janvier 2026 concernant les violences éducatives envers les mineurs ?

Aucun texte n’autorise les violences, y compris lorsqu’elles sont présentées comme éducatives
Les violences peuvent être justifiées lorsque l’objectif recherché est la discipline de l’enfant
Les violences physiques sont permises si elles sont exercées dans le cadre familial
Les violences éducatives sont admises lorsqu’elles restent proportionnées à la faute commise

Aucun texte n’autorise les violences, y compris lorsqu’elles sont présentées comme éducatives

Explication

La Cour de cassation a rappelé qu’aucun texte n’autorise les violences envers les mineurs, même lorsqu’elles sont qualifiées d’éducatives, en s’appuyant sur l’article 19 de la CIDE. L’argument de la discipline ou de la proportionnalité ne crée donc pas d’autorisation juridique.

24. Comment la Convention internationale relative aux droits de l’enfant est-elle notamment mise en œuvre en France ?

Par des juridictions internationales chargées de gérer directement chaque situation d’enfant
Par une déclaration nationale qui remplace les obligations prévues par la convention
Par des institutions spécialisées et des lois nationales qui en assurent la traduction concrète
Par des règles familiales locales élaborées indépendamment des engagements internationaux

Par des institutions spécialisées et des lois nationales qui en assurent la traduction concrète

Explication

En France, la mise en œuvre de la CIDE repose notamment sur des institutions telles que le Défenseur des droits, l’Observatoire des droits de l’enfant et le Haut-Commissariat à l’enfance, ainsi que sur plusieurs lois nationales. Ces dispositifs traduisent concrètement un texte international, mais ne le remplacent pas.

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Sur quels textes repose le droit de la famille ?

Le Code civil, le Code de l’action sociale et des familles, la CEDH 1950, la DUDH 1948, et la CIDE 1989.

Quelle est la définition légale du mineur selon l'article 388 du Code civil ?

Un individu de moins de dix-huit ans accomplis.

Quelles évolutions marquent la définition de l’enfant ?

La distinction entre enfants légitimes et naturels et la procréation médicalement assistée.

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