QCM : Les bases du droit des investissements étrangers — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les deux ordres juridiques principalement en présence dans une relation d’investissement transnationale ?

Le droit pénal de l’investisseur et le droit administratif local
Le droit interne de l’État hôte et le droit international des investissements
Le droit constitutionnel de l’État d’origine et le droit maritime
Le droit commercial du partenaire local et le droit fiscal international

Le droit interne de l’État hôte et le droit international des investissements

Explication

La relation d’investissement met en jeu à la fois le droit interne de l’État hôte et le droit international applicable entre États. Le droit international sert de cadre formel, tandis que le droit interne reste pertinent pour l’admission et les contrats.

2. Pourquoi le droit international ne fixe-t-il pas le régime d’admission des investissements étrangers ?

Parce que l’admission est réservée aux organisations régionales
Parce que tout investissement étranger est automatiquement admis
Parce que seule la nationalité de l’investisseur détermine l’admission
Parce que l’État hôte conserve la liberté d’interdire, de conditionner ou de favoriser l’entrée

Parce que l’État hôte conserve la liberté d’interdire, de conditionner ou de favoriser l’entrée

Explication

Le droit international n’encadre pas l’entrée elle-même : l’État hôte peut organiser l’admission comme il l’entend. Il intervient surtout après l’admission, par des obligations de fond et de procédure.

3. Dans quelle hypothèse la phase d’admission devient-elle internationalement pertinente par le biais du droit interne de l’État hôte ?

Lorsque la loi interne interdit toute activité économique
Lorsque le contrat est rédigé en langue étrangère
Lorsque l’investisseur choisit librement son tribunal national
Lorsque la loi interne renvoie à l’arbitrage CIRDI et ouvre la saisine de l’investisseur

Lorsque la loi interne renvoie à l’arbitrage CIRDI et ouvre la saisine de l’investisseur

Explication

Une loi hôte peut produire des effets internationaux si elle renvoie au CIRDI et permet à l’investisseur de saisir ce mécanisme, ce qui peut valoir consentement. Le simple fait qu’une loi existe ou qu’un contrat soit en langue étrangère n’y suffit pas.

4. Quel mécanisme relie une violation d’engagements contractuels de l’État à une violation du traité ?

La clause parapluie
La clause de stabilisation budgétaire
La clause d’intégration régionale
La clause de nation la plus favorisée

La clause parapluie

Explication

La clause parapluie “surmonte” le contrat en reliant sa violation à celle des obligations du traité. Elle donne ainsi une portée internationale à des engagements d’origine contractuelle.

5. Quel est l’objectif principal des codes d’investissement dans leur logique récente ?

Accroître l’attractivité tout en simplifiant les procédures et en offrant des garanties
Réserver l’investissement aux entreprises nationales
Remplacer totalement les traités internationaux
Supprimer toute possibilité de contrôle étatique

Accroître l’attractivité tout en simplifiant les procédures et en offrant des garanties

Explication

Après une phase surtout protectrice de la souveraineté, les codes d’investissement ont évolué vers l’attractivité, avec des procédures allégées et des garanties. Ils ne suppriment pas le contrôle étatique, ils l’organisent.

6. Quelle affirmation décrit le mieux la place des traités bilatéraux d’investissement dans le droit des investissements ?

Ils sont remplacés par un traité universel unique
Ils sont la seule source applicable en matière d’investissement
Ils n’abordent jamais la protection de l’investisseur
Ils constituent la source majoritaire du droit des investissements

Ils constituent la source majoritaire du droit des investissements

Explication

Les traités bilatéraux d’investissement sont la source majoritaire du droit des investissements. Le cours précise aussi qu’il n’existe pas de traité universel unique en la matière.

7. Quel système d’admission laisse à l’autorité un pouvoir discrétionnaire d’examen au cas par cas ?

L’autorisation
La déclaration
L’agrément
La convention d’établissement

L’autorisation

Explication

Le système d’autorisation repose sur un examen individualisé des projets et donne à l’autorité un pouvoir discrétionnaire. À l’inverse, la déclaration n’autorise pas un refus d’admission.

8. Dans quel système l’admission dépend-elle de la conclusion d’un contrat avec l’État, souvent pour les secteurs minier ou des infrastructures ?

La convention d’établissement
La déclaration
Le filtrage sectoriel automatique
L’agrément

La convention d’établissement

Explication

La convention d’établissement lie l’admission à la conclusion d’un contrat avec l’État d’accueil. Ce mécanisme est fréquemment utilisé pour des projets miniers ou d’infrastructures.

9. Quel est l’objet du filtrage des secteurs stratégiques et des ressources naturelles ?

Éliminer tout investissement étranger du territoire
Soumettre certains secteurs sensibles à un examen renforcé ou à des restrictions d’accès
Remplacer la protection internationale par une immunité totale
Accorder automatiquement l’accès à tous les secteurs

Soumettre certains secteurs sensibles à un examen renforcé ou à des restrictions d’accès

Explication

Le filtrage vise à contrôler plus étroitement l’accès à certains secteurs stratégiques, notamment lorsqu’il s’agit de ressources naturelles. Il ne consiste pas à ouvrir automatiquement tous les secteurs.

10. Quel type de mesure correspond à une restriction appliquée aux investissements dans un secteur sensible ?

Une autorisation préalable ciblée
Une clause parapluie
Un standard de traitement juste et équitable
Un renvoi préjudiciel obligatoire

Une autorisation préalable ciblée

Explication

L’autorisation préalable est une forme de filtrage qui permet d’examiner un investissement avant son entrée dans des secteurs sensibles. Les autres options relèvent d’autres mécanismes du droit des investissements.

11. Comment une loi interne de l’État hôte peut-elle produire des effets en droit international ?

En supprimant le consentement des États
En remplaçant automatiquement tout traité applicable
En transformant tout litige en litige pénal
En organisant l’accès à l’arbitrage ou en accordant des avantages aux investisseurs

En organisant l’accès à l’arbitrage ou en accordant des avantages aux investisseurs

Explication

Le droit interne peut acquérir une portée internationale lorsqu’il renvoie au CIRDI ou crée des avantages substantiels pour les investisseurs. C’est notamment le cas des lois incitatives et des dispositions d’accès à l’arbitrage.

12. Pourquoi un changement brutal d’une loi incitative peut-il être invoqué au titre du traitement juste et équitable ?

Parce qu’il annule le droit international coutumier
Parce qu’il transforme automatiquement l’investissement en dette publique
Parce qu’il interdit à l’État de réglementer
Parce qu’il peut décevoir des attentes légitimes créées chez l’investisseur

Parce qu’il peut décevoir des attentes légitimes créées chez l’investisseur

Explication

Les lois incitatives peuvent créer des attentes légitimes ; leur retrait ou changement sans prévenance peut donc être qualifié d’injuste et inéquitable. Le standard n’interdit pas toute évolution, mais exige un comportement cohérent et prévisible.

13. Dans un contrat d’État, par quelle voie peut-il devenir une source matérielle indirecte en droit international ?

Par une clause de confidentialité uniquement
Par une clause d’arbitrage CIRDI, une clause d’arbitrage large ou une clause parapluie
Par le seul choix de la monnaie de paiement
Par une simple signature diplomatique

Par une clause d’arbitrage CIRDI, une clause d’arbitrage large ou une clause parapluie

Explication

Le contrat d’État peut produire des effets internationaux s’il est rattaché au CIRDI, à une clause d’arbitrage très large du traité ou à une clause parapluie. Sans l’une de ces portes, il reste en principe dans l’ordre interne.

14. Quel énoncé décrit le mieux la fonction du droit international des investissements ?

Il règle seulement les contrats privés entre entreprises
Il encadre la relation entre l’État hôte et l’État de rattachement de l’investisseur
Il fixe exclusivement les conditions de nationalité des sociétés
Il remplace le droit interne de l’État hôte

Il encadre la relation entre l’État hôte et l’État de rattachement de l’investisseur

Explication

Le droit international des investissements régit les rapports entre l’État hôte et l’État de rattachement de l’investisseur. Il ne se substitue pas au droit interne, qui reste essentiel pour l’admission et les contrats.

15. Quelle séquence reflète la logique du tribunal en matière de compétence CIRDI ?

Vérifier d’abord le fond du litige, puis le consentement
Vérifier seulement l’existence d’un investissement économique
Vérifier seulement la nationalité du demandeur
Vérifier d’abord le consentement, puis la compétence ratione personae et ratione materiae

Vérifier d’abord le consentement, puis la compétence ratione personae et ratione materiae

Explication

Le tribunal commence par constater le consentement, puis il vérifie que le demandeur et l’opération entrent dans le champ personnel et matériel de la compétence. Cette double vérification structure l’arbitrage CIRDI.

16. Que signifie la distinction entre investisseur et investissement dans l’arbitrage d’investissement ?

L’investisseur concerne uniquement le droit interne et l’investissement uniquement le droit pénal
L’investisseur détermine le fond du litige et l’investissement la procédure
L’investisseur et l’investissement sont toujours des notions identiques
L’investisseur détermine le champ personnel et l’investissement le champ matériel

L’investisseur détermine le champ personnel et l’investissement le champ matériel

Explication

L’investisseur correspond à la compétence ratione personae, tandis que l’investissement renvoie à la compétence ratione materiae. Les deux notions sont liées mais distinctes.

17. Quel contrôle supplémentaire doit exercer le tribunal après avoir constaté qu’une opération relève du traité ?

Écarter toute référence à l’article 25
Vérifier si l’opération a été réalisée par le demandeur dans l’État hôte
Présumer automatiquement la compétence
Déterminer le montant exact de l’indemnité avant tout examen

Vérifier si l’opération a été réalisée par le demandeur dans l’État hôte

Explication

Le tribunal ne s’arrête pas à la qualification abstraite de l’opération : il doit aussi vérifier que l’investissement est bien détenu ou contrôlé par le demandeur dans l’État d’accueil. Cette exigence peut conduire à une incompétence ratione materiae.

18. Quelle situation peut conduire à un refus de compétence pour défaut d’investissement au sens matériel ?

L’investissement invoqué n’a pas été réalisé sur le territoire de l’État défendeur
Le litige porte sur une expropriation alléguée
Le demandeur possède un passeport valide
Le traité contient une clause de traitement

L’investissement invoqué n’a pas été réalisé sur le territoire de l’État défendeur

Explication

Le tribunal peut décliner sa compétence lorsque l’investissement invoqué n’a pas été réalisé dans l’État défendeur, faute de satisfaction des conditions matérielles. Les autres éléments ne suffisent pas à eux seuls à établir la compétence.

19. Que désigne le double test CIRDI ?

Un contrôle fiscal en deux étapes
La combinaison de la définition du traité et des critères généraux de l’article 25
La vérification de la seule nationalité de l’investisseur
Une procédure de médiation obligatoire avant l’arbitrage

La combinaison de la définition du traité et des critères généraux de l’article 25

Explication

Le double test consiste à confronter la notion d’investissement du traité à des critères généraux autonomes issus de l’article 25. Il ne se réduit ni à la nationalité ni à une procédure préalable de médiation.

20. Quel critère fait partie des critères généraux classiquement mobilisés pour qualifier un investissement ?

Le critère du risque
Le critère de la langue du contrat
Le critère de la résidence fiscale du partenaire local
Le critère de la publicité de l’opération

Le critère du risque

Explication

Le risque est l’un des critères centraux du double test, avec l’apport et la durée. La résidence fiscale ou la langue du contrat ne sont pas des critères autonomes de qualification.

21. Quel élément caractérise le plus fidèlement la compétence du tribunal arbitral en matière d’investissement ?

Le pouvoir d’annuler les lois internes de l’État hôte
Le pouvoir d’exiger systématiquement une révision par la CJUE
Le pouvoir de trancher un litige conféré par le traité et le consentement des parties
Le pouvoir général de juger tout différend commercial

Le pouvoir de trancher un litige conféré par le traité et le consentement des parties

Explication

La compétence du tribunal découle du traité et du consentement des États parties. Elle ne lui confère pas un pouvoir général de juridiction ni celui d’annuler les lois internes.

22. Quelle est la première vérification opérée dans la méthode en deux étapes du CIRDI ?

L’existence du consentement
La conformité de l’investissement au droit de l’Union
La valeur économique finale du projet
La solvabilité de l’État défendeur

L’existence du consentement

Explication

La première étape consiste à vérifier l’existence du consentement à l’arbitrage. Ce n’est qu’ensuite que le tribunal examine si les réclamations entrent dans la compétence attribuée.

23. Par quel moyen la nationalité de l’investisseur est-elle le plus souvent établie dans l’instance arbitrale ?

Par une simple déclaration orale non vérifiée
Par le montant de l’investissement réalisé
Par le choix du siège de l’arbitrage
Par des documents officiels tels qu’un passeport ou un certificat de naissance

Par des documents officiels tels qu’un passeport ou un certificat de naissance

Explication

Les tribunaux s’appuient généralement sur des documents officiels pour établir la nationalité. Ils peuvent ensuite traiter cette preuve comme prima facie et admettre une contestation par l’État défendeur.

24. Que permet en principe le contrôle de la couverture par le traité lorsqu’une société demande l’arbitrage ?

De vérifier si la personne morale entre bien dans le champ du traité applicable
D’écarter toute règle de droit interne
De fixer le montant de l’expropriation
De transformer une association en société

De vérifier si la personne morale entre bien dans le champ du traité applicable

Explication

Avant de discuter du fond, il faut vérifier que la société est couverte par le traité, car certains instruments excluent certaines formes ou certaines entités. Sans couverture, aucune réclamation n’est recevable.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Les bases du droit des investissements étrangers.

Relation transnationale d’investissement — définition ?

Une relation impliquant droit interne et international.

Droit interne de l’État hôte — rôle ?

Applique la législation territoriale à l’investisseur étranger.

Droit international des investissements — source ?

Règle les rapports entre États et sert de source formelle.

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Consultez la fiche de révision complète sur Les bases du droit des investissements étrangers.

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