📋 Plan du Cours
- Rupture contrat CDI
- Licenciement pour motif personnel
- Faute du salarié
- Types de fautes
- Conséquences des fautes
- Procédure licenciement
- Licenciement économique
- Licenciement pour fait non fautif
- Démission
- Procédure démission
- Rupture conventionnelle
- Rupture collective
📖 1. Rupture contrat CDI
🔑 Notions clés & Définitions
-
Rupture du contrat de travail : Fin du contrat de travail à durée indéterminée (CDI), initiée par l’employeur ou le salarié, selon différentes modalités prévues par la loi.
-
Licenciement : Rupture du CDI à l’initiative de l’employeur, pouvant être pour motif personnel (faute ou cause non fautive) ou économique (difficultés, restructuration). Doit respecter une procédure précise et justifier d’une cause réelle et sérieuse.
-
Démission : Rupture du CDI à l’initiative du salarié, qui doit manifester clairement sa volonté, généralement par écrit, en respectant un délai de préavis. Elle est définitive et sans obligation de justification.
-
Rupture conventionnelle : Mode amiable de rupture du CDI, négociée entre l’employeur et le salarié, permettant de bénéficier d’indemnités spécifiques et des allocations chômage, avec un délai de rétractation.
-
Motifs de rupture : Incluent la faute (simple, grave, lourde), la cause économique, ou la volonté du salarié (démission, rupture conventionnelle). La cause doit être réelle et sérieuse pour éviter la requalification ou l’indemnisation.
📝 Points essentiels
-
La procédure de licenciement comprend plusieurs étapes : convocation à un entretien, entretien, notification écrite, délai pour les précisions, préavis, puis rupture effective.
-
La nature du licenciement (pour faute, pour motif personnel ou économique) détermine les indemnités dues au salarié (préavis, indemnité de licenciement, indemnités de congés payés).
-
En cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, le salarié peut obtenir une indemnité plafonnée, généralement équivalente à 20 mois de salaire.
-
La rupture du contrat doit respecter un formalisme strict : lettre recommandée, respect des délais, possibilité de contestation devant le conseil des prud’hommes.
-
La démission ne donne pas droit à une indemnité de licenciement ni à l’allocation chômage sauf exceptions (reconversion, création d’entreprise, déménagement pour raisons personnelles ou violences).
-
La rupture conventionnelle permet une séparation d’un commun accord, avec versement d’une indemnité spécifique et droit aux allocations chômage.
💡 À retenir
La rupture du CDI doit suivre une procédure précise et respecter la cause réelle et sérieuse pour garantir la légitimité de la fin du contrat, tout en permettant aux parties de sécuriser leurs droits et obligations.
📖 2. Licenciement pour motif personnel
🔑 Notions clés & Définitions
- Licenciement pour motif personnel : rupture du contrat de travail à l’initiative de l’employeur, fondée sur un comportement ou une situation propre au salarié, sans lien avec la situation économique de l’entreprise.
- Cause réelle et sérieuse : justification du licenciement par des faits objectifs, vérifiables, et suffisamment graves pour rendre impossible le maintien du salarié dans l’entreprise.
- Faute simple, grave, lourde : degrés de faute du salarié. La faute simple entraîne un préavis et une indemnité, la faute grave supprime l’indemnité de licenciement, la faute lourde entraîne un départ immédiat sans indemnité.
- Procédure de licenciement : étapes légales comprenant la convocation à un entretien préalable, l’entretien, la notification du licenciement, et la possibilité de contestation devant le conseil des prud’hommes.
- Indemnités de licenciement : sommes versées au salarié en fonction du type de faute et de la régularité de la procédure, comprenant généralement l’indemnité de préavis, de licenciement, et de congés payés.
📝 Points essentiels
- Le licenciement pour motif personnel doit reposer sur une cause réelle et sérieuse, qu’elle soit fautive ou non fautive (ex : insuffisance professionnelle, mésentente).
- La gravité de la faute influence directement les droits du salarié : absence d’indemnité en cas de faute grave ou lourde, départ immédiat, et absence d’indemnité de licenciement.
- La procédure doit respecter un formalisme précis : convocation écrite, entretien, notification écrite, délai de rétractation de 15 jours pour le salarié.
- En cas de licenciement irrégulier, le juge peut accorder une indemnité équivalente à un mois de salaire.
- La contestation du licenciement se fait devant le conseil des prud’hommes, notamment si la cause ou la procédure est contestée.
💡 À retenir
Le licenciement pour motif personnel doit être justifié par une cause réelle et sérieuse, respecter une procédure stricte, et ses conséquences varient selon la gravité de la faute du salarié.
📖 3. Faute du salarié
🔑 Notions clés & Définitions
- Faute simple : Comportement du salarié constitué d’erreurs ou retards répétés, qui justifie un licenciement mais sans gravité immédiate.
- Faute grave : Fait du salarié rendant impossible son maintien dans l’entreprise, comme un abandon de poste ou des injures, sans droit à préavis ni indemnité.
- Faute lourde : Acte intentionnel de nuire à l’entreprise, tel que détournement de fonds ou violence, entraînant un départ immédiat sans indemnités.
- Licenciement pour faute : Rupture du contrat motivée par une faute du salarié, pouvant être simple, grave ou lourde.
- Indemnités de licenciement : Sommes versées au salarié en cas de licenciement, selon la gravité de la faute (ex : indemnité de préavis, indemnité de licenciement, indemnités de congés payés).
- Procédure de licenciement : Ensemble des étapes légales, incluant convocation, entretien préalable, notification, et éventuellement recours au conseil des prud’hommes.
📝 Points essentiels
- La faute du salarié doit être réelle et sérieuse pour justifier un licenciement.
- La gravité de la faute détermine les droits du salarié : préavis, indemnités, ou départ immédiat.
- La procédure doit respecter des étapes précises : convocation, entretien, notification écrite, délai de rétractation.
- En cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, le salarié peut obtenir une indemnité plafonnée.
- La rupture conventionnelle permet aussi de mettre fin au contrat d’un commun accord, avec indemnités et droits au chômage.
- La procédure de licenciement pour faute doit être rigoureuse pour éviter une requalification ou une condamnation pour licenciement irrégulier.
💡 À retenir
La faute du salarié, selon sa gravité, détermine la nature du licenciement et les indemnités dues, tout en nécessitant une procédure stricte pour être valable.
📖 4. Types de fautes
🔑 Notions clés & Définitions
- Faute simple : Comportement du salarié comportant des erreurs ou retards répétés, justifiant un licenciement mais sans gravité immédiate.
- Faute grave : Fait du salarié rendant impossible son maintien dans l'entreprise, comme un abandon de poste ou des injures, sans droit à préavis ni indemnité.
- Faute lourde : Acte intentionnel de nuire à l'entreprise, tel que détournement de fonds ou violence, entraînant un départ immédiat sans indemnités.
- Licenciement pour motif personnel : Rupture du contrat liée au comportement ou à la situation du salarié, justifiée par une cause réelle et sérieuse.
- Licenciement pour motif économique : Rupture du contrat pour des raisons indépendantes de la personne du salarié, telles que difficultés économiques ou réorganisation.
- Démission : Rupture volontaire du contrat par le salarié, sans obligation de justification, avec respect d’un préavis.
📝 Points essentiels
- La qualification de la faute (simple, grave, lourde) détermine les droits du salarié lors du licenciement, notamment en termes d’indemnités et de préavis.
- La procédure de licenciement doit respecter des étapes précises : convocation, entretien, notification, délai de réflexion, et remise des documents de fin de contrat.
- En cas de faute grave ou lourde, le salarié ne perçoit pas d’indemnité de licenciement, mais conserve ses droits aux congés payés.
- La rupture conventionnelle permet une séparation d’un commun accord, avec versement d’une indemnité spécifique et possibilité de bénéficier des allocations chômage.
- La procédure de licenciement pour motif économique implique une consultation des représentants du personnel et, en cas de licenciement collectif, la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi.
💡 À retenir
Les différents types de fautes et modes de rupture du contrat sont encadrés par des procédures strictes, visant à protéger les droits du salarié tout en permettant à l’employeur de justifier la rupture selon la gravité du comportement ou la situation économique.
📖 5. Conséquences des fautes
🔑 Notions clés & Définitions
- Faute simple : erreur ou manquement mineur du salarié (ex : retards répétés), entraînant un licenciement avec préavis, indemnité de licenciement et indemnités de congés payés.
- Faute grave : faute sérieuse rendant impossible le maintien du salarié dans l'entreprise (ex : injures, abandon de poste), entraînant un licenciement sans préavis ni indemnité de licenciement, mais avec indemnités de congés payés.
- Faute lourde : faute intentionnelle visant à nuire à l'entreprise (ex : détournement de fonds, violence), entraînant un licenciement immédiat sans indemnités.
- Indemnité de licenciement : somme versée au salarié en cas de licenciement pour motif personnel ou économique, sauf faute grave ou lourde.
- Licenciement sans cause réelle et sérieuse : licenciement jugé injustifié, donnant droit à une indemnité maximale de 20 mois de salaire.
- Procédure de licenciement : étapes légales incluant convocation, entretien préalable, notification, et éventuellement recours au conseil des prud’hommes en cas de contestation.
📝 Points essentiels
- La gravité de la faute influence directement les droits du salarié (préavis, indemnités).
- La procédure doit respecter des étapes strictes pour être valable, notamment la convocation à un entretien préalable.
- En cas de licenciement irrégulier, le juge peut accorder une indemnité équivalente à un mois de salaire.
- La rupture du contrat peut résulter d’un licenciement pour motif personnel ou économique, ou d’une démission ou rupture conventionnelle.
- La nature de la faute détermine les conséquences financières et la procédure à suivre.
- La mise en place d’un licenciement économique doit respecter des règles spécifiques, notamment la consultation des représentants du personnel.
💡 À retenir
Les conséquences des fautes varient selon leur gravité, influençant les droits du salarié à indemnités et la procédure de rupture, avec une importance cruciale pour la légalité du licenciement.
📖 6. Procédure licenciement
🔑 Notions clés & Définitions
- Licenciement : Rupture du contrat de travail à l'initiative de l'employeur, pouvant être pour motif personnel ou économique, et nécessitant une procédure spécifique.
- Motif réel et sérieux : Justification du licenciement par des faits objectifs, vérifiables, et suffisamment graves pour rompre le contrat.
- Procédure de licenciement : Ensemble des étapes légales à suivre, comprenant la convocation à un entretien préalable, la notification du licenciement, et la remise des documents de fin de contrat.
- Indemnités de licenciement : Sommes versées au salarié en fonction du motif du licenciement (pour faute ou pour motif économique), comprenant notamment l’indemnité de préavis, de licenciement, et de congés payés.
- Licenciement pour faute : Licenciement basé sur une faute du salarié, classée en faute simple, grave ou lourde, avec des conséquences financières et procédurales différentes.
- Licenciement économique : Rupture pour motif non lié à la personne du salarié, justifiée par des difficultés économiques ou une réorganisation de l'entreprise, soumis à une procédure spécifique et à consultation des représentants du personnel.
📝 Points essentiels
- La procédure de licenciement doit respecter un formalisme précis : convocation, entretien, notification écrite, délai de réflexion, et remise des documents de fin de contrat.
- En cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, le salarié peut obtenir une indemnité plafonnée, généralement équivalente à 20 mois de salaire.
- La procédure diffère selon le motif : pour faute, économique ou personnel, avec des particularités pour chaque cas (ex. consultation du CSE pour licenciements collectifs).
- La rupture conventionnelle, créée en 2008, permet un accord amiable entre employeur et salarié, avec une indemnité spécifique et des droits au chômage.
- La démission, mode unilatéral, ne donne pas droit à une indemnité de licenciement ni aux allocations chômage sauf exceptions.
💡 À retenir
La procédure de licenciement encadrée par la loi vise à garantir le respect des droits du salarié tout en permettant à l’employeur de justifier la rupture, sous peine de sanctions ou d’indemnités supplémentaires.
📖 7. Licenciement économique
🔑 Notions clés & Définitions
| Notion | Définition | Points essentiels |
|---|
| Licenciement économique | Rupture du contrat de travail pour des motifs liés à la situation économique de l'entreprise, indépendamment de la faute du salarié | Peut concerner un seul salarié ou un groupe, nécessite une procédure spécifique, et implique souvent un plan de sauvegarde de l’emploi. |
| Motif économique | Raisons non liées à la personne du salarié, telles que difficultés financières, mutations technologiques, réorganisation | Justifie la rupture pour raisons économiques, doit être prouvé par l’employeur. |
| Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) | Ensemble de mesures destinées à limiter les licenciements économiques ou à en atténuer les effets | Obligatoire lorsque plus de 10 salariés sont concernés, inclut reclassement, formation, etc. |
| Consultation des représentants du personnel | Obligation pour l’employeur d’informer et de consulter le comité social et économique (CSE) avant tout licenciement collectif | Permet d’assurer la transparence et la recherche de solutions alternatives. |
| Critères d’ordre des licenciements | Critères objectifs (ancienneté, charges de famille, situation sociale, etc.) utilisés pour déterminer l’ordre des licenciements | Doivent respecter la hiérarchie des critères pour éviter toute discrimination. |
| Indemnités de licenciement économique | Sommes versées au salarié lors d’un licenciement pour motif économique, selon l’ancienneté et la convention collective | Incluent généralement une indemnité légale ou conventionnelle, plus éventuellement des mesures d’accompagnement. |
Point à retenir
Le licenciement économique doit respecter une procédure précise, inclure une consultation des représentants du personnel, et prévoir des mesures d’accompagnement pour limiter ses impacts sociaux.
📖 8. Licenciement pour fait non fautif
🔑 Notions clés & Définitions
- Licenciement pour fait non fautif : rupture du contrat de travail initiée par l’employeur pour des raisons indépendantes de la faute du salarié, telles que l’insuffisance professionnelle ou l’inaptitude médicale.
- Inaptitude : incapacité physique ou médicale du salarié à exercer ses fonctions, constatée par le médecin du travail, pouvant justifier un licenciement pour motif non fautif.
- Insuffisance professionnelle : incapacité du salarié à atteindre les objectifs ou performances attendues, sans faute intentionnelle, pouvant entraîner un licenciement pour fait non fautif.
- Fait non fautif : circonstance ou situation indépendante de la volonté du salarié, justifiant la rupture du contrat sans reproche ou faute de sa part.
- Procédure spécifique : ensemble des étapes légales à suivre pour licencier pour fait non fautif, incluant convocation, entretien, notification, et respect des délais.
- Indemnités : sommes versées au salarié lors du licenciement, comprenant notamment l’indemnité de licenciement, de préavis, et de congés payés, selon la cause du licenciement.
📝 Points essentiels
- Le licenciement pour fait non fautif doit reposer sur une cause réelle et sérieuse, comme l’insuffisance professionnelle ou l’inaptitude médicale.
- La procédure inclut une convocation à un entretien préalable, un entretien, puis la notification du licenciement par lettre recommandée.
- En cas d’inaptitude, le médecin du travail doit établir un certificat d’inaptitude, permettant à l’employeur de procéder au licenciement si aucune solution de reclassement n’est envisageable.
- La législation prévoit le versement d’indemnités, notamment l’indemnité de licenciement, sauf en cas d’inaptitude pour laquelle des modalités spécifiques s’appliquent.
- La contestation du licenciement pour fait non fautif peut se faire devant le conseil des prud’hommes si la procédure ou la cause sont contestées.
💡 À retenir
Le licenciement pour fait non fautif repose sur une cause objective indépendante de la faute du salarié, avec une procédure stricte garantissant ses droits et permettant une indemnisation adaptée.
📖 9. Démission
🔑 Notions clés & Définitions
- Démission : Mode de rupture du contrat de travail à l'initiative du salarié, permettant de quitter l'entreprise sans justification particulière, avec effet immédiat ou après un préavis.
- Préavis : Délai durant lequel le salarié doit continuer à travailler après sa démission, afin de permettre à l'employeur de s'organiser pour le remplacement.
- Indemnité de rupture : Somme versée au salarié lors de la rupture du contrat, généralement en cas de licenciement, mais non en cas de démission sauf exceptions.
- Droits du démissionnaire : Absence d’indemnité de licenciement et d’allocations chômage sauf cas exceptionnels (reconversion, création d'entreprise, etc.).
- Procédure de démission : Manifestation claire de la volonté du salarié par écrit, respect du préavis, remise de documents de fin de contrat (certificat de travail, solde de tout compte).
- Exceptions à la démission classique : Démission pour suivre un conjoint, création d'entreprise, déménagement pour raisons professionnelles, violences conjugales, etc., permettant parfois l’accès aux allocations chômage.
📝 Points essentiels
- La démission est un acte unilatéral du salarié, sans besoin de l’accord de l’employeur.
- Elle peut être exercée à tout moment dans un CDI, mais limitée au seul délai de préavis.
- En CDD, la démission est possible uniquement durant la période d’essai ou en cas d’embauche en CDI.
- La démission doit être claire et écrite pour être valable.
- Le salarié doit respecter un préavis sauf dispense ou dispense partielle par l’employeur.
- La démission ne donne pas droit à une indemnité de licenciement ni à l’allocation chômage, sauf exceptions légales.
- La procédure inclut une convocation à un entretien préalable, puis une notification écrite de la décision.
- La rupture conventionnelle, en revanche, permet une séparation d’un commun accord avec indemnités et droit aux allocations chômage.
💡 À retenir
La démission est une rupture volontaire du contrat par le salarié, qui doit respecter une procédure précise et ne donne généralement pas droit aux indemnités ou allocations, sauf exceptions légales.
📖 10. Procédure démission
🔑 Notions clés & Définitions
- Démission : Acte par lequel un salarié manifeste volontairement sa volonté de mettre fin à son contrat de travail, sans obligation de justification ni accord de l'employeur.
- Préavis : Délai durant lequel le salarié doit continuer à travailler après sa démission, permettant à l'employeur de s'organiser pour son remplacement.
- Documents de fin de contrat : Pièces que l'employeur doit remettre au salarié lors de la rupture, telles que le certificat de travail, le dernier bulletin de salaire, et le reçu pour solde de tout compte.
- Droits du salarié démissionnaire : Absence d’indemnité de licenciement et d’allocations chômage, sauf exceptions (reconversion, création d'entreprise, etc.).
- Procédure de démission : Manifestation claire de la volonté du salarié, généralement par écrit, respect du préavis, et remise des documents de fin de contrat.
- Exceptions à la démission classique : Déménagement pour raisons familiales ou professionnelles, suivi du conjoint, violences conjugales, etc., permettant éventuellement de bénéficier des allocations chômage.
📝 Points essentiels
- La démission peut être exercée à tout moment en CDI, mais limitée au seul période d’essai en CDD, sauf cas particulier (embauche en CDI).
- La démission doit être claire et non équivoque, souvent formalisée par écrit pour éviter toute contestation.
- Le salarié doit respecter un délai de préavis, sauf dispense ou dispense partielle par l’employeur, qui peut aussi verser une indemnité compensatrice.
- Lors de la rupture, l’employeur doit remettre plusieurs documents : certificat de travail, dernier bulletin de salaire, et reçu pour solde de tout compte.
- La démission ne donne pas droit à l’indemnité de licenciement ni à l’allocation chômage, sauf cas exceptionnels.
- La procédure de démission est simple mais doit respecter la volonté claire du salarié pour éviter toute contestation ultérieure.
💡 À retenir
La démission est une rupture volontaire du contrat de travail par le salarié, qui doit respecter un préavis et formaliser sa décision par écrit, tout en étant conscient de ses droits limités en matière d’indemnités et d’allocations chômage.
📖 11. Rupture conventionnelle
🔑 Notions clés & Définitions
- Rupture conventionnelle : Accord amiable entre l’employeur et le salarié pour mettre fin au contrat de travail à durée indéterminée (CDI), avec des conditions fixées d’un commun accord.
- Indemnité spécifique de rupture : Montant versé au salarié lors de la rupture conventionnelle, au moins égal à l’indemnité légale de licenciement.
- Délai de rétractation : Période de 15 jours après la signature de la convention, durant laquelle l’une ou l’autre partie peut revenir sur sa décision.
- Rupture conventionnelle individuelle : Accord conclu entre un employeur et un salarié pour une rupture amiable du CDI, après entretien et homologation.
- Rupture conventionnelle collective : Procédure négociée dans le cadre d’un accord collectif, permettant à plusieurs salariés de quitter l’entreprise d’un commun accord, souvent dans un contexte de restructuration.
📝 Points essentiels
- La rupture conventionnelle permet au salarié de bénéficier des allocations chômage, contrairement à la démission.
- La procédure comprend une ou plusieurs entretiens, la rédaction d’une convention, un délai de rétractation de 15 jours, puis homologation par la DIRECCTE.
- La convention doit préciser le montant de l’indemnité, qui ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement.
- La rupture conventionnelle collective est initiée par l’employeur via un accord collectif, et concerne plusieurs salariés volontaires.
- La procédure garantit le consentement libre et éclairé des deux parties, évitant ainsi les contentieux liés à une rupture unilatérale.
💡 À retenir
La rupture conventionnelle, qu’elle soit individuelle ou collective, offre une alternative amiable à la rupture du contrat, en assurant une procédure encadrée et des droits pour le salarié, notamment l’accès aux allocations chômage.
📖 12. Rupture collective
🔑 Notions clés & Définitions
| Notion | Définition | Exemple / Point essentiel |
|---|
| Rupture collective | Fin du contrat de travail impliquant plusieurs salariés dans le cadre d’un accord collectif ou d’une procédure spécifique. | Licenciements économiques liés à une restructuration d'entreprise. |
| Rupture conventionnelle collective | Accord négocié entre employeur et salariés pour une rupture de contrat d’un commun accord, dans un cadre collectif. | Mise en place d’un plan de départs volontaires. |
| Accord collectif | Convention négociée entre employeur et représentants du personnel ou salariés, fixant les modalités de la rupture collective. | Signature d’un accord pour un plan de sauvegarde de l’emploi. |
| Indemnité de rupture | Somme versée au salarié lors d’une rupture conventionnelle ou collective, généralement au moins égale à l’indemnité légale de licenciement. | Indemnité spécifique dans le cadre d’une rupture conventionnelle. |
| Consultation des représentants | Obligation pour l’employeur de consulter le comité social et économique (CSE) avant de lancer une procédure de rupture collective. | Consultation préalable pour un licenciement collectif. |
| Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) | Mesure obligatoire pour les entreprises de plus de 10 salariés en cas de licenciements économiques collectifs, visant à limiter ou accompagner les licenciements. | Mise en place d’un PSE pour éviter des licenciements massifs. |
📝 Points essentiels
- La rupture collective concerne principalement les licenciements économiques ou les plans de départs volontaires négociés.
- La procédure nécessite une négociation avec les représentants du personnel et l’établissement d’un accord collectif.
- L’employeur doit consulter le CSE avant de lancer la procédure et, en cas de licenciements massifs, élaborer un PSE.
- La rupture conventionnelle collective permet une séparation d’un commun accord, avec versement d’indemnités et droit aux allocations chômage.
- La législation encadre strictement ces procédures pour garantir les droits des salariés et la légalité des licenciements.
💡 À retenir
La rupture collective, encadrée par la loi, permet à l’employeur et aux salariés de convenir d’un commun accord de la fin du contrat, tout en respectant des procédures strictes de consultation et d’indemnisation.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Rupture CDI (Général) | Licenciement pour motif personnel | Faute du salarié (simple, grave, lourde) |
|---|
| Initiateur | Employeur ou salarié | Employeur | Employeur (pour faute) ou salarié (démission) |
| Motifs | Cause réelle et sérieuse, volontaire | Faute, insuffisance, cause personnelle | Faute simple, grave, lourde |
| Procédure | Convocation, entretien, notification, préavis | Convocation, entretien, notification, délai rétractation | Convocation, entretien, notification, délai rétractation |
| Indemnités | Indemnité de licenciement, préavis, congés | Indemnités selon faute (pas en faute grave/lourde) | Selon gravité : préavis, indemnités ou départ immédiat |
| Droit au chômage | Oui, sauf faute lourde | Oui, sauf faute grave/lourde | Oui si licenciement ou rupture amiable |
| Formalisme | Lettre recommandée, respect délais | Lettre recommandée, respect délais | Lettre recommandée, respect délais |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre faute simple et faute grave : la faute grave supprime l’indemnité de licenciement, la faute simple la maintient.
- Croire que la démission donne droit à l’indemnité de licenciement : elle ne donne pas droit sauf exceptions.
- Confondre rupture conventionnelle et licenciement : la rupture conventionnelle est amiable, pas un licenciement.
- Oublier que la cause doit être réelle et sérieuse pour éviter la requalification ou l’indemnisation.
- Penser que la procédure n’est pas obligatoire en cas de faute lourde : elle doit être respectée pour éviter la requalification.
- Confondre faute lourde et faute grave : la faute lourde entraîne un départ immédiat sans indemnités.
- Ignorer que le licenciement pour motif économique doit respecter une procédure spécifique.
- Croire que la rupture du contrat peut se faire sans formalités écrites : la législation impose un formalisme strict.
- Sous-estimer l’impact d’un licenciement irrégulier : risque de condamnation et indemnisation accrue.
- Confondre la rupture conventionnelle avec la démission : la première est négociée, la seconde volontaire et unilatérale.
✅ Checklist Examen
- Vérifier si la rupture du CDI respecte la procédure légale (convocation, entretien, notification).
- Identifier si le motif de licenciement est réel et sérieux.
- Distinguer entre licenciement pour motif personnel, économique ou faute.
- Connaître la différence entre faute simple, grave et lourde.
- Savoir si le salarié a droit à une indemnité de licenciement selon la faute.
- Vérifier si la procédure de démission a été respectée (délai, écrit).
- Connaître les conditions pour une rupture conventionnelle.
- Identifier les étapes de la procédure de licenciement économique.
- Vérifier si la cause invoquée est objective et vérifiable.
- S’assurer que la rupture respecte le formalisme écrit.
- Vérifier si le salarié peut bénéficier des allocations chômage.
- S’assurer que la cause de rupture est conforme à la législation pour éviter la requalification.
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