QCM : Les modes de scrutin en droit français (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une comparaison institutionnelle oppose une Assemblée nationale divisée en onze groupes sans majorité à un Sénat doté d’une majorité stable. Quelle configuration politique caractérise le Sénat ?

Une majorité d’Ensemble autour des groupes de droite et du centre.
Une majorité du NFP autour de LFI et du Parti socialiste.
Une majorité de droite et du centre autour des Républicains et de l’Union Centriste.
Onze groupes sans majorité autour des Républicains et de l’Union Centriste.

Une majorité de droite et du centre autour des Républicains et de l’Union Centriste.

Explication

Le Sénat dispose d’une majorité de droite et du centre articulée autour des Républicains et de l’Union Centriste, contrairement à l’Assemblée fragmentée en onze groupes sans majorité. Le NFP et Ensemble sont des coalitions parlementaires distinctes, et la fragmentation décrite concerne l’Assemblée nationale.

2. Lors d’un dépouillement proportionnel, une équipe calcule les voix attribuées à chaque liste divisées par le nombre de sièges déjà obtenus, augmenté de un. Quelle méthode applique-t-elle ?

Le plus fort reste
La plus forte moyenne
La répartition au quotient
Le scrutin majoritaire

La plus forte moyenne

Explication

La plus forte moyenne compare les listes en divisant leurs voix par le nombre de sièges déjà obtenus, plus un ; la soustraction des voix consommées caractérise le plus fort reste, le scrutin majoritaire est une autre règle et la répartition au quotient ne correspond pas à ce calcul.

3. Dans une répartition de cinq sièges au plus fort reste, les trois plus grands restes sont ceux de C (19 000), A (16 000) et D (10 000). Le résultat final attribue quels sièges à ces listes et aux listes B et E ?

A 1, B 2, C 1, D 1 et E 0.
A 2, B 1, C 2, D 1 et E 0.
A 2, B 1, C 1, D 0 et E 1.
A 2, B 1, C 1, D 1 et E 0.

A 2, B 1, C 1, D 1 et E 0.

Explication

Les trois restes les plus élevés donnent un siège supplémentaire à C, A et D; avec les sièges déjà obtenus au quotient, le résultat est A 2, B 1, C 1, D 1 et E 0. Le choix de B confond son nombre de voix avec son reste, celui de C compte deux fois son siège, et celui de E néglige le classement des restes.

4. Laquelle de ces listes réunit les catégories qui composent le collège électoral sénatorial ?

Conseillers municipaux, sénateurs, conseillers départementaux, conseillers régionaux et préfets.
Maires, citoyens inscrits, conseillers départementaux, conseillers régionaux et députés.
Conseillers municipaux, délégués municipaux, conseillers départementaux, conseillers régionaux et députés.
Conseillers municipaux, délégués municipaux, conseillers départementaux, sénateurs et députés.

Conseillers municipaux, délégués municipaux, conseillers départementaux, conseillers régionaux et députés.

Explication

Le collège comprend les conseillers municipaux, les délégués des conseils municipaux, les conseillers départementaux, les conseillers régionaux et les députés. Le réduire aux maires ou aux citoyens inscrits modifie sa composition, et les sénateurs ou les préfets ne figurent pas dans cette liste.

5. Pour calculer la moyenne d’une liste qui détient déjà deux sièges, quelle opération faut-il effectuer afin d’évaluer son rang pour le siège suivant ?

Diviser les voix de la liste par deux.
Diviser les voix de la liste par quatre.
Multiplier les voix de la liste par trois.
Diviser les voix de la liste par trois.

Diviser les voix de la liste par trois.

Explication

La moyenne se calcule en divisant les voix par le nombre de sièges déjà obtenus plus un; avec deux sièges, le diviseur est donc trois. Diviser par deux omet le « plus un », diviser par quatre ajoute un siège de trop, et multiplier inverse l’opération.

6. Après les élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024, un observateur affirme qu’un des trois blocs dispose d’au moins 289 sièges. Quelle conclusion correspond au résultat électoral ?

Aucun des trois blocs n’atteint 289 sièges.
Le bloc arrivé en tête atteint 289 sièges.
Deux blocs atteignent chacun 289 sièges.
Les trois blocs réunis comptent moins de 289 sièges.

Aucun des trois blocs n’atteint 289 sièges.

Explication

La majorité absolue est fixée à 289 sièges, et aucun des trois blocs ne l’atteint. La pluralité ne suffit pas à constituer une majorité absolue, tandis que le résultat ne signifie ni que les blocs réunis sont sous le seuil, ni que deux blocs le dépassent.

7. Dans une circonscription législative, combien de députés sont élus, et quelle caractéristique du scrutin cela implique-t-il ?

Plusieurs députés, ce qui correspond à un scrutin plurinominal
Un député, ce qui correspond à un scrutin uninominal
Plusieurs députés, ce qui correspond à un scrutin proportionnel
Un député, ce qui impose une candidature unique

Un député, ce qui correspond à un scrutin uninominal

Explication

Chaque circonscription élit un seul député ; le scrutin est donc uninominal. Le scrutin plurinominal suppose plusieurs élus, tandis qu’un seul siège n’implique pas une candidature unique et ne définit pas à lui seul un décompte proportionnel.

8. Dans un département où cinq sièges de sénateur sont à pourvoir, quelle règle de scrutin s’applique ?

Le scrutin à un tour par circonscription
La proportionnelle à la plus forte moyenne
La proportionnelle au plus fort reste
Le scrutin majoritaire

La proportionnelle à la plus forte moyenne

Explication

Dans les départements ayant trois sièges ou plus, les élections sénatoriales utilisent la proportionnelle à la plus forte moyenne ; le scrutin majoritaire concerne ceux qui ont un ou deux sièges, tandis que le plus fort reste est l’autre méthode proportionnelle présentée.

9. Après l’attribution des sièges correspondant aux quotients, il reste des sièges à répartir ; quelle difficulté propre à la représentation proportionnelle explique cette étape supplémentaire ?

La majorité absolue doit être atteinte pour chaque siège
Les sièges fractionnaires doivent être distribués entre les listes
Les suffrages exprimés ne permettent pas de calculer le quotient
Les sièges indivisibles laissent des sièges restant à attribuer

Les sièges indivisibles laissent des sièges restant à attribuer

Explication

Comme un siège est indivisible, l’attribution au quotient ne suffit pas toujours et il faut résoudre la question des sièges restants. Le calcul du quotient est une étape distincte, les sièges ne sont pas fractionnés, et la majorité absolue n’est pas la règle décrite pour attribuer les restes.

10. Lors d’une attribution à la plus forte moyenne, la liste qui obtient un siège vient de changer. Que doit faire la commission avant de décider à qui attribuer le siège suivant ?

Conserver les moyennes du tour précédent, puis attribuer le siège à celle qui était en tête.
Comparer les voix totales des listes, puis attribuer le siège à celle qui en a reçu le plus.
Recalculer les moyennes de toutes les listes, puis attribuer le siège à celle dont la moyenne est la plus élevée.
Recalculer la moyenne de la seule liste qui vient d’obtenir un siège, puis comparer les autres valeurs inchangées.

Recalculer les moyennes de toutes les listes, puis attribuer le siège à celle dont la moyenne est la plus élevée.

Explication

La méthode attribue un siège à la liste dont la moyenne est la plus élevée, puis recalcule les moyennes avant le tour suivant. Conserver les anciennes moyennes ignore l’effet du siège attribué, recalculer une seule liste laisse le tableau incomplet, et comparer les voix totales remplace le critère de moyenne.

11. Dans une circonscription comptant 20 000 électeurs inscrits, un candidat a obtenu 2 600 voix au premier tour ; peut-il se maintenir au second tour, et quelle règle détermine le vainqueur ?

Oui, le seuil est atteint et la majorité absolue est requise
Non, le seuil se calcule sur les suffrages exprimés
Non, il lui fallait atteindre un quart des inscrits
Oui, le seuil est atteint et la majorité relative suffit

Oui, le seuil est atteint et la majorité relative suffit

Explication

Le seuil de maintien est de 12,5 % des inscrits, soit 2 500 voix ici ; avec 2 600 voix, le candidat peut se présenter et la majorité relative suffit pour être élu. La majorité absolue applique au second tour une règle du premier, tandis que le quart des inscrits et les suffrages exprimés utilisent un seuil ou une base erronés.

12. Depuis quelle année le scrutin majoritaire à deux tours est-il utilisé pour les élections législatives, à l’exception d’une année ?

Depuis 1958, sauf en 1986
Depuis 1958, sauf en 2008
Depuis 1986, sauf en 1958
Depuis 2011, sauf en 1986

Depuis 1958, sauf en 1986

Explication

Le scrutin majoritaire à deux tours est utilisé pour les élections législatives depuis 1958, avec une exception en 1986. La réponse inversant ces dates confond le début et l’exception, celle évoquant 2008 déplace l’exception, et celle commençant en 2011 attribue une date sans rapport à cette règle.

13. Au premier tour, dans une circonscription où 10 000 électeurs sont inscrits, un candidat obtient 51 % des suffrages exprimés, mais seulement 2 400 voix ; est-il élu ?

Oui, sa majorité des suffrages exprimés suffit
Oui, l’un des deux seuils suffit
Non, il n’atteint pas le quart des inscrits
Oui, il dépasse le quart des votants

Non, il n’atteint pas le quart des inscrits

Explication

L’élection au premier tour exige cumulativement la majorité absolue des suffrages exprimés et au moins un quart des électeurs inscrits ; 2 400 voix sont inférieures aux 2 500 requises. La majorité exprimée seule oublie la seconde condition, le quart des votants utilise la mauvaise base, et l’alternative entre seuils nie leur caractère cumulatif.

14. Après l’attribution des sièges au quotient, comment une commission répartit-elle les sièges restants selon la méthode du plus fort reste ?

Elle calcule les restes après déduction des sièges déjà obtenus, puis les classe par ordre croissant.
Elle classe les voix totales par ordre décroissant, sans tenir compte des sièges déjà obtenus.
Elle divise les voix par le nombre de sièges obtenus plus un, puis classe les moyennes.
Elle calcule les restes après déduction des voix correspondant aux sièges déjà obtenus, puis les classe par ordre décroissant.

Elle calcule les restes après déduction des voix correspondant aux sièges déjà obtenus, puis les classe par ordre décroissant.

Explication

La méthode soustrait de chaque liste les voix correspondant aux sièges déjà obtenus, puis attribue les sièges restants selon les restes les plus élevés. Classer les voix totales ignore cette soustraction, utiliser les moyennes relève d’une autre méthode, et l’ordre croissant inverse le classement requis.

15. Une circonscription des Français de l’étranger regroupe des électeurs répartis dans plusieurs pays et ne coïncide avec aucune collectivité territoriale : quelle caractéristique décrit cette circonscription ?

Une collectivité territoriale regroupant plusieurs États
Un cadre électoral pouvant couvrir plusieurs dizaines d’États
Une circonscription administrative locale à l’étranger
Un territoire électoral limité à un seul État

Un cadre électoral pouvant couvrir plusieurs dizaines d’États

Explication

Ces circonscriptions sont des cadres électoraux qui ne correspondent à aucune collectivité territoriale et peuvent couvrir plusieurs dizaines d’États souverains. Les qualifier de collectivité territoriale ou de circonscription administrative leur attribue un statut qu’elles n’ont pas, et leur ressort n’est pas limité à un seul État.

16. Une loi ordinaire modifie le mode de scrutin d’une élection sans toucher aux dispositions constitutionnelles : quelle conséquence juridique en découle ?

La modification exige une révision préalable de la Constitution
La modification impose de changer simultanément le mode de suffrage
La modification peut entrer en vigueur sans révision de la Constitution
La modification doit être adoptée par un règlement administratif

La modification peut entrer en vigueur sans révision de la Constitution

Explication

Le mode de scrutin relève de la loi ordinaire et peut donc être modifié sans réviser la Constitution. Exiger une révision constitutionnelle attribue à tort une valeur constitutionnelle à cette règle ; un règlement administratif ou une modification du mode de suffrage ne sont pas requis par ce principe.

17. Quelle formule décrit le nombre de sénateurs et le rythme de renouvellement de leur mandat ?

326 sénateurs, mandat de six ans renouvelé par moitié tous les trois ans
348 sénateurs, mandat de trois ans renouvelé par moitié tous les six ans
348 sénateurs, mandat de six ans renouvelé par moitié tous les trois ans
348 sénateurs, mandat de six ans renouvelé en totalité tous les trois ans

348 sénateurs, mandat de six ans renouvelé par moitié tous les trois ans

Explication

Depuis 2011, le Sénat compte 348 sénateurs, élus pour six ans avec un renouvellement par moitié tous les trois ans. Le renouvellement intégral, l’inversion des durées et l’effectif de 326 confondent des éléments distincts du régime sénatorial.

18. Pour répartir proportionnellement 6 sièges à partir de 48 000 suffrages exprimés, quel est le quotient électoral ?

288 000 suffrages par siège
8 000 suffrages par siège
0,000125 siège par suffrage
6 000 suffrages par siège

8 000 suffrages par siège

Explication

Le quotient électoral se calcule en divisant les suffrages exprimés par les sièges à pourvoir : 48 000 ÷ 6 = 8 000. La multiplication produit 288 000, l’inversion donne un ratio réciproque, et 6 000 résulte d’une division par un nombre de listes qui n’est pas fourni.

19. Un département compte 510 000 habitants. En appliquant la règle de répartition, combien de sièges lui sont attribués ?

Un siège
Quatre sièges
Deux sièges
Trois sièges

Trois sièges

Explication

Le premier siège couvre jusqu’à 150 000 habitants ; les 360 000 habitants restants entament deux tranches de 250 000, soit deux sièges supplémentaires, pour un total de trois. Deux sièges oublient une tranche entamée, quatre appliquent un seuil erroné, et un seul omet le siège de base.

20. Pour établir un tableau complet de la répartition des circonscriptions législatives, quels nombres faut-il inscrire pour la métropole, l’outre-mer et l’étranger ?

539 en métropole, 27 outre-mer et 11 à l’étranger
539 en métropole, 11 outre-mer et 27 à l’étranger
577 en métropole, 27 outre-mer et 11 à l’étranger
539 en métropole, 27 outre-mer et aucune à l’étranger

539 en métropole, 27 outre-mer et 11 à l’étranger

Explication

Les circonscriptions sont réparties en 539 en métropole, 27 outre-mer et 11 à l’étranger, pour un total de 577 sièges. Le nombre 577 correspond aux sièges, l’inversion confond les deux catégories territoriales, et l’omission des circonscriptions de l’étranger néglige leur part de la répartition.

21. Pour délimiter une circonscription législative destinée aux Français établis hors de France, quel critère sert de base au découpage ?

Les limites des collectivités territoriales
Les frontières des États souverains
La répartition des sièges au Sénat
Les inscriptions aux registres consulaires

Les inscriptions aux registres consulaires

Explication

Les onze circonscriptions créées en 2009 sont découpées d’après les registres consulaires. Les frontières étatiques et les collectivités territoriales ne sont pas le critère indiqué, tandis que les sièges sénatoriaux relèvent d’une autre représentation.

22. Pour distinguer les deux notions lors d’une réforme électorale, que désignent respectivement le mode de suffrage et le mode de scrutin ?

Le nombre de candidats élus, puis les catégories d’électeurs autorisés à voter
Les électeurs autorisés à voter, puis la procédure de vote et de décompte des voix
Le territoire où les voix sont comptées, puis le nombre de sièges à pourvoir
La procédure de vote et de décompte des voix, puis les électeurs autorisés à voter

Les électeurs autorisés à voter, puis la procédure de vote et de décompte des voix

Explication

Le mode de suffrage définit qui est autorisé à voter, tandis que le mode de scrutin règle la procédure de vote et le décompte des voix. Inverser ces notions confond leurs fonctions ; le territoire et le nombre de sièges ne définissent pas cette distinction.

23. Dans une procédure d’élection sénatoriale, les citoyens choisissent d’abord des représentants, puis ces représentants élisent les sénateurs. De quel type de suffrage s’agit-il ?

Un suffrage indirect à un degré.
Un suffrage proportionnel à deux tours.
Un suffrage direct à deux degrés.
Un suffrage indirect à deux degrés.

Un suffrage indirect à deux degrés.

Explication

Le suffrage sénatorial est indirect à deux degrés : les citoyens élisent des représentants, qui élisent ensuite les sénateurs. Un vote direct supprimerait l’étape intermédiaire, tandis qu’un degré unique ou un scrutin à deux tours ne décrit pas ce mécanisme.

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Que désigne le mode de suffrage ?

Les électeurs autorisés à voter.

Que désigne le mode de scrutin ?

La procédure de vote et de décompte des voix.

De quelle nature est la loi qui fixe le mode de scrutin ?

Une loi ordinaire, modifiable sans réviser la Constitution.

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