QCM : Culture juridique et institutions (70 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise doit déterminer si une nouvelle règle lui impose une obligation, mais le texte est obscur et change fréquemment sans prévisibilité. Quel principe est mis en difficulté ?

La sûreté
La laïcité
La sécurité juridique
L’État de droit

La sécurité juridique

Explication

La sécurité juridique suppose des normes claires, intelligibles et suffisamment stables pour permettre à chacun de connaître ses droits et obligations. La sûreté concerne les arrestations et détentions arbitraires, l’État de droit la soumission des pouvoirs publics au droit, et la laïcité la neutralité de l’État et la liberté de conscience.

2. Une association a été constituée par plusieurs personnes, mais ni déclarée en préfecture ni publiée au Journal officiel. Quel est son statut juridique ?

Elle acquiert la personnalité morale dès sa constitution
Elle acquiert la personnalité morale par la seule publication
Elle existe, mais reste dépourvue de personnalité juridique
Elle ne peut pas exister avant sa déclaration en préfecture

Elle existe, mais reste dépourvue de personnalité juridique

Explication

Une association non déclarée peut exister, mais elle n’a pas la personnalité juridique ; celle-ci s’acquiert par la déclaration en préfecture et la publication au Journal officiel. La constitution seule ou la publication isolée ne produit pas cet effet.

3. Après un acquittement définitif, une personne ayant subi une détention provisoire demande réparation de ses préjudices moral et matériel. Quelle démarche correspond au régime prévu ?

Saisir le premier président de la cour d’appel pour le préjudice moral, mais pas le préjudice matériel
Demander réparation dès l’acquittement non définitif, sans recours ultérieur possible
Saisir le premier président de la cour d’appel, puis éventuellement la Commission nationale de réparation des détentions
Saisir d’abord la Commission nationale de réparation des détentions, puis le premier président de la cour d’appel

Saisir le premier président de la cour d’appel, puis éventuellement la Commission nationale de réparation des détentions

Explication

Après un non-lieu, une relaxe ou un acquittement définitifs, la personne détenue provisoirement a droit à la réparation intégrale de ses préjudices moral et matériel. Elle saisit le premier président de la cour d’appel et peut ensuite exercer un recours devant la Commission nationale de réparation des détentions.

4. Un enfant handicapé ne bénéficie pas d’une scolarisation effective en raison de difficultés d’organisation invoquées par l’État. Quelle conséquence juridique s’applique ?

La responsabilité incombe seulement à l’établissement scolaire
Les difficultés d’organisation exonèrent l’État de sa responsabilité
La carence de l’État peut engager sa responsabilité
La carence constitue une irrégularité sans engager la responsabilité de l’État

La carence de l’État peut engager sa responsabilité

Explication

La carence de l’État dans la scolarisation effective d’un enfant handicapé engage sa responsabilité, et les difficultés d’organisation ne constituent pas une excuse. L’argument organisationnel ne supprime donc pas la conséquence attachée à la carence.

5. Qui a été nommé Défenseur des droits en juillet 2026, avec une prise de fonctions le 23 juillet, pour un mandat de six ans non renouvelable ?

François-Noël Buffet
Julie Couturier
Claire Hédon
Richard Ferrand

François-Noël Buffet

Explication

François-Noël Buffet a été nommé Défenseur des droits en juillet 2026 pour un mandat de six ans non renouvelable, succédant à Claire Hédon. Richard Ferrand et Julie Couturier dirigent d’autres institutions.

6. Un employeur veut produire en justice des messages issus du compte privé d’un salarié. Quelle condition doit être satisfaite pour que cette preuve soit admise ?

La preuve est indispensable, même si elle a été obtenue de manière déloyale
La preuve est loyale, même si elle n’est pas indispensable et porte une atteinte disproportionnée
La preuve provient d’un compte privé, ce qui suffit à la rendre admissible
La preuve est loyale et indispensable, et l’atteinte à la vie privée est proportionnée

La preuve est loyale et indispensable, et l’atteinte à la vie privée est proportionnée

Explication

L’arrêt Petit Bateau subordonne la production d’éléments d’un compte privé à une obtention loyale, à leur caractère indispensable pour exercer le droit à la preuve et à une atteinte proportionnée à la vie privée. La seule origine privée du compte ou la seule loyauté ne suffit pas.

7. Une victime demande au juge pénal d’engager lui-même des poursuites, alors que le ministère public n’a pas saisi la juridiction. Quelle règle s’applique au juge du siège ?

Il peut engager les poursuites à la demande de la victime
Il peut déclencher l’action publique à la place du parquet
Il ne peut pas se saisir lui-même au pénal
Il peut se saisir lui-même si le litige relève du pénal

Il ne peut pas se saisir lui-même au pénal

Explication

Au pénal, le juge du siège ne se saisit pas lui-même : l’action publique appartient au ministère public. L’idée que les parties déterminent le procès concerne principalement les matières civile et commerciale.

8. Une salariée malade s’absente de façon répétée, ce qui perturbe réellement l’entreprise et rend nécessaire son remplacement définitif. Son absence ne résulte d’aucun manquement de l’employeur. Quel fondement peut justifier son licenciement ?

L’absence répétée, même si elle découle d’un manquement de l’employeur
La perturbation réelle, même sans nécessité de remplacement définitif
Le seul état de santé, même sans perturbation de l’entreprise
La perturbation réelle et la nécessité du remplacement définitif

La perturbation réelle et la nécessité du remplacement définitif

Explication

Le licenciement peut être fondé sur les conséquences objectives de l’absence si une perturbation réelle et la nécessité d’un remplacement définitif sont établies, sauf manquement de l’employeur à l’origine de l’absence. Le seul état de santé ne suffit pas, pas plus que la perturbation sans remplacement nécessaire.

9. Quel élément du costume de l’avocat est une pièce de tissu blanc portée au col ?

L’hermine
Le rabat
La robe
L’épitoge

Le rabat

Explication

Le rabat est la pièce de tissu blanc portée au col de la robe. L’« épitoge » est la bande portée sur l’épaule gauche ; l’« hermine » est associée à certaines épitoges, et la « robe » désigne le vêtement lui-même.

10. Une personne entendue comme suspecte accepte de se présenter au commissariat, mais souhaite partir avant la fin de l’entretien. Quel régime correspond à sa situation ?

La garde à vue, puisque l’entretien concerne une personne soupçonnée
L’audition libre, puisqu’elle peut quitter les lieux à tout moment
La garde à vue, puisque la personne s’est présentée au commissariat
L’audition libre, mais elle doit attendre la fin de l’entretien

L’audition libre, puisqu’elle peut quitter les lieux à tout moment

Explication

L’audition libre repose sur le consentement de la personne, qui peut quitter les lieux à tout moment. La garde à vue est privative de liberté, tandis qu’une présentation volontaire ne rend pas l’entretien contraignant et que l’audition libre n’impose pas d’attendre sa conclusion.

11. Pour un poste ordinaire de magistrat du siège, le garde des Sceaux propose un candidat. Le CSM rend un avis conforme : quelle conséquence en découle ?

Le Gouvernement est lié par l’avis du CSM
Le Gouvernement peut écarter l’avis du CSM
Le garde des Sceaux rend l’avis sur la nomination
Le CSM choisit le candidat sans proposition ministérielle

Le Gouvernement est lié par l’avis du CSM

Explication

Pour les postes ordinaires du siège, l’avis conforme du CSM lie le Gouvernement. L’avis simple du parquet peut être ignoré, tandis que la proposition du candidat revient ici au garde des Sceaux.

12. Une société civile doit une somme à un créancier, qui a d’abord vainement poursuivi la société. Un associé détient 10 % du capital : selon quelle règle répond-il de la dette ?

À proportion de sa part, sur son patrimoine personnel et sans solidarité
À proportion de sa part, mais sans recours sur son patrimoine personnel
Pour la totalité de la dette, solidairement avec les autres associés
À hauteur de son apport, sans recours sur son patrimoine personnel

À proportion de sa part, sur son patrimoine personnel et sans solidarité

Explication

Après de vaines poursuites contre la société, chaque associé répond indéfiniment sur son patrimoine personnel à proportion de sa part, sans solidarité. La solidarité ferait peser la totalité de la dette sur un associé, tandis que la limitation à l’apport caractérise une autre logique de responsabilité.

13. Un dirigeant délègue une mission à un salarié compétent et lui fournit les moyens nécessaires, mais ne lui donne aucun pouvoir de commandement sur l’équipe concernée. Quelle conclusion s’impose quant à la validité de la délégation ?

Elle est valable, car la compétence suffit
Elle est invalide, car l’autorité manque
Elle est valable, car deux conditions sur trois suffisent
Elle est valable, car les moyens suffisent

Elle est invalide, car l’autorité manque

Explication

La délégation de pouvoirs exige cumulativement la compétence, l’autorité et les moyens ; l’absence d’autorité la rend donc inefficace. La compétence seule, les moyens seuls ou la réunion de deux conditions ne remplace pas la troisième condition requise.

14. Quelle loi a introduit l’intérêt social élargi, la raison d’être et la société à mission ?

La loi Waserman du 21 mars 2022
La loi du 22 mai 2021
La loi PACTE du 22 mai 2019
La loi du 1er juillet 1901

La loi PACTE du 22 mai 2019

Explication

La loi PACTE du 22 mai 2019 a introduit ces trois notions dans le droit des sociétés. La loi de 1901 concerne les associations, tandis que la loi Waserman porte notamment sur les lanceurs d’alerte.

15. Un avocat cesse temporairement d’exercer en raison d’une incompatibilité, sans avoir commis de faute disciplinaire : quelle mesure correspond à cette situation ?

La suspension disciplinaire, qui sanctionne temporairement une faute professionnelle
La perte du titre, qui met fin définitivement à la qualité d’avocat
La radiation du tableau, qui sanctionne définitivement une faute disciplinaire
L’omission du tableau, qui constate temporairement une situation sans caractère disciplinaire

L’omission du tableau, qui constate temporairement une situation sans caractère disciplinaire

Explication

L’omission est un retrait temporaire non disciplinaire qui constate une situation, notamment une incompatibilité. La radiation est au contraire une sanction définitive punissant une faute ; une suspension disciplinaire suppose aussi une sanction, et l’omission ne fait pas perdre définitivement le titre.

16. Comment se caractérise le statut de la profession d’avocat et quelle réglementation en constitue le socle ?

Une profession libérale et dépendante, dont le socle est le RIN adopté par le CNB
Une profession réglementée par les barreaux, dont le socle est un décret d’application
Une profession publique et indépendante, dont le socle est le code de déontologie de 2023
Une profession libérale, indépendante et réglementée, dont le socle est la loi du 31 décembre 1971

Une profession libérale, indépendante et réglementée, dont le socle est la loi du 31 décembre 1971

Explication

La profession d’avocat est libérale, indépendante et réglementée principalement par la loi du 31 décembre 1971, puis par ses décrets d’application et le RIN. Les autres réponses attribuent à tort le statut de profession publique, la dépendance ou le rôle de socle à un texte secondaire.

17. Quelle sanction disciplinaire met définitivement fin à l’inscription d’un avocat au tableau ?

L’interdiction temporaire d’exercer
L’avertissement disciplinaire
Le blâme disciplinaire
La radiation définitive du tableau

La radiation définitive du tableau

Explication

La radiation définitive du tableau est la sanction qui met fin à l’inscription de l’avocat. L’« interdiction temporaire » est limitée dans le temps, tandis que le « blâme » et l’« avertissement » sont des sanctions distinctes qui ne constituent pas une radiation.

18. Dans un tribunal, un magistrat tranche un litige entre deux parties. Quel statut correspond à cette fonction ?

Magistrat du siège, bénéficiant de l’inamovibilité
Magistrat du parquet, bénéficiant de l’inamovibilité
Magistrat du siège, soumis à une hiérarchie ministérielle
Magistrat du parquet, chargé de trancher les litiges

Magistrat du siège, bénéficiant de l’inamovibilité

Explication

Les magistrats du siège tranchent les litiges et bénéficient de l’inamovibilité. Le parquet requiert l’application de la loi dans un cadre hiérarchisé et ne bénéficie pas de cette garantie.

19. Une candidate a validé les 60 premiers crédits d’un master en droit et souhaite suivre le parcours de droit commun jusqu’à l’exercice : quelle séquence doit-elle accomplir ?

Suivre 18 mois de formation au CRFPA, réussir le CAPA, s’inscrire au tableau, puis prêter serment
Réussir le CAPA, suivre 18 mois de formation au CRFPA, s’inscrire au tableau, puis prêter serment
Suivre 18 mois de formation au CRFPA, réussir le CAPA, prêter serment devant la cour d’appel, puis s’inscrire au tableau d’un barreau
Suivre 18 mois de formation au CRFPA, prêter serment, réussir le CAPA, puis s’inscrire au tableau

Suivre 18 mois de formation au CRFPA, réussir le CAPA, prêter serment devant la cour d’appel, puis s’inscrire au tableau d’un barreau

Explication

Après les 60 premiers crédits du master en droit ou un titre équivalent, le parcours comprend 18 mois de formation au CRFPA, la réussite du CAPA, le serment devant la cour d’appel et l’inscription au tableau. Les autres séquences déplacent ou omettent une étape obligatoire du parcours indiqué.

20. Le ministre de la Justice transmet au ministère public une orientation générale de politique pénale, puis demande au procureur d’engager des poursuites dans une affaire nommément désignée. Quelle appréciation correspond à l’article 30 du Code de procédure pénale ?

L’orientation générale est permise, mais la demande individuelle est interdite
Les deux instructions sont permises au titre de la politique pénale
L’orientation générale est interdite, mais la demande individuelle est permise
Les deux instructions sont interdites au ministre de la Justice

L’orientation générale est permise, mais la demande individuelle est interdite

Explication

Le ministre conduit la politique pénale déterminée par le Gouvernement et peut adresser des instructions générales au ministère public, mais il ne peut intervenir dans une affaire individuelle. Interdire les orientations générales méconnaît son rôle, tandis que permettre une instruction visant un dossier précis dépasse ses pouvoirs.

21. Pour compléter sa robe, un avocat doit placer sur l’épaule gauche une bande d’étoffe. Quel élément du costume doit-il choisir ?

L’épitoge
La robe
Le rabat
L’hermine

L’épitoge

Explication

L’épitoge est la bande d’étoffe portée sur l’épaule gauche qui complète le costume de l’avocat. Le « rabat » est la pièce blanche portée au col ; l’« hermine » est un élément associé à certaines épitoges, et la « robe » est le vêtement principal.

22. Qui a écrit « la propriété, c’est le vol » dans l’ouvrage paru en 1840 ?

Karl Marx
Jean-Jacques Rousseau
Montesquieu
Pierre-Joseph Proudhon

Pierre-Joseph Proudhon

Explication

Pierre-Joseph Proudhon a écrit cette formule dans *Qu’est-ce que la propriété ?* en 1840. Rousseau, Marx et Montesquieu sont des penseurs politiques, mais ne sont pas l’auteur auquel cette formule est attribuée.

23. Quel personnage est le saint patron des avocats et a été canonisé en 1347 ?

Saint Louis, roi associé à la justice
Saint Thomas d’Aquin, théologien médiéval
Saint Benoît, fondateur d’une tradition monastique
Saint Yves, ou Yves Hélory de Kermartin

Saint Yves, ou Yves Hélory de Kermartin

Explication

Saint Yves, ou Yves Hélory de Kermartin, est le saint patron des avocats et fut canonisé en 1347. « Saint Louis » est ici une confusion avec une autre figure associée à la justice ; « Saint Thomas d’Aquin » et « Saint Benoît » ne sont pas le patron des avocats décrit par ces caractéristiques.

24. Lors d’une enquête, une brigade de police judiciaire reçoit des directives du procureur et agit sous le contrôle des magistrats. Comment caractériser cette situation ?

Le procureur exerce l’autorité hiérarchique générale sur les services de police
La police agit sous la seule autorité hiérarchique du Gouvernement en enquête judiciaire
La police reste une administration gouvernementale, mais agit ici sous direction judiciaire
La police cesse d’être une administration gouvernementale lorsqu’elle enquête

La police reste une administration gouvernementale, mais agit ici sous direction judiciaire

Explication

La police appartient à l’administration placée sous l’autorité hiérarchique du Gouvernement, mais, dans l’exercice de la police judiciaire, elle agit sous la direction du procureur et le contrôle des magistrats. La direction judiciaire ne transforme pas le procureur en supérieur hiérarchique général de la police.

25. Un régime adopte des lois, mais la puissance publique n’est pas soumise à des normes supérieures contrôlées par des juges indépendants. Quelle notion décrit le mieux ce qui lui fait défaut ?

L’État de droit
La sécurité juridique
La laïcité
La sûreté

L’État de droit

Explication

L’État de droit implique que la puissance publique soit soumise au droit et contrôlée par des juges indépendants ; la simple existence de lois ne suffit pas. La sécurité juridique concerne la clarté et la stabilité des normes, la laïcité la neutralité de l’État et la liberté de croire ou non, et la sûreté la protection contre les atteintes arbitraires à la liberté individuelle.

26. Quel objectif de valeur constitutionnelle le Conseil constitutionnel a-t-il consacré en 1999 pour la loi ?

La sécurité juridique et la stabilité de la jurisprudence
La séparation des pouvoirs et l’indépendance des juridictions
La stabilité des règles et la continuité des services publics
L’accessibilité et l’intelligibilité de la loi

L’accessibilité et l’intelligibilité de la loi

Explication

En 1999, le Conseil constitutionnel a consacré l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi. La sécurité juridique et la stabilité jurisprudentielle sont des notions voisines, mais elles ne désignent pas cet objectif.

27. Deux cousins germains souhaitent se marier et aucun autre empêchement n’existe : quelle conclusion s’applique au regard des empêchements de parenté ?

Leur lien constitue un empêchement comme entre ascendant et descendant
Leur lien ne figure pas parmi les empêchements à mariage
Leur lien constitue un empêchement comme entre frères et sœurs
Leur lien constitue un empêchement comme entre oncle et nièce

Leur lien ne figure pas parmi les empêchements à mariage

Explication

Les cousins germains ne figurent pas parmi les empêchements à mariage indiqués. Les interdictions visent notamment les frères et sœurs, les ascendants et descendants, ainsi que les relations entre oncle ou tante et neveu ou nièce.

28. Un client demande à son avocat de choisir une stratégie et propose des honoraires entièrement indexés sur le succès de l’affaire : quelle réponse respecte les principes applicables ?

L’avocat devient l’instrument du client pour la stratégie, mais les honoraires ne peuvent dépendre exclusivement du résultat
L’avocat reste maître de son argumentation et de sa stratégie avec l’accord du client, et les honoraires ne peuvent dépendre exclusivement du résultat
L’avocat reste maître de l’argumentation sans l’accord du client, et les honoraires peuvent dépendre exclusivement du résultat
Le client devient maître de l’argumentation et de la stratégie, et les honoraires peuvent dépendre exclusivement du résultat

L’avocat reste maître de son argumentation et de sa stratégie avec l’accord du client, et les honoraires ne peuvent dépendre exclusivement du résultat

Explication

L’avocat reste maître de son argumentation et de sa stratégie avec l’accord du client, sans en être l’instrument ; ses honoraires ne peuvent dépendre exclusivement du résultat. La maîtrise du client, l’absence d’accord ou la rémunération entièrement indexée sur le résultat contredisent ces principes.

29. Qui préside le Conseil national des barreaux pour la mandature 2024-2026, après Jérôme Gavaudan ?

Jérôme Gavaudan
Richard Ferrand
Louis Degos
Julie Couturier

Julie Couturier

Explication

Julie Couturier préside le Conseil national des barreaux pour la mandature 2024-2026 et a succédé à Jérôme Gavaudan. Louis Degos est bâtonnier de Paris, et Richard Ferrand préside le Conseil constitutionnel.

30. Quelle commission Bonaparte a-t-il nommée en 1800 pour rédiger le Code civil ?

Portalis, Tronchet, Cambacérès et Raymond de Sèze
Tronchet, Raymond de Sèze, Maleville et Target
Portalis, Malesherbes, Bigot de Préameneu et Target
Portalis, Tronchet, Bigot de Préameneu et Maleville

Portalis, Tronchet, Bigot de Préameneu et Maleville

Explication

Le Code civil fut rédigé par une commission de quatre juristes nommés par Bonaparte en 1800 : Portalis, Tronchet, Bigot de Préameneu et Maleville. Malesherbes et Raymond de Sèze sont notamment associés à la défense de Louis XVI.

31. Un homme décède avant la naissance de son enfant, conçu au moment de son décès. L’enfant naît vivant et viable, et l’héritage est dans son intérêt : quelle règle permet de déterminer sa situation juridique ?

Faire remonter la personnalité à la conception dans l’intérêt de l’enfant
Subordonner la personnalité juridique à la reconnaissance par le père
Écarter la personnalité juridique faute de naissance au décès du père
Faire commencer la personnalité au décès du père

Faire remonter la personnalité à la conception dans l’intérêt de l’enfant

Explication

L’adage *infans conceptus pro nato habetur* permet de faire remonter la personnalité juridique à la conception lorsque l’intérêt de l’enfant l’exige, notamment pour hériter d’un père décédé avant sa naissance. La conception ne vaut pas comme point de départ général, et une reconnaissance du père n’est pas la condition de cette règle.

32. Dans un système juridique où une norme tire sa validité de sa conformité à une norme supérieure, que désigne la hiérarchie des normes ?

Une représentation ordonnée des normes juridiques
Un classement des juridictions selon leur compétence
Une liste chronologique des textes adoptés
Un classement des textes selon leur portée politique

Une représentation ordonnée des normes juridiques

Explication

La hiérarchie des normes représente de manière ordonnée le système juridique et relie la validité de chaque norme à sa conformité à une norme supérieure. Une chronologie, un classement des juridictions ou une hiérarchie politique ne décrit pas cette relation de validité.

33. Deux personnes commettent des infractions comparables, mais leurs rôles et leurs situations personnelles diffèrent : quel principe doit guider la détermination de leurs peines ?

L’évaluation factuelle, fondée sur l’infraction sans examiner la personnalité
L’individualisation, tenant compte des circonstances et de la personnalité de chaque auteur
L’évaluation personnelle, fondée sur la personnalité sans examiner l’infraction
L’égalité mécanique, imposant une peine identique pour des infractions comparables

L’individualisation, tenant compte des circonstances et de la personnalité de chaque auteur

Explication

Le principe d’individualisation impose de déterminer la peine en fonction des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur. Une peine identique fondée sur la seule similitude des infractions est mécanique ; les deux autres réponses omettent l’un des critères pertinents.

34. Une personne conteste une détention sans fondement, tandis qu’une entreprise critique l’imprévisibilité d’une règle qui change fréquemment. Quelle association distingue correctement leurs protections ?

La sûreté protège la personne ; la sécurité juridique protège la prévisibilité de la règle
La confiance légitime protège la personne ; l’effectivité protège la prévisibilité de la règle
L’impartialité protège la personne ; l’indépendance protège la prévisibilité de la règle
La sécurité juridique protège la personne ; la sûreté protège la prévisibilité de la règle

La sûreté protège la personne ; la sécurité juridique protège la prévisibilité de la règle

Explication

La sûreté protège contre les arrestations et détentions arbitraires, alors que la sécurité juridique exige des règles suffisamment claires, intelligibles et stables. Inverser ces objets confond les deux notions ; l’impartialité et l’indépendance concernent le juge, et l’effectivité concerne l’application concrète d’une norme.

35. Une entreprise accorde aux salariées une demi-journée de congé le 8 mars afin de contribuer à l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Quelle qualification correspond à la solution validée par la Cour de cassation ?

Une différence de traitement injustifiée par son objectif
Un congé accordé indistinctement à tout le personnel
Une action positive visant l’égalité réelle
Une discrimination interdite en raison du sexe

Une action positive visant l’égalité réelle

Explication

La Cour de cassation a validé cette demi-journée réservée aux salariées comme une action positive liée à la condition féminine dans l’entreprise et visant l’égalité réelle. La réserver aux salariées ne suffit donc pas à la qualifier de discrimination interdite.

36. Quelle idée Olympe de Gouges affirme-t-elle dans sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de 1791 ?

La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits
La femme doit exercer les mêmes fonctions que l’homme dans la société
La femme reçoit ses droits politiques par décision du pouvoir exécutif
La femme naît libre mais demeure inférieure à l’homme en droits

La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits

Explication

La Déclaration de 1791 affirme que la femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. L’égalité en droits ne se confond pas avec l’imposition de fonctions identiques.

37. Dans une affaire portée devant la Cour de cassation, quel rôle exerce le procureur général Rémy Heitz au sein du parquet général ?

Éclairer la Cour par des avis sur l’interprétation du droit, sans exercer de poursuites
Engager des poursuites pénales devant la Cour pour chaque affaire examinée
Rendre la décision définitive sur l’interprétation du droit applicable
Représenter les avocats devant la Cour et défendre leurs intérêts professionnels

Éclairer la Cour par des avis sur l’interprétation du droit, sans exercer de poursuites

Explication

Le parquet général près la Cour de cassation éclaire la Cour par des avis sur l’interprétation du droit et n’exerce pas de poursuites. Engager des poursuites confond cette fonction consultative avec une mission d’action pénale.

38. Un médecin estime qu’une détenue peut gérer son traitement, mais que certains de ses médicaments nécessitent une surveillance. Quelle organisation est conforme à ces règles ?

Elle conserve les médicaments qu’elle peut gérer, sans opposition possible du chef d’établissement
Tous ses médicaments sont conservés en cellule dès lors que le médecin l’estime capable
Tous ses médicaments sont distribués sous surveillance dès lors qu’elle est détenue
Elle conserve les médicaments qu’elle peut gérer, et les médicaments sensibles sont distribués sous surveillance

Elle conserve les médicaments qu’elle peut gérer, et les médicaments sensibles sont distribués sous surveillance

Explication

Le détenu peut conserver les médicaments si le médecin estime qu’il peut gérer son traitement, tandis que les médicaments sensibles sont distribués sous surveillance. La capacité de gestion ne dispense pas de surveiller les médicaments sensibles, et le chef d’établissement peut s’opposer à leur conservation pour des motifs d’ordre ou de sécurité.

39. Informé d’une infraction, un procureur estime qu’une réponse pénale est nécessaire sans saisir immédiatement une juridiction de jugement. Quel choix lui permet le principe d’opportunité des poursuites ?

Prononcer un classement sans suite tout en engageant une poursuite devant une juridiction
Laisser la victime choisir une alternative aux poursuites à la place du procureur
Saisir une juridiction de jugement, sans pouvoir recourir à une alternative
Choisir une alternative aux poursuites, comme une composition pénale ou une CRPC

Choisir une alternative aux poursuites, comme une composition pénale ou une CRPC

Explication

Le principe d’opportunité permet au procureur de choisir entre le classement, les alternatives aux poursuites et la poursuite devant une juridiction. Une composition pénale ou une CRPC relève des alternatives, et non d’un classement ou d’une décision appartenant à la victime.

40. Une juridiction doit classer trois infractions : une contravention, un délit et un crime. Quelle échelle de peines correspond à cette classification ?

Amende en cinq classes pour la contravention, réclusion de quinze ans à la perpétuité pour le délit, emprisonnement pour le crime
Amende en cinq classes pour la contravention, jusqu’à dix ans d’emprisonnement pour le délit, réclusion de quinze ans à la perpétuité pour le crime
Réclusion de quinze ans à la perpétuité pour la contravention, jusqu’à dix ans d’emprisonnement pour le délit, amende pour le crime
Jusqu’à dix ans d’emprisonnement pour la contravention, amende en cinq classes pour le délit, réclusion pour le crime

Amende en cinq classes pour la contravention, jusqu’à dix ans d’emprisonnement pour le délit, réclusion de quinze ans à la perpétuité pour le crime

Explication

Les contraventions sont punies d’amendes réparties en cinq classes, les délits peuvent entraîner jusqu’à dix ans d’emprisonnement, et les crimes sont punis de réclusion de quinze ans à la perpétuité. Les autres associations déplacent l’échelle de peine d’une catégorie à une autre.

41. Une salariée revient de congé de maternité depuis six semaines. L’employeur invoque une faute grave sans lien avec la grossesse pour envisager son licenciement. Quelle règle s’applique ?

Le licenciement est possible pour toute faute, même sans gravité particulière
Le licenciement est interdit comme pendant le congé de maternité
Le licenciement est possible pour cette faute grave étrangère à la grossesse
Le licenciement est possible pour une faute grave liée à la grossesse

Le licenciement est possible pour cette faute grave étrangère à la grossesse

Explication

Durant les dix semaines suivant le retour, un licenciement est possible en cas de faute grave étrangère à la grossesse ou d’impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à celle-ci. La période suivant le retour n’est pas celle de protection absolue du congé, et le motif ne peut être lié à la grossesse.

42. Qui a été nommé président du Conseil constitutionnel en mars 2025, succédant à Laurent Fabius ?

Julie Couturier
Rémy Heitz
Laurent Fabius
Richard Ferrand

Richard Ferrand

Explication

Richard Ferrand a été nommé à la présidence du Conseil constitutionnel en mars 2025, après Laurent Fabius. Julie Couturier préside le Conseil national des barreaux et Rémy Heitz est procureur général près la Cour de cassation.

43. Un juge bénéficie d’un statut qui le protège des pressions des pouvoirs publics, mais il manifeste un préjugé envers une partie au procès. Quelle distinction s’applique ?

Il est soumis à la sûreté, mais son efficacité est mise en cause
Il est effectif, mais sa sécurité juridique est mise en cause
Il est impartial, mais son indépendance est mise en cause
Il est indépendant, mais son impartialité est mise en cause

Il est indépendant, mais son impartialité est mise en cause

Explication

L’indépendance est une garantie statutaire relative aux rapports du juge avec les pouvoirs, alors que l’impartialité désigne l’absence de préjugé dans ses rapports avec les parties. La protection statutaire ne prouve donc pas l’impartialité ; l’efficacité et la sécurité juridique ne décrivent pas ces qualités du juge.

44. Face à une forte surpopulation carcérale, un responsable compare deux stratégies : augmenter le nombre de places et limiter les admissions en développant des alternatives à l’incarcération. Quelle distinction décrit ces stratégies ?

Améliorer les cellules ou augmenter les capacités d’accueil
Réguler les entrées ou renforcer les peines d’emprisonnement
Construire des places supplémentaires ou réguler les entrées
Construire des places supplémentaires ou augmenter les entrées

Construire des places supplémentaires ou réguler les entrées

Explication

Les deux logiques opposées sont de construire davantage de places ou de réguler les entrées, notamment par des mécanismes contraignants et des alternatives à l’incarcération. Augmenter les admissions contredit la régulation, tandis que le renforcement des peines et la seule amélioration des cellules ne reprennent pas ces deux remèdes.

45. Sous quel régime et à quelle date Louis-Napoléon Bonaparte fut-il élu premier président de la République au suffrage universel masculin ?

Sous la IIe République, en décembre 1848
Sous la Ve République, en 1962
Sous la IIe République, en 1965
Sous la Ve République, en décembre 1848

Sous la IIe République, en décembre 1848

Explication

Louis-Napoléon Bonaparte fut élu en décembre 1848, sous la IIe République, au suffrage universel masculin. De Gaulle fut le premier président élu au suffrage universel direct sous la Ve République, en 1965.

46. Quelle fonction la peine remplit-elle, au-delà de sanctionner l’auteur de l’infraction ?

Favoriser son amendement ou sa réinsertion, tout en protégeant la société et les intérêts de la victime
Indemniser la victime, sans viser l’amendement de l’auteur ni la protection de la société
Dissuader le public, sans prendre en compte la réinsertion ni les intérêts de la victime
Écarter l’auteur de la société, sans viser son amendement ni les intérêts de la victime

Favoriser son amendement ou sa réinsertion, tout en protégeant la société et les intérêts de la victime

Explication

La peine sanctionne l’auteur et favorise son amendement, son insertion ou sa réinsertion, tout en protégeant la société et les intérêts de la victime. La seule dissuasion, la seule indemnisation civile et la seule neutralisation réduisent à tort ses fonctions.

47. Lors d’une donation avec réserve d’usufruit, qui peut habiter le logement et en percevoir les loyers, tandis que l’autre titulaire conserve le pouvoir de le vendre ?

L’usufruitier pour l’usage et la disposition, le nu-propriétaire pour les fruits
Les deux titulaires pour l’usage, les fruits et la disposition
Le nu-propriétaire pour l’usage et les fruits, l’usufruitier pour la disposition
L’usufruitier pour l’usage et les fruits, le nu-propriétaire pour la disposition

L’usufruitier pour l’usage et les fruits, le nu-propriétaire pour la disposition

Explication

L’usufruitier détient l’usage et les fruits, tandis que le nu-propriétaire conserve le droit de disposer. Attribuer la disposition à l’usufruitier confond les attributs, et attribuer les fruits au nu-propriétaire inverse leur répartition.

48. Une personne majeure consent librement et de façon éclairée à son mariage, n’a aucun lien de parenté prohibé, mais demeure engagée dans un mariage non dissous. Quelle condition principale fait défaut ?

Un consentement à la fois libre et éclairé
L’absence d’un mariage antérieur non dissous
La majorité avec dispense exceptionnelle du procureur
L’absence d’un lien de parenté prohibé

L’absence d’un mariage antérieur non dissous

Explication

Le mariage suppose notamment de ne pas être déjà lié par un mariage non dissous ; cette condition manque dans le cas décrit. L’absence de parenté prohibée et le consentement libre et éclairé ne remédient pas à un mariage antérieur encore en vigueur.

49. Une chronologie distingue l’ouverture légale de la profession d’avocat aux femmes, le premier serment féminin et la première plaidoirie d’une femme. Quelle séquence est exacte ?

Loi en 1900, serment d’Olga Balachowsky-Petit en 1900, plaidoirie de Jeanne Chauvin en 1901
Loi en 1900, serment de Jeanne Chauvin en 1901, plaidoirie d’Olga Balachowsky-Petit en 1901
Loi en 1901, serment d’Olga Balachowsky-Petit en 1900, plaidoirie de Jeanne Chauvin en 1900
Loi en 1900, serment de Jeanne Chauvin en 1900, plaidoirie d’Olga Balachowsky-Petit en 1901

Loi en 1900, serment d’Olga Balachowsky-Petit en 1900, plaidoirie de Jeanne Chauvin en 1901

Explication

La loi du 1er décembre 1900 a ouvert la profession aux femmes ; Olga Balachowsky-Petit fut la première à prêter serment en décembre 1900, et Jeanne Chauvin la première à plaider, en 1901. La confusion consiste à intervertir ces deux étapes.

50. Un délit puni d’emprisonnement vient de se commettre. Dans quel cadre les enquêteurs peuvent-ils bénéficier de pouvoirs de contrainte renforcés pendant une durée initiale de huit jours ?

Dans une enquête préliminaire, prolongeable une fois pour les infractions les plus graves
Dans une enquête de flagrance, même si le délit n’est pas puni d’emprisonnement
Dans une enquête de flagrance, pour une durée initiale de seize jours
Dans une enquête de flagrance, prolongeable une fois pour les infractions les plus graves

Dans une enquête de flagrance, prolongeable une fois pour les infractions les plus graves

Explication

La flagrance peut être ouverte lorsqu’un crime ou un délit puni d’emprisonnement se commet ou vient de se commettre ; elle permet des pouvoirs renforcés pendant huit jours, avec une prolongation possible une fois pour les infractions les plus graves. L’enquête préliminaire n’est pas le cadre de flagrance, seize jours confondent durée initiale et prolongation, et le critère de l’emprisonnement s’applique.

51. Une personne condamnée peut sortir pour exercer une activité le jour et réintégrer l’établissement le soir : quel aménagement correspond à cette situation ?

La semi-liberté
Le placement à l’extérieur
La libération conditionnelle
La détention à domicile sous surveillance électronique

La semi-liberté

Explication

La semi-liberté permet une activité à l’extérieur le jour avec un retour en établissement le soir. Le placement à l’extérieur, la détention à domicile sous surveillance électronique et la libération conditionnelle désignent d’autres aménagements.

52. Une loi est contestée à la fois au regard de la Constitution et au regard d’un traité. Quel contrôle relève respectivement du Conseil constitutionnel et des juges ordinaires ?

Conformité à la Constitution et légalité ; conventionnalité
Légalité ; conformité à la Constitution et conventionnalité
Conventionnalité ; conformité à la Constitution et légalité
Conformité à la Constitution ; conventionnalité et légalité

Conformité à la Constitution ; conventionnalité et légalité

Explication

Le Conseil constitutionnel contrôle la conformité des lois à la Constitution, tandis que les juges ordinaires contrôlent leur conventionnalité et leur légalité. Attribuer la conventionnalité au Conseil ou la constitutionnalité aux juges ordinaires inverse la répartition des contrôles.

53. Un employeur envisage de licencier un salarié sans invoquer de motif valable. Quelle exigence juridique s’oppose à cette décision ?

Une faute imputable au salarié, traduite en droit français par la cause réelle et sérieuse
Un motif économique, traduit en droit français par la cause réelle et sérieuse
Une autorisation préalable de l’inspection du travail, traduite par la cause réelle et sérieuse
Un motif valable, traduit en droit français par la cause réelle et sérieuse

Un motif valable, traduit en droit français par la cause réelle et sérieuse

Explication

L’article 4 de la convention n° 158 de l’OIT exige un motif valable, exigence traduite en droit français par la cause réelle et sérieuse. L’autorisation de l’inspection, le motif économique et la faute du salarié ne sont pas des exigences générales équivalentes.

54. Un auteur commence à exécuter une infraction, mais échoue en raison de l’intervention imprévisible d’un tiers. Quelle qualification correspond à ces faits ?

Un acte préparatoire, car l’exécution n’a pas abouti
Une absence de tentative, car un tiers est intervenu
Une tentative, car l’échec résulte d’une circonstance indépendante de sa volonté
Un désistement volontaire, car l’infraction n’a pas été menée à son terme

Une tentative, car l’échec résulte d’une circonstance indépendante de sa volonté

Explication

La tentative suppose un commencement d’exécution interrompu ou manqué en raison de circonstances indépendantes de la volonté de l’auteur. Le désistement volontaire est différent et exclut la répression ; l’échec de l’exécution ne transforme pas le commencement d’exécution en simple préparation.

55. Lors d’une perquisition au cabinet d’un avocat, un document couvert par le secret professionnel de la défense et du conseil est saisi. Quel mécanisme protège ce document ?

Le magistrat chargé de la perquisition décide sans opposition
Le garde des Sceaux peut autoriser sa saisie malgré le secret
Le bâtonnier ou son délégué peut s’opposer à sa saisie
Le JLD peut s’opposer à sa saisie pendant l’opération

Le bâtonnier ou son délégué peut s’opposer à sa saisie

Explication

Lors de cette perquisition, le bâtonnier ou son délégué peut s’opposer à la saisie de documents couverts par le secret professionnel. La décision motivée du JLD encadre la perquisition, mais ne remplace pas cette protection.

56. Pour vérifier la place d’un règlement dans la hiérarchie des normes, quel ordre doit-on retenir du sommet vers la base ?

Traités, Constitution et bloc, loi, règlements
Constitution et bloc, loi, traités, règlements
Constitution et bloc, traités, loi, règlements
Constitution et bloc, traités, règlements, loi

Constitution et bloc, traités, loi, règlements

Explication

La Constitution et son bloc de constitutionnalité sont au sommet, suivis des traités internationaux, de la loi et enfin des règlements. Placer les traités au-dessus de la Constitution, inverser traités et loi ou faire passer les règlements avant la loi contredit cet ordre.

57. En 2024, un juge est saisi d’une demande visant à retirer le droit de vote à un majeur placé sous tutelle. Quelle règle doit-il appliquer ?

La réforme s’applique uniquement aux tutelles prononcées après 2019
Il ne peut pas retirer le droit de vote en raison de la tutelle
Il peut retirer le droit de vote en raison de la tutelle
La tutelle prive automatiquement la personne de son droit de vote

Il ne peut pas retirer le droit de vote en raison de la tutelle

Explication

Depuis la loi du 23 mars 2019, le juge ne peut plus retirer le droit de vote aux majeurs sous tutelle, et les interdictions antérieures ont été levées de plein droit. La tutelle n’entraîne donc pas automatiquement une privation du droit de vote.

58. Quelle décision a conduit le Conseil constitutionnel à contrôler pour la première fois une loi au regard du Préambule de la Constitution ?

Une décision de 1981 sur la peine de mort
Liberté d’association, le 16 juillet 1971
Une décision de 1973 sur la propriété
Une décision de la Cour européenne des droits de l’homme

Liberté d’association, le 16 juillet 1971

Explication

La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 a marqué le premier contrôle d’une loi au regard du Préambule de la Constitution. Les décisions relatives à la peine de mort ou à la propriété ne correspondent pas à ce jalon, pas plus qu’une décision d’une juridiction européenne.

59. Une avocate assiste aux obsèques d’un confrère en qualité de membre de la profession. Le port de la robe est-il conforme à ses occasions professionnelles ?

Non, la robe est réservée aux audiences judiciaires
Non, une cérémonie funèbre est une manifestation personnelle
Oui, les obsèques d’un confrère font partie des occasions prévues
Oui, mais seulement lors d’une instance disciplinaire

Oui, les obsèques d’un confrère font partie des occasions prévues

Explication

La robe se porte notamment aux obsèques d’un confrère, qui font partie des occasions professionnelles reconnues. La réserver aux « audiences judiciaires » omet cette occasion ; qualifier les obsèques de « manifestation personnelle » méconnaît leur caractère professionnel ; l’« instance disciplinaire » est une autre occasion admise.

60. Un employeur examine les mesures à prendre pour permettre à une salariée handicapée d’exercer son emploi. Quelle obligation découle de la directive 2000/78 ?

Prévenir toute discrimination sans prévoir d’adaptation concrète
Mettre en place des aménagements raisonnables
Faire organiser l’adaptation par les autorités publiques
Favoriser l’intégration sans modifier les conditions de travail

Mettre en place des aménagements raisonnables

Explication

La directive 2000/78 impose aux employeurs des aménagements raisonnables pour les personnes handicapées. L’interdiction générale de discriminer et l’intégration sont des principes pertinents, mais ne remplacent pas cette obligation d’aménagement.

61. Une administration applique une règle claire et stable, mais un administré affirme avoir organisé sa conduite en se fiant à une assurance donnée auparavant par cette administration. Quelle distinction est pertinente ?

La confiance légitime concerne la règle ; la sécurité juridique concerne l’attente de l’administré
La sécurité juridique concerne la règle ; la confiance légitime concerne l’attente de l’administré
L’indépendance concerne la règle ; la sûreté concerne l’attente de l’administré
L’effectivité concerne la règle ; l’impartialité concerne l’attente de l’administré

La sécurité juridique concerne la règle ; la confiance légitime concerne l’attente de l’administré

Explication

La sécurité juridique porte sur la qualité objective de la règle, tandis que la confiance légitime protège l’attente subjective fondée sur le comportement d’une autorité. Assimiler cette attente à l’effectivité confond une confiance individuelle avec l’application réelle de la norme ; l’indépendance et l’impartialité portent sur le statut et l’attitude du juge.

62. Dans le contexte de quel événement historique la loi du 3 avril 1955 a-t-elle créé le régime de l’état d’urgence ?

Les attentats de novembre 2015
Les émeutes urbaines de 2005
La guerre d’Algérie
La crise sanitaire de 2020

La guerre d’Algérie

Explication

La loi du 3 avril 1955 a créé l’état d’urgence dans le contexte de la guerre d’Algérie. Les émeutes de 2005 et les attentats de 2015 sont des applications ultérieures, tandis que le régime sanitaire date de 2020.

63. Une avocate prévoit une rémunération de base pour le travail effectué, puis un supplément si son client obtient gain de cause. Comment qualifier ce mode de rémunération ?

Un pacte de quota litis interdit
Un honoraire fixé exclusivement selon l’issue
Un honoraire de base sans supplément possible
Un honoraire complémentaire de résultat licite

Un honoraire complémentaire de résultat licite

Explication

Un supplément lié au résultat est licite lorsqu’il s’ajoute à un honoraire de base rémunérant le travail indépendamment de l’issue. Le « pacte de quota litis » désigne, à tort ici, une rémunération exclusivement fondée sur le résultat ; l’« honoraire fixé exclusivement selon l’issue » confond le supplément avec l’ensemble des honoraires ; l’« honoraire de base sans supplément possible » méconnaît la possibilité du complément.

64. En 2020, une mesure est prise sous le régime d’urgence créé par la loi du 23 mars. À quel mécanisme constitutionnel faut-il la distinguer ?

L’état d’urgence de 1955 et l’article 16 de la Constitution
L’article 16 de la Constitution et le contrôle de légalité
Le contrôle constitutionnel des lois et le contrôle de conventionnalité
L’état d’urgence de 1955 et le contrôle de conventionnalité

L’état d’urgence de 1955 et l’article 16 de la Constitution

Explication

L’état d’urgence sanitaire est un régime spécifique, distinct à la fois de l’état d’urgence créé en 1955 et de l’article 16 de la Constitution. Le contrôle de conventionnalité et le contrôle de légalité sont des fonctions de contrôle juridique, non des régimes d’urgence.

65. Avant 2015, combien de fois l’état d’urgence avait-il été déclaré en France ?

Deux fois
Six fois
Quatre fois
Cinq fois

Cinq fois

Explication

Avant 2015, l’état d’urgence avait été déclaré cinq fois, en Algérie, en métropole, en Nouvelle-Calédonie et lors des émeutes de 2005. Le compte de quatre oublie un épisode, celui de six ajoute une application postérieure à 2015, et deux ne retient que la métropole.

66. Une nouvelle règle est respectée dans les faits, mais elle n’atteint pas l’objectif visé. Quelle caractérisation est correcte ?

Elle est efficiente, mais inefficace
Elle est efficace, mais non effective
Elle est effective, mais inefficace
Elle est non effective et non efficiente

Elle est effective, mais inefficace

Explication

L’effectivité mesure l’application réelle de la norme, tandis que l’efficacité mesure l’atteinte de ses objectifs : la règle décrite est donc effective, mais inefficace. L’efficience rapporte le résultat obtenu à son coût, et le fait que l’objectif soit manqué ne signifie pas que la règle n’est pas appliquée.

67. Une enquête porte sur une infraction punie de quatre ans d’emprisonnement. Quelle autorisation permet de mettre en place des écoutes judiciaires ?

Une décision écrite et motivée, pour quatre mois renouvelables
Une décision écrite et motivée, pour deux mois renouvelables
Une autorisation orale, pour quatre mois renouvelables
Une décision écrite et motivée, pour six mois non renouvelables

Une décision écrite et motivée, pour quatre mois renouvelables

Explication

Les écoutes judiciaires sont possibles pour une infraction punie d’au moins trois ans d’emprisonnement, sur décision écrite et motivée, pour quatre mois renouvelables. Le seuil de deux ans est dépassé, une autorisation orale ne suffit pas, et la durée prévue n’est ni de six mois ni non renouvelable.

68. Un détenu est transféré loin de sa famille et soumis à un régime de détention qui aggrave sensiblement sa situation. Quel critère permet de déterminer si le transfert peut faire l’objet d’un recours ?

La seule distance entre l’établissement et sa famille
L’aggravation concrète de sa situation et les effets sur ses droits
Le seul fait qu’une décision de transfert ait été prise
Le seul changement de régime de détention, sans examen de ses effets

L’aggravation concrète de sa situation et les effets sur ses droits

Explication

Le recours est admis lorsque le transfert aggrave sensiblement la situation du détenu ; l’appréciation porte concrètement sur ses effets sur les droits, notamment l’éloignement familial et le régime de détention. La décision de transfert ne suffit pas à elle seule, et l’analyse ne se limite ni à la distance ni à un seul aspect du régime.

69. Une personne affirme connaître avec certitude l’origine de l’absence d’hermine sur l’épitoge parisienne. Quelle réponse respecte le statut de cette tradition ?

L’épitoge est dite « veuve », mais les explications traditionnelles divergent et aucune n’est certaine
L’épitoge est dite « veuve » parce qu’un deuil historique est établi avec certitude
L’épitoge parisienne porte l’hermine, contrairement à celle de province
L’absence d’hermine ne fait l’objet d’aucune explication traditionnelle

L’épitoge est dite « veuve », mais les explications traditionnelles divergent et aucune n’est certaine

Explication

L’épitoge parisienne est dite « veuve » parce qu’elle est dépourvue d’hermine, mais les explications traditionnelles de cette absence divergent sans qu’aucune soit certaine. Le « deuil historique établi » transforme une hypothèse en certitude ; l’« épitoge parisienne porte l’hermine » inverse la distinction ; l’absence de « toute explication » nie l’existence des traditions rapportées.

70. Une avocate reçoit une demande de représentation contre un ancien client, et les informations confidentielles obtenues de celui-ci risqueraient de nuire à ses intérêts. Quelle conduite s’impose à l’avocate ?

Accepter le dossier en cloisonnant les informations
Refuser le dossier ou se dessaisir
Poursuivre le dossier si le client est ancien
Accepter après avoir informé le nouvel adversaire

Refuser le dossier ou se dessaisir

Explication

Un conflit existe si la représentation compromet les intérêts d’un client actuel ou ancien, notamment lorsque des informations risquent d’être utilisées contre lui ; l’avocat doit alors refuser le dossier ou s’en dessaisir. Le « client est ancien » n’écarte pas le conflit, le « cloisonnement » ne remplace pas le devoir de déport et la « simple information » ne suffit pas à résoudre l’incompatibilité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Culture juridique et institutions.

Selon le Conseil d’État, rapport public, 2006, que permet la sécurité juridique ?

De déterminer ce que le droit applicable autorise ou interdit grâce à des normes claires, intelligibles et suffisamment stables.

Qu’est-ce que l’État de droit ?

Un système institutionnel où la puissance publique est soumise au droit et contrôlée par des juges indépendants.

Quels sont les trois éléments caractérisant l’État de droit ?

La hiérarchie des normes, l’égalité devant le droit et le contrôle par des juges indépendants.

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