QCM : Méthodologie juridique et positivisme (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour préparer les examens, quel format du Code civil est recommandé ?

Un manuel général de droit en version numérique
Une édition ancienne en version numérique
Une édition récente en version papier
Un recueil de jurisprudence en version papier

Une édition récente en version papier

Explication

Une édition récente sur papier est recommandée pour pouvoir travailler directement avec le Code civil pendant les examens. Une version numérique ne correspond pas au format conseillé ici.

2. Pour compléter l’étude du droit, quelles ressources est-il recommandé de consulter régulièrement ?

Des revues de presse et des ouvrages d’histoire politique
Des dictionnaires juridiques et des manuels d’introduction au droit
Des formulaires judiciaires et des traités de procédure
Des recueils de décisions et des codes spécialisés

Des dictionnaires juridiques et des manuels d’introduction au droit

Explication

Les dictionnaires ou lexiques juridiques et les manuels d’introduction au droit sont recommandés pour accompagner l’étude. Les recueils de décisions peuvent être utiles, mais ils ne remplacent pas ces ressources de base.

3. Dans un Code civil édité, quel élément peut être ajouté par l’éditeur en plus des articles du Code ?

Les commentaires personnels des auteurs des lois
Les travaux préparatoires complets de chaque loi
Les décisions judiciaires intégrales ayant inspiré chaque article
Des références jurisprudentielles et des tables chronologique et alphabétique

Des références jurisprudentielles et des tables chronologique et alphabétique

Explication

Une édition peut comporter des références jurisprudentielles ainsi que des tables chronologique et alphabétique, parmi d’autres informations éditoriales. Les décisions reproduites ou référencées ne constituent pas pour autant le texte des articles.

4. Aucune loi d’origine n’est indiquée pour une disposition du Code civil : de quelle date est-elle réputée provenir ?

De la date de la première décision qui l’applique
De la création du Code civil en 1804
De la publication de l’édition consultée
De la première révision générale du Code civil

De la création du Code civil en 1804

Explication

En l’absence d’indication sur la loi d’origine, la disposition est rattachée à la création du Code civil, en 1804. La date de l’édition consultée concerne le volume, pas l’origine de la disposition.

5. Un article abrogé apparaît encore dans une édition du Code civil : que faut-il en déduire ?

Son maintien signifie qu’il a été rétabli par la jurisprudence
Sa présence peut être éditoriale et il peut ne plus être applicable
Sa reproduction indique qu’il s’agit d’un article nouveau
Sa présence imprimée confirme qu’il demeure applicable

Sa présence peut être éditoriale et il peut ne plus être applicable

Explication

Une disposition abrogée peut rester imprimée dans un Code civil édité, sans être encore applicable. La présence dans le volume ne prouve donc pas que la disposition est en vigueur.

6. Comment distinguer une disposition légale du Code civil d’une reproduction de jurisprudence dans une édition ?

La disposition légale appartient au Code, tandis que la jurisprudence est une information ajoutée par l’éditeur
Les deux éléments sont des dispositions légales dès qu’ils figurent dans le même volume
La jurisprudence forme les articles principaux, tandis que le Code fournit leurs références
La disposition légale est ajoutée par l’éditeur, tandis que la jurisprudence constitue un article du Code

La disposition légale appartient au Code, tandis que la jurisprudence est une information ajoutée par l’éditeur

Explication

Les articles du Code sont des dispositions légales, alors que les références ou reproductions de jurisprudence sont des éléments ajoutés dans l’édition. Le fait qu’ils figurent dans le même ouvrage ne leur donne pas le même statut.

7. Quelles professions figurent parmi celles proposées à l’étude dans le domaine du droit ?

Les magistrats, les avocats, les notaires, les commissaires de justice et les juristes d’entreprise
Les magistrats, les avocats, les agents immobiliers, les commissaires-priseurs et les greffiers
Les magistrats, les greffiers, les huissiers, les policiers et les juristes d’entreprise
Les avocats, les notaires, les professeurs de droit, les experts-comptables et les médiateurs

Les magistrats, les avocats, les notaires, les commissaires de justice et les juristes d’entreprise

Explication

Les professions étudiées comprennent les magistrats, les avocats, les notaires, les commissaires de justice et les juristes d’entreprise. Les greffiers et les policiers appartiennent à des domaines proches, mais ne font pas partie de cette liste.

8. Une étudiante compare les professions juridiques étudiées : laquelle appartient à la liste proposée ?

Greffier de juridiction
Juriste d’entreprise
Agent immobilier
Expert-comptable

Juriste d’entreprise

Explication

Le juriste d’entreprise fait partie des professions juridiques proposées à l’étude. Le greffier exerce dans l’environnement judiciaire, mais il n’est pas inclus dans la liste donnée.

9. Quel aspect du travail des juristes sous Vichy Danièle Lochak analyse-t-elle dans son étude sur le positivisme ?

La rédaction de principes constitutionnels destinés à protéger les minorités contre les décisions administratives
La contestation judiciaire des lois d’exclusion par des magistrats au nom de droits fondamentaux supérieurs
L’élaboration d’une doctrine exégétique autour de lois excluant notamment les juifs, les étrangers et les francs-maçons
La réforme des tribunaux afin de soustraire les décisions politiques au contrôle des juristes

L’élaboration d’une doctrine exégétique autour de lois excluant notamment les juifs, les étrangers et les francs-maçons

Explication

Lochak étudie la façon dont des juristes ont élaboré une doctrine exégétique portant sur les lois d’exclusion de plusieurs minorités. L’idée d’une contestation judiciaire organisée inverse le rôle décrit dans cette analyse, qui porte sur l’élaboration doctrinale de ces lois.

10. Comment, selon Danièle Lochak, le traitement doctrinal des lois d’exclusion comme des textes ordinaires a-t-il contribué à leur mise en œuvre sous Vichy ?

Il a établi leur légitimité morale en démontrant que toute loi adoptée par le pouvoir est juste
Il a contribué à les normaliser et à les légitimer par la doctrine et leur application judiciaire, sans rendre leur contenu juste
Il a permis de les invalider en distinguant leur forme juridique de leur contenu politique et discriminatoire
Il a limité leur portée en réservant leur interprétation aux juridictions constitutionnelles indépendantes

Il a contribué à les normaliser et à les légitimer par la doctrine et leur application judiciaire, sans rendre leur contenu juste

Explication

Le traitement ordinaire de ces lois a contribué à leur normalisation et à leur légitimation par le travail doctrinal et judiciaire, alors que leur contenu demeurait inique. L’idée que cette normalisation prouvait leur justice confond légitimation sociale et légitimité morale.

11. Quelle position Michel Troper défend-il face à l’explication de la collaboration des juristes sous Vichy par le positivisme juridique ?

Il estime que les juristes n’ont pas collaboré, car le positivisme kelsenien interdit toute interprétation des lois
Il critique les juristes, mais récuse l’idée que le positivisme juridique explique leur collaboration et l’application aveugle des lois
Il considère que la collaboration des juristes découle directement du positivisme, qui impose d’appliquer toute loi en vigueur
Il attribue la collaboration des magistrats à leur refus général de reconnaître le pouvoir politique comme source du droit

Il critique les juristes, mais récuse l’idée que le positivisme juridique explique leur collaboration et l’application aveugle des lois

Explication

Troper accepte la critique des juristes, mais conteste que leur collaboration s’explique par le positivisme et précise que le positivisme kelsenien ne commande pas l’application aveugle de toute loi. La confusion la plus plausible consiste à assimiler le « vrai positivisme » à l’obéissance automatique à tout texte qualifié de loi.

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Quelle édition du Code civil le cours recommande-t-il pour les examens ?

Une édition récente en version papier.

Quelles informations un éditeur ajoute-t-il aux articles dans un Code civil édité ?

Des indications sur l’origine et l’abrogation des articles, des références bibliographiques et jurisprudentielles, des textes non codifiés et des tables des matières.

À quelle date remonte une disposition du Code civil sans loi d’origine indiquée ?

À la création du Code civil, en 1804.

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