QCM : Mobilité internationale en droit social — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel effet le détachement produit-il en principe sur l’affiliation en sécurité sociale ?

Il impose les cotisations dans l’État du lieu de travail
Il transfère les cotisations vers l’État de la société d’accueil
Il suspend les cotisations pendant la mission à l’étranger
Il permet de maintenir les cotisations dans l’État d’origine

Il permet de maintenir les cotisations dans l’État d’origine

Explication

Le détachement constitue une exception au principe d’affiliation dans l’État du lieu de travail et permet de rester affilié dans l’État d’origine. L’expatriation, en revanche, relève en principe du régime du lieu de travail.

2. Dans le cadre d’une mission de détachement, quel élément caractérise le contrat de travail avec la société d’origine ?

Il prend fin au début de la mission
Il est suspendu pendant la mission
Il est maintenu pendant la mission
Il est remplacé par un contrat local

Il est maintenu pendant la mission

Explication

Le détachement se définit par le maintien du contrat conclu avec la société d’origine pendant la mission. La suspension de ce contrat correspond plutôt à la définition de l’expatriation.

3. Quelle situation correspond à une expatriation en droit du travail ?

Le contrat d’origine est maintenu et les cotisations restent dans l’État d’origine
Le contrat d’origine est suspendu et un contrat est conclu avec la société d’accueil
Le contrat d’origine est maintenu et la mission reste rattachée à l’employeur initial
Le contrat d’origine est transféré temporairement sans conclusion d’un contrat local

Le contrat d’origine est suspendu et un contrat est conclu avec la société d’accueil

Explication

L’expatriation implique la suspension du contrat avec la société d’origine et la conclusion d’un contrat avec la société d’accueil. Le maintien du contrat initial caractérise au contraire le détachement.

4. Quelle combinaison de statuts est juridiquement possible pour un même salarié ?

Expatrié dans les deux matières par une même qualification
Détaché en sécurité sociale sans être détaché en droit du travail
Expatrié en droit du travail et détaché en sécurité sociale
Détaché en droit du travail et expatrié en sécurité sociale

Détaché en droit du travail et expatrié en sécurité sociale

Explication

Les statuts du droit du travail et de la sécurité sociale sont autonomes mais liés : un salarié peut être détaché dans la première matière et expatrié dans la seconde. En revanche, le détachement en sécurité sociale suppose le détachement en droit du travail.

5. Que permet aux parties le règlement Rome I concernant la loi applicable au contrat de travail international ?

Écarter toute règle impérative protégeant le travailleur par une clause contractuelle
Choisir expressément ou implicitement la loi applicable à tout ou partie du contrat
Soumettre le contrat à la loi du lieu de signature sans autre condition
Confier au juge le choix exclusif de la loi applicable après le litige

Choisir expressément ou implicitement la loi applicable à tout ou partie du contrat

Explication

Rome I autorise un choix exprès ou implicite de la loi applicable à tout ou partie du contrat. Ce choix reste limité par les dispositions impératives destinées à protéger le travailleur, contrairement à l’idée d’un écartement général de ces règles.

6. Sans choix de loi, quelle loi régit principalement le contrat lorsqu’un salarié accomplit temporairement une mission dans un autre pays ?

La loi du siège de la société qui accueille le salarié
La loi du pays où se déroule la mission temporaire
La loi du pays dans lequel le contrat a été signé
La loi du pays où il accomplit habituellement son travail

La loi du pays où il accomplit habituellement son travail

Explication

En l’absence de choix, le contrat relève principalement de la loi du pays du travail habituel, qui ne change pas en raison d’une affectation temporaire. Une mission durable peut toutefois conduire à une autre appréciation de ce lieu habituel.

7. Quel rapport existe entre la juridiction compétente et la loi applicable dans un litige international du travail ?

Elles sont déterminées séparément, de sorte qu’un juge peut appliquer une loi étrangère
La juridiction compétente applique nécessairement la loi du domicile de l’employeur
Elles sont toujours identiques, car le juge applique la loi de son propre État
La loi applicable désigne automatiquement la juridiction appelée à statuer

Elles sont déterminées séparément, de sorte qu’un juge peut appliquer une loi étrangère

Explication

La compétence juridictionnelle et la loi applicable répondent à des règles distinctes. Il est donc possible qu’un juge compétent doive appliquer une loi étrangère, contrairement à l’idée d’une correspondance automatique entre tribunal et loi.

8. Lorsque l’employeur est établi dans un État membre, où le salarié peut-il engager une action ?

Au lieu de signature du contrat ou dans l’État de nationalité du salarié
Au domicile de l’employeur ou au lieu où il accomplit habituellement son travail
Dans l’État du domicile de l’employeur ou dans celui où la mission a commencé
Dans l’État du siège social ou dans tout État où l’employeur possède un client

Au domicile de l’employeur ou au lieu où il accomplit habituellement son travail

Explication

Le salarié bénéficie de plusieurs fors et peut saisir la juridiction du domicile de l’employeur ou celle du lieu habituel de travail. Le lieu de signature du contrat ou la nationalité ne constituent pas, à eux seuls, les critères énoncés par cette règle.

9. Quels éléments permettent de qualifier une mobilité professionnelle de la France vers l’étranger ?

Le poste occupé, la taille de l’entreprise, l’âge et le niveau hiérarchique
L’employeur concerné, la durée, le contrat local et les conditions de retour
La nationalité, le salaire, le logement et le régime matrimonial
Le secteur d’activité, l’ancienneté, le diplôme et le pays de résidence

L’employeur concerné, la durée, le contrat local et les conditions de retour

Explication

La qualification repose sur l’employeur pour lequel le salarié travaille, la durée de la mission, l’existence d’un contrat local et les modalités de retour. Le secteur d’activité et les autres éléments proposés ne constituent pas les critères déterminants indiqués.

10. Quel élément caractérise principalement le détachement d’un salarié français à l’étranger ?

La conclusion d’un contrat local avec transfert du lien hiérarchique à l’entité étrangère
La rupture du contrat français avant le début de la mission internationale
La suspension automatique du contrat français sans document précisant la mission
Le maintien du contrat français avec un avenant précisant les conditions de la mission

Le maintien du contrat français avec un avenant précisant les conditions de la mission

Explication

En détachement, le salarié reste lié à son employeur français et un avenant encadre notamment le lieu, la durée et la rémunération. La conclusion d’un contrat local avec l’entité étrangère correspond plutôt à l’expatriation.

11. Une entreprise française envoie un salarié travailler pour sa filiale étrangère avec un contrat soumis au droit local, tandis que le contrat français peut être suspendu : quelle situation cela décrit-elle ?

Une expatriation auprès de l’entité étrangère
Une mission temporaire sans changement d’employeur
Un détachement auprès de l’employeur français
Une mobilité interne avec maintien du lien français

Une expatriation auprès de l’entité étrangère

Explication

L’expatriation implique que le salarié travaille pour l’entité étrangère dans le cadre d’un contrat soumis au droit local, le contrat français pouvant être suspendu. Le détachement conserve au contraire le contrat français et le lien avec l’employeur français.

12. Après le licenciement d’un salarié mis à disposition d’une filiale étrangère, quelle obligation incombe à la société mère française ?

Assurer son rapatriement et lui proposer un emploi compatible avec ses fonctions antérieures
Lui imposer un poste identique dans la filiale qui l’a licencié
Lui verser une indemnité puis clore toute relation professionnelle
Attendre qu’il retrouve un emploi avant d’organiser son retour

Assurer son rapatriement et lui proposer un emploi compatible avec ses fonctions antérieures

Explication

Le licenciement par la filiale déclenche pour la société mère une obligation de rapatriement et de reclassement dans un emploi compatible avec l’importance des fonctions antérieures. Il ne s’agit donc pas d’une simple fin de mission sans obligation particulière.

13. Quel texte prévoit l’obligation de rapatriement et de reclassement du salarié engagé par une filiale étrangère après sa mise à disposition ?

L’article L.1231-5 du Code du travail
L’article L.3141-1 du Code du travail
L’article L.4121-1 du Code du travail
L’article L.8221-1 du Code du travail

L’article L.1231-5 du Code du travail

Explication

L’article L.1231-5 du Code du travail prévoit cette obligation lorsque le salarié a conclu un contrat de travail avec la filiale étrangère. Les autres articles cités concernent d’autres domaines du droit du travail et ne fondent pas cette règle.

14. Quelle situation correspond à la définition d’un salarié détaché vers la France ?

Un salarié français transféré définitivement dans une filiale étrangère après rupture de son contrat national
Un salarié d’un employeur établi hors de France, travaillant habituellement à l’étranger pour lui et envoyé temporairement en France
Un salarié recruté en France pour y exercer durablement son activité auprès d’une entreprise française
Un travailleur indépendant venant en France pour développer sa clientèle pendant une période indéterminée

Un salarié d’un employeur établi hors de France, travaillant habituellement à l’étranger pour lui et envoyé temporairement en France

Explication

Le détachement suppose une activité habituelle hors de France pour un employeur établi à l’étranger, suivie d’une mission limitée en France à la demande de cet employeur. Une activité française stable ne répond pas à cette définition.

15. Combien de cas de détachement temporaire vers la France le droit français distingue-t-il ?

Cinq cas : sous-traitance, transfert, recrutement, intérim et activité indépendante
Trois cas : prestation de services, mobilité individuelle et recrutement par une entreprise française
Deux cas : mobilité intragroupe et mise à disposition auprès d’un client français
Quatre cas : prestation de services, mobilité intragroupe, opération pour l’employeur et travail temporaire

Quatre cas : prestation de services, mobilité intragroupe, opération pour l’employeur et travail temporaire

Explication

Le droit français distingue quatre situations : la prestation de services, la mobilité intragroupe, l’opération pour le compte de l’employeur sans contrat avec un destinataire et la mise à disposition au titre du travail temporaire. Les autres décomptes ne reprennent pas cette classification.

16. Quelle condition contractuelle doit être remplie pendant un détachement vers la France ?

Un nouveau contrat français doit remplacer le contrat étranger dès le premier jour
Le contrat étranger doit être rompu avant l’arrivée du salarié sur le territoire français
La relation de travail doit être suspendue jusqu’à la fin de la mission en France
Le contrat de travail avec l’employeur étranger doit être maintenu pendant la mission limitée

Le contrat de travail avec l’employeur étranger doit être maintenu pendant la mission limitée

Explication

Le détachement vers la France exige la conservation du contrat avec l’employeur étranger et une durée de mission limitée. La rupture ou la suspension de ce contrat contredirait le principe même du détachement.

17. Lequel de ces éléments appartient au noyau dur du droit français applicable aux salariés détachés en France ?

Le régime matrimonial du salarié et les conditions d’obtention d’un visa
La politique commerciale de l’entreprise et la protection de ses marques
Le régime fiscal du pays d’origine et les règles de nationalité
Le salaire minimum et les règles relatives à la santé et à la sécurité

Le salaire minimum et les règles relatives à la santé et à la sécurité

Explication

Le noyau dur comprend notamment le salaire minimum ainsi que la santé et la sécurité, avec d’autres protections comme les congés payés et l’égalité professionnelle. Les règles fiscales, commerciales ou personnelles proposées ne font pas partie de cette liste.

18. Quels sont les quatre principes fondamentaux de la coordination internationale de sécurité sociale ?

La territorialité, la libre affiliation, la capitalisation et la portabilité
La réciprocité, la double affiliation, la proratisation et la transférabilité
La nationalité, l’uniformisation, la compensation et la résidence habituelle
L’égalité de traitement, l’unicité de la loi applicable, la totalisation et l’exportabilité

L’égalité de traitement, l’unicité de la loi applicable, la totalisation et l’exportabilité

Explication

La coordination internationale repose sur l’égalité de traitement, l’unicité de la loi applicable, la totalisation des périodes et l’exportabilité des prestations. La double affiliation ne constitue pas un principe de coordination, car l’unicité vise au contraire à déterminer une seule législation applicable.

19. Que garantit le principe d’égalité de traitement en matière de sécurité sociale internationale ?

Les mêmes droits et obligations que ceux des ressortissants soumis à la même législation
Le versement d’une prestation malgré la résidence dans un autre État
L’application simultanée des législations de l’État d’origine et d’accueil
La prise en compte des périodes d’assurance accomplies dans plusieurs États

Les mêmes droits et obligations que ceux des ressortissants soumis à la même législation

Explication

L’égalité de traitement place le travailleur sous la même protection et les mêmes obligations que les ressortissants de l’État dont la législation s’applique. La prise en compte de périodes étrangères relève de la totalisation, tandis que le versement à l’étranger relève de l’exportabilité.

20. Un travailleur a cotisé dans plusieurs États avant de demander une prestation : quel mécanisme permet de prendre en compte ces périodes antérieures ?

L’unicité de la législation applicable au travailleur
L’égalité de traitement avec les ressortissants nationaux
L’exportabilité de la prestation vers le pays de résidence
La totalisation des périodes d’assurance ou de travail

La totalisation des périodes d’assurance ou de travail

Explication

La totalisation permet d’intégrer les périodes d’assurance ou de travail accomplies dans différents États lors du calcul d’une prestation. L’exportabilité concerne plutôt le maintien du versement lorsque le bénéficiaire réside à l’étranger.

21. Dans quel État les cotisations de sécurité sociale sont-elles en principe versées pour une activité professionnelle exercée à l’étranger ?

Dans l’État où l’employeur a son siège social
Dans l’État où l’activité professionnelle est exercée
Dans l’État dont le salarié possède la nationalité
Dans l’État où le contrat de travail a été signé

Dans l’État où l’activité professionnelle est exercée

Explication

Le principe de territorialité rattache en principe les cotisations à l’État dans lequel l’activité professionnelle est exercée. Le maintien de l’affiliation dans l’État d’origine peut toutefois résulter d’un détachement, qui constitue une exception.

22. Quelle obligation incombe à l’employeur concernant les salariés détachés ou expatriés à l’étranger ?

Les maintenir dans le régime de retraite complémentaire de l’État d’origine
Les exonérer des cotisations liées à l’assurance chômage française
Les assurer contre le risque de privation d’emploi, même si le contrat français est suspendu
Les affilier automatiquement à la caisse des Français de l’étranger

Les assurer contre le risque de privation d’emploi, même si le contrat français est suspendu

Explication

L’employeur doit assurer les salariés détachés et expatriés contre le risque de privation d’emploi, y compris lorsque le contrat français est suspendu. Cette obligation ne signifie pas une affiliation automatique à la Caisse des Français de l’étranger.

23. Que caractérise le détachement en sécurité sociale d’un salarié envoyé temporairement dans un autre État ?

La suspension de toute affiliation pendant la durée de la mission
L’affiliation à la législation sociale de l’État où la mission temporaire est accomplie
Le maintien de la législation sociale de l’État où le salarié travaille habituellement
La double affiliation obligatoire dans l’État d’origine et l’État d’accueil

Le maintien de la législation sociale de l’État où le salarié travaille habituellement

Explication

Le détachement permet au salarié de rester soumis à la législation sociale de son État d’activité habituelle pendant un envoi temporaire à l’étranger. L’affiliation à l’État de la mission correspond plutôt à la logique de l’expatriation.

24. Quelle condition fait partie des exigences du détachement social dans l’Espace économique européen ?

Une mission renouvelable librement, même lorsque l’employeur d’origine cesse son activité
Une mission limitée à vingt-quatre mois au maximum, avec maintien du lien de subordination
Une mission de douze mois au maximum, avec remplacement possible d’un salarié détaché
Une mission sans durée maximale, avec transfert du lien de subordination à l’entreprise d’accueil

Une mission limitée à vingt-quatre mois au maximum, avec maintien du lien de subordination

Explication

Dans l’Espace économique européen, le détachement est notamment limité à vingt-quatre mois et suppose le maintien du lien de subordination avec l’employeur d’origine, sans remplacement d’un salarié détaché. Une prolongation n’est pas libre lorsqu’elle dépasse cette limite sans dérogation.

25. À quoi sert le certificat A1 lors d’un détachement en sécurité sociale ?

À autoriser l’entrée du salarié dans l’État d’accueil pour la durée de sa mission
À attester la législation applicable et l’absence de cotisations dues dans l’État d’accueil
À remplacer le contrat de travail conclu entre le salarié et son employeur
À calculer les droits à retraite acquis pendant la période de détachement

À attester la législation applicable et l’absence de cotisations dues dans l’État d’accueil

Explication

Le certificat A1 prouve que le salarié reste soumis à la législation de sécurité sociale indiquée et que les cotisations ne sont pas dues dans l’État d’accueil temporaire. Il ne constitue ni un titre d’entrée sur le territoire ni un instrument de calcul des droits à retraite.

26. Quel est l’effet d’un détachement de droit interne en l’absence de convention bilatérale ?

Il peut maintenir l’affiliation française tout en laissant subsister les cotisations dans le pays d’accueil
Il transfère l’affiliation française vers le régime du pays d’accueil sans cotisation résiduelle
Il garantit une exonération générale des cotisations dans les deux États
Il supprime l’affiliation française et suspend les cotisations pendant la mission

Il peut maintenir l’affiliation française tout en laissant subsister les cotisations dans le pays d’accueil

Explication

Le détachement de droit interne peut préserver l’affiliation française, mais il n’empêche pas l’application des cotisations du pays d’accueil, ce qui entraîne un double versement. Il ne produit donc pas l’exonération obtenue dans certains cadres conventionnels.

27. Quels États relèvent notamment des règlements européens de coordination plutôt que du protocole spécifique applicable au Royaume-Uni ?

Le Royaume-Uni et la Suisse
La Suisse et les États de l’AELE
Le Royaume-Uni et la Norvège
L’Union européenne et le Royaume-Uni

La Suisse et les États de l’AELE

Explication

Les règlements européens de coordination s’appliquent notamment à la Suisse et aux États de l’AELE, tandis que le Royaume-Uni relève d’un protocole spécifique. Confondre la Suisse ou la Norvège avec le Royaume-Uni conduit à appliquer le mauvais instrument juridique.

28. Lequel de ces risques sociaux entre dans le champ des règlements européens de coordination ?

Les allocations de logement nationales
Les aides générales à la formation
Les dispositifs fiscaux pour les retraités
Les prestations familiales

Les prestations familiales

Explication

Les prestations familiales figurent parmi les domaines couverts par les règlements de coordination, avec notamment la maladie, le chômage et la vieillesse. Les allocations de logement, les aides générales à la formation et les dispositifs fiscaux ne sont pas cités dans cette couverture.

29. Quel est l’un des objectifs essentiels de la coordination européenne en matière de sécurité sociale ?

Déterminer l’État compétent et totaliser certaines périodes
Remplacer les législations nationales par un régime européen
Accorder automatiquement une prestation dans chaque État
Harmoniser les montants nationaux des prestations sociales

Déterminer l’État compétent et totaliser certaines périodes

Explication

La coordination détermine l’État compétent pour les cotisations et les prestations et permet de totaliser les périodes d’assurance, de résidence ou d’emploi. Elle ne remplace pas les régimes nationaux et n’impose pas l’harmonisation de leurs montants.

30. Une personne assurée en France réside en Espagne et doit s’y inscrire auprès de l’assurance maladie : quel document doit-elle utiliser ?

Le formulaire S2
Le formulaire U2
La carte européenne d’assurance maladie
Le formulaire S1

Le formulaire S1

Explication

Le formulaire S1 permet à une personne résidant dans un État différent de l’État compétent de s’inscrire à l’assurance maladie de son État de résidence. La CEAM concerne les séjours temporaires, le S2 les soins programmés et le U2 l’exportation des prestations de chômage.

31. Pendant un séjour temporaire en Italie, quel dispositif permet à une personne assurée de recevoir les soins médicalement nécessaires ?

La carte européenne d’assurance maladie
Le formulaire S1
Le formulaire S2
Le formulaire A1

La carte européenne d’assurance maladie

Explication

La carte européenne d’assurance maladie permet de recevoir les soins médicalement nécessaires pendant un séjour temporaire dans un autre État. Le formulaire S2 est destiné aux soins programmés autorisés, tandis que le S1 concerne l’inscription dans l’État de résidence.

32. Comment est calculée la part de pension versée par un État dans lequel une personne a été assurée pendant une partie de sa carrière ?

Elle est versée uniquement si toute la carrière y a été accomplie
Elle est proportionnelle à la période accomplie sous sa législation
Elle correspond au montant intégral prévu par cet État
Elle dépend principalement du pays de résidence au moment du départ

Elle est proportionnelle à la période accomplie sous sa législation

Explication

Chaque État verse une pension lorsque la personne y a été assurée au moins douze mois, et le montant correspond proportionnellement aux périodes accomplies sous sa législation. Le pays ne verse donc pas automatiquement la pension intégrale lorsque la carrière a été répartie entre plusieurs États.

33. Quel État est en principe compétent pour verser les prestations de chômage après une perte d’emploi ?

L’État où la personne possède sa nationalité
L’État où la personne était assurée juste avant la perte d’emploi
L’État où elle souhaite rechercher un nouvel emploi
L’État où la personne a obtenu son premier emploi

L’État où la personne était assurée juste avant la perte d’emploi

Explication

Le dernier État d’assurance est en principe compétent pour les prestations de chômage, sous réserve des règles liées à la résidence habituelle. L’État de recherche d’un nouvel emploi ne devient pas automatiquement compétent du seul fait de cette recherche.

34. Quelles conditions permettent d’exporter des prestations de chômage pour rechercher un emploi dans un autre État ?

Être inscrit depuis sept jours, puis s’inscrire dans les quatre semaines avec le formulaire S1
Être inscrit depuis quatre semaines, puis s’inscrire dans les sept jours avec le formulaire U2
Avoir travaillé six mois, puis présenter le formulaire S2 dans l’État d’accueil
Être résident depuis quatre semaines, puis utiliser le formulaire A1 dans les sept jours

Être inscrit depuis quatre semaines, puis s’inscrire dans les sept jours avec le formulaire U2

Explication

L’exportation suppose notamment une inscription comme demandeur d’emploi depuis au moins quatre semaines, une inscription dans l’État recherché dans les sept jours et la présentation du formulaire U2. Les formulaires S1, S2 et A1 concernent respectivement l’assurance maladie, les soins programmés et la législation applicable.

35. Quelle est la durée normale du maintien des prestations de chômage lors d’une recherche d’emploi dans un autre État ?

Six mois, avec une prolongation possible jusqu’à neuf mois
Trois mois, avec une prolongation possible jusqu’à six mois
Douze mois, sans possibilité de prolongation
Deux mois, avec une prolongation possible jusqu’à trois mois

Trois mois, avec une prolongation possible jusqu’à six mois

Explication

Le maintien est prévu normalement pour trois mois et peut être prolongé jusqu’à six mois au maximum. La durée de six mois correspond donc au plafond après prolongation, et non à la durée normale.

36. Comment s’établit la priorité entre plusieurs droits potentiels aux prestations familiales ?

Les droits liés à une pension priment ceux liés à une activité, puis ceux fondés sur la résidence
Les droits de l’État versant le montant le plus élevé priment les autres droits
Les droits fondés sur la résidence priment ceux liés à une activité, puis ceux liés à une pension
Les droits liés à une activité priment ceux liés à une pension, puis ceux fondés sur la résidence

Les droits liés à une activité priment ceux liés à une pension, puis ceux fondés sur la résidence

Explication

L’ordre de priorité est fondé d’abord sur l’activité professionnelle, ensuite sur la pension, puis sur la résidence, avec la possibilité d’un complément différentiel par l’autre État. La résidence ne prime donc pas une activité professionnelle lorsqu’un droit est ouvert sur cette base.

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Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Mobilité internationale en droit social.

Quel est le principe en droit de la sécurité sociale concernant l'affiliation ?

L'affiliation obligatoire dans l'État du lieu de travail.

Qu'est-ce que le détachement en droit du travail ?

Une mission avec maintien du contrat avec la société d'origine.

Qu'est-ce que l'expatriation en droit du travail ?

Une mission avec suspension du contrat d'origine et nouveau contrat avec la société d'accueil.

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