Fiche de révision : Modes amiables de résolution des différends

Plan du Cours

  1. Tensions et typologie des MARD
  2. Périmètre et liberté des MARD
  3. Histoire et essor des MARD
  4. Sources internes des MARD
  5. Sources européennes et internationales
  6. Accès au juge et obligations amiables
  7. Clauses et sources contractuelles
  8. Liberté processuelle et contradictoire
  9. Consentement et confidentialité
  10. Prescription et temps judiciaire
  11. Garanties du tiers intervenant
  12. Médiation et conciliation comparées
  13. Avocat et force exécutoire
  14. Confidentialité des pièces en médiation
  15. ARA et injonction de payer

Repères chronologiques

  1. 16 et 24 août 1790Les lois instaurent un préalable obligatoire de conciliation.
  2. 1806Le Code de procédure civile maintient le préalable de conciliation.
  3. 1935Les tribunaux de commerce se voient attribuer un rôle de conciliation.
  4. 1958La justice de paix est supprimée et remplacée par les tribunaux d’instance.
  5. 8 février 1995La loi introduit la médiation judiciaire et en fixe notamment le volontariat, la durée limitée et la confidentialité.
  6. 18 novembre 2016La loi rend obligatoire une tentative préalable pour les litiges d’un montant inférieur ou égal à 4 000 €, sous peine d’irrecevabilité.
  7. 23 mars 2019La loi porte à 5 000 € le seuil de l’article 750-1 du CPC.
  8. 22 décembre 2021La loi crée le Conseil national de la médiation et prévoit un référentiel de compétences des médiateurs.
  9. 29 juillet 2023Le décret introduit l’ARA et la césure du procès.
  10. juillet 2025Les décrets refondent le Livre V et font de l’instruction conventionnelle la voie de droit commun.

1. Tensions et typologie des MARD

Notions clés & Définitions

  • MARD : Les MARD sont les modes alternatifs de règlement des différends.

★ À maîtriser

  • Les modes juridictionnels imposent une décision, tandis que les modes amiables non juridictionnels recherchent un accord sans décision imposée par le tiers.

  • La transaction est un contrat comportant des concessions réciproques et constitue le résultat d’un règlement, non un mode de résolution des différends.

  • La conciliation est gratuite et peut être conduite par un conciliateur bénévole ou par un juge, tandis que la médiation est payante.

Compléments

  • Les modes juridictionnels et amiables cités comprennent :

    • la saisine du juge
    • l’arbitrage
    • la conciliation
    • la médiation
    • la procédure participative
    • la négociation
    • le dispute board
    • la med/arb
  • L’arbitrage commercial oppose des sociétés sur le fondement d’une clause compromissoire ou d’un compromis d’arbitrage, tandis que l’arbitrage d’investissement oppose un État et une société.

  • L’arbitrage est une justice privée, confidentielle, rapide et technique, mais très coûteuse, et les arbitres doivent être en nombre impair.

  • Selon certains, le médiateur ne formule jamais de proposition, contrairement au conciliateur.

📌 La procédure participative requiert une convention et l’assistance obligatoire d’un avocat, conformément à l’article 2062 du Code civil et aux articles 1542 et suivants du CPC.

  • Dans la césure du procès, le juge tranche la responsabilité, puis les parties tentent de fixer à l’amiable le montant du préjudice.

📌 L’expert amiable peut aider les parties à trouver un accord, mais il ne rend aucune décision qui s’impose à elles.

  • En France, 90 % des litiges sont résolus par la saisine du juge, selon le cours.

Astuce mémo

Autonomie des parties contre protection des plus faibles

2. Périmètre et liberté des MARD

★ À maîtriser

  • La conciliation et la médiation sont définies à l’article 1530 du CPC comme un processus structuré avec l’aide d’un tiers visant un accord.

📌 La liberté procédurale des MARD permet notamment une procédure non publique, des apartés, l’absence d’avocat obligatoire et l’absence des garanties propres au procès équitable.

📌 La liberté substantielle autorise un accord en équité, sous réserve de l’ordre public, des vices du consentement et des droits indisponibles comme le nom, le sexe ou l’adoption.

Compléments

  • Les règles générales des modes amiables figurent dans le Livre V du CPC, tandis que l’arbitrage est régi par les articles 1442 et suivants du CPC.

📌 Dans les modes amiables, les parties doivent comparaître personnellement et ne peuvent pas se faire représenter.

Astuce mémo

Liberté procédurale et liberté substantielle

3. Histoire et essor des MARD

Points essentiels

  • Les freins des avocats comprennent : le manque de formation, la faible rentabilité perçue, la confusion liée à la multiplication des dispositifs

  • Les facteurs contribuant à l’essor des MARD comprennent : la culture du procès, le droit de propriété comme source de conflits, visé à l’article 544 du Code civil, la contractualisation de la société, les voies de recours qui allongent les délais

  • Les obstacles à la négociation comprennent : la complexité du droit positif, l’aléa judiciaire, l’inflation et l’instabilité normatives, avec environ 400 000 normes, une procédure civile belliqueuse, des rapports peu coopératifs entre le juge et les parties

  • Les condamnations de la France par la CEDH pour délais excessifs contribuent à promouvoir une justice plurielle.

  • Le marché des MARD ne comporte pas de barrière à l’entrée ni de diplôme obligatoire, l’offre dépasse la demande et l’absence de régulation étatique entraîne un risque d’amateurisme.

  • En 2013, 1 % des litiges civils sont réglés par médiation et le taux de réussite de la conciliation et de l’ARA est d’environ 50 %.

Astuce mémo

Engorgement et délais excessifs → essor de la justice plurielle

4. Sources internes des MARD

Points essentiels

  • L’article 21 du CPC date de 1975 et le décret de 1978 crée les conciliateurs de justice, bénévoles et nommés par le premier président de la cour d’appel.

  • L’ordonnance du 16 novembre 2011 et le décret du 20 janvier 2012 créent le Livre V du CPC.

  • Depuis la refonte de juillet 2025, le juge doit aussi déterminer avec les parties le mode de résolution du litige le plus adapté.

  • Le décret du 11 mai 2023 rétablit l’article 750-1 après son annulation par le Conseil d’État le 22 septembre 2022, notamment parce que le « motif légitime » était jugé trop imprécis.

  • Le décret du 12 février 2026 crée des magistrats coordinateurs de l’amiable chargés de rapports annuels.

  • Le décret du 27 juillet 2026 qualifie l’injonction de rencontrer un médiateur de mesure d’administration judiciaire insusceptible de recours et prévoit une convention de mise en état simplifiée en appel.

Astuce mémo

1975, 1995, 2012, 2016, 2019, 2023, 2025

5. Sources européennes et internationales

Points essentiels

  • La directive du 21 mai 2008 définit la médiation à son article 3 et prévoit la confidentialité, l’exécution des accords à la demande de toutes les parties et la suspension des délais de prescription et de forclusion.

  • La CJUE admet le 18 mars 2010 la compatibilité d’une conciliation obligatoire si elle est proportionnée.

  • La CJUE admet le 14 juin 2017 un préalable obligatoire si les parties peuvent se retirer à tout moment.

  • La directive du 21 mai 2013 organise la médiation de la consommation en vue de protéger la partie faible dans les litiges de masse.

  • La Convention de Singapour du 20 décembre 2018 prévoit l’exécution transfrontalière des accords de médiation, mais aucun État européen ne l’a ratifiée selon le cours.

  • Le Conseil de l’Europe formule des recommandations sans force obligatoire et la CEPEJ travaille sur l’efficacité de la justice.

6. Accès au juge et obligations amiables

★ À maîtriser

  • L’accès au juge, protégé notamment par l’article 6-1 de la CEDH et l’article 16 de la DDHC, n’est pas absolu et peut être limité pour un but légitime si la limitation est proportionnée.

  • L’article 750-1 du CPC impose une tentative préalable de médiation, de conciliation ou de procédure participative avant la saisine du tribunal judiciaire pour une demande inférieure ou égale à 5 000 €, certains conflits de voisinage et certaines actions du juge des contentieux de la protection.

  • Le défaut de tentative préalable exigée par l’article 750-1 entraîne une fin de non-recevoir, que le juge peut relever d’office.

Compléments

  • Le Conseil constitutionnel valide le 21 mars 2019 la tentative préalable obligatoire au nom de la bonne administration de la justice, sous réserve de l’urgence et de circonstances particulières.

  • Le droit d’accès aux modes amiables n’est pas consacré comme tel, mais le cours le présente comme résultant de la convergence des sources et comme une obligation positive de l’État reconnue par la CEDH le 6 décembre 2011.

  • Les dispenses comprennent : l’urgence appréciée in concreto, l’indisponibilité du conciliateur sous trois mois, la demande d’homologation d’un accord, le motif légitime

📌 L’article 1533 du CPC permet au juge d’enjoindre à tout moment, y compris en référé, de rencontrer un médiateur lors d’une réunion d’information confidentielle, et l’article 1533-3 prévoit une amende civile maximale de 10 000 € en cas de non-respect.

  • Selon les critères de proportionnalité de la CJUE, une médiation obligatoire ne doit pas conduire à une décision contraignante, à un retard substantiel ou à des frais significatifs, et la prescription doit être suspendue.

  • La CEDH juge le 26 juin 2015 qu’une tentative préalable n’est pas contraire à l’article 6-1 de la CEDH.

  • Le décret du 25 mars 2022 pérennise la médiation préalable administrative.

7. Clauses et sources contractuelles

★ À maîtriser

📌 La Cour de cassation valide la clause de médiation préalable le 14 février 2003 et son non-respect entraîne une fin de non-recevoir qui s’impose au juge. - Cass. ch. mixte

Compléments

📌 La clause de médiation doit être écrite et préciser ses modalités, conformément à l’arrêt de la chambre commerciale du 29 avril 2014, et elle ne peut être régularisée en cours d’instance selon l’arrêt du 12 décembre 2014. - Cass. com.

📌 La clause de médiation est autonome par analogie avec la clause compromissoire de l’article 1447 du CPC et survit à la nullité, à la caducité ou à la résolution du contrat.

  • Les clauses d’escalade, qui prévoient notamment une médiation puis un arbitrage, sont valides si elles sont précises.

  • Les règlements de médiation des centres privés, notamment le CMAP et la CCI, comblent les lacunes des conventions et contribuent à garantir la qualité.

  • Les enjeux des MARD en ligne et de l’IA comprennent :

    • l’accessibilité
    • la protection des données
    • la confidentialité
    • la qualité
    • les biais algorithmiques
    • la transparence
    • le consentement éclairé

8. Liberté processuelle et contradictoire

★ À maîtriser

  • Les garanties de l’article 6-1 de la CEDH, conçues contre la puissance publique, sont considérées comme inadaptées aux modes amiables, où les parties recherchent notamment la confidentialité.

📌 Le contradictoire dans les MARD est débattu entre une thèse d’inapplicabilité et une thèse d’application adaptée, les apartés confidentiels pouvant aider à comprendre les intérêts profonds des parties.

📌 Le principe de loyauté, exigence contractuelle, s’applique naturellement aux modes amiables.

Compléments

📌 La renonciation aux garanties du procès équitable est possible si elle est libre et éclairée, selon la CEDH le 21 février 1975, et la clause de médiation ne ferme que temporairement l’accès au juge.

📌 Les modes amiables sont complémentaires du juge et non substitutifs, et leur procéduralisation comprend un processus structuré, l’homologation judiciaire et l’instruction conventionnelle.

  • Le doyen Cornu définit le contradictoire comme une opération judiciaire ou extrajudiciaire, et le cours souligne que les MARD ne sont pas des zones de non-droit, notamment lors du recours à un expert.

Astuce mémo

Contradictoire adapté, mais loyauté maintenue

9. Consentement et confidentialité

★ À maîtriser

📌 Le consentement des parties est requis à chaque étape des MARD, notamment pour le recours au processus, la désignation du tiers, les mesures d’instruction et la divulgation d’informations confidentielles, conformément à l’article 1528 du CPC.

📌 L’article 1528-3 du CPC étend la confidentialité à tous les échanges du processus et à tous ses participants.

Compléments

📌 L’article 2061 du Code civil exige un double consentement pour la clause compromissoire.

📌 L’article 750-1, la clause de médiation et l’injonction de rencontrer un médiateur limitent le consentement, mais l’injonction impose seulement la réunion d’information et non la participation à un accord.

  • Les sanctions possibles comprennent : la responsabilité contractuelle, l’exclusion de pièces des débats, des sanctions disciplinaires pour les professionnels soumis au secret

📌 L’article 1523 du CPC prévoit des exceptions à la confidentialité pour des raisons impérieuses d’ordre public, et le juge peut connaître la présence ou l’absence des parties.

  • La confidentialité vise à favoriser la liberté et la sincérité des échanges afin de faciliter la conclusion d’un accord.

10. Prescription et temps judiciaire

★ À maîtriser

📌 L’article 2238 du Code civil suspend la prescription pendant une médiation et distingue la médiation judiciaire, où la demande en justice a déjà interrompu la prescription, de la médiation conventionnelle.

📌 À la fin de la médiation, le délai de prescription reprend, mais sa durée restante ne peut être inférieure à six mois.

Compléments

📌 En médiation conventionnelle, la suspension commence avec l’accord de recourir au processus ou, en l’absence d’accord, avec la première réunion d’information, et la saisine unilatérale ne suffit pas selon les notes du cours.

  • L’article 1534 du CPC et l’article 910-2 du CPC sont associés à l’interruption des délais de péremption et des délais Magendie.

📌 La durée de la médiation judiciaire est passée de trois mois renouvelables une fois sous l’ancien régime à cinq mois plus trois mois depuis le décret du 18 juillet 2025, avec un point de départ fixé au versement de la provision au médiateur.

Astuce mémo

Accord de médiation → suspension → reprise avec au moins six mois

11. Garanties du tiers intervenant

Points essentiels

  • Les notes annoncent une section sur la déontologie, les compétences du tiers et les MARD en ligne, mais précisent que cette section n’a pas été rédigée.

12. Médiation et conciliation comparées

★ À maîtriser

📌 La médiation et la conciliation sont des modes amiables non juridictionnels dans lesquels le tiers n’a pas d’imperium et ne rend aucune décision qui s’impose aux parties.

Compléments

  • La médiation et la conciliation peuvent être judiciaires ou extrajudiciaires, relèvent du régime général du Livre V du CPC et poursuivent un objectif commun de dialogue et d’accord, qui peut être homologué ou contresigné par un avocat.

  • La médiation concerne des litiges de tous types et peut traiter des enjeux plus importants, tandis que la conciliation est adaptée aux faibles enjeux, notamment aux litiges de voisinage et aux petits litiges économiques.

  • Le conciliateur de justice est bénévole et nommé par le premier président de la cour d’appel selon le décret de 1978, tandis que le médiateur exerce une profession non réglementée sans diplôme obligatoire et que le juge peut aussi concilier en vertu de l’article 21 du CPC.

📌 Le juge peut concilier lui-même les parties sans être dessaisi, et l’instance est suspendue pendant la tentative.

  • La tentative préalable de l’article 750-1 peut prendre la forme d’une médiation, d’une conciliation ou d’une procédure participative, mais le justiciable ne peut être contraint à payer un médiateur.

  • La conciliation est particulièrement utilisée devant les juridictions consulaires, tandis que la médiation judiciaire est rattachée à la loi de 1995.

Astuce mémo

Médiation payante, conciliation gratuite

13. Avocat et force exécutoire

Points essentiels

  • L’avocat est un sachant rationnel et non impartial qui aide son client à prendre une décision dans les MARD.

  • Dans les MARD, l’avocat peut prescrire le recours à l’amiable, accompagner et conseiller le client, et rédiger l’accord.

📌 L’acte contresigné par avocat peut recevoir la formule exécutoire sans homologation judiciaire, conformément à l’article L111-3 du CPCE.

📌 Le juge contrôle la licéité de l’accord et peut être saisi pour examiner l’acte, notamment lors d’une homologation.

  • Les conventions d’instruction organisent les délais, les modalités d’échange, le calendrier, les exclusions de certains moyens et la désignation éventuelle d’un expert ou technicien.

  • La procédure participative et l’ARA sont des dispositifs dans lesquels les avocats peuvent intervenir.

14. Confidentialité des pièces en médiation

★ À maîtriser

  • La confidentialité des MARD couvre les pièces issues du processus, les constatations, les déclarations et les projets d’accord, mais ne s’étend pas automatiquement aux pièces préexistantes ou simplement produites sans modification.

Compléments

  • Les exceptions citées comprennent :
    • l’ordre public
    • l’intérêt de l’enfant
    • la capacité psychique

📌 Le juge écarte des débats les pièces couvertes par la confidentialité, et la présence ou l’absence d’une partie ne constitue pas une information confidentielle.

📌 Un accord partiel peut être révélé pour sa mise en œuvre et son exécution lorsque cela est nécessaire.

  • Dans l’exemple des époux A et de la société B, les courriels échangés avec le médiateur résumant des concessions discutées sont confidentiels et doivent être écartés.

  • Dans l’exemple des époux A et de la société B, le rapport interne non diffusé avant la médiation est présumé confidentiel s’il a été conçu ou débattu dans le processus, mais peut être produit si la preuve établit qu’il n’y a pas été débattu.

  • Dans l’exemple des époux A et de la société B, le devis de réparation établi et communiqué avant la médiation n’est pas couvert par la confidentialité du processus.

Astuce mémo

Pièce créée pour la médiation ≠ pièce antérieure simplement produite

15. ARA et injonction de payer

★ À maîtriser

  • Dans son avis du 25 septembre 2025, la Cour de cassation juge que l’injonction de payer n’est soumise à aucune tentative amiable préalable obligatoire, ni dans la phase non contradictoire ni après opposition.

Compléments

  • L’ARA est un mode amiable judiciaire conduit par un juge distinct de celui qui tranche le litige et peut être proposée d’office par le juge ou demandée par une partie.

  • En appel, l’ARA est ouverte aux juridictions judiciaires sauf au conseil de prud’hommes, impose la comparution personnelle mais n’impose pas de conclure un accord.

  • Une ARA en appel ne suspend pas l’instance puisque le juge reste saisi, et l’échec entraîne la reprise de la procédure tandis que sa réussite permet aux parties de se désister.

  • L’obligation de tentative amiable préalable cède devant les procédures dérogatoires visant la rapidité, et une sanction d’irrecevabilité exige un texte clair qui l’organise.

  • Dans l’exemple des époux A et de la société B, l’ARA est jugée plus adaptée qu’une procédure participative après l’échec de la médiation, car le juge l’a proposée et elle apporte un accompagnement judiciaire.

  • Selon l’exemple des époux A et de la société B, une expertise peut aider au règlement amiable du différend, car le cours indique que depuis la loi du 18 juillet 2025 l’expert possède également la qualité de conciliateur.

Tableaux de synthèse

Médiation et conciliation

CritèreMédiationConciliation
CoûtPayanteGratuite
TiersMédiateur, profession non réglementée selon le coursConciliateur bénévole, nommé, ou juge
LitigesTous types, enjeux parfois importantsFaibles enjeux, notamment voisinage
PropositionSelon certains, le médiateur n’en formule pasLe conciliateur en formule une
Durée judiciaireCinq mois plus trois mois depuis 2025Pas de durée comparable précisée dans le cours

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Que signifie l’acronyme MARD ?

Modes alternatifs de règlement des différends.

Qu’imposent les modes juridictionnels ?

Une décision.

Quel est le statut de la transaction parmi les modes de résolution des différends ?

C’est le résultat d’un règlement, et non un mode de résolution.

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