Fiche de révision : Notions fondamentales de droit privé

Plan du Cours

  1. Branches du droit privé
  2. Rôle du droit civil
  3. Sources constitutionnelles et législatives
  4. Traités internationaux et droit européen
  5. Convention européenne des droits de l’homme
  6. Textes codifiés et textes non codifiés
  7. Lois impératives et supplétives
  8. Hiérarchie et contrôle des normes
  9. Contrôle des règlements et compétences
  10. Entrée en vigueur et abrogation
  11. Conflits de lois dans le temps
  12. Valeur de la non-rétroactivité
  13. Effet immédiat de la loi nouvelle
  14. Raisonnements d’interprétation juridique
  15. Sources du droit privé

1. Branches du droit privé

Notions clés & Définitions

  • Droit privé : Ensemble des règles qui gouvernent les relations entre personnes privées, notamment les personnes physiques et les sociétés.
  • Droit pénal : Le droit pénal définit les comportements susceptibles d’être sanctionnés.
  • Droit commercial : Ensemble des règles qui régissent les relations entre commerçants dans l’exercice de leurs activités professionnelles.

★ À maîtriser

📌 Le droit public régit les relations des personnes privées avec l’État, les collectivités publiques et l’administration, tandis que le droit privé régit les relations entre personnes privées.

Compléments

📌 Le principe de légalité impose de s’en tenir strictement à ce que prévoit la loi en matière pénale, afin que les règles soient formulées avec précision et évitent les interprétations erronées.

  • Le droit du travail s’est développé au cours du XIXe siècle avec la révolution industrielle et l’évolution des relations entre employeurs et salariés.

  • Lorsqu’une poursuite pénale est engagée, elle l’est au nom de l’État devant le ministère public.

2. Rôle du droit civil

Notions clés & Définitions

  • Droit civil : Droit commun qui régit les aspects de la vie des personnes et s’applique par défaut lorsque les règles particulières du droit commercial ou du droit du travail ne fournissent pas de solution.

★ À maîtriser

📌 Le droit objectif désigne l’ensemble des règles de conduite qui gouvernent les rapports entre personnes publiques ou privées, tandis que les droits subjectifs désignent les prérogatives dont une personne peut être titulaire, comme le droit de propriété ou le droit de location.

Compléments

  • La Common Law est présentée comme un système où le juge s’appuie sur le bon sens juridique, tandis que la France est présentée comme un pays de droit romano-germanique fondé principalement sur la loi écrite.

  • Le droit civil s’applique aux commerçants et aux salariés lorsque le litige ne découle pas de leur activité professionnelle.

  • Selon la règle de droit civil exposée, un contrat à durée limitée doit aller à son terme et ne peut être résilié avant celui-ci sans paiement d’une indemnité.

  • Le droit civil comprend notamment :

    • le droit des contrats
    • le droit de la responsabilité
    • le droit de la famille
    • le droit patrimonial de la famille
    • le droit des successions
    • le droit des biens
  • Le droit civil est présenté comme fondé sur l’égalité, la protection et la liberté, notamment la liberté de se marier ou non et de travailler ou non, sous réserve de limites.

  • La France est un pays de droit écrit appartenant à la tradition romano-germanique, dans laquelle la loi est présentée comme la source principale du droit.

  • En France, les juges disposent d’un large pouvoir d’interprétation du droit, car les lois écrites ne sont pas supposées être complètes et les normes peuvent être formulées en termes plus ou moins généraux.

3. Sources constitutionnelles et législatives

Notions clés & Définitions

  • Théorie des sources : Étude des réponses à la question de savoir ce qu’est une source de droit.
  • Loi : Norme votée par le Parlement.
  • Ordonnance : Norme prise par le gouvernement après une habilitation du Parlement et qui, après examen par celui-ci, peut prendre une valeur législative.
  • Règlement : Norme écrite adoptée par le pouvoir exécutif, compétent pour les matières qui ne relèvent pas de l’article 34 et pour certaines modalités de mise en œuvre.

★ À maîtriser

📌 Le règlement autonome porte sur une question qui ne relève pas de la compétence du Parlement, même pour en fixer les grands principes, tandis que le règlement d’application règle les détails d’une question relevant de cette compétence.

  • Les textes à valeur constitutionnelle comprennent la Constitution de 1958 et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à laquelle renvoie le préambule constitutionnel.

  • L’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qualifie la propriété de droit inviolable et sacré et prévoit qu’une privation n’est possible que si la nécessité publique est légalement constatée.

  • L’article 34 attribue au Parlement la fixation des règles concernant notamment :

    • les régimes matrimoniaux
    • les successions
    • les libéralités
    • l’état des personnes
    • la détermination des crimes et délits
    • le droit du travail
    • les obligations civiles et commerciales

Compléments

  • Les textes à valeur constitutionnelle ont une autorité supérieure à la loi et leur modification est difficile, notamment parce qu’elle nécessite la réunion du Parlement en congrès.

  • L’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen définit la liberté comme le fait de pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.

  • L’article 1240 du Code civil énonce que celui qui cause un dommage à autrui par sa faute est tenu de le réparer, et il est présenté comme traduisant une exigence constitutionnelle.

  • Dans certaines matières relevant de l’article 34, le Parlement fixe les grands principes et laisse au pouvoir exécutif le soin de régler les modalités de mise en œuvre.

  • Les maires et les préfets peuvent édicter des normes sous la forme d’arrêtés.

Astuce mémo

Autonome : hors compétence parlementaire ; d’application : détail d’une matière parlementaire.

4. Traités internationaux et droit européen

Notions clés & Définitions

  • Directive européenne : Loi-cadre qui fixe des buts à atteindre et indique le sens dans lequel la législation des États membres doit évoluer.

★ À maîtriser

📌 Les règlements européens peuvent toujours produire un effet direct, tandis que les directives doivent être transposées dans le droit interne par les États membres.

  • Certains traités internationaux, notamment des traités de coopération, d’entraide ou de délimitation des frontières, contiennent des règles concernant les parties privées et peuvent donc être des sources du droit privé.

  • Le traité de Rome contient des dispositions de droit matériel invocables par les institutions privées, notamment en droit de la concurrence.

Compléments

📌 L’article 102 interdit d’imposer des conditions inégales qui entraînent certains désavantages.

  • De nombreuses lois françaises sont d’origine européenne, et la construction européenne s’est développée par une succession de traités, dont le traité de Rome.

  • Le Conseil de l’Europe, qui compte 47 membres, n’est pas une institution de l’Union européenne.

  • La Convention de Vienne contient des règles applicables à la vente, tout comme le Code civil.

5. Convention européenne des droits de l’homme

★ À maîtriser

📌 L’application verticale de la Convention concerne les rapports entre l’État et un particulier, tandis que son application horizontale concerne les rapports entre personnes privées.

📌 La Convention européenne des droits de l’homme est directement applicable et tous les juges français doivent veiller à son respect.

  • La Convention européenne des droits de l’homme est un traité international datant de 1950, auquel des dispositions ont été ajoutées au fil du temps.

  • La Convention protège notamment les droits suivants : la protection contre la peine de mort, la protection contre la torture et les peines ou traitements inhumains ou dégradants, la protection contre les sanctions et emprisonnements arbitraires, le droit à un procès équitable devant une juridiction indépendante, le droit à l’éducation, le droit à une vie familiale normale, le droit à la vie privée, le droit au respect du domicile

Compléments

📌 La Cour européenne des droits de l’homme ne peut être saisie qu’après épuisement des voies de recours internes.

📌 Lorsqu’elle condamne un État pour violation d’un droit garanti, la Cour européenne des droits de l’homme peut accorder au plaideur une satisfaction équitable sous forme d’indemnisation, conformément à l’article 41 de la Convention européenne des droits de l’homme.

  • La Cour européenne des droits de l’homme, située à Strasbourg, est la juridiction du Conseil de l’Europe chargée de veiller au respect de la Convention.

  • Après une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme, une personne condamnée pénalement peut, dans le domaine pénal, obtenir le réexamen de sa condamnation lorsqu’elle est contraire à un droit fondamental.

  • Dans un litige de bail, la Cour de cassation a rejeté la demande de résiliation fondée sur l’hébergement d’autres personnes par le locataire, en s’appuyant sur l’article 8-1 de la Convention et le respect de la vie privée et du domicile.

  • La Cour de cassation a jugé disproportionnée une clause de contrat de travail imposant à un salarié de résider en région parisienne, au regard de sa liberté de choisir son domicile.

6. Textes codifiés et textes non codifiés

Notions clés & Définitions

  • Codification : Réunion dans un ensemble des règles communes obéissant à une même philosophie afin de les rendre facilement compréhensibles.

★ À maîtriser

📌 La loi générale a vocation à s’appliquer à tout le monde, tandis que la loi spéciale régit des relations spécifiques.

  • Tout le droit privé, et même tout le droit civil, ne figure pas dans les codes ; des lois nouvelles ont été adoptées pour réglementer certaines questions particulières.

Compléments

  • L’esprit du Code civil repose sur :

    • la liberté
    • l’égalité
    • la responsabilité
  • Les éditeurs peuvent ajouter dans les codes des lois qui n’appartiennent pas au code concerné afin d’en faciliter la lecture ; cet ajout relève du travail éditorial.

  • Les codes peuvent également comporter des annotations en petits caractères résumant la manière dont la jurisprudence interprète les textes.

7. Lois impératives et supplétives

Notions clés & Définitions

  • Loi impérative : S’impose à tous, indépendamment de la volonté des personnes, parce qu’elle intéresse l’ordre public.
  • Loi supplétive : S’applique seulement si les personnes n’ont pas fait un choix contraire.

Points essentiels

📌 Une obligation quérable doit être réclamée par le créancier au lieu où elle doit être exécutée, tandis qu’une obligation portable est apportée au créancier ; le cours donne la somme d’argent à payer comme exemple d’obligation portable.

  • L’article 6 du Code civil interdit de déroger aux lois qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs.

  • L’article 1104 du Code civil impose que les contrats soient négociés, formés et exécutés de bonne foi et précise que cette disposition est d’ordre public.

  • L’article 226 du Code civil indique que les règles du chapitre consacré aux droits et devoirs des époux s’appliquent quelle que soit leur situation matrimoniale.

  • L’article 969 du Code civil admet le testament authentique et le testament olographe, et l’article 1001 prévoit la nullité si les formes prescrites ne sont pas respectées.

  • Selon l’article 1615 du Code civil, l’obligation de délivrer une chose vendue comprend ses accessoires et tout ce qui a été destiné à son usage perpétuel, sauf choix contraire des parties.

Astuce mémo

L’impérative s’impose malgré le choix ; la supplétive s’applique faute de choix contraire.

8. Hiérarchie et contrôle des normes

★ À maîtriser

📌 Une norme d’une catégorie inférieure ne peut pas contredire une norme d’une catégorie supérieure.

📌 Le tribunal administratif contrôle la légalité d’un règlement lorsqu’il contredit une norme supérieure, notamment une loi, un traité ou la Constitution.

  • La hiérarchie des normes est présentée ainsi, du sommet à la base : la Constitution et les textes à valeur constitutionnelle, les normes internationales et les traités, les lois votées par le Parlement, les décrets d’application et autres normes réglementaires

  • 🔄 Le traitement d’une QPC suit ces étapes :

    1. Une partie à un procès soulève une question de constitutionnalité portant sur une disposition légale qui lui est
    2. Le juge saisi vérifie si la question est sérieuse.
    3. Si elle l’est, le juge la transmet à la Cour de cassation ou au Conseil d’État.
    4. La Cour de cassation ou le Conseil d’État examine le sérieux de la question et peut la transmettre au Conseil
    5. Le Conseil constitutionnel statue sur la constitutionnalité de la disposition.

Compléments

📌 Depuis 1958, le contrôle a priori permet aux autorités habilitées de saisir le Conseil constitutionnel avant l’entrée en vigueur d’une loi pour contrôler sa conformité à la Constitution.

📌 Le juge judiciaire peut écarter l’application d’une loi incompatible avec une norme internationale, mais il ne peut pas abroger cette loi.

  • Le Conseil constitutionnel peut être saisi par le président de la République, le Premier ministre, le président du Sénat, le président de l’Assemblée nationale, ou par 60 députés ou 60 sénateurs.

  • Le cours situe en 1975 l’admission du contrôle de conformité des lois aux normes internationales par les juges, en mentionnant l’arrêt « Jacques Vabre ».

  • L’article 34 de la Constitution attribue au Parlement les matières qu’il peut régler et lui permet, dans d’autres matières, de fixer seulement les principes fondamentaux, les modalités de mise en œuvre relevant du pouvoir exécutif.

Astuce mémo

Une pyramide : la Constitution au sommet, les normes réglementaires à la base.

9. Contrôle des règlements et compétences

Notions clés & Définitions

  • Tribunal des conflits : Composé à parité de magistrats de la Cour de cassation et du Conseil d’État, il se réunit lorsqu’un problème de délimitation des compétences oppose les tribunaux judiciaires aux tribunaux administratifs.

★ À maîtriser

  • Le tribunal administratif peut contrôler la constitutionnalité d’un décret autonome lorsque le débordement du Parlement concerne l’article 34 de la Constitution.

  • Le tribunal administratif refuse de contrôler la constitutionnalité d’un décret d’application conforme à la loi, car cela l’amènerait à contrôler la conformité de la loi à la Constitution.

  • Le juge judiciaire est incompétent pour connaître de la légalité d’un règlement et transmet cette question à la juridiction administrative, sauf lorsqu’il siège comme juridiction pénale.

Compléments

📌 Le contrôle d’un décret d’application dont la conformité à la Constitution est en cause se fait dans le cadre d’une QPC.

  • L’arrêt « Avranches et Desmarets » du 5 juillet 1951 du Tribunal des conflits est présenté comme établissant l’exception permettant à une juridiction pénale de connaître de la légalité d’un règlement. - « averanche et desmaré », 1971

Astuce mémo

Décret autonome : contrôle possible ; décret d’application conforme à la loi : contrôle constitutionnel refusé.

10. Entrée en vigueur et abrogation

Notions clés & Définitions

  • Abrogation expresse : Consiste à remplacer explicitement une disposition abrogée par une nouvelle disposition, par exemple en indiquant qu’un article du Code civil est abrogé et remplacé par un nouvel article.

★ À maîtriser

📌 Les textes entrent en vigueur après leur publication au Journal officiel, qui comporte une partie législative pour les lois et une partie réglementaire pour les décrets du gouvernement.

📌 Selon l’article 1, les lois entrent en vigueur à la date qu’elles fixent ou, à défaut, le lendemain de leur publication.

Compléments

  • Les directives et les règlements de l’Union européenne sont publiés au Journal officiel de l’Union européenne dans les 20 jours après.

  • Une loi est en principe adoptée pour une durée indéfinie, sauf exceptions telles qu’une loi temporaire suspendant le paiement des loyers en 1914 pendant la guerre.

11. Conflits de lois dans le temps

★ À maîtriser

📌 Selon l’article 2 du Code civil, la loi nouvelle ne dispose que pour l’avenir et n’a point d’effet rétroactif.

📌 La loi nouvelle ne remet pas en cause la constitution passée d’une situation juridique : les conditions anciennes de validité s’appliquent au contrat formé avant son entrée en vigueur.

  • Le passage d’une loi à une autre soulève la question du droit applicable aux situations juridiques en cours lorsque la loi ancienne est modifiée.

  • Trois solutions sont envisagées pour régler un conflit de lois dans le temps : appliquer immédiatement la loi nouvelle, maintenir la loi ancienne pour les situations en cours, ou appliquer immédiatement la loi nouvelle aux situations en cours sans revenir sur le passé.

Compléments

📌 La loi nouvelle ne remet pas en cause l’extinction passée d’une situation juridique intervenue conformément au droit alors applicable, même si les conditions de cessation ont changé depuis.

  • Le principe de non-rétroactivité vise à éviter de porter atteinte à la sécurité juridique.

  • Lorsqu’une loi adoptée en 1955 ouvre une pension alimentaire à l’enfant adultérin, sa mère peut demander une pension pour la période suivant l’adoption de la loi, mais pas un rattrapage pour les dix années antérieures.

12. Valeur de la non-rétroactivité

★ À maîtriser

📌 En matière pénale, seuls sont punissables les faits constitutifs d’infractions à la date où ils ont été commis, et seules les peines légalement applicables à cette même date peuvent être prononcées, conformément à l’article 112-1 du Code pénal.

📌 En matière pénale, une loi nouvelle plus favorable s’applique rétroactivement lorsqu’elle diminue la peine encourue ou supprime une incrimination ; cette rétroactivité in mitius a elle-même une valeur constitutionnelle.

  • Le principe général de non-rétroactivité, inscrit dans le Code civil, a une valeur législative et s’impose au gouvernement.

  • L’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dispose que nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi antérieure au délit, ce qui confère une valeur constitutionnelle à la non-rétroactivité pénale.

Compléments

📌 Le Parlement peut déroger au principe général de non-rétroactivité en déclarant une loi partiellement rétroactive, notamment pour invalider rétroactivement certains montages d’optimisation fiscale et ordonner un rattrapage d’impôt.

Astuce mémo

Loi ordinaire : valeur législative ; non-rétroactivité pénale : valeur constitutionnelle

13. Effet immédiat de la loi nouvelle

Notions clés & Définitions

  • Droit acquis : Un droit que son titulaire peut exercer, et non un droit simplement promis.

★ À maîtriser

📌 La loi nouvelle s’applique immédiatement aux situations juridiques en cours, sous réserve de ne pas porter atteinte aux droits acquis.

📌 En principe, la loi nouvelle ne s’applique pas immédiatement aux contrats en cours, qui restent soumis à la loi en vigueur le jour de leur conclusion.

Compléments

📌 La vocation successorale liée à des parents encore vivants est une simple expectative ; le droit à l’héritage devient acquis au décès des parents.

📌 Lorsqu’une loi successorale change entre le décès des parents et le partage de la succession, la loi nouvelle ne s’applique pas aux droits déjà acquis au décès.

14. Raisonnements d’interprétation juridique

Notions clés & Définitions

  • Raisonnement par analogie : Le raisonnement par analogie applique à une situation non visée par la loi une règle prévue pour une situation qui lui ressemble, car les mêmes causes doivent produire les mêmes effets.
  • Raisonnement a fortiori : Le raisonnement a fortiori applique une règle à une situation non exactement visée par la loi lorsqu’il existe encore davantage de raisons de l’appliquer.
  • Raisonnement a contrario : Le raisonnement a contrario déduit de la règle prévue pour une hypothèse qu’une règle inverse s’applique lorsque cette hypothèse n’est pas réalisée.

Points essentiels

📌 Le raisonnement par analogie ne s’applique pas en matière pénale, où l’interprétation de la loi est stricte.

📌 Le raisonnement par analogie est évité lorsque la situation peut relever d’un choix du justiciable, comme la vie en concubinage, qui ne soumet pas les personnes aux droits du mariage.

  • La règle selon laquelle chaque époux reprend l’usage de son nom après le divorce permet, par raisonnement a contrario, de déduire que chaque époux peut continuer à utiliser le nom de l’autre tant que le divorce n’est pas prononcé.

15. Sources du droit privé

Notions clés & Définitions

  • Loi : L’ensemble des règles contenues dans les textes écrits élaborés par les autorités législatives, notamment le Parlement et le gouvernement.

★ À maîtriser

  • En France, la loi est présentée comme la source principale et quasi unique du droit privé, qui se trouve dans les textes écrits élaborés par des autorités compétentes.

Compléments

  • La coutume est également une source du droit privé.

  • La jurisprudence est une source indirecte du droit privé, car elle intervient par voie d’interprétation.

Tableaux de synthèse

Lois impératives et supplétives

Type de loiApplicationChoix contraire
ImpérativeS’impose en raison de l’ordre publicNe peut y déroger
SupplétiveS’applique en l’absence de choixPeut être écartée par un choix contraire

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Quelles relations le droit privé régit-il ?

Les relations entre personnes privées.

Quelles relations le droit public régit-il ?

Les relations des personnes privées avec l’État, les collectivités publiques et l’administration.

Qu’est-ce que le droit pénal définit ?

Les comportements susceptibles d’être sanctionnés.

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