QCM : Ordre international et droit transitoire — 51 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction correspond à la summa divisio entre le droit privé et le droit public ?

Le droit privé régit les relations entre personnes privées, tandis que le droit public implique l’État.
Le droit privé fixe les sanctions pénales, tandis que le droit public protège les intérêts des entreprises.
Le droit privé organise les institutions de l’État, tandis que le droit public régit les contrats entre particuliers.
Le droit privé concerne les relations internationales, tandis que le droit public règle les rapports familiaux.

Le droit privé régit les relations entre personnes privées, tandis que le droit public implique l’État.

Explication

La summa divisio repose sur la présence de l’État : le droit privé encadre les relations entre personnes privées, alors que le droit public régit les relations dans lesquelles l’État intervient. Le droit pénal ne se confond pas avec le droit privé, car il organise le pouvoir social de punir.

2. Pourquoi le droit pénal s’intègre-t-il difficilement à la distinction entre droit public et droit privé ?

Il protège les libertés individuelles sans prévoir de réaction à un comportement dangereux.
Il règle les rapports institutionnels entre les collectivités publiques et les administrations.
Il régit l’exercice par la société du droit de punir lorsqu’un comportement menace l’ordre social.
Il organise principalement les contrats conclus entre personnes privées dans la vie économique.

Il régit l’exercice par la société du droit de punir lorsqu’un comportement menace l’ordre social.

Explication

Le droit pénal concerne le pouvoir de la société de punir les comportements dangereux pour l’ordre social, ce qui le rend transversal à la distinction classique. Le droit privé, en revanche, vise principalement les relations entre personnes privées.

3. Quelle caractéristique définit une règle de droit ?

Elle correspond à une décision particulière prise pour résoudre un conflit entre deux personnes.
Elle constitue une norme générale, impersonnelle et abstraite applicable à son champ d’application.
Elle formule une pratique sociale répétée sans viser des situations ou des personnes déterminées.
Elle exprime une recommandation personnelle destinée à guider la conscience de chaque individu.

Elle constitue une norme générale, impersonnelle et abstraite applicable à son champ d’application.

Explication

Une règle de droit est générale, impersonnelle et abstraite : elle vise toutes les personnes ou situations qui entrent dans son champ d’application. Une décision individuelle, au contraire, concerne un cas ou des destinataires déterminés.

4. Comment l’égalité devant la loi s’applique-t-elle aux mineurs et aux majeurs ?

Elle interdit toute distinction entre les personnes lorsque leurs droits sont concernés.
Elle exige un traitement différent pour deux situations objectivement identiques.
Elle impose des règles identiques, car toute différence d’âge est juridiquement sans portée.
Elle permet des traitements différents, car leurs situations sont objectivement différentes.

Elle permet des traitements différents, car leurs situations sont objectivement différentes.

Explication

L’égalité devant la loi impose un traitement identique pour des situations objectivement identiques, mais autorise des règles différentes lorsque les situations diffèrent objectivement. Le statut distinct des mineurs et des majeurs peut donc justifier un traitement particulier.

5. Quel critère distingue le plus largement la règle de droit d’une règle morale ou religieuse ?

La possibilité d’une sanction juridique prononcée et mise à exécution par la force publique.
La reconnaissance de la règle par une tradition sociale suivie dans une communauté donnée.
La présence d’une obligation de conscience dont la violation entraîne une désapprobation collective.
La conformité de la règle aux convictions personnelles de la personne qui doit la respecter.

La possibilité d’une sanction juridique prononcée et mise à exécution par la force publique.

Explication

La règle de droit se caractérise principalement par une sanction juridique, généralement prononcée par un juge et susceptible d’exécution forcée. Une règle morale ou religieuse peut entraîner une réprobation, mais cette réaction ne possède pas nécessairement ce caractère juridiquement contraignant.

6. Que soutient le normativisme à propos de la validité d’une norme juridique ?

Elle dépend de son accord avec des principes moraux universels et immuables.
Elle dépend de son acceptation spontanée par la majorité des citoyens concernés.
Elle dépend de son ancienneté et de sa transmission par les générations précédentes.
Elle dépend de sa conformité à une norme supérieure dans l’ordre juridique.

Elle dépend de sa conformité à une norme supérieure dans l’ordre juridique.

Explication

Le normativisme étudie le droit tel qu’il peut être observé et fait dépendre la validité d’une norme de sa conformité à une norme supérieure. Le rattachement direct de la validité à une morale universelle relève plutôt du droit naturel.

7. À quelles dates ont été adoptées la première Constitution écrite française et la Constitution actuelle de la Ve République ?

Le 26 août 1789 et le 3 septembre 1958.
Le 3 septembre 1791 et le 4 octobre 1958.
Le 14 juillet 1789 et le 4 octobre 1946.
Le 4 octobre 1791 et le 3 septembre 1958.

Le 3 septembre 1791 et le 4 octobre 1958.

Explication

La première Constitution écrite française date du 3 septembre 1791, tandis que la Constitution de la Ve République a été adoptée le 4 octobre 1958. Les autres dates renvoient à d’autres événements constitutionnels ou révolutionnaires.

8. Quel est le rôle de la Constitution dans l’ordre juridique français ?

Elle est une norme internationale qui fixe les obligations de la France envers les autres États.
Elle est la source suprême du droit et organise les institutions tout en garantissant des droits et libertés.
Elle est une règle votée par le Parlement qui précise les modalités d’application des règlements administratifs.
Elle est une décision du gouvernement destinée à organiser les services publics dans un domaine déterminé.

Elle est la source suprême du droit et organise les institutions tout en garantissant des droits et libertés.

Explication

La Constitution occupe le sommet de l’ordre juridique français et détermine à la fois le fonctionnement des institutions politiques et les droits et libertés garantis. La loi est inférieure à la Constitution et doit la respecter.

9. Quelle décision a reconnu une valeur constitutionnelle à plusieurs textes et principes formant le bloc de constitutionnalité ?

La loi du 3 septembre 1791 établissant la première Constitution écrite française.
La décision du Conseil constitutionnel relative à la Constitution de la Ve République du 4 octobre 1958.
La décision parlementaire du 4 octobre 1958 portant adoption du règlement administratif.
La décision Liberté d’association du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971.

La décision Liberté d’association du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971.

Explication

La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 a reconnu une valeur constitutionnelle à la Déclaration de 1789, au Préambule de 1946, aux principes fondamentaux reconnus par les lois de la République et à la Charte de l’environnement. Cet ensemble constitue le bloc de constitutionnalité.

10. Quelle différence distingue les règlements autonomes, les règlements d’application et les ordonnances de l’article 38 ?

Les premiers précisent une loi, les seconds interviennent hors du domaine de la loi et les dernières sont votées directement par le Parlement.
Les premiers concernent les droits fondamentaux, les seconds les relations privées et les dernières les traités internationaux.
Les premiers sont pris par les tribunaux, les seconds par les collectivités territoriales et les dernières par le Conseil constitutionnel.
Les premiers interviennent hors du domaine de la loi, les seconds précisent une loi et les dernières supposent une habilitation parlementaire.

Les premiers interviennent hors du domaine de la loi, les seconds précisent une loi et les dernières supposent une habilitation parlementaire.

Explication

Un règlement autonome intervient dans le domaine qui n’est pas réservé à la loi, tandis qu’un règlement d’application précise les modalités d’une loi. Une ordonnance de l’article 38 permet au gouvernement d’intervenir dans le domaine de la loi après habilitation du Parlement.

11. Quel ordre de juridiction est compétent pour trancher un litige opposant un particulier à une administration ?

L’ordre judiciaire, sous l’autorité de la Cour de cassation
La juridiction arbitrale, sous l’autorité du ministère de la Justice
L’ordre administratif, sous l’autorité du Conseil d’État
La juridiction spécialisée, sous l’autorité du Conseil constitutionnel

L’ordre administratif, sous l’autorité du Conseil d’État

Explication

L’ordre administratif connaît des litiges impliquant l’administration et relève de l’autorité du Conseil d’État. L’ordre judiciaire traite principalement les litiges de droit privé et les infractions pénales.

12. Lorsqu’une décision est contestée devant les juges du droit, quel aspect ceux-ci contrôlent-ils ?

La pertinence des preuves nouvellement produites
La crédibilité des témoignages recueillis
La correcte application des règles de droit
La reconstitution complète des faits litigieux

La correcte application des règles de droit

Explication

Les juges du droit vérifient la correcte application du droit sans réexaminer les faits. L’examen des faits et des questions juridiques relève des juges du fond.

13. Quelle juridiction possède une compétence de principe pour connaître des litiges qui ne sont pas attribués à une autre juridiction ?

Une juridiction limitée aux matières pénales
Une juridiction constituée pour chaque affaire
Une juridiction spécialisée
Une juridiction de droit commun

Une juridiction de droit commun

Explication

La juridiction de droit commun dispose d’une compétence de principe, tandis que la juridiction spécialisée intervient dans les domaines qui lui sont expressément attribués. Une juridiction spécialisée ne bénéficie donc pas d’une compétence générale.

14. Dans quelle situation la jurisprudence intervient-elle comme source complémentaire du droit ?

Lorsqu’une coutume est abandonnée après une pratique devenue socialement contestée
Lorsqu’une administration publie une circulaire qui modifie directement une règle législative
Lorsqu’un parlement adopte une loi nouvelle pour remplacer une décision judiciaire
Lorsqu’un juge interprète la loi pour résoudre un litige sans règle applicable ou avec une règle obscure

Lorsqu’un juge interprète la loi pour résoudre un litige sans règle applicable ou avec une règle obscure

Explication

La jurisprudence résulte de l’interprétation judiciaire nécessaire pour trancher certains litiges lorsque la règle applicable manque, demeure obscure ou est devenue inadaptée. La loi, en revanche, est créée par le législateur.

15. Quels éléments permettent de caractériser une coutume juridique ?

Une pratique constante et générale accompagnée du sentiment de son caractère obligatoire
Une règle écrite adoptée par le législateur puis promulguée par le gouvernement
Une habitude répandue dont les personnes apprécient librement l’opportunité
Une décision judiciaire isolée suivie d’une publication dans un recueil officiel

Une pratique constante et générale accompagnée du sentiment de son caractère obligatoire

Explication

La coutume repose sur une pratique répétée de manière constante et générale ainsi que sur la conviction qu’elle est obligatoire. Une simple habitude ne comporte pas cette conviction juridique.

16. Que désigne l’ordre international dans l’organisation des systèmes juridiques ?

Le système qui impose aux administrations nationales une hiérarchie uniforme des services publics
Le système qui organise les rapports entre particuliers d’un même territoire national
Le système qui régit les relations entre États souverains et repose largement sur leur consentement
Le système qui coordonne les juridictions internes sous l’autorité d’une cour nationale

Le système qui régit les relations entre États souverains et repose largement sur leur consentement

Explication

L’ordre international régit les relations entre États souverains et repose largement sur leur consentement. Il ne correspond donc pas à l’organisation des rapports privés ou administratifs internes d’un État.

17. Quelles étapes permettent à une convention internationale de devenir une règle de droit positif ?

Sa signature, sa ratification et sa publication
Sa ratification, son remplacement par une loi et sa promulgation
Sa négociation, son interprétation judiciaire et son abrogation
Sa publication, son contrôle administratif et sa dénonciation

Sa signature, sa ratification et sa publication

Explication

Une convention devient une règle de droit positif après sa signature, sa ratification et sa publication. Ces étapes permettent de formaliser l’engagement de l’État et de rendre la convention applicable dans l’ordre juridique concerné.

18. Quel enchaînement correspond à la procédure d’entrée en vigueur d’une convention internationale ?

Négociation, signature, ratification, puis publication
Signature, publication, négociation, puis ratification
Publication, négociation, ratification, puis signature
Ratification, négociation, publication, puis signature

Négociation, signature, ratification, puis publication

Explication

Une convention internationale doit être négociée, signée, ratifiée puis publiée pour entrer en vigueur. La signature fixe le texte et la ratification exprime le consentement définitif de l’État à être lié.

19. Pourquoi un État signataire d’une convention internationale peut-il ne pas être encore définitivement lié par celle-ci ?

Parce que la publication précède nécessairement toute négociation
Parce que la convention doit être interprétée par une juridiction nationale
Parce que la signature doit être suivie d’une ratification
Parce que la signature ne peut intervenir qu’après l’entrée en vigueur

Parce que la signature doit être suivie d’une ratification

Explication

La signature authentifie le texte, mais la ratification exprime le consentement définitif de l’État à être lié. La signature seule ne produit donc pas nécessairement cet engagement définitif.

20. À quelle condition un traité peut-il produire un effet direct devant les juridictions nationales ?

Ses stipulations présentent un objectif général que chaque État peut adapter librement
Ses clauses nécessitent une loi interne détaillée avant de pouvoir créer des droits
Ses dispositions concernent les relations diplomatiques sans viser les personnes privées
Ses stipulations sont précises et inconditionnelles et créent des droits pour les individus

Ses stipulations sont précises et inconditionnelles et créent des droits pour les individus

Explication

Un traité a un effet direct lorsque ses stipulations sont suffisamment précises et inconditionnelles et créent directement des droits invocables par les individus. Une clause qui exige une intervention législative supplémentaire ne possède pas ce caractère direct.

21. Selon l’article 55 de la Constitution, que se passe-t-il lorsqu’une convention internationale régulièrement signée, ratifiée et publiée entre en conflit avec une loi ?

Le juge écarte les deux normes jusqu’à une réforme constitutionnelle
La convention internationale prévaut sur la loi
La loi prévaut sur la convention internationale
La convention s’applique après une nouvelle négociation entre les États

La convention internationale prévaut sur la loi

Explication

L’article 55 accorde aux conventions internationales régulièrement signées, ratifiées et publiées une autorité supérieure à celle des lois en cas de conflit. La loi ne peut donc pas prévaloir dans cette situation.

22. Quelle caractéristique distingue principalement la Cour internationale de justice de la Cour pénale internationale ?

La première règle des différends entre États, tandis que la seconde juge des individus pour certains crimes internationaux.
La première juge des individus, tandis que la seconde règle les différends entre États membres de l’ONU.
La première siège à Rome, tandis que la seconde siège à La Haye pour les affaires interétatiques.
La première poursuit les crimes de guerre, tandis que la seconde interprète les traités relatifs aux droits de l’homme.

La première règle des différends entre États, tandis que la seconde juge des individus pour certains crimes internationaux.

Explication

La Cour internationale de justice est une juridiction générale qui traite principalement les différends entre États, alors que la Cour pénale internationale juge des individus pour certains crimes internationaux. La confusion fréquente consiste à attribuer à la Cour internationale de justice la compétence pénale exercée par la Cour pénale internationale.

23. Quels crimes relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale ?

Les crimes économiques, les désaccords contractuels et les litiges entre États.
Le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre.
Les infractions civiles, les conflits électoraux et les différends constitutionnels.
Les différends territoriaux, les litiges commerciaux et les violations diplomatiques.

Le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre.

Explication

La Cour pénale internationale est compétente pour le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Les différends entre États relèvent principalement de la Cour internationale de justice, ce qui constitue une confusion classique.

24. Quel événement a institué le Conseil de l’Europe et quelles finalités lui étaient associées ?

Le Statut de Rome de 1998, pour poursuivre les crimes internationaux et protéger les populations civiles.
Le Traité de Rome du 4 novembre 1950, pour organiser une union économique et commerciale entre les États européens.
Le Traité de Lisbonne de 2007, pour établir les institutions politiques et les compétences de l’Union européenne.
Le Traité de Londres du 5 mai 1949, pour promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et l’État de droit.

Le Traité de Londres du 5 mai 1949, pour promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et l’État de droit.

Explication

Le Traité de Londres du 5 mai 1949 a créé le Conseil de l’Europe afin de garantir la démocratie, les droits de l’homme et la prééminence du droit. Le Traité de Rome et le Traité de Lisbonne concernent l’intégration européenne, tandis que le Statut de Rome fonde la Cour pénale internationale.

25. Quand la Convention européenne des droits de l’homme a-t-elle été signée, et quand la France l’a-t-elle ratifiée ?

Elle a été signée à Strasbourg le 5 mai 1949 et ratifiée par la France en 1950.
Elle a été signée à Strasbourg le 4 novembre 1950 et ratifiée par la France en 1992.
Elle a été signée à Rome le 4 novembre 1950 et ratifiée par la France en 1974.
Elle a été signée à Rome le 5 mai 1949 et ratifiée par la France en 1974.

Elle a été signée à Rome le 4 novembre 1950 et ratifiée par la France en 1974.

Explication

La Convention européenne des droits de l’homme a été signée à Rome le 4 novembre 1950, tandis que la France ne l’a ratifiée qu’en 1974. La date de 1949 correspond à l’institution du Conseil de l’Europe par le Traité de Londres.

26. Quelle est la fonction principale de la Cour européenne des droits de l’homme, qui siège à Strasbourg ?

Elle poursuit les individus responsables de génocide, de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre.
Elle assure une interprétation uniforme de la Convention européenne des droits de l’homme.
Elle adopte les règlements européens et contrôle leur application dans les États membres.
Elle règle les différends commerciaux entre les États membres du Conseil de l’Europe.

Elle assure une interprétation uniforme de la Convention européenne des droits de l’homme.

Explication

La Cour européenne des droits de l’homme siège à Strasbourg et veille à l’interprétation uniforme de la Convention européenne des droits de l’homme. L’adoption des règlements relève des institutions de l’Union européenne, tandis que la poursuite des crimes internationaux appartient à la Cour pénale internationale.

27. Pourquoi la Communauté économique européenne a-t-elle été créée en 1957 ?

Elle a été créée par six États pour favoriser une paix durable au moyen d’une union économique.
Elle a été créée par vingt-sept États pour protéger les droits fondamentaux au moyen d’une convention commune.
Elle a été créée par les États membres de l’ONU pour juger les crimes internationaux les plus graves.
Elle a été créée par quarante-six États pour harmoniser les décisions de leurs juridictions nationales.

Elle a été créée par six États pour favoriser une paix durable au moyen d’une union économique.

Explication

La Communauté économique européenne a été créée en 1957 par six États afin de contribuer à une paix durable grâce à l’union économique. Elle a ensuite laissé place à l’Union européenne, tandis que la protection conventionnelle des droits de l’homme relève du Conseil de l’Europe.

28. Que comprend le droit primaire de l’Union européenne ?

Les règlements adoptés par les institutions européennes pour appliquer les politiques communes.
Les traités qui définissent l’existence, les compétences et le fonctionnement de l’Union.
Les décisions rendues par les juridictions nationales pour interpréter les règles européennes.
Les lois nationales votées par les parlements afin de transposer les directives européennes.

Les traités qui définissent l’existence, les compétences et le fonctionnement de l’Union.

Explication

Le droit primaire est constitué par les traités fondateurs, qui déterminent l’existence, les compétences et le fonctionnement de l’Union européenne. Les règlements et les directives appartiennent au droit dérivé, car ils sont adoptés par les institutions sur le fondement des traités.

29. Quelle est la répartition des fonctions entre les deux traités compris dans le Traité de Lisbonne ?

Le traité sur l’Union européenne fixe les principes et les institutions, tandis que le traité sur son fonctionnement organise les compétences de l’Union.
Le traité sur l’Union européenne organise les compétences économiques, tandis que le traité sur son fonctionnement fixe les droits fondamentaux.
Le traité sur l’Union européenne adopte les directives, tandis que le traité sur son fonctionnement contrôle leur transposition nationale.
Le traité sur l’Union européenne règle les litiges judiciaires, tandis que le traité sur son fonctionnement définit les relations diplomatiques.

Le traité sur l’Union européenne fixe les principes et les institutions, tandis que le traité sur son fonctionnement organise les compétences de l’Union.

Explication

Le Traité de Lisbonne comprend le Traité sur l’Union européenne, consacré notamment aux principes et aux institutions, ainsi que le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui organise les compétences de l’Union. Les directives sont des actes de droit dérivé et ne constituent pas la fonction propre de l’un de ces deux traités.

30. Comment distinguer un règlement européen d’une directive européenne ?

Le règlement fixe des objectifs à transposer, tandis que la directive est obligatoire et directement applicable dans chaque État.
Le règlement formule des recommandations politiques, tandis que la directive règle les différends entre les États membres.
Le règlement est obligatoire et directement applicable, tandis que la directive fixe des objectifs à transposer par les États.
Le règlement définit les traités fondateurs, tandis que la directive détermine l’existence et les compétences de l’Union.

Le règlement est obligatoire et directement applicable, tandis que la directive fixe des objectifs à transposer par les États.

Explication

Un règlement européen s’impose et s’applique directement dans toute l’Union, tandis qu’une directive fixe des objectifs que les États mettent en œuvre par des lois de transposition. La directive ne produit donc pas, par sa nature, le même effet direct général qu’un règlement.

31. Quelle proposition définit correctement les droits naturels ?

Des droits inhérents à tout être humain, fondés dans l’homme et sa raison
Des prérogatives accordées par l’administration selon les besoins sociaux
Des libertés organisées par la loi pour encadrer leur exercice collectif
Des garanties procédurales accordées par un juge après un litige

Des droits inhérents à tout être humain, fondés dans l’homme et sa raison

Explication

Les droits naturels sont inhérents à toute personne et trouvent leur fondement dans l’homme et sa raison. Les libertés publiques correspondent plutôt à la mise en œuvre juridique de ces droits par la loi.

32. Quelle était la limite initiale de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen concernant le contrôle des lois ?

Elle proclamait des droits sans pouvoir être initialement invoquée devant un juge pour contrôler la loi
Elle garantissait les libertés publiques par des procédures judiciaires directement applicables
Elle réservait la protection des droits aux seules conventions internationales ratifiées
Elle confiait au juge le pouvoir d’annuler toute loi contraire aux droits proclamés

Elle proclamait des droits sans pouvoir être initialement invoquée devant un juge pour contrôler la loi

Explication

La Déclaration proclamait les droits naturels, inaliénables et sacrés, mais ne pouvait pas d’abord servir devant un juge à contrôler la loi. Les garanties juridiques sont venues ensuite, notamment par les lois de libertés publiques.

33. Quelle évolution caractérise la protection des droits fondamentaux après la Seconde Guerre mondiale ?

Ils ont été rattachés aux lois ordinaires, sans reconnaissance dans les normes constitutionnelles ou internationales
Ils ont commencé à être protégés à un niveau supérieur à la loi, sur les plans constitutionnel et international
Ils ont été confiés principalement aux autorités administratives, avec une protection juridictionnelle limitée
Ils ont été définis par les juridictions nationales, sans intervention des instruments internationaux

Ils ont commencé à être protégés à un niveau supérieur à la loi, sur les plans constitutionnel et international

Explication

Après la Seconde Guerre mondiale, les droits fondamentaux ont bénéficié d’une protection supérieure à la loi, à la fois constitutionnelle et internationale. Cette évolution a renforcé leur opposabilité face au législateur.

34. Comment le Conseil constitutionnel était-il principalement conçu lors de sa création par la Constitution de 1958 ?

Comme une autorité chargée de vérifier la conformité des lois aux conventions internationales après leur promulgation
Comme une juridiction examinant largement les lois déjà entrées en vigueur à la demande de tout justiciable
Comme une juridiction spécialisée dans l’indemnisation des personnes victimes d’une loi inconstitutionnelle
Comme un organe contrôlant la séparation des pouvoirs, saisi surtout avant la promulgation des lois dans des conditions restreintes

Comme un organe contrôlant la séparation des pouvoirs, saisi surtout avant la promulgation des lois dans des conditions restreintes

Explication

En 1958, le Conseil constitutionnel était principalement destiné à contrôler la séparation des pouvoirs et intervenait surtout a priori, avant l’entrée en vigueur de la loi. Le contrôle a posteriori a été introduit plus tard par la question prioritaire de constitutionnalité.

35. Quel apport majeur est associé à la décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 ?

Elle a limité l’examen du Conseil constitutionnel aux seules règles relatives à la procédure parlementaire
Elle a permis de contrôler le contenu de la loi au regard des droits fondamentaux grâce à la valeur constitutionnelle du Préambule
Elle a autorisé le Conseil constitutionnel à vérifier la conformité des lois aux conventions internationales
Elle a instauré le contrôle a posteriori des lois par une question soulevée devant toute juridiction

Elle a permis de contrôler le contenu de la loi au regard des droits fondamentaux grâce à la valeur constitutionnelle du Préambule

Explication

La décision de 1971 a reconnu la valeur constitutionnelle des renvois opérés par le Préambule et a étendu le contrôle au contenu de la loi. Elle ne concernait ni la création de la question prioritaire de constitutionnalité ni le contrôle de conventionnalité.

36. Quel mécanisme a été introduit par la révision constitutionnelle de 2008, entrée en vigueur en 2010 ?

Le contrôle automatique de toute loi par la Cour de cassation
Le contrôle administratif des lois avant leur transmission au Parlement
Le contrôle a priori des conventions internationales par le Conseil constitutionnel
Le contrôle a posteriori de la loi par la question prioritaire de constitutionnalité

Le contrôle a posteriori de la loi par la question prioritaire de constitutionnalité

Explication

La révision constitutionnelle de 2008, applicable en 2010, a créé la question prioritaire de constitutionnalité, qui permet un contrôle a posteriori de la loi. Ce mécanisme intervient donc après l’entrée en vigueur de la disposition contestée.

37. Quelle position le Conseil constitutionnel a-t-il adoptée dans sa décision IVG du 15 janvier 1975 ?

Il a jugé que toute convention internationale avait une valeur constitutionnelle immédiate
Il a reconnu au Conseil constitutionnel le contrôle général des traités après leur ratification
Il a refusé de contrôler la conformité d’une loi aux conventions internationales
Il a confié au Parlement l’examen de la conformité des lois aux conventions internationales

Il a refusé de contrôler la conformité d’une loi aux conventions internationales

Explication

Dans la décision IVG de 1975, le Conseil constitutionnel a refusé d’examiner la conformité d’une loi aux conventions internationales. Le contrôle de conventionnalité a ensuite été accepté par les juridictions judiciaires et administratives.

38. Quelle distinction oppose le système de liberté de la preuve au système de preuve légale ?

La preuve libre interdit les expertises, tandis que la preuve légale donne au juge une compétence d’évaluation générale
La preuve libre impose les formes fixées par la loi, tandis que la preuve légale permet au juge d’évaluer tout élément
La preuve libre concerne les actes écrits, tandis que la preuve légale concerne les témoignages et les indices
La preuve libre laisse au juge un pouvoir d’appréciation, tandis que la preuve légale impose les modes prévus par la loi

La preuve libre laisse au juge un pouvoir d’appréciation, tandis que la preuve légale impose les modes prévus par la loi

Explication

Dans la liberté de la preuve, les moyens sont largement ouverts et le juge apprécie leur force probante. Dans le système de preuve légale, certains modes déterminés par la loi s’imposent au juge lorsqu’ils sont réunis.

39. Que prévoit en principe l’article 1358 du Code civil concernant les moyens de preuve ?

Les parties doivent utiliser le mode de preuve fixé par le juge avant l’ouverture du procès
Pour tout litige, la preuve doit être établie par un écrit signé avant la naissance de l’obligation
Hors les exceptions prévues par la loi, la preuve peut être apportée par tout moyen
La preuve d’un acte juridique repose sur un témoignage, sauf autorisation spéciale du juge

Hors les exceptions prévues par la loi, la preuve peut être apportée par tout moyen

Explication

L’article 1358 pose le principe selon lequel, sauf disposition contraire de la loi, la preuve peut être apportée par tout moyen. L’exigence d’un mode déterminé existe dans certains cas particuliers, mais elle ne constitue pas la règle générale.

40. Que commande le principe du contradictoire à propos d’un élément de preuve produit au procès ?

Il doit pouvoir être discuté par l’autre partie
Il doit être examiné par un expert désigné par le tribunal
Il doit être communiqué uniquement après la clôture des débats
Il doit être établi par un acte authentique avant toute audience

Il doit pouvoir être discuté par l’autre partie

Explication

Le contradictoire exige que chaque élément de preuve produit par une partie puisse être discuté par l’autre. La communication et la discussion des pièces permettent ainsi à chaque partie de préparer utilement sa défense.

41. En matière civile, comment doit en principe être prouvé un acte juridique portant sur plus de 1 500 € ?

Par tout moyen choisi librement, sans considération du montant de l’acte
Par un écrit préconstitué, sauf notamment impossibilité matérielle ou morale de l’établir
Par un témoignage confirmé par un indice lorsque les parties sont d’accord
Par une expertise judiciaire ordonnée avant que le litige ne soit examiné

Par un écrit préconstitué, sauf notamment impossibilité matérielle ou morale de l’établir

Explication

Un acte juridique supérieur à 1 500 € doit en principe être prouvé par un écrit préconstitué. Des exceptions existent, notamment lorsque l’établissement de cet écrit était matériellement ou moralement impossible.

42. Quel acte accomplit le Président de la République lorsqu’il ordonne l’exécution d’une loi adoptée par le Parlement sur tout le territoire ?

La publication de la loi
L’abrogation de la loi
La promulgation de la loi
La codification de la loi

La promulgation de la loi

Explication

La promulgation est l’acte par lequel le Président ordonne l’exécution de la loi après son adoption parlementaire. La publication remplit une fonction différente : elle rend le texte officiellement accessible aux citoyens.

43. Dans quel journal officiel un règlement d’origine interne est-il publié, par opposition à un texte de l’Union européenne ?

Le Recueil des actes administratifs locaux
Le Journal officiel de l’Union européenne
Le Bulletin officiel du ministère concerné
Le Journal officiel de la République française

Le Journal officiel de la République française

Explication

Les textes d’origine interne sont publiés au Journal officiel de la République française. Les textes de l’Union européenne sont, eux, publiés au Journal officiel de l’Union européenne.

44. Une loi ne précise pas sa date d’entrée en vigueur et aucune urgence n’est prévue : quand devient-elle applicable ?

Un mois après sa publication
Le jour de son adoption parlementaire
Le lendemain de sa publication
Le jour de sa promulgation

Le lendemain de sa publication

Explication

Lorsqu’un texte ne fixe pas lui-même sa date d’entrée en vigueur, il devient applicable le lendemain de sa publication. L’entrée en vigueur le jour même correspond à l’hypothèse particulière d’une urgence prévue par le texte.

45. Quel est l’effet juridique principal de l’abrogation d’une loi ?

Elle suspend temporairement la publication de la loi
Elle rend la loi applicable aux faits passés
Elle transforme la loi en règlement administratif
Elle supprime la loi pour l’avenir

Elle supprime la loi pour l’avenir

Explication

L’abrogation supprime une loi, qui cesse alors de s’appliquer pour l’avenir. Elle ne confère pas à la loi nouvelle un effet rétroactif sur les situations antérieures.

46. Quel principe énonce l’article 2 du Code civil concernant l’application temporelle de la loi ?

La loi nouvelle régit les faits antérieurs et futurs
La loi dispose pour l’avenir et n’est pas rétroactive
La loi devient applicable dès son adoption parlementaire
La loi ancienne s’applique après chaque modification législative

La loi dispose pour l’avenir et n’est pas rétroactive

Explication

L’article 2 du Code civil pose que la loi ne dispose que pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif. Ce principe empêche en règle générale d’appliquer la loi nouvelle à des faits déjà accomplis.

47. Une loi pénale nouvelle réduit la peine encourue pour une infraction commise avant son entrée en vigueur : quel régime lui est applicable ?

Elle s’applique aux faits antérieurs en tant que loi plus douce
Elle s’applique aux faits antérieurs seulement si la peine a déjà été exécutée
Elle ne s’applique pas aux faits antérieurs en raison de la non-rétroactivité
Elle s’applique uniquement aux contrats conclus avant son entrée en vigueur

Elle s’applique aux faits antérieurs en tant que loi plus douce

Explication

En droit pénal, la loi nouvelle plus douce bénéficie aux faits antérieurs : c’est la rétroactivité in mitius. La non-rétroactivité concerne au contraire la loi pénale nouvelle plus sévère.

48. Dans une matière non pénale, dans quelle situation le législateur peut-il exceptionnellement donner un effet rétroactif à une loi nouvelle ?

Lorsqu’une juridiction l’applique sans texte législatif
Lorsqu’un règlement administratif précède la loi nouvelle
Lorsqu’une partie demande la réouverture de tout litige ancien
Lorsqu’il le prévoit sous le contrôle du respect des droits fondamentaux

Lorsqu’il le prévoit sous le contrôle du respect des droits fondamentaux

Explication

Hors matière pénale, la loi nouvelle ne s’applique en principe pas aux faits antérieurs, mais le législateur peut exceptionnellement prévoir sa rétroactivité. Cette possibilité reste soumise au respect des droits fondamentaux.

49. Une loi nouvelle entre en vigueur alors que plusieurs situations légales existent déjà : comment s’applique-t-elle en principe ?

Elle s’applique après la clôture de toutes les situations
Elle s’applique immédiatement aux situations existantes
Elle laisse subsister la loi ancienne pour chaque situation
Elle concerne uniquement les situations créées après sa publication

Elle s’applique immédiatement aux situations existantes

Explication

Pour les situations légales en cours, la loi nouvelle s’applique immédiatement à toutes les situations existantes lors de son entrée en vigueur. Cette règle se distingue de celle des contrats en cours, pour lesquels la loi ancienne survit en principe.

50. Pourquoi la loi ancienne survit-elle en principe lorsqu’un contrat est encore en cours ?

Parce qu’elle a été prise en compte par les parties lors de la conclusion du contrat
Parce que la publication du contrat empêche toute modification du droit applicable
Parce que la loi nouvelle ne peut concerner que les actes administratifs
Parce que les contrats échappent par nature à toute réforme législative

Parce qu’elle a été prise en compte par les parties lors de la conclusion du contrat

Explication

La loi ancienne survit en principe parce que les parties l’ont prise en compte au moment de conclure le contrat. Cette règle protège l’équilibre contractuel, mais elle connaît notamment une exception lorsque la loi nouvelle poursuit un objectif impérieux d’ordre public.

51. Dans quel cas une loi nouvelle peut-elle s’appliquer immédiatement à un contrat en cours ?

Lorsqu’elle est publiée après l’exécution d’une obligation contractuelle
Lorsqu’elle concerne un contrat signé par une personne publique
Lorsqu’elle poursuit un objectif impérieux d’ordre public
Lorsqu’elle modifie une clause sans rapport avec l’intérêt général

Lorsqu’elle poursuit un objectif impérieux d’ordre public

Explication

Une loi nouvelle s’applique immédiatement aux contrats en cours lorsqu’elle poursuit un objectif impérieux d’ordre public. La seule existence d’un contrat conclu avec une personne publique ne suffit pas, à elle seule, à établir cette exception.

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Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur Ordre international et droit transitoire.

Quelle distinction principale fait la summa divisio en droit ?

Elle oppose le droit privé et le droit public.

Quelles relations régit le droit privé selon la summa divisio ?

Les relations entre personnes privées.

Quelles relations régit le droit public selon la summa divisio ?

Les relations dans lesquelles intervient l’État.

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