QCM : Organisation judiciaire et pouvoir constitutionnel — 49 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ordre de juridiction est compétent lorsqu’un litige implique au moins une personne de droit public ?

Les juridictions commerciales
Les juridictions prud’homales
Les juridictions judiciaires
Les juridictions administratives

Les juridictions administratives

Explication

Les juridictions administratives connaissent des litiges impliquant au moins une personne de droit public. Les juridictions judiciaires concernent en principe les litiges entre personnes de droit privé.

2. Quelle est la mission principale du Tribunal des conflits ?

Statuer sur les infractions commises par les agents publics
Trancher les conflits de compétence entre les deux ordres de juridiction
Contrôler la constitutionnalité des décisions administratives
Juger au fond les litiges opposant deux personnes privées

Trancher les conflits de compétence entre les deux ordres de juridiction

Explication

Le Tribunal des conflits détermine si un litige relève de l’ordre judiciaire ou de l’ordre administratif. Il ne juge pas lui-même le fond de l’affaire.

3. Quelle conséquence la séparation des pouvoirs entraîne-t-elle concernant l’administration ?

L’administration relève toujours du juge judiciaire
L’administration ne peut faire l’objet d’aucun recours juridictionnel
L’administration est jugée par le Tribunal des conflits
L’administration relève du juge administratif

L’administration relève du juge administratif

Explication

En vertu de la séparation des pouvoirs, le juge judiciaire ne peut pas juger l’administration. Les litiges administratifs relèvent donc du juge administratif.

4. Quelle juridiction est compétente par principe pour les litiges civils lorsqu’aucun texte ne désigne une autre juridiction ?

Le tribunal de police
Le conseil de prud’hommes
Le tribunal de commerce
Le tribunal judiciaire

Le tribunal judiciaire

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun. Une autre juridiction n’est compétente que lorsqu’un texte lui attribue spécialement le litige.

5. Dans quelle situation un juge unique peut-il statuer au tribunal judiciaire ?

Dans une affaire familiale
Dans tout procès pénal criminel
Dans tout litige commercial
Dans tout litige impliquant une personne publique

Dans une affaire familiale

Explication

Le tribunal judiciaire siège en principe avec trois magistrats, mais certaines matières, notamment les affaires familiales, peuvent être confiées à un juge unique.

6. Quelle juridiction règle principalement les litiges entre commerçants et est composée de juges élus par des commerçants ?

Le tribunal de commerce
La cour d’assises
Le tribunal judiciaire
Le conseil de prud’hommes

Le tribunal de commerce

Explication

Le tribunal de commerce connaît des litiges entre commerçants. Ses juges sont des juges non professionnels élus par des commerçants.

7. Quel litige relève du conseil de prud’hommes ?

Un désaccord entre un salarié et son employeur privé
Un conflit entre deux commerçants
Une contestation d’une contravention routière
Un recours contre une décision administrative

Un désaccord entre un salarié et son employeur privé

Explication

Le conseil de prud’hommes juge les litiges opposant les salariés et les employeurs du secteur privé. Sa composition repose sur une représentation paritaire des deux catégories.

8. Comment les juridictions pénales classent-elles les infractions selon leur gravité ?

En litiges civils, commerciaux et sociaux
En recours, appels et cassations
En contraventions, délits et crimes
En affaires publiques, privées et mixtes

En contraventions, délits et crimes

Explication

Les infractions pénales sont classées en contraventions, délits et crimes selon leur gravité. Le ministère public représente l’État devant les juridictions pénales.

9. Quelle juridiction juge les contraventions punies d’une amende inférieure à 1 500 € ?

La cour d’assises
Le tribunal de police
La cour criminelle départementale
Le tribunal correctionnel

Le tribunal de police

Explication

Le tribunal de police est compétent pour juger les contraventions, notamment celles punies d’une amende inférieure à 1 500 €. Les délits relèvent du tribunal correctionnel.

10. Quelle juridiction juge les délits pouvant être punis jusqu’à dix ans d’emprisonnement ?

Le tribunal de police
Le tribunal correctionnel
La cour d’assises
Le tribunal judiciaire statuant en matière civile

Le tribunal correctionnel

Explication

Le tribunal correctionnel juge les délits, dont les peines peuvent aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement. Le tribunal de police est compétent pour les contraventions.

11. Quelle composition caractérise la cour d’assises ?

Un juge professionnel et deux représentants des parties
Trois juges professionnels et six jurés citoyens tirés au sort
Cinq juges professionnels sans jurés
Trois juges élus par des commerçants et six employeurs

Trois juges professionnels et six jurés citoyens tirés au sort

Explication

La cour d’assises juge les crimes punis d’au moins quinze ans de réclusion criminelle. Elle comprend trois juges professionnels et six jurés citoyens tirés au sort.

12. Dans quelle situation un jugement peut-il être frappé d’appel selon le principe du double degré de juridiction ?

Lorsque les parties renoncent à saisir un tribunal
Lorsque l’affaire concerne uniquement un contrat
Lorsque le jugement est rendu par la Cour de cassation
Lorsque l’affaire dépasse 5 000 €

Lorsque l’affaire dépasse 5 000 €

Explication

L’appel est possible lorsque l’affaire dépasse le taux de ressort fixé à 5 000 €. En dessous de ce montant, le jugement est rendu en premier et dernier ressort.

13. Quelle proposition distingue correctement les effets dévolutif et suspensif de l’appel ?

Les deux effets concernent uniquement l’interprétation du droit
L’effet dévolutif réexamine le droit et les faits, tandis que l’effet suspensif suspend l’exécution du jugement
L’effet dévolutif suspend l’exécution, tandis que l’effet suspensif réexamine les faits
L’effet dévolutif annule automatiquement le jugement, tandis que l’effet suspensif saisit la Cour de cassation

L’effet dévolutif réexamine le droit et les faits, tandis que l’effet suspensif suspend l’exécution du jugement

Explication

L’effet dévolutif permet à la cour d’appel de réexaminer le droit et les faits. L’effet suspensif concerne l’exécution du jugement de première instance.

14. Quelle est la fonction principale de la Cour de cassation ?

Réexaminer systématiquement toutes les décisions administratives
Rejuger les faits et entendre de nouveaux témoins
Vérifier l’application du droit et en uniformiser l’interprétation
Prononcer directement les peines après un jugement de première instance

Vérifier l’application du droit et en uniformiser l’interprétation

Explication

La Cour de cassation ne rejuge pas les faits : elle contrôle la correcte application du droit et contribue à en uniformiser l’interprétation. Le réexamen des faits et du droit relève de la cour d’appel.

15. Selon l’article 1240 du Code civil, quelle conséquence entraîne une faute ayant causé un dommage ?

L’auteur doit réparer le dommage par des dommages et intérêts
L’auteur reçoit une indemnité versée par la victime
Le dommage est automatiquement annulé par le tribunal
La victime doit saisir directement la Cour de cassation

L’auteur doit réparer le dommage par des dommages et intérêts

Explication

L’article 1240 prévoit que la personne qui commet une faute causant un dommage doit le réparer par des dommages et intérêts.

16. Quelle distinction entre la CJUE et la CEDH est exacte ?

La CJUE juge les faits des procès nationaux, tandis que la CEDH réexamine les contrats privés
La CJUE contrôle la Convention européenne des droits de l’homme, tandis que la CEDH contrôle les lois fiscales nationales
La CJUE siège à Strasbourg, tandis que la CEDH siège à Luxembourg
La CJUE contrôle le droit de l’Union européenne, tandis que la CEDH contrôle la Convention européenne des droits de l’homme

La CJUE contrôle le droit de l’Union européenne, tandis que la CEDH contrôle la Convention européenne des droits de l’homme

Explication

La CJUE, située à Luxembourg, veille au respect du droit de l’Union européenne. La CEDH, située à Strasbourg, contrôle le respect de la Convention européenne des droits de l’homme.

17. Quel droit est protégé par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme ?

Le droit à la vie
La liberté d’expression
L’interdiction de la torture
Le droit de propriété successorale

La liberté d’expression

Explication

L’article 10 protège la liberté d’expression. L’article 2 concerne le droit à la vie et l’article 3 l’interdiction de la torture.

18. Quelle association entre la décision et l’autorité qui la rend est correcte ?

Un jugement est rendu par un tribunal, un arrêt par une cour et une ordonnance par le pouvoir exécutif
Un jugement est rendu par une cour, un arrêt par le pouvoir exécutif et une ordonnance par un tribunal
Un jugement est rendu par le pouvoir exécutif, un arrêt par un tribunal et une ordonnance par une cour
Un jugement et un arrêt sont rendus uniquement par la Cour de cassation

Un jugement est rendu par un tribunal, un arrêt par une cour et une ordonnance par le pouvoir exécutif

Explication

Un jugement est une décision d’un tribunal, un arrêt une décision d’une cour, tandis qu’une ordonnance est un acte pris par le pouvoir exécutif dans un domaine relevant normalement de la loi.

19. Qui saisit la cour d’appel après une décision de première instance ?

Le défendeur de première instance
L’appelant
Le demandeur au pourvoi
L’intimé

L’appelant

Explication

La personne qui interjette appel est l’appelant ; son adversaire est l’intimé. Le demandeur au pourvoi, quant à lui, saisit la Cour de cassation.

20. Quelle succession d’étapes décrit correctement le déroulement possible d’un procès ?

Interjeter appel, obtenir la cassation, saisir le tribunal, puis former un pourvoi
Saisir la Cour de cassation, interjeter appel, saisir le tribunal, puis obtenir une ordonnance
Former un pourvoi, saisir le tribunal, interjeter appel, puis obtenir automatiquement une relaxe
Saisir le tribunal, interjeter appel, former un pourvoi, puis obtenir le rejet ou la cassation

Saisir le tribunal, interjeter appel, former un pourvoi, puis obtenir le rejet ou la cassation

Explication

Le procès peut commencer par la saisine du tribunal, se poursuivre par un appel, puis par un pourvoi en cassation. La Cour de cassation peut alors rejeter le pourvoi ou casser et annuler l’arrêt d’appel.

21. Quel enchaînement correspond à la structure successive d’une fiche d’arrêt complète ?

Accroche, faits, procédure et prétentions, question de droit, réponse de la Cour de cassation, motifs
Question de droit, faits, réponse de la Cour de cassation, accroche, procédure, prétentions, motifs
Faits, accroche, question de droit, procédure, motifs, prétentions, réponse de la Cour de cassation
Procédure, faits, prétentions, accroche, motifs, question de droit, réponse de la Cour de cassation

Accroche, faits, procédure et prétentions, question de droit, réponse de la Cour de cassation, motifs

Explication

Une fiche d’arrêt suit cet ordre : accroche, faits, procédure et prétentions, question de droit, réponse de la Cour de cassation, puis motifs. Les faits décrivent la situation, tandis que la procédure retrace les juridictions saisies et leurs décisions.

22. Quelle est la différence entre un arrêt de rejet et un arrêt de cassation ?

L’arrêt de rejet annule la décision attaquée, tandis que l’arrêt de cassation confirme la solution retenue par la cour d’appel
L’arrêt de rejet approuve la décision attaquée, tandis que l’arrêt de cassation la casse parce que le droit a été mal appliqué
L’arrêt de rejet concerne les faits, tandis que l’arrêt de cassation concerne exclusivement la procédure suivie devant le juge
L’arrêt de rejet renvoie l’affaire devant une autre juridiction, tandis que l’arrêt de cassation statue uniquement sur les faits

L’arrêt de rejet approuve la décision attaquée, tandis que l’arrêt de cassation la casse parce que le droit a été mal appliqué

Explication

Dans un arrêt de rejet, la Cour de cassation approuve la décision attaquée. Dans un arrêt de cassation, elle estime que le droit a été mal appliqué et casse l’arrêt d’appel.

23. Quelle définition correspond au pouvoir dans un groupe social ?

La répartition des fonctions étatiques entre plusieurs organes distincts
Un pouvoir dont l’exercice est considéré comme légitime par ceux qui y sont soumis
La capacité de commander, reconnue et obéie au sein d’un groupe social
La faculté pour une personne morale d’exercer sa souveraineté sur un territoire

La capacité de commander, reconnue et obéie au sein d’un groupe social

Explication

Le pouvoir est la capacité de commander, reconnue et obéie au sein d’un groupe social. L’autorité désigne plus précisément un pouvoir dont l’exercice est reconnu comme légitime.

24. Quel ensemble d’éléments caractérise juridiquement l’État ?

Un gouvernement élu, un Parlement, une Constitution et un système juridictionnel
Un territoire, une économie autonome, une religion commune et une armée permanente
Une population culturellement homogène, une langue commune et une histoire partagée
Une personne morale souveraine, un territoire, une population et un pouvoir organisé

Une personne morale souveraine, un territoire, une population et un pouvoir organisé

Explication

L’État est une personne morale titulaire de la souveraineté, dotée d’un territoire, d’une population et d’un pouvoir organisé. Les autres éléments proposés peuvent exister dans certains États, mais ne constituent pas cette définition fondamentale.

25. Quelle est la fonction principale de la Constitution dans l’ordre juridique ?

Organiser les pouvoirs publics et garantir les droits et libertés
Définir exclusivement les compétences des juridictions judiciaires
Consacrer uniquement la souveraineté du gouvernement en place
Décrire les pratiques politiques sans avoir de portée normative

Organiser les pouvoirs publics et garantir les droits et libertés

Explication

La Constitution est la norme fondamentale qui organise les pouvoirs publics et garantit les droits et libertés. Elle ne se limite donc ni à l’organisation des juridictions ni à la consécration du gouvernement.

26. Pourquoi la séparation des pouvoirs est-elle mise en place dans un État ?

Pour remplacer la Constitution par des pratiques institutionnelles plus souples
Pour distinguer les citoyens selon leur rôle politique et leur niveau de responsabilité
Pour concentrer les fonctions étatiques entre les mains d’un organe considéré comme plus efficace
Pour confier les fonctions étatiques à des organes distincts et éviter la concentration du pouvoir

Pour confier les fonctions étatiques à des organes distincts et éviter la concentration du pouvoir

Explication

La séparation des pouvoirs répartit les fonctions étatiques entre des organes distincts afin d’éviter la concentration du pouvoir. Elle vise ainsi à limiter les risques liés à l’exercice unifié de toutes les fonctions publiques.

27. Quelle formulation constitue une véritable problématique de dissertation constitutionnelle ?

L’organisation du pouvoir garantit-elle à elle seule la liberté, ou d’autres conditions sont-elles nécessaires ?
L’organisation du pouvoir est un moyen de garantir la liberté.
Qu’est-ce que l’organisation du pouvoir ?
L’organisation du pouvoir garantit-elle la liberté ?

L’organisation du pouvoir garantit-elle à elle seule la liberté, ou d’autres conditions sont-elles nécessaires ?

Explication

Une véritable problématique met en tension deux idées et appelle une démonstration. La première formulation oppose l’importance de l’organisation du pouvoir à l’idée qu’elle puisse suffire à garantir la liberté.

28. Dans quel ordre les principales étapes de construction d’une dissertation doivent-elles être accomplies ?

Formuler la problématique, construire le plan, définir les termes, dégager l’intérêt, puis délimiter le sujet
Définir les termes, délimiter le sujet, dégager son intérêt, formuler une problématique, puis construire le plan
Construire le plan, formuler la problématique, définir les termes, délimiter le sujet, puis dégager son intérêt
Dégager l’intérêt, construire le plan, délimiter le sujet, définir les termes, puis formuler la problématique

Définir les termes, délimiter le sujet, dégager son intérêt, formuler une problématique, puis construire le plan

Explication

La méthode consiste d’abord à définir et délimiter le sujet, puis à en dégager l’intérêt, à formuler une problématique démonstrative et enfin à construire un plan en deux parties et deux sous-parties.

29. Que met précisément en tension la problématique selon laquelle l’organisation du pouvoir est une condition nécessaire de la liberté, mais suffit-elle à elle seule à la garantir ?

La nécessité de l’organisation du pouvoir et l’insuffisance de cette seule condition pour garantir la liberté
L’opposition entre l’existence de l’État et la disparition de toute forme de liberté individuelle
La supériorité de la concentration du pouvoir sur sa répartition entre plusieurs organes
La contradiction entre la souveraineté de la Nation et la compétence des juridictions

La nécessité de l’organisation du pouvoir et l’insuffisance de cette seule condition pour garantir la liberté

Explication

Cette problématique reconnaît que l’organisation du pouvoir est nécessaire à la liberté, tout en demandant si elle suffit à la garantir. La nécessité d’une condition ne signifie donc pas qu’elle soit à elle seule suffisante.

30. Que désigne l’organisation du pouvoir politique ?

La suppression de toute règle applicable aux gouvernants
La répartition, l’encadrement et la limitation du pouvoir par des règles
La délégation de toutes les compétences à des autorités locales
La concentration de l’autorité entre les mains d’un seul dirigeant

La répartition, l’encadrement et la limitation du pouvoir par des règles

Explication

L’organisation du pouvoir consiste à répartir, encadrer et limiter le pouvoir politique grâce notamment à la Constitution, à la séparation des pouvoirs et aux mécanismes de contrôle.

31. Quelle situation correspond à la liberté politique ?

L’absence de toute organisation juridique du pouvoir
La possibilité pour le gouvernement de suspendre toutes les libertés
La possibilité de ne pas subir un pouvoir arbitraire
La soumission des individus à une autorité sans contrôle

La possibilité de ne pas subir un pouvoir arbitraire

Explication

La liberté politique protège les individus contre l’exercice arbitraire du pouvoir. Elle ne se confond donc pas avec l’absence de règles ou d’organisation.

32. Dans quel ordre faut-il construire une problématique juridique solide ?

Juxtaposer les connaissances, choisir un plan, puis définir les termes
Définir, délimiter, dégager l’intérêt, puis formuler une question démonstrative
Délimiter, conclure, présenter les exemples, puis formuler le sujet
Formuler une conclusion, illustrer, définir, puis supprimer les limites du sujet

Définir, délimiter, dégager l’intérêt, puis formuler une question démonstrative

Explication

La construction suit quatre étapes : définir les termes, délimiter le sujet, en dégager l’intérêt et formuler une question démonstrative.

33. Quel critère permet de distinguer un plan de dissertation démonstratif d’une simple juxtaposition de connaissances ?

Il répond progressivement à la problématique par des étapes liées
Il présente uniquement des définitions sans raisonnement
Il suit nécessairement l’ordre chronologique des événements
Il rassemble le plus grand nombre possible de notions indépendantes

Il répond progressivement à la problématique par des étapes liées

Explication

Un plan pertinent fait progresser la démonstration et répond étape par étape à la problématique, au lieu d’aligner des connaissances sans lien argumentatif.

34. Quels éléments sont nécessaires pour qu’un groupement humain soit un État ?

Une population, un territoire et un appareil gouvernemental
Un territoire, une monnaie et une armée permanente
Une population, une langue commune et une religion officielle
Un gouvernement, une capitale et une identité culturelle

Une population, un territoire et un appareil gouvernemental

Explication

L’État repose cumulativement sur une population, un territoire et un appareil gouvernemental. L’absence d’un seul de ces éléments exclut la qualité d’État.

35. Quelle caractéristique définit un État unitaire ?

Plusieurs souverainetés partageant le même territoire
Deux niveaux institutionnels dotés d’une autonomie garantie
Un seul centre d’impulsion politique et normative
Des régions disposant d’une Constitution propre

Un seul centre d’impulsion politique et normative

Explication

Dans un État unitaire, il n’existe juridiquement qu’un seul centre d’impulsion politique et normative, même si des autorités locales peuvent relayer le pouvoir central.

36. Quelle distinction caractérise principalement l’État régional par rapport à l’État unitaire décentralisé ?

L’absence de tout pouvoir normatif au niveau central
La disparition d’une Constitution et d’une souveraineté nationales
La coexistence obligatoire de deux souverainetés indépendantes
Une autonomie politique et normative régionale plus importante

Une autonomie politique et normative régionale plus importante

Explication

L’État régional conserve une Constitution et une souveraineté nationales uniques, mais accorde aux régions une autonomie plus étendue que celle d’un État unitaire décentralisé.

37. Lequel de ces ensembles décrit les trois principes de l’État fédéral ?

La souveraineté régionale, l’uniformité normative et la nomination des gouvernements locaux
La superposition des niveaux, l’autonomie des États fédérés et leur participation au pouvoir fédéral
La décentralisation administrative, l’unicité institutionnelle et l’indépendance des communes
L’unité du centre, la tutelle des collectivités et l’absence de représentation fédérale

La superposition des niveaux, l’autonomie des États fédérés et leur participation au pouvoir fédéral

Explication

L’État fédéral repose sur deux niveaux institutionnels, l’autonomie politique et normative des États fédérés et leur participation au pouvoir fédéral, notamment par le Sénat.

38. Que signifie la hiérarchie des normes ?

Une norme inférieure peut écarter une norme constitutionnelle contraire
Une norme doit respecter les normes qui lui sont supérieures pour être valable
Toutes les normes ont la même valeur juridique dans l’ordre interne
Les normes supérieures doivent respecter les actes administratifs

Une norme doit respecter les normes qui lui sont supérieures pour être valable

Explication

La hiérarchie des normes impose à chaque norme de respecter les normes qui lui sont supérieures afin d’être juridiquement valable.

39. Lequel de ces éléments appartient au bloc de constitutionnalité ?

Une ordonnance non ratifiée
La Charte de l’environnement
Un décret d’application
Un règlement administratif

La Charte de l’environnement

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution, la DDHC, le Préambule de 1946, certains principes reconnus et la Charte de l’environnement.

40. Quelle règle s’applique aux traités internationaux dans l’ordre interne français ?

Les traités et la Constitution ont toujours une valeur identique
Les traités priment la Constitution dans tous les cas
La Constitution prime les traités internationaux
Les traités ne peuvent jamais être contrôlés par un juge

La Constitution prime les traités internationaux

Explication

Même si les traités appartiennent au bloc de conventionnalité, la Constitution leur est supérieure dans l’ordre interne, conformément aux arrêts Sarran de 1998 et Fraisse de 2000.

41. Quelle est la valeur d’une ordonnance prise sur habilitation parlementaire avant et après sa ratification ?

Elle conserve une valeur réglementaire après ratification
Elle est dépourvue de toute valeur juridique avant sa ratification
Elle a une valeur réglementaire avant ratification, puis législative après ratification
Elle a une valeur législative avant ratification, puis réglementaire après ratification

Elle a une valeur réglementaire avant ratification, puis législative après ratification

Explication

Une ordonnance prise sur habilitation parlementaire est réglementaire tant qu’elle n’est pas ratifiée. La ratification lui confère ensuite une valeur législative.

42. Quelle distinction décrit correctement les sens matériel et formel de la Constitution ?

Le sens matériel concerne la hiérarchie des normes, tandis que le sens formel concerne exclusivement les droits fondamentaux.
Le sens matériel concerne le contenu des règles, tandis que le sens formel concerne leur forme et leur procédure d’adoption.
Le sens matériel désigne un document écrit, tandis que le sens formel désigne l’ensemble des pratiques politiques.
Le sens matériel concerne la procédure d’adoption, tandis que le sens formel concerne l’organisation du pouvoir.

Le sens matériel concerne le contenu des règles, tandis que le sens formel concerne leur forme et leur procédure d’adoption.

Explication

Au sens matériel, la Constitution regroupe les règles relatives à l’organisation et à l’exercice du pouvoir. Au sens formel, elle désigne un document solennel adopté selon une procédure particulière.

43. Laquelle de ces propositions présente correctement les fonctions principales de la Constitution ?

Elle fixe uniquement les règles électorales et les rapports entre les juridictions.
Elle protège les droits sans intervenir dans l’organisation ni dans la limitation du pouvoir.
Elle organise, limite et légitime le pouvoir tout en protégeant les droits et libertés.
Elle concentre, renforce et rend irrévocable le pouvoir tout en réduisant les libertés.

Elle organise, limite et légitime le pouvoir tout en protégeant les droits et libertés.

Explication

La Constitution organise le pouvoir, en limite l’exercice, le légitime et protège les droits et libertés. Elle ne se réduit donc pas à la seule organisation des élections ou des juridictions.

44. Selon l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, quelle condition est indispensable à l’existence d’une véritable Constitution ?

La garantie des droits et la détermination de la séparation des pouvoirs.
La concentration du pouvoir exécutif et la priorité donnée aux lois ordinaires.
L’élection directe de tous les gouvernants et l’absence de contrôle juridictionnel.
La révision fréquente de la Constitution et la suppression des organes de garantie.

La garantie des droits et la détermination de la séparation des pouvoirs.

Explication

L’article 16 de la DDHC affirme qu’une société sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs n’a point de Constitution véritable.

45. Quelle situation correspond à la souveraineté nationale plutôt qu’à la souveraineté populaire ?

Les citoyens prennent eux-mêmes toutes les décisions sans recourir à des représentants.
Les citoyens exercent directement le pouvoir et imposent des instructions obligatoires à leurs élus.
Les électeurs révoquent à tout moment les représentants tenus par leurs consignes précises.
Des représentants élus exercent le pouvoir avec un mandat non impératif.

Des représentants élus exercent le pouvoir avec un mandat non impératif.

Explication

La souveraineté nationale est exercée par des représentants élus qui disposent d’un mandat non impératif. La souveraineté populaire privilégie davantage l’exercice direct ou semi-direct et peut admettre le mandat impératif.

46. Quel principe Montesquieu formule-t-il dans De l’esprit des lois en 1748 pour prévenir l’abus de pouvoir ?

Le pouvoir doit être concentré entre les mains d’un seul organe.
Le pouvoir doit arrêter le pouvoir.
Le pouvoir judiciaire doit être subordonné au pouvoir exécutif.
Le pouvoir législatif doit exercer seul toutes les fonctions de l’État.

Le pouvoir doit arrêter le pouvoir.

Explication

Montesquieu affirme que, pour empêcher l’abus de pouvoir, le pouvoir doit arrêter le pouvoir. Cette idée fonde la limitation réciproque des pouvoirs.

47. Quelle association entre fonction étatique et activité est correcte ?

La fonction législative fait les lois, la fonction exécutive les exécute et la fonction judiciaire juge selon elles.
La fonction législative juge les infractions, la fonction exécutive adopte les lois et la fonction judiciaire les applique.
La fonction législative contrôle les élections, la fonction exécutive révise la Constitution et la fonction judiciaire gouverne.
La fonction législative exécute les lois, la fonction exécutive les juge et la fonction judiciaire les adopte.

La fonction législative fait les lois, la fonction exécutive les exécute et la fonction judiciaire juge selon elles.

Explication

La fonction législative produit les lois, la fonction exécutive les met en œuvre et la fonction judiciaire juge conformément à ces lois.

48. Un système permet au Parlement de renverser le gouvernement et à l’exécutif de dissoudre le Parlement. De quel type de séparation des pouvoirs s’agit-il ?

D’une séparation administrative, limitée aux rapports entre les collectivités territoriales.
D’une séparation juridictionnelle, réservant le pouvoir politique aux tribunaux.
D’une séparation souple, caractérisée par la collaboration et des moyens d’action réciproques.
D’une séparation stricte, fondée sur l’absence de toute relation entre les pouvoirs.

D’une séparation souple, caractérisée par la collaboration et des moyens d’action réciproques.

Explication

La séparation souple autorise la collaboration entre les pouvoirs et des moyens d’action réciproques. Le renversement du gouvernement et la dissolution du Parlement en sont des exemples.

49. Quelle caractéristique définit le régime présidentiel ?

Une séparation souple dans laquelle le Parlement peut renverser le gouvernement et l’exécutif dissoudre le Parlement.
Une séparation stricte dans laquelle le chef de l’État est politiquement responsable devant le Parlement.
Une séparation stricte dans laquelle l’exécutif appartient au chef de l’État et les pouvoirs ne peuvent pas se renverser directement.
Une confusion des pouvoirs dans laquelle le gouvernement dépend politiquement du Parlement.

Une séparation stricte dans laquelle l’exécutif appartient au chef de l’État et les pouvoirs ne peuvent pas se renverser directement.

Explication

Le régime présidentiel repose sur une séparation stricte : l’exécutif appartient au chef de l’État, politiquement irresponsable, et les pouvoirs ne disposent pas d’un pouvoir direct de renversement réciproque.

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Quelles juridictions sont compétentes pour les litiges impliquant une personne de droit public ?

Les juridictions administratives.

Quelles juridictions jugent les litiges entre personnes de droit privé ?

Les juridictions judiciaires.

Quel tribunal tranche les conflits de compétence entre juridictions judiciaires et administratives ?

Le Tribunal des conflits.

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